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III. PORTION PRIVILÉGIÉE, nom donné

dans les chapitres à une certaine portion que les chanoines retiraient de la wense ciipiiulaire. D'après ItebuOe, la poillon privilégiée était ainsi appelée quand un seul du chapitre percevait les truils pour en faire part ensuite au bout de l'année à chacun des chanoines par un privilège ou un statut tout particulier, voy. ItebufTe, Concord. décollât., § 1, au mot Distribution.

PORTIQUE. Voy. Porche.

PORTIUNCULÉ (J huticula), petit champ ainsi nommé parce qu'il n'était qu'une paitie des héritages appartenant aux bénédictins du BJont-Sublac, pies d'Assise, en Italie. Du temps de saint François, il y avait une petite église sous le nom de Ko rt Daaie-des- Anges ou de Notre-Daaie de la Purttuncufe. Il y a dans cette église une célèbre indulgence nommée de /« fo/7ittncii/e,qui fut accordée eu 1221, à la prière de saint François d'Assise, par le pape llono-

PORT

POSN

ii us 111, et «ri a été confirmée et étendue depuis par Sixte IV, Léon X, Paul V et Grégoire XV, a toutes Jet églises du premier, du second et du tien ordre de Saiiit-rrançois. loi/. Wadmg, Annula, jj ann. 12*21. Le P. Ilëlyot, Hist.des Ord. nt'potl., tom. VII, c. I. Le "P. Benoit de Toul, capucin, A$ok>gie de tmdulg. de In Por- Iwncult; Toul , 1714. Le P. Candide Chalippe, Dater loi wr l' indulgence de In Portiuncule . inaérée a la suite delà Fié de saint François; Paris. 17*. in-4«. Bcrgier, Dictv n. de thM.

J. PORTIUS (Simon), écrivain napolitain, mort en 1Ô54, a publié : Traité du libit aiUtre , du destin et du célibat ; Florence, 1551.

IL PORTIDS FESTUS. Voy. Fksti'S.

J. PORTO (Portas Augutli ou Porta» Rnmnnut), ville épisc. d Italie sous la métropole et à douze milles de Rome, située sur la cote, à la droite du Tibre. Elle a un ancien litre d'évéché auquel fut annexé, au xn* siècle, celui de Sylva-Candi<ia. Sylva -Candidu ou Saintes-Ruline-et-Seconde, a eu vingt-quatre évoques, dont le premier, Dieudonne, assista au troisième concile feou à Rome en SOI, pour la cause du pape Symmaque, et au sixième, tenu en .".(H. Le premier évéque de Porto est saint Hippolyte, martyr, qui souffrit I an 229. C'est sous répiscopat de Pierre le Vieux , trente-troisième évéque de Porto, que FévéVhé de S\l va-Candide fut' uni à ce siège. Voy. Ughelli, llùl.sacr.,\om. 1, col. 78, et totn. X, col. 323. De Commanville, /" Table ojphahéi,. p. YJ2. Richard et Giraud.

IL PORTO (Port us Valensis), ville épisc. de Portugal sous la métropole de Drague, située sur le Oouro. D. Basco ou Bascus, premier évéque de celte ville, fut transféré à Braque.

1/L PORTO RICO. Voy. Saint- J tAN-bE-PuiiT- Ric.

PORT-ROYAL, célèbre abbaye située près de Clievreuse, au couchant de Paris. On sait que Philippe-Auguste, s'étant égaré en chassant près de Clievreuse. trouva une petite chapelle où il s'arrêta , en attendant que quelques-uns de ses ofbuers vinssent le retrouver, ce qui ne tarda m à arriver. Pour ce motif le roi nomma ce lieu Port-du-Roi ou Port-Royal , et résolut d'y bire bâtir un monastère; mais Odou de Sully, alors évéque de Paris, ayant connu les intentions du roi, les prévint, et fit bâtir celte abbaye en 120», et y installa des religieuses de l'Ordre de Citeaux. En 1028, ces religieuses obtinrent la permission de se trauspoiter à Paris, mu faubourg Saint-Jacques, dans la rue de la Bourde. Ainsi abandonné des religieuses, l'ancien monastère prit le nom de Pui t • Royal des-Charnps, et devint, en 1GJ6, un lieu de reirai te d'hommes

Fieux et savants' distingués, qui s'y livraient à étude des lettres, â l'éducation de quelques jeime* Rens d'élite, aux exercices de piété et a des travaux manuels. Ces doctes cénobites,

Earmi lesquels se trouvaient les deux Arnauld, eoMisne de Sacy, Pascal, le Nain de Tillemont, Racine et plusieurs autres. Bientôt la grande question du jansénisme, qui vint soûle* ver la rrance entière, trouva un accès facile dans la maison de Port- Royal. De sorte que e*»e paisible retraite, consacrée à la prière et •ux éludes, fut transformée en un camp où t'agitaient les passions les plus violentes et les discutions les plus fâcheuses. Rien ne put rappeler tes savants docteurs de leurs erreurs, condamnées par le Saint-Siège; ils furent obligés de quitter leur chère solitude en 1656. La maison da Port-hoyal-des^Chiunpt fut définitivement (cnnee la 20 octobre 1700, et. eu 1710, les bati- «*als en fuient rasés par ordre do mi. Les

religieuses de Paris soutenaient les mêmes erreurs; elles eurent le même sort que les solitaires de Port-Raynl-des-Champs. La résistance qu'elles opposèrent à la signature du formulaire du Pape, qui rnndnmna les propositions de lansenius, força l'autorité à fermer leur mai«on> Quelques-unes d'entre « Iles, cependant, lestèrent au couvent, et ne le quittèrent qu'à In «up-

B cession de tous les Oidres religieux, en 17'JO. epuis, les bâtiments ont été transformés en prison, sous In Convention, et aujourd'hui on y a installé l'hospice de la Maternité, sous le nom de lu Btntrbe. Voy. Bossuet, Lettre à In Réaéiende Mère abhrssr et aux religieuses de Port - Royal , tom. XXXVII, p. 120-105, édit. de Versailles. L'Enrorlof. cal bol.

PORTUGAL. Les possessions que les Portugais ont dans les Indes étaient depuis quelque temps dans un état de schisme qui affligeait le» Eglises de ces contrées, au préjudico de la paix des fidèles. Voulant mettre lin à cet étal de choses, qui ne pouvait d'ailleurs être plus longtemps toléié. Sa Sainteté Pie IX et le roi de Portugal conclurent, l'an 1857, un concordai relatif au droit de patronage exercé par Sa Majesté Très -Fidèle dans les Indes et en Chine. Quoique conclu et signé le 21 février 1857, ce concordat ne fut approuvé par la chambre des députés du Portugal que deux ans après sa conclusion, c'est-à-dire au mois de février 1*59. Voy. l'abbé André, qui donne le texte même du concordat.

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