III. PRÉSENTATION DE NOTRE-DAME
C'est le nom de trois Ordres de religieuses : 1* le premier fut projeté en 1618 par une fille
f lieuse appelée Jeanne de Cambrai; mais il ne ùt pas établi ; 2° le second le fut en France vers l'an 1627, par Nicolas Sanguins, évéque de Senlis; il fut approuvé par Urbain VIII, mais il ne fit pas de progrès: 3° le troisième fut institué en 1664 par Frédéric Eorromée, visiteur apostolique de lu Valteline. Ayant obtenu des habitants de Morbegno, bourg de cette contrée, un lieu retiré et solitaire, ce prélat y établit une congrégation de filles sous le titre de la Présentatum de Noire-Dame, et il leur donna la règle de Saint-Augustin. Celles qui ont eu une maison à Paris sous le même titre étaient des bénédictines mitigées. Voy. Hélyot, Histoire des Ordres religieux, tom. IV, p. 324. Bergier, Diction, de théol.
PRÉSIDENT (Prceses), terme qui se donne, en général , à tous ceux qui président à quelque chose ou à quelque ouvrage , mais en particu-
PRES
PRET
lier, dans l'Écriture, aux gouverneurs de la Judée , depuis que ce pays avait été réduit en province par les Romains. Voy. Matth., xxvn,2; xxvm, 14. Luc, tt, 2, 20; xx; xxi, 12. Actes, xxin. 24, etc.
PRÉSIDENTS des assemblées générales du clergé. Ces assemblées prenaient leurs présidents parmi les députés du premier ordre, sans égard à l'ancienneté du sacre ni aux distinctions que plusieurs archevêques prétendaient être attachées à leurs sièges. L'archevêque président n'étant pas le plus ancien en sacre des archevêques qui étaient dans l'assemblée, devait cependant signer le premier les actes qui étaient signés de toute l'assemblée. On pouvait nommer pour présidents des prélats députés qui étaient absents, aussi bien que les présents; mais les assemblées n'avaient point réglé précisément
Sar des délibérations particulières les pouvoirs e leurs présidents. Voy. les Mém. du clergé, tom.VIIÏ. p. 185, 188 et suiv.
PRESLES (Raoul de), tils naturel du fondateur du collège de Presles, mort en 1382, fut successivement avocat général au parlement de Paris, maitre des requêtes de l'hôtel du roi Charles V, historien et poète de ce prince. On a de lui : 1* La Cité de Dieu de saint Augustin ; Abbeville, 1486 ; 2 vol. in-fol.; Paris, 1531 ; c'est la première version française de ce savant traité ; c'est par l'ordre de Charles VU qu'elle fut composée ; — 2° Traité des puissance* ecclésiastique et séculière, que Goldast a fait imprimer dans le tom. 1*' de sa Monarchui, etc., comme favorable aux principes protestants; la Monarchia, ainsi que les autres ouvrages de Melchior Goldast, a été mise à Y Index ; — 3* une Traduction française de ta Bible, laissée manuscrite, mais qui n'est qu'une copie de celle de Guyard des Moulins; — 4° Songe du Verpier; 1491, in-fol., et qu'on trouve encore dans les Libertés de l'Église gallicane; si on n'est pas sûr que cet écrit soit de Presles, il y a au moins les plus fortes raisons de le croire. Voy. Feller, Biogr. univers. Compar. notre art. Goldast de Heiminsfeld.
I. PRESOMPTION, sorte d'orgueil et de bonne opinion de soi-même qui fait que l'on entreprend des choses au-dessus de sa force et de sa capacité. Elle est péché mortel lorsque le mauvais succès des choses que l'on entre-
{>rend nuit considérablement à la personne qui es entreprend ou autres, ou que l'on s'expose â quelque danger considérable, soit pour l'âme, soit pour le corps.