‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 648 sur 1294 · XII. PORTE-SOCQUES. Voy. Socculaxts · texte numérisé non relu

XII. PORTE-SOCQUES. Voy. Socculaxts

PORTEL ( Laurent >, de l'Ordre des Frères- Mineurs, né dans le Portugal, vivait du xvt* au xvii* siècle. 11 a laissé : 1* Retponsiones aiiqu^ mm caswm moroh'vm tpectmtium p>vcipu~ art

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sive accurata brevisgue discusxiocirca reltgiosam personam, ac familiam,ac etinm circa sacerdotem regttlarem confessiones secularium excipientem; Lisbonne, 1UI8, in-4°; Lyon, 1631 et 1613, in-8";

— 3° De Impensis factût in lemplo Salomoni-s; Lisbonne, 1617. in-4°; — 4° De Scrupulistet opinicme dubia etigenda; — 5* des Exhortations monastiques, Lisbonne, 1617, in-i»; — 6» De Triptici Volo soientni; ibid., 1626, in-4n; — 7» Expositio casuum reservatorum ; ibid., 1671 ; — 8° des Sermons pour toute Cannée; Anvers, 1651. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Bibtioth. univ. Francise., tom. H, p. 278.

PORTEOUS. Voy. Porteus.

I. PORTER (François), religieux de l'étroite observance de baint-Franyois, né dans le comté de Meath, en Irlande, mort à Rome en 1702, Tut provincial de la province d'Irlande et lecteur jubilé. 11 se rendit a Rome, on il professa longtemps la théologie dans le couvent de Saint- Isidore, et il gouverna aussi celte maison en qualité de gardien. 11 était aussi tbéologien de plusieurs cardinaux. On a de lui : 1» Securis evangelica ad httresis radiées posita , etc.; Rome, 1674 ou 1675; — 2° Pulinodia religionis prœtenste reforma tœ ; R orne, 1 679 ; — 3° C jmpendium anna/ium ecclesiusticorum regni HUierniœ; ibid., 1690, in-4°; — 4° Sgstema decretorum dogmuticorum, ab initio nnscentis Ecclesiœ, per summos Pontifices. concilia generulia et purticularia bue usijue editorum, juxta sepfemaecim saculorum ordtnem distributum; in quo insuper recensent ur prœcipuicujuslibet scecu/i errores, et udversi impugnnlores orthodoxi. Item recursus et appel tn- Hottes hactenus ad Sedem apostolicam habit te. cum nntis Itistoricis et copiosis indicibus: Avignon, 1693 ou 1608, in-fol.; c'est probablement le même ouvrage que celui qui a été misai Index le 26 août 1682, sous le titre de : « Porterus Franciscus. Syntagma variarum Ecclesia; dclinitionum in materna iidei et morum a saeculo îv ad ptaesens tempus editarum ; » mais que I auteur aura revu et corrigé en modifiant le premier titre ; — 5° Opusculum contra vulgures quusdam prophetias... S. Malachite, archiepiscoito Armachano attributas, etc.; Rome, 1098, in-8°;

— 6° De Abofttione consuetutlinis prtestandi juramentum reis ; ibid., 1006, in-4°; — 7° Inleruretatio numeri tiGG ; — 8° De Amphibologie!. Voy. le P. Jean de Saint - Antoine, Bibboth. univ. Francise., tom. I, p. 426 et suiv. Le Journ. des Savant*. 103», 1092 et 1090 Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller, litogr. univers.

II. PORTER LE PÉCHÉ. Dans l'Ecriture , celte expression sign i lie quelquefois àter, effacer, j pardonner te péché. Voy. 1 Rois, xv, 25. Isaïe, ; Lin, 4, 12 Jean, l, 29.

