V. P0RTUS ROMAN US Voy. Porto, n» I
I P0SADAS ( Frunçois), dominicain, né à Cordoue en ifiJKL mort l'an 1720, professa la théologie et l'Ecriture sainte, et se livra avec succès à Ta prédication. Jusqu'à l'âge le plus avancé il ne cessa d'instruire les pauvres gens de la campagne, et il témoigna toujoui-s un grand amour pour les malheureux. Il refu«*a plusieurs rois d être élevé à lépiscopot. Pie VU l'a béatilié l'an 1817. On a de lui : 1» Le triomphe de la chasteté contre les erreur» de Molims; in -4*; — 2° Fie de suint Dominique de Guztnun; in-4*; — 3* des Sermons doctrinaux; in-4»; — 4> Sermon* sur la teinte Vierge Marie; in-4». Voy. Moréri, Diction, histnr. Richard et Giiaud. L*^»« de la Religion. 1817.
POSAREL (Jean-Baptiste), jésuite, né à Ber-
?ame, vivait au xvii» siècle. On a de lui : 4» La 'ouronne de» douze étoiles, ou dt t excellence de la Vierge; Vienne, en Autriche, 1034, 1638; — 2* Le Char de» bit o» en ont», ou des quutre cause» qui empêchent les protestant» d'embrasser lu foi catholique; Cologne, 1031.
P0SID0NIUS, fut un de ceux que Nicanor envoya vers Judas Machabée pour traiter de la paix. Voy. Il Machab., xiv, 10.
POSITIF (DROIT). Vntf. Diioit, n» I.
P0SNA ou P0SNANIE. ville épisc. de Pologne sous la métropole de Gnesue. et située sur la rive méridionale de la rivière de la Varia. Von. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. L1V, p. 200-2 3.
P0SNANIE( Pierre de), de l'Ordre des Frères Mineurs, né en Pologne, vivait au xvu* siècle. H a laissé : 1* Decinones tatius theoiogtœ specu» tattva et moralis: Venise, 1G2U, in-4°; — 2» Cornnutntaria in lib. I Sentent. Scoti; Venise, 1028; — 3° Institutionum sacrarum moraiium, in dominical lot ma onnt; Anvers, 1038, 2 vol. iu-fol.; — 4» Sermons sur toutes les fêtes de l'année; -
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5° {Jutestiones in secinv/utn, tertium et guarium librum Sentent ta rum. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine. Hihtioth. un iv. Francise., totn. Il, p.40G.
POSONIUM. Vott. Presboirg.
POSSÉDÉ et POSSESSION DIABOLIQUE.
On appelle possédé diubotigue ou démoniaque et éneryumr ne, un homme tourmenté parle démon oui est entré dans son corps, et possession dia- . boiique l'état de cet homme; ptree que la possession diffère de {'obsession , dans laquelle le | démon, tout en agissant et tourmentant 1 homme, n'entre cependant pas dans son corps, comme dans la possession. Autrefois les sadducéens et les épicuriens, et aujourd'hui les athées' et les matérialistes, révoquant en doute l'existence des esprits, nient, en conséquence, non-seulement la réalité, mais encore la possibilité des
{ possessions diaboliques. Sans êlre obligés par I eurs principes de nier l'existence des esprits, I les déistes prétendent néanmoins qu'il serait contraire à la sagesse de la Providence de permettre aux esprits malfaisants de s'emparer réellement du corps des hommes, attendu que ce serait bouleverser l'économie du gouvernement de cet univers. Nous ne pouvons nous arrêter ici à prouver contre les athées et les matérialistes 1 existence de Dieu et la spiritualité de l'âme. Quant aux déi-tes qui admettent ces deux vérités, il n'est pas diflicile de leur montrer la possibilité des possessions dinboii' ! y «et. 1» D'abord il est de toute évidence que Dieu a pu créer des substances distinguées de la matière; car il est certain, par le Tait, qu'il a tiré du néant notre âme, qui est une substance spirituelle unie à son corps. Mais s'il a pu créer une substance unie a la matière, quel obstacle pouvait s'opposer à la création d'une autre substance de même nature, c'est-à-dire spirituelle, mais dégagée de toute matière, séparée de tout corps? Remarquons -le bien, la raison elle-même conçoit bien plus aisément ce dernier mode de création que le premier, puisque l'union substantielle de notre âme et de notre corps est déjà un profond mystère qu'elle a bien de la peine à expliquer, mèine imparfaitement. 