PRAG
PTUT
les Vil publia solennellement, et qui n'est à proprement parier qu'un recueil des règlements dresses par les Tores du concile de Mâle, auxquels ou ajouta quelques modillcalions relatives aut nsages du royaume ou aux circonstances du moment. Ceile Pragmatique est divisée en vingt-trois titres. Elle est précédée d'une préface dont le commencement explique le desrein de Dieu dans l'institution de la puissance temporelle; on y établit qu'une des principales obligation* des souverains est de proléger l'Église et d'employer leur autorité pour faire observer la religion de Jésus -Christ dans les pays soumis à leur obéissance. Eugène IV et Pie fi, son successeur, se déclarèrent ouvertement contre cette Pragmatique, et en demandèrent vivement, mais vainement, l'abrogation. Après h mort de Cliailes Vil . Pie II renouvela ses instances auprès de Louis XI, qui consentit à l'abolition de la Pragmatique , reconnaissant « qu'elle était attentatoire à l'autorité du Pape, à celle du Saint-Siège; que, née dans des temps de schisme et de sédition, elle Unirait par amener le renversement de l'ordre et des loi», puisqu'elle empêchait le Pape d'exercer la souveraine puissance que Dieu lui a déférée. » Louis XI ajoute: « C'est parla Pragmatique que ta subordination est détruite, que les prélats de notre royaume élèvent un édiflee de licence, que l'unité qui doit lier tous les chefs chiéliens se trouve rompue. Nous vous reconnaissons, très saint Père, pour chef de l'Eglise, pour le
Îrand prêtre, pour le pasteur du troupeau de ésus-Christ, et nous voulons demeurer uni à rotre personne et à la chaire de saint Pierre. Ainsi nous cassons dès à présent et nous détruisons Ja Pragmatique Sauelion dans tous les pays de notre domination, etc. » Les parlements rendirent nulles les bonnes dispositions du roi et celles de ses successeurs. Les choses restèrent en cet étal jusqu'au concile de Litran, qui, en 1512, condamna formellement la Pragmatique Sanction, avec défense, sous peine d'excommunication, de l'invoquer et d'en Taire usage dans aocune cause quelconque. Léon X l'abrogea ! par une bulle dans laquelle le Pontife dit, entre autre* choses : « Désirant donc finir cette affaire, de notre science certaine et par la plénitude de notre puissance et autorité apostolique, | avec l'approbation du saint concile, nous déclarons que la Piaqmatique Sanction, ou plutôt corruption, n'a eu ni n'a aucune foi ce. En outre, pour plus grande sûreté et précaution, nous la révoquons, l'abrogeons, l'annulons, la condamnons, avec tout ce nui s'est fait en sa faveur, etc. « Ainsi le prétendu droit royal de fan e des règlements ecclésiastiques, alors même qu'il s entoure d'une imposante assemblée de prélats gallicans, n'a rien de fondé, rien de canonique, et doit être repoussé comme ouvrant la porte au schisme Voy. Richard et Giraud, qui donnent le texte des deux Pragmatiques Sanctions, mais font quelques assertions que nous sommes loin d admettre. L. Ferraris, Prnnipta ftiô/io/A., ad voc. Phaumatica Sasctio Gallonum , où l'on trouve l'histoire et le sort de la Pragmatique Sanction lie Charles VU, et montre que celle qu'on atli ibue à saint Louis, roi de France, n'est pas authentique. M** Denis AlTre, arche\é<|ue de Pans. De f Appel comme d'abus, p. 52. kl. Thomassy. ancien élève de l'école des Chartes, De la p.uyntatique Sanction attribuée à S. Lohu IX. L'abbe André, qui tiace également l'histoire des deux Pragmatiques , les rapporte textuelle" ruent Tune et l'autre, mais en faisant ressortir tout ce qui combat l'authenticité de celle qui
est atliibnée à saint Louis. Gaet.Moroni, vol. LV, p. 31-Xj. Le Diction, de la thénl. calhol.