III. PORTER L'INIQUITÉ, veut dire aussi, ; dans le style de l'Ecriture, l'expier. Les préires sont chargés, par la loi de Moïse, d'expier l'ini-

Îiuité du peuple. Lorsqu'on parle des simples sraélites, ce terme siguilie porter la peine de *a faute, en être châtié, ce qui regarde aussi ceux qui, appelés en jugement, refusent de découvrir ce dout ils ont été témoins. Quelquefois, cependant, porter son iniquité veut dire seulement expier son péché et offrir les hostie* prescrites par ta loi ae Moise. \ oy. Exode, XX vin, 38. Lévitiq., v, 1; xix, 8; xx, 17, etc.; xxiv. 15. Nombres, xix, 13. D. Calmet, Diction, de la tiibte.

PORTES, lieu sitné près de Nimes, et où I on

assembla trois conciles de l'an 823 a l'an 897.

/lia Christ., tom. VI gia, tom. XXIV. Labbe, tom. IX. Hardouin,

Voy. la Ga/lia Christ., \om. VI, p. 735. U Re-

tom. VI PORTÊSE. Voy. Porthai.se.

PORTEOS ou PORTEODS (Beilbv), anglican, évéque de Londres, né à York en 17;il , mort à Londres l'an 18»W .acquit de la réputation comme prédicati'iir. Il fut d'abord chapelain du roi, puis curé de Lambeth, et ensuile évéque de Ghesler, d'où il passa à l'évéché de Londres, il fit plusieurs fondations pour le soulagement des ecclésiastiques pauvres, et institua deux prix destinés à la meilleure Dissertation sur les preuves du christhni-me et la momie de l'Évangile. Il a laissé diveis ouvrages de théologie et de controverse qui ont été publiés par sou neveu Robert Hod-son; Londres, 1811, 5 vol. in-8°. Voy. la Souv. Biogr. génér. Feller, qui indique plusieurs des ouvrages de Porteus. Michaud, qui en donne la liste complète, à l'exception de quelques essais de poésie.

PORTHAIbE ou PORTÈSE, PORTHAIS , PORTH^IS, PROTHAIS (Jean), en latin Prothœxius. Protasu*, Protesis, cordelier, né à Saint- Denis-des-Gastines, près de Laval, mort au commencement du xvn« siècle, était piofondément versé dans les langues hébraïque, grecque, latine, et dans la théologie. 11 prêcha dans plusieurs villes de France et des Pays Bas, se rendit à Anvers en 1567, eut dans cette ville plusieurs discussions avec les calvinistes, et, de retour en France, il devint provincial de son Ordre. Il a laissé, entre autres écrits: 1° Lc< Catholiques Démonstrations sur certains discours de la doctrine ecclésiastique , en suivant simplement la divine parole et suinte Écriture canonique, etc., Paris, 17(77, iu-8°; — 2° un Opuscule sur la Gène : De Verbis Domini: « Hoc lacite in meam commémorai ionern », pro Conc. Trid. udeersus lllyrici teuebras; Anvers, 1507, in-8°; — 3° Chrétienne Déclaration de r Église et de l' Eucharistie, en forme lle réponse au tirre nommé la Chute et ruine de l'Église romaine: ibid., 1567, in-8«; — 4° De la Vanité et vérité ae la vraie et fausse astro'ogie. contre les ahuseur.s de notre siècle; Poitiers, 1578; — 5» Interdits des catholiques, vrais et légitimes enfants de l'Eglise de Jésus-Christ, où sont déduits certains points contrites modernes hérétiques; Bordeaux; — & Défense à la réponse faite aux interdits de Bernard de Pardieu par les ministres de ta religion prétendue réformée; Poiliers, in-8°; — 7° De l'Imitation de r Eucharistie: ibid., 1602, in-8°; — 8° Parascère générale à l'exact examen de l'institution de t' Eucharistie, contre la particulière interprétation des religioniinires de notre temps; ibid., 1002 , in-8"; — 9° Traité de Fimage et de ddole; ibid., 160*. Voy. D. Lirou, S'ngu/arités histor. et tittér., tom. 1IL Wadding, Scriptor. Ordin. Minor. Richard et Giraud. N. Desportes, Bibliogr. du Moine. B, Hnuréau, Ilist. tttiér, du Maine, t. I, p. 300. La Noue. Biogr. gêner.