2° On conçoit comme chose très-possible que Dieu, ayant créé des substances spirituelles intelligentes, ait voulu s'en servir dans le gouvernement de cet univers; car comme il peut tout gouverner immédiatement par lui • même, il peut aussi se servir d'agents intermédiaires et subalternes pour mellre plus de variété et de dépendance dans le gouvernement de ses créatures; c'est ainsi que, dans le gouvernement des empires de la terre, il ne gouverne pas tout par lui-même, mais il se sert des causes secondes pour les gouverner. Or dans cette hypothèse, ; très-possible et même assez conforme au plan que nous voyons assez généralement suivi par la Providence, Dieu a du donner à ces substances spirituelles le pouvoir d'agir sur la matière, puisque sans ce pouvoir elles n'auraient ni ac- 1 tion ni influence sur le gouvernement de ce i monde visible. De même que notre âme a la faculté qui lui est nécessaire pour le mouvoir et le gouverner, de même aussi les substances spirituelles dont Dieu veut se servir pour le gouvernement du monde physique doivent avoir | un pouvoir d'action sur la matière. > Ces substances spirituelles étant douées de liberté, il peut se faire encore que quelques-unes en aient abusé et soient tombées dans un état de dégradation et de perversité, d'où résulte nécessairement la possibilité qu'il y ait de bons et de mauvais anges. 4" Qui oserait nier, sans se rendre même ridicule, que Dieu ait pu per-
mettre que ces mauvais anges conservassent le pouvoir naturel d'agir sur la matière qu'ils avaient reçu au moment de leur création, en les contenant néanmoins dans de justes bornes et en empêchant qu'ils ne contrarient les desseins de sa providence? Qui serait assez téméraire et assez insensé pour lui refuser le pouvoir de se servir de ces esprits malfaisants, comme il se sert tous les jours des hommes méchants pour éprouver les bons et punir les
[r elieurs? Si donc, comme nous venons de 'établir, Dieu a pu créer des substances auxquelles il a accordé le pouvoir d'agir sur la matière, et s'il ne leur a pas ôté ce pouvoir naturel après que, par le mauvais usage de leur liberté, elles sont devenues mauvaises, il suit évidemment que le démon, qui est un de ces esprits malfaisants, pourra agir sur le corps d'un homme, agiter son sang, remuer ses humeurs , influer sur son cerveau, présenter des images à son imagination, renverser et transporter son corps, produire, en un mot, tous les phénomènes qui se présentent dans les possessions. Mais les possessions ne sont pas seulement possibles, leur existence ne saurait être raisonnablement contestée. * Qu'il y ait dans le monde un certain nombre d'esprits malfaisants, que nous appelons des démons, dit Bossuet, c est une chose qui a été reconnue par le consentement de toutes les nations et de tous les peuples. » Les Chaldéens, en effet, aussi bien que les Égyptiens, les Juifs, les Grecs et les Romains, etc., étaient imbus de cette opinion; nos adversaires eux-mêmes en conviennent. Or comment expliquer un sentiment aussi général et aussi unanime, s'il n'y a jamais eu de possession réelle ? Une croyance aussi universelle doit nécessairement venir ou d'une révélation primitive faite aux hommes sur le pouvoir du démon , ou être le résultat de quelque possession certaine; car tous les peuples, si opposés sur tant de choses, n'auraient jamais pu s'être si unanimement accordés à admettre des possessions du démon, s'ils n'avaient pas été convaincus par quelque raison qu'il existait des démons et qu'ils pouvaient agir sur les hommes. De même que le consentement de tous les hommes à admettre des miracles prouve, comme dit Pascal, qu'il y en a eu de véritables, de même aussi le consentement de tout le genre humain à admettre des possessions doit prouver qu'il y en a eu quelquesunes de réelles. En second lieu la réalité des possessions se ilémontre d'une manière pins efficace par le récit des évangélistes ; nous croyons 1 avoir clairement démontré dans Les Lwres suints vengés, etc. Voy. Bossue t. Premier sermon sur les Démons, et Préface de l' Apocalypse. D. Macri tiierotexicon , ad voc. Enkbgi- MENUS. Gaet. Moroni. vol. XX. p. 27<*-279. Bergier, Diction, de tltéoi., art. Démoniaque. J.-B. Glaire, qui, dans Les Livres saints vengés, etc., tom. II, p. 317*391, traite : 1° De la possibilité des possessions diaboliques;^ De la réalité de» possessions en général ; 3° De la réalité des possessions en particulier; c'est-a-din; qu*apré> avoir envisagé cous un point de vue général les possessions diaboliques dont il est parlé danl'Evangile, nous avons cru devoir les reprendre l'une après l'autre, en suivant l'ordre desévangé» listes; ce qui nous a permis de fournir en faveur de chacune d'elles quelques preuves spéciales, et de ne laisser sans réponse aucune des objections proposées par les critiques rationalistes et par certains exé^ètes, qui, bien que catholiques, sont d'une hardiesse et d'une témérité