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PRYM
à Tours ; puis en 853 au second concile de Sois- 1 sons, où Von décida l'affaire des clercs ordon- j nés par Ebbon, et déposés par Hinctnar. Il eut beaucoup de part à la dispute qui s'éleva de son temps sur la grâce et la prédestination , et prit de vive voix, et par écrit, la défense du moine Gothescalc. Plus tard Charles le Chauve lui donna commission, ainsi qu'à Loup, abbé de Ferrières , de visiter quelques monastères, alin d'y rétablir la discipline. L'Église de Troyes célèbre le 6 avril la féte de saint Prudence. On a de lui : 1» Recueil des passages des Pères pour prouver la double prédestination ; il a été inséré dans l'histoire de Gothescalc, 1655, et dans la Biblioth. des Pères, tom. XV ; — 2° Traité de la prédestination, contre J. Scot, dans Mauguin, Vmdiciat prœdestinationis ; Paris, 1650, in-4«; — 3° une Lettre à son frère , qui était évèque en Espagne, dans D. Mabillon , Analecta; — •4° Panégyrique de sainte Maure, trad. en français; Pans, 1725 et 1736, etc.; — 5° divers 7Vaïtés théologiques , un Pénitentiel , et un fragment d'un Commentaire sur la Psychomachie du poète Prudence, inséré dans le Spicilegium Solesmense de D. Pitra, tom. 111, 1856, in-4». Voy. la Gailia Christ., tom XII. Loup de Ferrières, tpist. LXIII et XCIX. Camusat, Annales de Troyes. Do m Bivet, Hist. lillér. de la France. D. Ceillier. Hisl. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 27 et suiv. Breyer, Vie de saint Prudence. Bichard et Giraud. La Souv. Biogr. génér.
III. PRUDENCE ( AureUus-Prudentius - Clemens), célèbre poète latin, né à Saragosse en 338, mort après l'an 405, exerça d'abord la profession d'avocat , et devint gouverneur de province. On l'attacha ensuite à la cour par un emploi honorable , puis il entreprit un voyage à Borne, et termina ses jours dans la solitude et la prière. Il a laissé un grand nombre de poésies , parmi lesquelles nous citerons : 1* Psychomachia , ou Com/tat de f esprit contre les passions; — 2° Cathenterinon , recueil d'hymnes et de prières: — 3° Apotheosis, défense de la foi contre les hérétiques ; — 4* Enchiridion Veteris et Non Testamenti; c'est un abrégé de l'histoire sainte ; — 5° Péri Stephanôn , ou Des Couronnes des martyrs, composé de quatorze hymnes. Le» Clerc, fameux critique protestant, fait sur ce livre une observation importante, citée par Feller, et que voici : « Il parait clairement , par plusieurs endroits de ces hymnes, que depuis ce temps-là on invoquait les martyrs, et qu'on croyait qu'ils avaient été établis de Dieu patrons de certauis lieux. Quelques protestants , qui se sont imaginé que l'on doit joindre à l'Écriture la tradition des quatre ou cinq premiers siècles, ont nié que l'on invoquât les saints dans le IVe siècle ; mais ils ont eu tort de se former un système en idée avant que d'être bien instruits des faits, puisqu'on peut les convaincre de celuici par divers endroits de Prudence. » Les t£uvres de Prudence ont eu de nombreuses éditions ; parmi celles qui sont le plus estimées on cite les éditions d'Amsterdam , 1667 ; de Paris, 1687 ; de Tubingue , 1*15, in-8», et de Leipzig, 1860, in-8». Voy. Tillemont, Mémoires, tom. X, p. 560-566. Fabricius, qui , dans sa Biblioth. Latinat et dans sa Biblioth. medioe et infimœ lotinitatis, donne la liste complète des écrits du poète latin. Gennade, In Catal., c. xm. Trithéme et Bellarmin, De Scriptor. eccl. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 66 et suiv. Bichard et Giraud. Feller. Michaud , qui cite les principales éditions de Prudence, et signale comme la plus complète et la meilleure celle de Bodoni ; Panne, 1/89, 2 vol.
arand in-8» ; édit. revue sur les manuscrits du Vatican, augmentée de variantes et de diverses
leçons.
