‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 693 sur 1294 · PSEAUME · texte numérisé non relu

PSEAUME

I. PSAUMES ou LIVRE DES PSAUMES, PSAUTIER. Le livre des Psaumes, appelé en hébreu Séfer tchilllm ou Hvre de prières, d'hymnes, tire son nom du grec psalmos, poème que l'on chante en s'accompagnant sur un instrument à cordes. Les Grecs ayant donné le nom de psaumes aux hymnes sacrées des Hébreux, ont appelé Psautier {Psaltérion) la collection de ces hymnes, au nombre de 150. Dans les Bibles hébraïques, le livre des Psaumes est classé parmi les Qethoubtm ou Hagiographes. Dans 1 Évangile, on nomme le Psautier tantôt le livre des Psaumes, et tantôt simplement le Prophète ou David, du nom de son principal auteur. Ce livre est regardé à juste titre comme un précis de toute l'Écriture; il contient en abrégé tout ce que l'on trouve dans les autres livres sacrés. C'était autrefois une règle presque générale que les ecclésiastiques sussent les

PSAU

Psaumes par cœur, et l'Église en a fait la principale partie de l'office de tous les jours. — Les Hébreux partagent ordinairement le Psautier en cinq parties ou sections : la première coiw tient les 41 premiers Psaumes; la seconde, les suivants, jusqu'au 71* inclusivement ; la troisième, jusqu'au 90*; la quatrième, jusqu'au 106*, et la cinquième, jusqu'au 150*. Plusieurs Pères admettent cette division et la croient très- ancienne; cependant il est certain que ni les chrétiens, ni les juifs, n'ont jamais compté que pour un livre le recueil des Psaumes dans le dénombrement des livres de l'Ecriture, Le nombre des Psaumes canoniques a toujours été fixé, chez les uns et chez les autres , à 150. La collection du livre des Psaumes est assez universellement attribuée à Esdias. H y en avait cependant déjà un recueil avant la captivité,

(lui&que Ezéchias les fit chanter en rétablissant i e culte du Seigneur dans le temple. La version grecque ne fait qu'un seul Psaume du IX' et du V, qui, dans les exemplaires hébreux, chaldéens et syriaques, en mit deux différents; de là vient que le Psaume xi* des Hébreux n'est que le Xe des Grecs. La même version réunit les Psaumes xciv* et cxv'; d'où il résulte que le exiv* des Grecs est le cxyi" des Hébreux. Nais comme les cxv» et cxvi« n'en forment qu'un dans le texte hébraïque, le cxvu» des Hébreux se trouve le cxvi» des Grecs. Ensuite les Psaumes grecs diffèrent d'une unité jusqu'au cxLvi*,qui, en hébreu, se trouve joint au cxlvii*. Enfin les Grecs et les Hébreux sa trouvent dac* pord pour le numéro des trois derniers Psaumes cxiAiii , cxlix* et cia La Vulgate , faite sur la version grecque, donne aux Psaumes le même ordre numérique que cette version grecque. L'authenticité et la oanonicité du livre des

S'saumes ont toujours été reconnues par les uifs et par les chrétiens, quoi qu'aient pu dire certains hérétiques. lUen que te sentiment de ceux qui soutiennent que tous les Psaumes sont de David soit fondé sur les citations qui en sont laites en divers autres livres de l'Ecriture et sur une tradition assez constante, ou ne manque pas de raisons pour soutenir le contraire, surtout si on regarde les titras des Psaumes comme inspirés. Néanmoins, si nous admettons que tous les Psaumes ne sont pas de David, nous repoussons en même temps l'opinion qui a pré* valu parmi les critiques allemands , que le roiprophète n'est l'auteur que de 70 Psaumes tout au plus. Nous voudrions, pour l'honneur d'Henri Ewald,ne point dire ici qu'il ne lui attribue nue

10 Psaumes seulement: mais cette aberration d'esprit de la part d'un des orientalistes les plus distingués d'Allemagne, pourrait, si nous ne la signalions pas, tromper les esprits confiants et trop peu instruits pourdécouvrir la faible critique de ce savant sur ce point. Pour tenir un juste milieu sur la question de l'inspiration des titres,

