‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 682 sur 1294 · TUM · texte numérisé non relu

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PROMPSAULT ( Jean-Henri-Romain ), ecclésiastique, né à Montélimart, diocèse de Valence , en 1798 , mort à Paris l'an 1858, professa la théologie dogmatique au grand séminaire de Valence, desservit une petite cure, et vint à Paris , où il fut attaché a l'hospice des Quinze- Vingts en qualité de chapelain. Outre plusieurs écrits purement littéraires, l'abbé Prompsault , a publié quelques ouvrages religieux , qui ont tous plus ou moins une mauvaise tendance, que n'ont pas comprise certains écrivains peu versés d'ailleurs dans les connaissances théologiques. Pour nous , qui avons connu particulièment cet ecclésiastique, et qui par là même avons pu apprécier en lui d'estimables qualités, nous n'hésitons pas à porter sur ses écrits le jugement qu'en ont déjà porté les savants et honorables ecclésiastiques MM. Crouzet et André. L'abbé Prompsault a donc laissé, entre autres écrits théologiques,: 1* Du Siège du pouvoir ecclésiastique dans C Église de Jésus-Christ; lettres à M. le marquis de Regnon , fondateur et rédacteur de V Unité catholique • ouvrage mis à Y Index par un décret en date du 22 mars 1855 ;

— 2» Dictionnaire raisonné de droit et de jurisprudence en matière civile et ecclésiastique; Petit- Montrouge, 3 vol. in-4°; ouvrage dont M, l'abbé André a dit avec raison : « Ce Dictionnaire, qui peut être utile à ceux qui possèdent déjà d'autres ouvrages du même genre , renferme pourtant bien des décisions fausses, inexactes et dangereuses , de sorte qu'on ne peut s'en servir qu'avec une extrême réserve. Seul, il ne pourrait qu'induire en erreur. » De son côté, M. l'abbé Crouzet remarque judicieusement* que cet ouvrage renferme plus de soixante articles répréhensibles, et que l'auteur suppose que l'Etat peut réglementer les matières mixtes sans le concours et l'intervention de l'Église; qu'U émet plusieurs propositions qui sont en opposition directe avec la bulle Auctorem fidei. »

— 3« Observations sur l'Encyclique du 21 mars 1853. L'auteur y parle en termes inconvenants, et avec une témérité vraiment scandaleuse, du chef de l'Église. Voici quelques-unes de ses propres paroles : « Nous connaissons tous la sagesse du souverain Pontife , le désintéressement de ses affections, la pureté de ses désirs, et la droiture de ses intentions. S'il arrivait donc que l'encyclique adressée aux évêques de France fût mal motivée, comme nous le craignons , et renfermât des avis pernicieux pour nos Églises, ce serait bien certainement contre le vœu de son cœur. Dire librement et franchement ce que nous pensons à cet égard ne doit ni le contrister, ni passer aux yeux de qui que ce soit pour un manque de respect. Il serait sans doute fâcheux qu'une autorité aussi élevée tombât dans l'erreur; mais il serait plus fâcheux encore qu'on laissât la société chrétienne subir la < consèijuence funeste de ses actes, plutôt que d'oser se permettre de les critiquer : la vérité est audessus de tout. Nous n avons été choisis de préférence à tant d'autres, pour être ses ministres, qu'a tin de lui rendre témoignage en toute chose selon notre conscience, dans la sin-

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cérité de nos convictions. Ayons le courage de remplir fidèlement notre devoir , servons-le dans la vérité, et de tout notre cœur; car si nous marchions avec persévérance dans la mauvaise voie nous péririons, et cetui qui nous dirige. » Voy. l'abbé Crouzet, Essai de bibliographie canonique. L'abbé André. Cours de législation cïvile ecclésiastique , tom. III, et Cours alphnbét. de droit canon , tom. VI, p. 479 — 480.

PROMULGATION. La promulgation est la même chose que la publication. Mais le mot promulgation est principalement usité en parlant de la publication des lois nouvelles. Ainsi on dit : La loi a été promulguée , c'est-à-dire qu'elle a été publiée. Voy. Publication. Le Diction, de la thé»i. cathol.

PRONE, dérivé du latin pratconium, d'où l'on a fait d'abord praonium, puis pronium , et enfin prône, qui signifie cri public, annonce, publication. Le prône est donc une espèce de sermon familier qu'on fait tous les dimanches après l'Évangile de la messe, dans les églises paroissiales, pour instruire le peuple, et l'avertir des fêtes, des jeûnes, des bans ou annonces des ordres sacrés, des mariages, et des autres choses qui regardent la discipline ecclésiastique On publie aussi au prône les excommunications, mais on n'y doit point publier de choses profanes. On y recommande encore de prier pour toutes sortes d'états, et l'on y dit deux psaumes et quelques oraisons, ce que l'on renvoyait autrefois au Mémento. Voy. De Vert, Cérémon. de réalise, tom. 1, p. 17. Moléon, Voyage liturg., p. 418.

PRONECTDS. Voy. Prjest.tvs.

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