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et, pour mieux se mettre i l'abri de tous les appâts des grandeurs, elle se retira dans un couvent de bénédictins, dans le monastère de Saint-André. Elle y fit sa profession, et y mena une vie exemplaire le reste de ses jours. Elle a laissé en italien , outre quelques pièces de | vers : 1» De la Connaissance de iheu, discours; Bologne, 1670: — 2* Diuhgue sur l'excellence de l'état monacal et de plusieurs de ses exercices; ibid., 1672, in-4». Voy. Feller, Biogr. univers. Michaud. au Svpplém.
RASS1C0D ( Etienne ),jurisc., né à La Fertésous-Jouarre en 1615, mort l'an 1718, fut reçu avocat au parlement en 1674. Choisi l'an lt>02
Sar la faculté de droit pour être docteur agrégé honneur, il fut nommé censeur pour les livres de droit, et chargé, de 1702 à 1708, de la rédaction des articles de jurisprudence au Journal des Savants. Il a laissé, outre un ouvrage de droit civil : Notes sur le concile de Trente loue fiant les points les plus importants de la discipline rrrlénastique et le pouvoir des évéques ; Cologne, 1706, in-8*; plusieurs éditions. Voy. le Joum. des Savants, 1718 et 1730. Moréri, édit. de 1759. L'abbé Ladvocat , Diction, htstor. Michaud, au Siifipiém.
RASTALL (John), imprimeur anglais, né 4 Londres, où il est mort en 1536. Après avoir terminé ses études à Oxford, il retourna dans sa ville natale et y établit une imprimerie. I) épousa la sœur de Thomas Morus, qui. selon Wood.tira de lui beaucoup de secours dans la composition de ses ouvrages. A la suite d'une controverse avec le sectaire John Frith . il embrassa la religion réformée. On lui attribue généralement : 1° Dialogues sur le purgatoire, suivis d'une défense de ces dialogues contre John Frith; — 2° Des Indulgences; — 3» les lié y les d'une bonne conduite; — 4" le Rosaire des bonnes avares. Voy. VVood , Athenot Oxonienses. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. générale.
I. RASTIGNAC ( Aimand-Anue-Auguste-Antonin SICAIRE DE CHAPT DE), prêtre, né au château de Laxion, près de Sarlat, dans le Périgord, en 1726, massacré à Paris le 3 septembre 1792, se fit recevoir docteur, et fut immédiatement choisi pour vicaire général par l'archevêque d'Arles. Sa modestie lui lit refuser plusieurs fois l'épiscopat, et, aux états généraux de 1789, où il représentait le clergé d'Orléans, il signa les déclarations et les protestations contre les actes de l'Assemblée constituante eu matière ecclésiastique. Parmi ses ouvrages, qui tous témoignent d'une solidité, d'une érudition et d'une sagesse remarquables, nous citerons : 1* Questions sur la propriété des hicns~ fonds ecclésiastiques en France; Paris, 17b9, in-8»; — 2° une traduction du grec en français de la Lettre synodale de Nicolas, patriarche de Constautinop/e , à l'empereur Alexis Çotiuiène; ibid., 1790, in-8"; — a* Accord de la révélation et de la raison contre le divorce; ibid., 1701, in-8». Voy. Picot, Mémoires pour servir à l'Hist. ecc/és.. tom. IV. La Nouv. Biogr. génér.