11 faut : 1* parler de ces titres avec beaucoup de respect, puisqu'il y en a beaucoup d'authentiques; 2° reconnaître que ceux qui sont des premiers auteurs ou d'Esdras sont inspirés et canoniques ; 3° que ceux qui ont été ajoutés par des auteurs non inspirés, ou qui sont contraires à l'histoire ou à l'esprit du Psaume, ne méritent aucune considération particulière; 4« enfin, que le respect des Pères pour ces titras ne tombe que sur ceux qui étaient dans le texte original et écrits de la main d'Esdras ou des anciens Dronbètes.

Comme non-seulement les incrédules de profession, mais encore beaucoup de chrétiens d'une foi faïkle et peu éclairée trouvent un su-

PSAU

jet de scandale dam les malédictions et les imprécations que le Psalmiste lance souvent contre ses ennemis, nous avons pensé que les considérations suivantes étaient propres à .)«•truire ce faux préjuge. Ainsi, quand David lance des malédictions et des imprécations contre ses ennemis, quand il demande à Dieu de les punir et de les taire périr avec toute leur postérité, il n'est nullement animé de l'esprit de vengeance; car : 1° S'il eût été, comme on le suppose, un homme haineux, emporté et vindicatif, aurait- il épargné Saûl, qui machinait sa perte? aurait-il vengé et pleuré amèrement sa mort? aurait-il vengé aussi celle d'Isboseth, et recherché dans tout Israël quelqu'un de la famille de ce prince, sou ennemi déclaré, pour le combler de bienfaits? Aurait -il pardonné si généreusement à Séméi , qui l'avait outragé de i la manière la plus atroce? Ainsi on a louta raison de penser que ces imprécations ne procédaient pas d'un sentiment de vengeance, mais d'un grand zèle pour la gloire de Dieu que ces ennemis outrageaient. Fallût -il une nouvelle preuve de notre assertion , nous la trouverions dans ces deux passages des Psaumes mêmes : « Est-ce que je ne haïssais pas, Seigneur, ceux qui vous haïssent, et, à la vue de vos ennemis, ne séchais-je point de douleur? Je les haïssais d une haine entière (Ps. cxxxvin, 21 , 22)... Si j'ai rendu le mal à ceux qui m'en avaient fait, que je tombe sans défense devant mes ennemis, je l'ai mérité. Que l'ennemi poursuive mon âme, qu'il l'atteigne, qu'il me foule vivant contre terre et qu'a ensevelisse ma gloire dans la poussière (Ps. vu, 5, 6). » 2« Saint Chrvsostome et saint Augustin, suivis de plusieurs interprètes, pensent que ces imprécations ne sont pas réelles, mais qu'elles n'expriment que de simples prophéties énoncées dans la forme imprécatoire. Il est certain que quelques-unes an moins peuvent très -bien s'expliquer de cette manière. Un cœur si bon, une ame aussi généreuse, ne peut avoir formé ces désirs de vengeance; c'est une prédiction que lui suggère l'Esprit-Saint, dont il est animé; le même Dieu qui l'associera un jour à sou jugement veut bien avancer à son égard l'exercice de ce pouvoir, en le chargeant d'annoncer de sa port les arrêts de sa justice contre les méchants. 3° Plusieurs de ces imprécations ne sont que conditionnelles, et ne renferment le souhait d'un mal qu'autant que le coupable ne se corrigera pas, mais qu'il persévérera dans son iniquité. 4° Les maux que parait souhaiter Le Psalmiste n'ont pas précisément pour objet la ruine personnelle du pécheur, mais se rapportent quelquefois à sa propre correction : « Remplissez leurs faces d'ignominie, et ils chercheront votre nom, Seigneur (Ps. lxxxii, 17). » D'autres fois ils se rapportent au bien général de la religion et de la société. Le prophète, brûlant de zèle pour la

