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de cet ouvrage de nombreuses réimpressions; mais la plus curieuse est celle qui a pour titre : Breviarium Cotbertinum ; Paris , 1679, in-8°. Le Bréviaire de Quignonès, composé par ordre de Clément VII , obtint successivement l'approbation des papes Paul III, Jules III et Paul IV; mais il ne put obtenir celle de la Sorbonne , à laquelle l'auteur l'avait soumis. Les docteurs chargés de l'examiner signalent, entre autres défauts, dans leur rapport , la différence de ce nouveau Bréviaire d'avec ceux qui sont en usage dans toutes les autres Églises, et notamment dans celle de Rome. On n'y voit point, disentils, le petit Office de la Vierge, les antiennes, les répons, les capitules, les homélies, l'ordre et le nombre des psaumes, tels qu'on les lit dans l'Église, ni même Tordre à suivre pour lire l'Écriture sainte aux matines. Tous ces changements, ajoutent-ils, sont contraires aux anciennes pratiques; en sorte que c'est une grande témérité à l'auteur d'avoir ôté tout cela. Ce qui excita surtout les plaintes de ces docteurs, c'est que la vie des saints dont on fait l'office est si abrégée, qu'on ne pourrait être instruit ni de leurs vertus ni des miracles que Dieu a faits parleur ministère pour l'édification de l'Église. Cette censure de la Sorbonne se trouve dans la Collection de* jugements, etc., par d'Argentré, tom. II, p. 121 et suiv. En 1508, Pie V s'étaiit aperçu que plusieurs ecclésiastiques avaient abandonné le Bréviaire romain, défendit la récitation de celui-ci par une bulle. Voy. Wading, A nnal. Minor. Ughelli, Ital. Sticr. Zaccaria, Btblioth. Hitual., tom. I. Claude Joly, De Heformandis Horis canonicis, 2* édition. Auberv. Hist. des Cardinaux. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Gaet. Moroni, vol. LVI, p.137-
QUIMPER ou KEMPER- CORENTIN, ville épisc. de France en basse Bretagne, sous la métropole de Tours. C'est le Corisopitum Curioiolitarum de César et de Pline. On la nomme aujourd'hui pour l'ordinaire Quimper-Corentin ou Kemper-Corentin; Kemper ou Quimper est le nom de la ville, et Corentin celui de son premier évènue. Eniin elle s'est aussi appelée Cornouail/e. Voy. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 83 et suiv. Gaet. Moroni, au mot Cohnouaille. Compnr. CORBNTIN.
QUIMPERLÉ (Quimperleum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située au diocèse de Quim-
rer-Corentm , en Bretagne. Elle fut fondée vers an 1031, en l'honneur de la sainte Croix, par Alain Cagnard, comte de Cornouaille. Quelques auteurs mettent la fondation de cette abbaye à l'an 102 •, et son union à la congrégation de Saint-Maur au temps du cardinal de Rett , qui
Ssséda cette abbaye depuis l'an 1624 jusqu'en B8. Voy. Moréri . édit. de 1759. Hist. de Bretagne, tom. 11. Richard et Giraud.
I. QUINCY {Quinciacum), abbaye de l'Ordre deCiteaux, de la filiation de Pontigny, située au diocèse de Langres, près de Tonnerre; sa fondation n'est pas antérieure au xit' siècle. Voy. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.
fi. QUINCY. abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située à une lieue et demie de Poitiers, sur la petite rivière de Mioson. Elle fut fondée au vil* siècle par les parents de saint Aicarde, vulgairement Achard, et pour ce saint même. Saint Philibert en prit la direction, selon l'intention des fondateurs, fit venir des religieux de l'abbage de Jumiéges pour habiter ce nouveau monastère , et y établit Achard pour premier abbé. Peu de temps après il envoya Achard pour gouverner Jumiéges à sa place, et l'on mit
à Quincy un religieux de grande vertu nommé Probe. Voy. Moréri, Diction, histor. Richard et
QDINET (Louis), religieux de l'Ordre de Citeaux, né a la Houblonniére, dans le diocèse de Lisieux , vers l'an 1595 , mort à Barbery en 1(565, se fit recevoir à Paris docteur en théologie, fut mis à la tête de l'abbaye de Royaumont, et devint en 1638 abbé de Barbery. Il introduisit dans ces deux maisons une discipline plus régulière. On a de lui : 1° Eclaircissements sur la Règle de Saint -Benoit; Caen, 1651, in -8°; — 2° Trésor de piété contenant divers sujets pour s'entretenir avec Dieu dans t oraison sur les devoirs de la vie chrétienne et sur les principaux mystères de notre religion ; Paris ; — 3" Les ttats pénibles et humiliants de Jésus-Christ sur la terre; Caen, 1651, in-12; — 4° Le Noviciat des Bénédictins expliqué par diverses conférences entre te père et l'enfant; Paris, 1653, in-12; — 5» La Direction et conduite des supérieurs ; — 6« Les Vérités de la foi; — 7° des Méditations, et d'autres traités ascétiques. Richard et Giraud.
QUIN IDE ou QUINIZ. eu latin Qui nid, us , (Saint), évèque de Vaison,né dans cette ville, mort le 15 février, vers l'an 578 on 579, fut mis par sa mère, qui l'avait offert à Dieu avant sa naissance, entre les mains de pieux ecclésiastiques, sous la conduite desquels il lit de rapides progrès dans toutes les vertus chré-
le choisit pour son coadjuteur. Après la mort de saint Théodose, il gouverna son église avec la plus grande sagesse, supporta avec courage
toutes les épreuves que Dieu lui envoya, et assista au concile de Paris de l'an 572. L'Église honore sa mémoire le 15 février. Voy. Boilandus, au 15 février. Richard et Giraud.
QUINISEXTE (CONCILE). On a ainsi appelé le concile tenu à Conslantiuople l'an 692, douze ans après le vi« concile général. 11 est aussi nommé souvent le concile in Trulto, parce qu'il fut tenu dans une salle du palais des empereurs nommée Trullum ou le Dôme. Ce concile est regardé comme le supplément des deux précédents. Comme on n'y avait point fait de canons touchant les mœurs ni la discipline, les Orientaux y suppléèrent dans celui-ci. Ainsi les 102 canons attribués au v* et au vi* concile général sont l'ouvrage du concile quinisexte. Voy. Bergicr, qui, dans son Diction, de thénl., réfute les déclamations injustes que le célèbre protestant Mosheim a faites contre les papes à l'occasion de ce concile.
QUINQUAGÉSIME, mot latin qui signifie cinquantième; c'est, en effet, le cinquantième jour avant Pâques ou le dimanche avant le mercredi des Cendres et avant le Carême; le jour que le peuple appelle le dimanche gras, parce que cest le dernier dimanche jusqu'à Pâques où il soit permis d'user d'aliments gras. On appelait aussi autrefois Quinquagésime le dimanche de la Pentecôte et les cinquante jours qui sont entre Pàque et la Pentecôte ; mais pour distinguer celte Quinquagésime de celle qui est avant Pâques, on l'appelait Quinqutigésime pascale. Voy. Raban, De fnstit. cleric, 1. 11, c. xxxiv et su.
QUINQUARBRES(0ttm0i<ar6ora»). Voy. Cinq-