II. PRATUM BENEDH
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Voy. Pré-Be-
PRAXÉENS ou PRAXÉIENS (Praxeani), hérétiques qui avaient adopte les erreurs de Praxéas, philosophe du m« siècle, né en Phrygie, qui soutenait qu'il n'y avait en Dieu qu'une seule personre , qui était Père, Fils et Saint- Esprit, sous différents oflices; de là il concluait que le Père s'était incarné et avait souffert sur la croix. Tertullien, contemporain de Praxéas, le combattit, et toutes les églises d'Afrique l'excommunièrent. Voy. Tertullien. Contra Prnxeam, et De Pra*script. S. Optât de Milève, Contra Par men., 1. 1. Baronius, Annal., ad ann.196, nc> 17. fîprpier, Diction, de théoi.
PRAXÉDE (Sainte), vierge romaine et sœur de sainte Potentieune. Voy. Potentienne.
PRAT (Georges), jésuite, né à Presbourg en I7'2i, mort à Pesth l'an 1801, professa dans plusieurs collèges de sa compagnie, et devint successivement historiographe du royaume de Hongrie, conservateur de la bibliothèque de Bude et chanoine de Grosswardein.Parmi ses ouvrages nous citerons: Spécimen hierarchiœ Hunyaricee, complectens seriem chmnologicam archiepiscoporum et episcoporum Hungariœ, cum diœcesium delineatione; Presbourg, 1778, in -4". Voy. la Souv. Ri<>gr. yénér.
I. PRÉ (Jacques du), docteur en théologie, mort vei sl an 1u80,fut grand-vicaire de Nantes. On a de lui : 1° Conférence avec les ministres de Santés ; — 2° Homélie sur le baptême de Marie dr Luxemteury; Paris, 1572.
II. PRÉ (Jacques du), professeur à l'université de Caen. Voy. Duprê, n9 I.
PRE-BEN0lT( Prulum fl< 'nedictum ), abbave de l'Ordre de Citcaux, au diocèse de Limoges, sur les frontières de la Marche et du Bei ri, près •le la Creuse; elle était fille deDalon.Elle avait été fondée en 1140 par les seigneursde Maleval, et dotée par les vicomtes de Bresse. Voy. la GaUin Christ.
PRÊADAMITES, nom qu'on a donné : 1« à ceux qui, comme Isnac de La Pérevre, ont prétendu qu'il y a eu avant Adam des habitants de la terre; 2° à ces prétendus habitants euxmêmes. Isaac de La Péreyre appela Adamites les Juifs, qu'il suppose descendus d'Adam, et Préadamites les Gentils, qui, selon lui, existaient déjà longtemps avant Adam. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de t/iéot. Comjmr. LapÉREYRE.
PREAUX (Pratetlum), abbave de l'Ordre de Saint-Benoit dans le diocèse de Lisieux, près de Pont-Audemer. Elle fut commencée, vers l'an 1U31, par Onfroi des Vieilles, sur les ruines d'un ancien monastère qui avait été détruit par les Normands, et achevée par Roger de Beaumont, fils ainé d'Onfroi. Ce monastère, qui compta au nombre de s^s bienfaiteurs plusieurs rois de France et d'Angleterre, avait autrefois sous sa juridiction trente-six paroisses situées dans ces deux pays. Les bénédictins de Saint- Maur, qui y fui ent introduits en 1650, le rebâtirent et le réloi mèrent. Voy. la Gallia Christ., tom. XI , col. 83V. Richard et Giraud.
PRÈBENDALE (MAISON). La maison prétendate est le logement attaché à la prébende d'un t h uoinc. Bon il soit <\\k- U maison p^tendnle
se confond avec la maison canoniale. Voy. le Diction, ecclés. et canon portatif, au mot Maison. Compnr. notre art. Maison.
L PRÉBENDE, SEMI-PRÉBENDE (Prcetenda, semiprirtenda). mot qui, dans la latinité du moyen âge. signifiait les distributions de vivres
Îue l'on faisait aux soldats; de là il a passé aux istributions qui se faisaient aux chanoines et aux moines, puis aux portions des revenus des biens de l'Église qu'eurent les ecclésiastiques après le partage qui fut fait de ces biens. Ainsi la prébende est une portion des biens d'une église cathédrale ou collégiale assignée à un ecclésiastique, à la charge par lui de remplir certaines fonctions; en quoi elle diffère de la chnnoinie ou canonicat, qui est un titre spirituel et indépendant du revenu temporel. De sorte que la prébende peut subsister sans le canonicat, et que la chnnoinie est inséparable de la prétende. Ce n'est pas à la prétende que le droit de suffrage et les autres droits spirituels sont attachés, mais à la chanoinie; et lorsque la /..retende est jointe au canonicat, elle devient spirituelle à cause du canonicat auquel elle est attachée. La prébende ainsi distincte du canonicat pouvait être divisée et transférée même à des laïques, et de là les terni- prétendes que l'on vuvait dans la plupart des chapitres affectées à des chapelains; les prétendes taîcales en certains chapitres. Les senn-prétendes possédées par des ecclésiastiques formaient un titre de bénéfice irrévocable ou amovible, selon les différents usages des chapitres. Voy. la Combe , au mot Prébende. Les Mémoires du clergé, t XI,
E. 1200 et suiv. Thomassin. Richard et Giraud. e Diction, ecctés. et canon, pu tatif. L'abbé André, Cours alphatet. de droit canon.
II. PRÉBENDE PRÉCEPTORIALE. C'était celle qui était assignée à un maître nu précepteur pour instruire les jeunes clercs de l'église. Un ecclésiastique à qui celte prébende était conférée jouissait des honneurs et des revenus comme les autres chanoines, même des distributions manuelles. Mais un laïque qui la possédait profitait seulement des droits temporel':, tels que les revenus des prébendes, etc.
III. PRÉBENDÉ. C'était le titulaire d'une prébende; on l'appelait aussi pléni - prétende quand il possédait une piébende entière, pour le distinguer de ceiui qui ne possédait qu'une semi- prétende. Voy. l'abbé André, Cours alphatet. dr droit canon.
PRÉCAIRE , espèce de contrat qui était autrefois fort commun dans l'Eglise. Il consistait en une donation que les particuliers faisaient de leurs biens aux églises ou aux monastères, et d'après laquelle ils obtenaient de ces mêmes églises ou monastères, sur des lettres qu'ils appelaient precarias ou precatorias , les même» biens, pour les posséder par une espèce de bail emphytéotique pendant cinq, six ou sept générations, à condition de donner un certain revenu annuel à l'église ou au monastère. Le bail fini, les biens passaient en propre aux églises ou aux monasteies. Voy. l'abbé André, Cours alpfiabet. dr d>„tt rnnon.Lc Diction, dr la theol. cutftoi.
PRÉCENTEDRouPRÊCHANTRE(Pmce»fo*).
premier chantre et mailre du chanir, c'est une dignité dans certaines églises cathédrales et collégiales. Voy. l'abbé André, au mot Chantre. Gaet. Moroni," vol. LV, p. 00. Compnr. notre art. Chantre, n° I.
PRÉCEPTE. C'est un acte par lequel un supérieur intime sa volonté à uq inférieur, avec obligation de s'y conformer. La qualité de la l>ni*«anrc législative détermine M qnaîittf du