[rioire de Dieu, craignait que si la prospérité et es* persécutions des méchants persévéraient , les justes ne fussent découragés, l'honneur de Dieu ne fût compromis et la religion ne souffrit un notable dommage ; ce qui paraîtra évident à quiconque jettera un simple coup d'oeil sur les prophéties de Malachie. Le Psalmiste demande donc a Dieu que par sa puissance il veuille bien réprimer les efforts des méchants. Or c'est ce que demande l'Eglise chrétienne elle-même, quand elle prie contre ses persécuteurs, et quand elle ordonne des prières contre les ennemis de l'Etat. 11 faut encore bien remarquer que les ennemis de David ne s'attaquaient pas à lui personne Uemen t , mais à Dieu,

PSAU

PSÉP

2 ut l'avait établi danu sa théocratie , et dont il tait le vice-gérant, et à tout le peuple hébreu dont il était le chef. Ainsi, sans faire attention à ses injures particulières, qu'il était disposé à pardonner, il considérait dans ses persécutions l'honneur de Dieu, dont il tenait (a place, et le bien de l'État, dont il était le roi. Ainsi, ce n'était pas par le sentiment d'une vengeance particulière, mais par le zèle de la gloire de Dieu , qu i 1 désirait l'humiliation et 1 extermination de ses ennemis. 5* Le prophète ne parle pas en son propre nom, mais au nom de Dieu, qui l'inspire et dont il est l'organe. Or répugnet-il aux attributs de Dieu qu'il souhaite de tirer vengeance de tout homme qui refuse opiniâtrement de se soumettre à sa volonté? Ce désir u'esl-il pas lié avec l'amour de l'ordre et de la justice dont il ne saurait se départir? Mais si ces sentiments peuvent se supposer en Dieu . pourquoi paraitraient-ils choquants dans celui uuin est que son interprète ? qui ne fait que déclarer au dehors ce qu'il lui révèle lui-même au dedans? N'oublions pas que les saint.- prophètes entrent dans les sentiments de Dieu même. Plus ils sont remplis de son amour, plus ils haïssent et détestent les crimes qui attaquent sa sainteté inflnie; et Dieu leur découvrant par sa lumière divine l'endurcissement et l'impunitence des méchants, et la résolution infiniment juste où il est de les punir, ils entrent dans les sentiments de sa justice ven.^Liesse, ils les approuvent et désirent la punition des coupables; mais ils la désirent comme Dieu lui -même, c'est-à-dire sans passion, sans mouvement de haine , sans emportement de colère, par le seul amour de l'ordre et de la justice éternelle. 6" Enfin il faut se rappeler que ces imprécations sent exprimées dans un style poétique, style beaucoup plus véhément et plus hyperbolique chez les Orientaux qu'il ne l'est parmi nous, dont l'imagination infiniment plus froide et plus calma ne se permet pas toutes ces exa-

Eérations. Voy. D. Calmet, Diction, de la bible. ergier, Diction, de thénl. J.-B. Glaire, Inttod., etc., tom. IV, p. 144 et suiv.

II. PSAUMES GRADUELS, nom donné À quinze Psaumes, qui sont le cxix* et les suivants, jusqu'au cxxxiv inclusivement. Les interprètes sont très « partages d'opinion sur le vrai sens de cette expression. D. Calmet a pensé qu'elle devait s'entendre du retour de la captivité. Nous traduisons l'hébreu, dit-il, par Cantique de Ut montée, ou du retour de la captivité de Babyione. L'Écriture emploie ordinairement le verbe monter lorsqu'elle parle de ce retour. Dans le Psaume cxxi , qui est un des graduels, il est dit que les tribus sont montées u Jérusalem. Enfin Jérémie, prédisant le retour de la captivité, dit : c Alors je les ferai monter et revenir dans leur pava. Èséchiel s'exprime de même. Ainsi il est fort naturel de nommer Cantiques des montées les Psaumes composai» à l'occasion de la délivrance de la captivité de liabylone; et c'est ce qu'on remarque dans les Psaumes graduels. D'autres, cités par Rosenraùller. croient, et peut-être avec plus de probabilité, que ces Psaumes avaient été, les uns composés, les autres recueillis pour être chantés dans l'intervalle qui s'est écoulé entre le premier retour de la captivité de Babyione et le rétablissement de la religion et de la république des Juifs. Voy. D. Calmet. Dictton. de la Bible. Le Diction, de la théol. cathol., art. Graduels, tom. IX.