PORTHMANN (Ju es-Loui< Melchior), imprimeur, né «m 1791, mort à Paris en 1820, a laissé, outre quelques ouvrages purement littéraires : 1° Essais .sur les persécutions que la religion catholique a épimuées en Franee pendant ta révolution; 1805, iu-8°; — 2° Manuel des Pasteurs, ou recueil des maximes et des écrits des saints Pcres sur les différentes situations de la vie sociale, a l'usage des curés et des jeunes ecclésiastiques: 1810, in-12; il y aeu trois édit.; l'auteur a été secondé, pour la partie théologique, par l'abbé Cottret, bachelier de l'ancienne Sorbonne,et mort évéque de Beauvais. Vnu. Michaud, Biogr.

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univers., ou on donne la liste des autres écrits de l'auteur.

PORTHMUS, ville êpisc. d'Eubée située près dtiéhie, sons l.i métropole d Athènes, au diocèse de l lllvite oiientale. On en connaît deux évéques : Théodore, qui assista au cinquième Concile général, et Léun, qui se trouva au sep» tiéme. Voy. Lequien, D riens Christ., tom. II, p. 2ffl. De Commanville, /" Tuile alphabét., p. 1«.h>.

PORTIEN ou POURÇAIN (Saint), abbé en Auvergne, mort vers l'an 510, Tut esclave d'un bai bare dans sa jeunesse. Lorsqu'il eut reconvié la liberté, il embrassa la vie religieuse dans un monastère dont il devint abbé, et qu'il gouverna avec zèle et sagesse. L'an 5-0, Thierry, roi d'Auslrasie, fils ainé de Oovis, ayant fait irruption en Auvergne, saint Ponrçain alla à sa reuc«in re pour le prier d'épargner le peuple, et il obtint de ce prince tout ce qu'il lui demanda. Le Martyrologe romain a placé sa Tète au 21 novembre, Voy. saint Ci ég. de Tours, Vitœ Putrum.c. v.

PORTIER (Odinriusjonilor, cfdituus). Noua voyons diius l'Ecriture que les Lévites étaient chargés de garder soigneusement la porte du l.iberuacle. Or celle fonction devint très-importante lorsque le temple de Salomon fut bâti. Les portiers avaient la garde des trésors du temple et de ceux du roi; ils étaient obligés de veiller aux réparations do ce vaste édifice.

Sluelqueiois ils exercèrent les fonctions déjuges ans des cas qui concernaient la police du temple; ils devaient surtout veiller soigneusement à ne laisser entrer dans la maison du Seigneur personne qui fut impur. F<>y. I Paralip., XM. 42. Il Paralip., XXIII, 10. — Dans l'Eglise chrétienne, il y a toujours eu des portiers. Les Grecs ne paraissent pas les regarder < omme un ordre ecclésiastique, puisque dans leurs rituels on ne trouve pas d'oidination particulière pour les portiers: et le concile tu T>ullo, qui fait mention de tous les ordres, ne prie pas de celui-là. L'Église latine, au contiaire, les a toujours regardes comme un des ouhes mineurs. Il en est fait mention dans la lettre de saint Corneille à irabin d'Antioche , rapportée par tusèbe, dans saint Cypnen ; dans le quatrième concile de Carthage, tenu en 308; dans le premier concile de Tolède, can. iv; dans le Saerwtnentuire de saint (irt yoi>e: dans Isidore de Sévi Ile, Alcuin, A malaire, Raban-Maur, et tous les anciens liturgistes. Suivant le Ponlilical romain, les fonctions des portiers marquées dans l'instruction que leur fait l'évèque et dans les prières