II. RASTIGNAC (Louis-Jacques DE CHAPT DE), prélat, né à Rastignac, dans le Périgord, en 1681 , mort au château de Véret , près» de TourSj l'an 1750, se lit recevoir docteur en 1714, fut prieur de Sarbonne, et aussitôt après il alla à Lucon en qualité de grand vicaire. Nommé à l évéclié de Tulle en 1721, il fut transféré a l'archevêché de Tours l'an 1723, et député en 1726 à l'assemblée du clergé, qui le chargea des principales affaires. En 1746, il fonda a Tours l'hospice de la Madeleine pour les enfants
trouvés. Doux, bienfaisant, généreux, charitable, il n'usa de son crédit et de sa fortune que pour secourir les malheureux. Outre des harangues, des lettres, des discours et des man- I déments, il a laissé des instructions pastorales, parmi lesquelles on remarque surtout celles qui traitent De la pénitence; delà Justice chrétienne par rapport aux sacrements de Pénitence et d'Eucharistie; et de la Communion; 1749, in -12 et in-4*. Elles méritent, en effet, d'être remarquées, parce que l'auteur ne se borne pas à y condamner le livre du P. Pichon, V Esprit de Jésus-Christ et de l'Église sur la communion fréquente; mais il combat les principes des jésuites en mêlant dans sa polémique des réflexions et des maximes dignes des théologiens appelants, tels que Boursier et Gourlin, auxquels d'ailleurs on attribue généralement la Justice chrétietine, etc. Voy. Moréri, édit. de 1759. L'abbé Ladvocat, Diction, histor. La Gallia Christ., tom. 11 et XIV. Richard et Giraud. Picot, Mémoires pour servir à l'Hist. ecclés., et son excellent article dans la Biogr. univers, de Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
I. RATB0D ou RADBOD (Saint), évéque d'Utrecht, mort le 29 novembre 918, comptait parmi ses aïeux maternels un autre Radbod, duc ou roi des Frisons. Choisi par les clercs d'Utrecht, en 809, pour gouverner leur église, Radbod se montra toujours plein de xèle pour le salut de ses peuples, et l'austérité de ses mœurs servit de modèle au clergé des deux ordres. Nous avons de lui : 1» un fragment d'une Chronique, insérée par Guillaume Heda dans son Historia veterum episcoporum Ultrajectina* urbis; — 2* Sermon sur saint Suritberg, publié par les continuateurs de Bollandus et par Manillon, Acta, tom. 111, p. 244; — 8* Homélie sur sainte A malberge, dans Bollandus, au 10 juillet ;
— 4° Homélie sur saint Lebutin, dans le Supplément de Surius. Voy. l'Hist. littér. de la France, tom. VI. La Nouv. Biogr. génér.
IL RATB0D II, évéque de Noyonet de Tournai, mort eu 1U08, a laissé : 1» Vie de saint Médard, un de ses prédécesseurs; les Bollandistes l'ont donnée au 8 juin ; — 2* Vie de sainte Godeberte, vierge, qui a été publiée par les mêmes auteurs au 11 avril ; — 3* des Sermons;
— 4» Office de t Annonciation de la sainte Vierge ;
— 5° une Lettre adressée à saint Lambert, évéque d'Arras. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VI il.
RATCLIFE (Nicolas), bénédictin anglais, mort en 1390, appartenait à l'abbaye de Saint- Alban, dont il fut archidiacre. 11 a laissé : !• Viaticum anima salubre; — 2» De Cultu imaginum; — 3* un Livre de diverses questions. Voy. Pitseus, De llhistr. Angl. Script or.
RATHÈRE ou RATHIER (Hatherius), évéque de Vérone, né à Liège, mort à Namur en 974, fut d'abord moine de l'abbaye de Lobes, au diocèse de Cambrai. Il était très- versé dans 1rs sciences ecclésiastiques. Il fut promu au siège épiscopal de Vérone en 931; le roi Hugues, qui ne cessa de le persécuter, l'envoya en prison a Pavie deux ans après , et le relégua à Corne. Cependant il recouvra la liberté en 039; mais Béranger II, qui s'était rendu maître de l'Italie, l'emprisonna une seconde fois. Vers l'an 042, il se retira en Provence, où il fut pourvu d'un évéché, qu'il quitta pour retourner au monastère de Lobes ; puis il se rendit à la cour d'Othon, roi d'Austrasie et d'Italie, devint évèquo de Liège en 953, et retourna successivement à Lobes, 4 Vérone, i Liège, au monastère de Saint- Arnaud, i Aine, 4 Lobes et à Namur. 11