III. PSAUMES MACHABAlQUES.On a donné ce nom à certains Psaumes que le critique alle-

mand Bertholdt présento dans son Introduction comme ne remontant quo jusqu'au temps des Machabées. Cette opinion, aussi étrange que fausse , se trouve contredite par des écrivains dont la hardiesse en matière de critique est as-.cz connue. En effet, Jahn , Eichhorn et De Wette lui - môme assurent que le canon des Ecritures était déjà clos à cette époque. Mais non-seulement les preuves extrinsèques s'opposent formellement à cette opinion, tous les caractères extrinsèques de ces Psaumes montrent de plus, jusquà l'évidence, aux yeux des critiques sans prévention, qu'ils appartiennent à une époque bien antérieure. Au reste, comme nous l'avons remarqué ailleurs, cette opinion a singulièrement perdu de son crédit depuis que Gescnius et surtout Hassler l'ont combattue. On peut même dire qu'elle est aujourd'hui tout à fait abandonnée. Voy. J.-B. Glaire ,/n» trotl. histnr. et o it., etc., tom. IV, p. 152-153.

IV. PSAUMES MESSIANIQUES. On a donné le nom de messianiques à certains Psaumes applicables à Jésus-Christ, le Messie, dans le sens littéral. Il y a incontestablement plusieurs Psaumes prophétiques qui regardent le Messie, et tous les efforts de l'incrédulité et du rationalisme pour prouver le contraire sont entièremenl impuissants. Jésus-Christ lui-même s'en est fait l'application. Il y a renvoyé plus d'une fois les Juifs incrédules; ses apôtres leur ont opposé la même preuve. Plusieurs, en effet, ne peuvent convenir qu'au divin Sauveur, et il faut faire violence aux termes pour les adapter à un autre personnage. Les Juifs eux-mêmes ont toujours cru y voir le Messie futur; nous avons encore les explications de h'urs anciens docteurs. Enfin c'est le sentiment des Pères de l'Église qui ont succédé immédiatement, aussi bien que de ceux qui sont venus à la suite; de sorte que c'est une tradition de laquelle il n'est pas permis de s'écarter. David annonce la génération éternelle et la naissance temporelle du Fils de Dieu, ses miracles, ses humiliations, ses souffrances, sa mort, sa résurrection , sa gloire, son sacerdoce éternel, l'établissement de son règne, malgré les efforts de toutes les puissances de la terre, la réprobation des Juifs, la vocation des gentils. Vuy. Bergier, Diction, de théol.

PSAUTIER, nom qui signifie le livre des Psaumes, et qui est donné, tant dans l'Eglise grecque que dans l'Église latine, à ces mêmes Psaumes divisés en plusieurs parties, que l'on chante dans l'office divin. Compar. Psaumes, n»I,

PSEAUME (Psu/meus). Voy. Psaume, n° H.

PSELLUS (Michel), célèbre écrivain grec, né à Constantiuople en 1020, mort vers l'an 1110, fut précepteur de l'empereur Michel Ducas ou Parapinace: et, après la déposition de cet em-

I pe ! P£

•ereur, en 1078, il se retira dans un monastère, armi ses ouvrages nous citerons : 1* Paru

/ifinne en vers sur te Cantique des cantiques t donnée par Meursius ; en grec , Leyde, 1617 ; en latin, Venise, 1573; — 2» Commentaire sur le même livre, inséré parmi les Œuvres de Théodoret; — 3» Questions sur la Trinité et T Incarnation; Augsbourg, 1608; — 4e Dialogue sur Vopération des démons; Bâle. 1615; Pans, 1625, in-ao; Kiell, 1688, in-lS. Voy. Cédrène et Zonare, in Annal. Léo Allatius, Dissert, de Psellis. Possevin, In Appar. sacr. Le Journal det Savants, 1670, p. 198, i" édit., et p. 113, 2» édit.