Jui l'accompagnent lorsqu'il les ordonne, sont e sonner les cloches, de distinguer les heures de la prière, de garder fidèlement l'église jour et nuit, d'avoir soin que rien ne s'y peide, d'ouviiretde fermer à certaines heures I église et la sacristie, d'ouvrir le livre à celui qui

{uécl.e. Pendant l'ordination, l'évèque jeur fait oucher des clefs, eu leur disant : Conduisez-vous connue devant rendre compte à Dieu des cao.ses gm tout ren/eimies sous ces ctefs. Or l'attouchement des clefs est considéré comme la malièie de cet oi die, et les paroles piononcées par l'évèque, comme la foi me. Voy. huseb., Ilist. eccies., L VI, c. xliii. Cvpr.. Epist. XXXIV. Le Tiuttéde fU'dre, dans les théologiens. Bergier, Diction, de tUol. Le Diction, etilé*. et canon, jtortatif. L'abbé André, au mot OuunE, % IV. Ohurk» mi.\m us. lompur. notre art. Mi.nxchs. PORT1F0R1UM. V*£. Go.M'alon.

L PORTION CANONIQUE. U porrton canonique est plus connue sous le nom de quarte

I canonique ou funéraire. Les canonistes en dis- | tinguent de deux sortes : Tune qui est due 4 l'évèque, et qui peut, par ronséquent, se nommer épiscopide, et Pantre qui se pale au curé, et qu'on appelle quarte paroissiale. Cosnpar. Quarte Canoniqi R.

II. PORTION CONGRUE (Pentio cononin, cougruens). terme qui se lit dans le droit canon, et oui signifie la pension que le curé primitif ou le gros décîmateur devait à un vicaire perpétuel ou à nn curé qui desservait une cure. La portion congrue a dû son origine aux causes qui ont amené la division îles fonctions pastorales d'avec l'émolument qui v était anciennement attaché. Originairement le soin d'un troupeau d'un diocèse était confié à la vigilance d'un prêtre ordonné à cet effet par l'eveque, et que nous appelons aujourd'hui curé. Ce prêtre était nourri d'abord de la portion des biens de l'Eglise que l'évèque ou l'archidiacre lui faisait. Dans la suite, il trouva la subsistance dans la portion de ces mêmes biens qui lui furent accordés pour sa vie, et enlln dans les dîmes qui lui appartenaient tout entières. Cependant les religieux de Saint-Benoit et les chanoines réguliers de Saint-Augustin ayant été appelés au secours de I Église, à cau>e de r ignorance du clergé, et élant ensuite rentrés dans leur cloître, avaient, en abandonnant les fonctions de curés aux prêtres séculiers, remporté les domaines et les dîmes de ces cures. Les curés desserva nts furent d'abord des prêtres mercenaiies et adjudicataires à qui on donnait les cures au rabais. On leur substitua ensuite des curés amovibles ad nutum, des curés primitifs et gros decimateurs qui leur fournissaient un salaire réglé par l'évèque. A ces curés amovibles ont été substitués des curés ou vicaires perpétuels, à qui on a assigné une portion suffisante ou congrue. Voy. le droit canon. Cap. Extirpand*, de Piarb. § Qui cern. Conc. Trident , sess. VII, cap. vu, et sess. XXIV, cap. m, de He/brm. Les Ttaités sur la portion congrue de RebufTe et de Dupéray. Le Recueil des arrêts, édits et déclurations tuiles portions congrues. De la Combe, Hecueit de jurisprudence canonique et bénéficiale, art. Portion congrue. Richard et Giiaud, qui traitent : 1° De la nature et de l'origine de la portion congrue; 2° De la fixation de cette portion: 3° De ceux à qui elle était due; 4" De ceux qui la devaient; 5» De la manière dont ceux qui U devaient pouvaient s'en décharger ; 0° Des charges de la portion cougrue. Le Diction, écriés, et Canon, portatif. L'abbé André, Cours alp/utbit. de droit connu.

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