‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 692 sur 1294 · PS AL · texte numérisé non relu

PS AL

PSAU

de Constantinople. Voy. Leqoien , Oriens Christ., tom. 1, p. 844. Richard et Giraud.

PRYNN ou PRYNNE (William), jurisc. anglican , né à Swanswick , dans le comté de Somerset, l'an 1600, mort à Lincoln's Inn en 1609, s'éleva avec violence contre les épiscopaux, et contre les femmes qui se livrent au théâtre: ce qui lui suscita de violentes persécutions. 11 a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Du Violemerit du sabftat. et de l'état des évégues; publication qui lut suscita beaucoup d'ennemis; — 2" Histrio-mastix , ou Fouet des comédiens; comme la reine avait applaudi dans une pièce , et devant la cour, l'on persuada au roi que Prynne avait voulu insulter la reine dans son ouvrage. Bien qu'il fût constant que la publication de cet ouvrage avait précédé de dix semaines le divertissement royal, il fut condamné à une amende de 5,000 livres, à être attaché au pilori en deux endroits différents, et à perdre une oreille à chacune des stations ; enfin a une prison perpétuelle; mais la révolution de K>i0 le rendit à la liberté ; — 3" Antigua Constitutions regni Ang/ici sub Joanne II, Henrico III et Eduardo I, circa juridictionem ecclesiasticam ; Londres, 1672, 2 vol. in-fol. Wood , Athena Oxoniensrs, tom. II, et Fasti Oxon., tom. I. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

PRZIBRAM ( Jean), pasteur de la paroisse de Saint-Gilles de Prague, et professeur de théologie dans cette ville, mort l'an 1447, eut un grand crédit parmi les hussites. Ayant abjuré leurs erreurs, il écrivit contre eux un traité; mais, dans la Profession de foi qu'il dressa depuis sur la Trinité, il montra que, pour avoir rejeté la doctrine des hussites, il n'en était pas plus catholique, et qu'il n'avait paru quitter ses erreurs

3ue pour les reprendre. On trouve ses ouvrages ans l'Histoire des Hussites de Cochlée. Voy. Feller, Biogr. univers.

PRZIPC0VIUS ( Samuel ), un des plus ardents défenseurs du socinianisme en 1590, mort en Prusse l'an 1670, fut chassé de Pologne avec les unitaires en 1658, et se réfugia chez l'électeur de Brandebourg, qui le mit au rang de ses conseillers. Il a laissé en faveur de sa secte un grand nombre d'ouvrages, dont quelquesuns ont été imprimés dans la BiUioth. des Frères Polonais; 1656, 9 vol. in-fol.: Bibliothègue qui est à Y Index. (Decr. 10 maii 1757.) Voy. Feller, Biogr. univers.

PSALLIENS {Psaliani), moines euchites ou massaliens, ainsi nommés parce qu'ils prétendaient qu'il fallait toujours chanter les louanges du Seigneur et se dispenser du travail. Voy. Messaliens.

PSALMEUS. Voy. Psaume, n» II.

PSALMISTE, terme grec qui signifie auteur de psaumes. Le nom de Psalmiste a été donné particulièrement et par excellence à David, comme auteur des psaumes. Compar. Psaumes.

PSALM0DI (Psalmodium) , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans le diocèse de Nimes, à une demi-lieue au nord d'Aigues-Mortes. Cette abbaye ayant été sécularisée en 1537, fut transférée à Aiguës -Mortes; en 1694, son chapitre fut uni à la cathédrale d'Alais. Voy. O. Vaissette, Géogr. histor., tom. VIL p. 291.

PSALMODIE, PSALMODIER , termes grecs, dont le premier signifie manière de chanter ou de réciter, à l'église, les psaumes et le reste de l'office; et le second, réciter des psaumes dans l'église sans inflexion de voix, et toujours sur «ne même note. Voy. le card. Bona, Tra-

ctatus historicus symbolicus asceticus de divina Psalmodia. Compar. Psaumes.

PSALTËRION ou PSALTERIUM, mots dont le premier est grec, et le second latin. Ils signifient tous deux ou un instrument de musique nommé psaltérion , ou le Psautier, le livre des psaumes. Le psaltérion, ancien instrument mentionné dans I Écriture, était un instrument de bois ayant des cordes, et dont on se servait avec d autres dans les cérémonies de la religion. Il n'était distingué de la cythare qu'en ce que le psaltérion, touché par le bas, rendait le son par le haut, tandis que la cythare, touchée par le haut, rendait le son par le bas. Le psaltérion moderne est plat et a la figure du triangle. 11 est monté de treize cordes de fil de fer ou de laiton, accordées à l'unisson ou à l'octave, montées sur deux chevalets qui sont des deux côtés. Ces cordes sont tendues d'un côté à l'autre et se touchent avec une espèce d'archet. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-R. Glaire, Introd. histor. eterit., etc., tom. II, p. 162. Compar. LVRE.

PSATYRIENS, mot dérivé du grec, et qui signifie faiseur de gâteaux. On a donné ce nom à quelques hérétiques issus des ariens, qui avaient pour chef un faiseur de gâteaux nommé Théotiste. Ils se déclarèrent dans le synode d'Antioche, qu'ils tinrent vers l'an 360, et soutinrent que le Fils n'était pas semblable en volonté à son Père, et qu'il avait été fait de rien. Ils ajoutaient que, dans Dieu, engendrer et créer étant la même chose , la génération du Verbe était sa création. Voy. Théodoret, De Ha*ret. Fabul., 1. IV. Baronius, Annal., ad ann. 360. Le P. Pinchinat, Dictionnaire, au mot Psatyriens.

I. PSAUME, mot grec qui signifie cantique ou hymne sacré. Voy. PSAUMES.

II. PSAUME ou PSEAUME (Nicolas), en latin Psalmeus, évêque de Verdun, né à Chaumontsur-Aire en 1518, mort à Verdun l'an 1575. fut élevé par son oncle François Psaume, abbé de Saint-Paul-de-Verdun, et qui résigna son abbaye en sa faveur. Il entra dans l'Ordre de Prêmôntré, fut promu à l'épiscopat en 1548, assista au concile de Trente, et y opina contre l'abus des commendes. Psaume a laissé : 1» Collectio actorum et decretorum Concilii Tridentini; Étival, 1725, in-fol.; — 2° Préservatif contre le changetnent de religion: Verdun, 1563, in -8°; — 3° une édition des Canons du concile provincial de Trêves; 1548; — 4° Missale Virdunense; 1557; — 5° Portrait de ï Église: 1573, in -8». Voy. Roussel, Hist. ecclés. et civile de Verdun; Paris, 1745, in-4». D. Calmet, Biblioth. Lorraine. La Gû//mi Christ., tom. XIII. Feller, au mot

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