PSEPHINA. L'historien Joseph parle d'une tour de Jérusalem et d'une porte de la même ville qui s'appelaient Pséphina ou Pséphinos. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.

PTOL

PTOL

PSEUDO - APOSTOLI , PSEUDO - CHRISTI , PSEODO - PROPHETE , faux apôtres, faux christs, faux prophètes. Le terme pseudo. dérivé du grec, signifie mensonge. Voy. II Cor., XI, 13. Malt h., xxiv, 24. Marc, xm, 22. Zach., xiii, 2.

PSEUDONYMES (LIVRES), nom donné aux ouvrages des faussaires qui se déguisent de différentes manières : les uns en prenant des noms illustres, pour donner du crédit à leurs ouvrages , les autres en se faisant honneur des ouvrages d'autrui. Daniel-Georges Morhof traite fort au long des livres pseudonymes dans son Polyhistor, sive de notitia auctorum et rerum commentarii.....;in-A'. Voy. le Journ. des Savants, 1691, p. 453,1" édit., et p. 343, 2« édit.

PSKOW. Voy. Pleskou.

PSYCHIQUE ou ANIMAL, nom odieux que Tertullien donna aux catholiques après qu'il les eût abandonnés.

PSYGHOMANCE ou PSYCHOM ANTIE, sorte de divination et de magie par laquelle on prétendait évoquer les âmes des morts.

PSYNCHUS, ville épisc. de la deuxième Thébaïde; sous le patriarche d'Alexandrie. On en connaît deux évéques, dont le premier, Théon, fut un des évéques d'Êsypte qui se trouvèrent au premier concile d'Éphèse , et le second, Jean, assista au concile de Chalcédoine avec Dioscore d'Alexandrie, à la condamnation duquel il ne voulut pas souscrire. Voy. Lequien, Onens Christ., tom. II, p. 616.

I. PTOLÉMAlDE ou AGCA, ACGO, ACRE, SAINT- JEAN -D'ACRE (Acon, Acra. Colonia Claudia, Ptolemais), ville épisc. de Phénicie, dans la Syrie, située entre Tyr, au nord, et Césarée de Palestine, au midi. L'Écriture en fait mention sous le nom 1 Accho, dans la tribu d'Aser (Judith, i, 31), et sous celui de Ptolémaïde; il est dit dans les Actes des Apôtres que saint Paul vint de Tyr à Ptolémaide, et qu'il y demeura un jour avec ses frères (Actes, xxi, 7). Après la prise de Jérusalem par les Turcs, en 1187, la ville d'Acre servit de retraite aux rois et aux patriarches latins de Jérusalem jusqu'en 1291, époque à laquelle elle retomba au pouvoir des infidèles. Ptolémaide n'était d'abord qu'un simple évèché sulfragant de Tyr, au diocèse d'Antioche; mais plus tard elle fut élevée à la dignité de métropole et attribuée au diocèse de Jérusalem. Ptoléttutide est aujourd'hui un simple évèché in partibus sous l'archevêché de Tyr. Son premier évéque, Clair, siégeait à la fin du n« siècle, et son premier évéque latin, Jean, siégeait au xu* siècle, sous Innocent II. Vnv. Lequien, Onens Christ., t. Il, p. 814, et t. III , p. 1330, au mot Acon. De Commanville, /n Table alphabét., p. 194. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXXVI , p. 274-276. Compar. notre art. Accho.

IL PTOLÉMAlDE, ville épisc. de la deuxième Thébaïde, sous le patriarcat d'Alexandrie , suffragante de la métropole de Cyrène. D'après Ptolémée, elle s'appelait Thinis ou This,du nome de ce nom , dont elle était la capitale. C'est à cette église qu'il faut attribuer les évéques de Thinéos, qu'on trouve dans les Actes des conciles. On en connaît trois évéques, dont le premier, Héraclide, assista et souscrivit au premier concile d'Ephèse. Ptolémaide est aujourd'hui un | simple évèché in partibus de l'archevêché de Cyrène, siège également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 606. De Commanville./" Table alphabét., p. 194-195. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 276-277.