L PRAGUE {Momhudum, Hugienum, Cn\urgi<, Pragn et l'rny), ville capitale et arehiéphe. du royaume de Bohême, située sur la Moldan. Il n'y eut d'abord à Prague qu'un évéché élabfi sous la métropole de Mayence en 071 ; mai*- le pape Clément VI l'érigca en archevêché en 13i3 ou L14V, et accorda à l'archevêque le litre de primat, avec le droit de couronner les rois de Bohème. L'archevêque y ajouta ensuite la qualité de prince de l'empire. De l'an 1310 à Van 1 131, quatre conciles ont été assemblés a Prague. Voy. I Hiit. écriés. d' Allemagne , tom. II , p. 131 et suiv. Menai , Supplem. Cottectfonis Conrif.f tom. III, col. 5V3 et suiv. Labbe, tom. XL Hardouin, tom. VILCochlams, Hi*t. Munit. DeCommanville. I" Table al plia lté t.. p. 192. Richard et Giraud. Gael. Moroni, vol. LV, p. 25-31. Le Di'etion. de la <> >'"/. cnt/iol.
IL PRAGUE (Jérôme de). Voy. Jérôme, n" III et IV.
PRATEA. I /y. PnftE (La).
PRATEIUS(fWu//»A«*). Voy. DurruT.
PRATELLOM. Vn„. Pnfc\nx.
PRATÊOLE ou DU PRÉAU (Gabriel), en latin Prateolus, curé de Saint- Sauveur de Péronne, né à Marconssi, près de Montlhéri, mort en 1588, était docteur de la maison de Navarre. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Histoire île f Eglise: Paris, 1583, 2 vol. in-fol.; — 2» Iraiti de l'autorité des conciles; — 3» Etendais liPreticoruni omnium ; — 4° Les Êpilres de saint Paul et te* Éiiitres canoniques disposées pur ordre de matières; Louvdin, 15G8 ; — 5# Catéchisme Oix Somme chrétienne, avec un recueil de passages de f tenture pour finie 'Agence de l'Oraison dominicale, des articles de foi et des dix pré'eptcs du Décalogue; Paris, 1559; — f> La Connaissance de soimême pour parvenir à celle de Dieu ; ibid.,1550; — 7° Manuel ou Instruction des cui és; ibid.; — 8° Encliiruiion ou Abrégé sommaire de l'instruction d'un fidèle chrétien; ibid., 15G7; — 9* L'Autoiité du concile, avec les signes pour distinguer (a sitnagngue de Mua-Christ d'arec In synngoyw de tantechrist ; ibid., 1501; — 10» Us Epttrcs de saint Paul et tes canoniaues- réduites en IV livres par lieux communs : ibid., 1557; — M* Us Décrets et Canons du concile tour ha ut les mariages , trad. du latin; ibid., 1501. Voy. Sponde, Annal. Possevin, Ai>par. sucer. Du Verdier et La Croix du Maine, Biblioth. franc. Le Mire. De Sciipt. sa?c. xvi. Le Long, liibltoth. Instar, ae ta Frunce. Richard et Giraud. La Souv. Uingr. génér.
I. PRATO (Pratum), ville épisc. d'Italie située entre Florence et Pisloie. L'an 1853. Innocent X érigea en évéché la pré\ôlé collégiale de Saint- Ëlionne de celte ville, et unit cet évérhé à celui de Pisloie Voy. Gaet. Moi oui, vol. LV, p. 53-58. Compar. PistoiE.
II. PRATO (Arlotto), frère minenr, élu général de son Ordre l'an 12*25. Barthélémy Albizzi prétend qu'il est l'auteur des Conc»rda>iHœ Biblinrum sncrorum , que l'opinion commune attribue à Hugues de Saint-Cher; sur quoi on peut consulter Échard, Scnptor. Ord.Pra-dicat., tom. 1, p- 203; Wadding, Scriptnres Ordmis Minorum, qui cite en faveur de Prato Trilhèmc et plusieurs autres. Voy. Feller, liiogr. univers.
III. PRATO (Jérôme de), prêtre de la congrégation de lOiatoire, né vers 1710 à Vérone, où il est mort l'an 1782. a laissé : 1° lie Chronica Ubris ub Eusebia Ccesm irusi ncrtptis, curn fragmentit o/im excerptis a Syncello; Vérono, 1750, in-8»;— 2» Sulpicii Severi Opéra ad m*s. codiez
PKKB
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rmendata, /toits, observa tionibus et dissertât io' niàtu illustrata; Vérone, 1741-1756, 2 vol. in-48; édition qui passe pour une des meilleures, malgré le jugement très-sévère qu'en ont porté les rédacteurs des Acta eruditorum. Y'oy. Feller, Biogr. univers. La Kottv. Hioyr. génér.
!. PRATUM Va». PratV . n«l.
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