‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 694 sur 1294 · II. PTOLÉMÉE ÉPIPHANE, c'est-à-dire U · texte numérisé non relu

II. PTOLÉMÉE ÉPIPHANE, c'est-à-dire U

PTOL

lustre , roi d'Egypte, fils de Philopator, succéda à son père à l'âge de quatre ans, selon saint Jérôme, ou de cinq suivant Justin. Antiochus le Grand, roi de Syrie, voulant profiter de la faiblesse de l'âge de ce prince pour s'emparer de ses États, envahit la Syrie et la Palestine, que les généraux de Ptolémée reprirent quelque temps après. Mais l'année suivante, le roi de Syrie ayant battu l'armée des Égyptiens, conquit de nouveau la Célésyrie et la Palestine, et les Juifs, s'empressant de' lui porter les clefs de toutes leurs villes, l'aidèrent encore à chasser les garnisons des Égyptiens, et lui demeurèrent attachés jusqu'à ce qu'ils retournèrent sous l'obéissance du roi d'Égvpte , par le mariage de ce prince avec Cléopàtre, fille d' Antiochus , qui céda les deux provinces contestées pour la dot de la princesse. Ptolémée mourut empoisonné par les officiers , l'an 180 avant Jésus-Christ, après avoir régné vingt-quatre ans, selon Eusèbe, Clément d'Alexandrie, Porphyre et saint Jérôme , et laissant deux fils , Ptolémée Philométor, qui lui succéda, et Ptolémée Physcon, son cadet. Voy. Joseph, Antiq., 1. XII, c. m. Hieron., in Dan., XL Justin., 1. XXX. c. i. Diodor. Sicul., I. XV. Tit. Liv., 1. LXXXI. Polyb., 1. III , xvi. ^

III. PTOLÉMÉE ÊVERGÈTE, c'est-à-dire bienfaisant , roi d'Egypte, fils de Ptolémée Philadelphe , monta sur le trône l'an 246, et mourut 1 an 222, de maladie selon Polybe , mais assassiné , suivant Justin , par ordre de Ptolémée , son fils et son successeur. Joseph dit que ce prince étant venu à Jérusalem , y offrit des sacrifices au Seigneur en action de grâces de toutes les faveurs qu'il lui avait faites. Êvergète se distingua par son amour pour les livres et pour les savants. C'est à lui que le grand prêtre Onias II, homme avare et de peu d'esprit, refusa de payer le tribut de 20 talents «l'argent, que ses prédécesseurs avaient toujours payés au roi d'Égypte. Les Juifs, par suite de ce refus f auraient éprouvé les derniers malheurs , si Joseph , neveu du grand prêtre, n'eût détourné l'orage par sa prudence. Il se fit députer en Egypte , et se rendit si agréable au roi et à la reine, qu'il fut nommé receveur général des deniers du roi dans la Célésyrie et la Palestine. Il s'enrichit pendant vingt- deux ans qu'il occupa cet emploi , et rendit au roi 16,000 talents au lieu de 8,000, que ce prince levait ordinairement. Voy. Daniel, xi, 5, A, et le Comment, de saint Jérôme sur ce passage. Joseph, Antiq., 1. XII, c. ui, iv, et Contr, Appion { 1. II. Polyb., 1. II. Justin, 1. XXIX, c. i. Appien, Syriaca, c lxv.

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