III. PTOLEMAlDE (Ptolemais Hermii), ville épisc. de la Libye Pentapole , sous le patriarcat d Alexandrie. Strabon et Pline loi donnent aussi le nom de Borce, mais Ptolémée la distingue de cette dernière ville. On en connait neuf évéques, dont le premier fut Basilide ; c'est à lui que Denis d'Alexandrie écrivit qu'il avait fait un Commentaire sur tEcclésiaste. Ptolémaide est maintenant un archevêché m partibus, qui a pour suffragants les évêchés de Tényra et de Térénuth, également in partibus. Voy. Euseb., Hist., I. VII, c. xxvi. Synesius, Epist. LVIL LV1II. Lequien, Oriens Christ., tom. U, p. 618. De Commanville, /'• Table alphabét., p. 195. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 273-274. Compar. notre art. BarcÉ.

I. PTOLÉMAIS ou ROZETTE, ville d'Egypte, à soixante milles à l'orient d'Alexandrie. Les Juifs d'Egypte, délivrés de la persécution de Philopator, s'y assemblèrent, et y bâtirent une proseuque. Voy. III Machab., vii. D. Calract, Diction, de la Bible.

H. PTOLÉMAIS, ville épisc. Voy. Ptolémaide, n° III.

PTOLEMAlTES, sortes de gnostiques, ainsi nommés de Ptolémée, leur chef, philosophe égyptien qui parut vers l'an 147, et qui ne lit que donner un nouveau tour à la fable de la pluralité des dieux , que Valentin avait inventée. Son erreur particulière consistait â croire qu'une partie de I Acien Testament était impie, parce qu'elle avait été composée par les Juifs. Voy. Epiphan., Hœres., XXXIII.

' PTOLÉMÉE. Ce nom étant commun à des personnages divers, nous avons placé d'abord ceux qui sont mentionnés soit dans la Bible, soit dans l'historien Joseph, puis les saints, et ensuite les autres homonymes, en suivant non l'ordre chronologique , mais l'ordre alphabétique.

I. PTOLÉMÉE, fils d'Abubi ou d'Abobi, gendre de Simon Machabée, gouverneur du château de Dog ou Doch , et de la plaine de Jéricho . voulant s'emparer seul du gouvernement de la Judée, conçut le dessein de se défaire de son beau-père. Simon, qui était alors occupé â visiter les places fortes de son État , se rendit à Jérusalem l'an 135 avant Jésus-Christ, avec sa femme et ses fils , Mathatias et Judas , et alla loger chez son gendre. Ptolémée leur fit un grand festin; mais, au milieu du repas, des gens qu'il avait apostés entrèrent dans la salle, tuèrent Simon et quelques-uns des siens, et retinrent sa belle-mère et ses deux fils. Aussi il manda â Antiochus Sidètes ce qu'il avait fait, et le pria de lui envoyer du secours pour délivrer le pays du joug des Machabées. Il envoya en même temps des gens â Gaiara pour tuer Jean Hircan , dernier lits de Simon , et d'autres

Jour s'emparer du temple et de la montagne de érusalem. Mais Hircan, averti à temps , se sauva à Jérusalem , fit fermer les portes du temple, et vint assiéger Ptolémée dans son château. Le barbare le força à lever le siège en faisant déchirer â coups de fouet sa mère et ses frères , et s'enfuit près de Zénon , tyran de Philadelphie. Voilà ce que racontent le IV' livre des Machabées et Joseph l'historien ( Antiq., 1. XIII, c. xiv et xv. De Bello Jud., 1. I, c. il), que le I,r livre des Machabées, livre cano sans parler de la mère d'Hircan , dit exi ment (xvi) que Ptolémée fit tuer au milieu du repas non-seulement Simon, mais encore ses deux fils. Voy.. pour ce Ptolémée et les suivants, D. Calmet, i Diction, de la Bible.

Page 1