PRUDENS ou LE PRUDENT (Henri), chartreux , prieur du Val-de-Gràce , près de Bruges, mort en 1484 , est , croit - on , le même auteur que celui qui est appelé Voedins par Sutor. U a composé : un Tetralogue de dévotion ; dans cet ouvrage il fait parler un ange et un moine , Jésus , le Père céleste et la Vierge. Voy. Sutor, 1. II, Vitre Cari. Tract. III, c. vu. Restais . 36.
I. PRULLI ou PREUILLT (Prulliaeum, Provilliacum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située sur la Claise , au diocèse de Tours. Elle fut fondée au commencement dn xi* siècle, par Effroi, seigneur de Prulli, qui chargea Hervé, trésorier de Saint-Martin de Tours, d'y mettre des religieux. Vou. Moréri , Diction, histor. La Géngr. des Ltgcnars; Paris, 1740.
II. PRULLI, abbaye de l'Ordre de Citeaux, près de Provins, dans le diocèse de Sens. Elle était réformée, et elle fut fondée, dès le commencement de l'Ordre de Citeaux , par la comtesse Adèle et son fils, Thibaud, comte de Blois et de Champagne. Voy. Moréri , Diction, histor.
PRUM , abbaye princière de bénédictins, fondée en 720 par une noble dame du nom de Bertrade (Berthc), située dans la ville de Prùm. Elle est devenue une des abbayes les plus considérées et les plus riches des bénédictins. Elle a subsisté jusqu'à la révolution française, époque à laquelle elle fut sécularisée. Après l'aliéna-
j ardais du couvent en faveur des écoles municipales. Voy. le Diction, de la théol. catholique. Baudrand, Diction, géographique.
PRUSE (Prusa , Prusa ad Olympum) ou CHER- POLI, aujourd'hui BOURSE ou BURSE (Bursa), ville épisc. de la province de Bitbynie, au diocèse du Pont; elle fut érigée en métropole vers le xi* siècle. Les Grecs y ont un archevêque honoraire. Le premier évèque de Pruse est Alexandre, martyr, dont les ménologes font mention le Ojuin. Voy. Lequien , Oriens Christ., t. I , p. 616. Baudrand , Diction, géographique. Bichard et Giraud.
PRUSIAS , ville épisc. de l'Honoriade , sous la métropole de Claudiopolis, et située près du fleuve Hypius, dans le pays des Héracléotes. On en connaît sept évéques , dont le premier , Hésychius, assista au premier concile de Ni cée. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 580. Richard et Giraud.
PRUSSE. Les affaires ecclésiastiques de Prusse ont été réglées par la bulle De soluté animarum, du 16 juillet 1821. Par cette bulle, le Pape supprime les évéchés d'Aix-la-Chapelle et de Corvey, et les abbayes de Neuenzell etd'Oliva, mais rétablit l'archevêché de Cologne, auquel il donne pour suffisants Trêves, Munster et Paderborn. Il élève l'évéché de Posen au rang de métropole, et l'unit à l'archevêché de Gnesne; le titulaire de ce dernier siège ayant donné sa démission , l'évéque de Posen devient archevêque de Gnesne et Posen. L'évéché de Culm devient suffragant de cette métropole. Les évêchés de Bresiau et de Warmie doivent relever immédiatement du Saint-Siège. Voy. l'abbè André , qui rapporte la bulle in extenso eu latin, et en donne une analyse en français.
PRYMNÉSIA , ville épisc. de la Phryiie Salutaire , située au diocèse d'Asie , sous la métropole de Synnade. On en connaît sept érèques, dont le premier, Vitus , assista en 380 au concile