‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 736 sur 1294 · I. RAT, métropole ecclés. Voy. Raïa, n» II · texte numérisé non relu

I. RAT, métropole ecclés. Voy. Raïa, n» II

II. RAT ou WRAY (Jean), en latin Raius, botaniste, physicien, littérateur et théologien, né à Black-Nolley, dans le comté d'Essex, en

1628, mort l'an 1704, était membre de la Société royale de Londres. Parmi ses divers ouvrages nous citerons : 1» The Wisdom of God manifested,ate.; 1691, in-8«; 1758,in-8°, 12* édit.;trad. en français; Utrecht, 1714 et 1729, in-8«; — 2° trois discours sur le Chaos, la Création du monde, le Déluge et l'embrasement futur du monde; 1692-1693, in-8»; — 3» A Persuasive to a holy life, etc.; Londres, 1700, in-8»; — 4° plusieurs Discours sur diverses matières théologiques; ibid., 1692. Voy. J.-Alb. Fabricius, Deketus argumentorum et syllabus scriptorum gui veritatem religionis chrisUanat asteruerunt. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. miver*.

RAYMOND. Voy. Raimond.

RAYN AL (Jean), avocat au parlement, né à Toulouse en 1723, mort à Argeliers, dans le département de l'Aude, l'an 1807, a publié : Histoire de ta ville de Toulouse, avec une Notice des hommes illustres, une Suite chronologique et historique des évégues et archevêques de cette ville, etc.; Toulouse, 1759, in-4».

RAYN ALDI (Oderic), prêtre de l'Oratoire de Rome, a donné : Annales ecclesiastici ab anno 1198, ubi cardinalis Baronius desinit; in -fol. Baronius n'ayant fait que l'histoire des doute premiers siècles de l'Eglise, le P. Raynaldi fut chargé de la continuer, et l'a poussée jusqu'en 1534. Il en a publié un abrégé sous ce titre : Annales erclestastici ex tomis orto ad unum pluribus auctum redacti, etc. Le P. Mansi de Luc-

3 ues a donné une nouvelle édition des Annales e Baronius et de la continuation de Raynaldi , avec des notes critiques et historiques. Voy. le Journ. des Savants, 1667, 1689, 1748, 1750. Richard et Giraud.

I. RAYNAUD (Raynaldus, Reginaldus et Rœginaldus), maître d'école, né, croit-on, enTouraine. vivait en 1074; il avait étudié sous Fulbert de Chartres, et entendait parfaitement les affaires ecclésiastiques et civiles. Il a laissé : 1° un Traité des miracles de saint Florent; — 2° les Répons de son office ; — 3° deux Hymnes à sa louange ; — 4° une Chronique qui finit à l'an 1075. Voy. D. Mabillon, Veter. Annal., tom. I, p. 421.

IL RATNAUD (Guillaume), dominicain, né à Barcelonnette , mort à Rome en 1701, était théologien et prédicateur célèbre. Il a laissé, outre un ouvrage de lexicographie : 1# Vie de la B. Marguerite de Savoie, de tOrdre de Saint- Dominique, etc.; ibid., 1674, in-12; — 2« Le Livre du Verbe mis au jour dans la naissance de Marie, Mère de Dieu, etc.; Lyon, 1668, in-8°; — 3* Instructions chrétiennes sur les caractères des saints ou Panégyriques des Saints; Paris, 3 vol. in-8»; — 4° Aaversus Pétri de Valleclausa tiàrum de Immunitate Cyriacorum , etc. ; Grenoble , 1070. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Praxlic, t. II, p. 763. Richard et Giraud.

III. RATNAUD (Théophile-Rainaod), jésuite, né â Sospello, dans le comté de Nice, en 15H3, mort à Lyon l'an 1063, professa la philosophie et la théologie à Lyon, devint, en Ki.il , confesseur du prince Maurice de Savoie, fit deux fois le voyage de Rome, et professa la théologie dans cette ville , où il assista à l'assemblée générale de son Ordre. Le P. Raynaud avait l'esprit pénétrant, une imagination vive et une mémoire prodigieuse. Il avait l'esprit fort caustique et naturellement porté à la satire; ce qui lui attira beaucoup de désagréments. Il n'y a pas eu dans tout le xvu* siècle un seul auteur qui ait traité plus de matières différentes, ni si singulière», ni si singulièrement; ainsi, par

RAZO

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exempte, il a intitulé le chapitre sur la bonté de Jésus-Christ Christus bonus, bona , bonum. Toutes ses Œuvres , recueillies et publiées à Lyon, 1665-1660, 20 vol. in-fol., n'eurent d'abord que très-peu de succès. La plupart des livres avaient déjà été publiés séparément, et quelques-uns, mis à l'Index. Voici, en effet, ce qu'on ht dans Vlndex librorum prohibitorum : « Error popularis de Communione pro mortuis. — Gustus Operis , cui titulus : Heteroclita spiritualia et canonale pietatis. — De Martyrio per pestem, ad raartvrium improprium et proprium comnarato. (Decr. 18dec. 1646.)— Raymundus(sic) Theophilus. Erotemata de bonis ac malis lions, deque justa, aut injusta eorumdem confixione. Donec corrig. (Decr. 10 junii 1659.)— Apopompaeus admodum rara continens. Tomus XX, et post humus Operum. Excipiuntur tamen Tractatus in eodein tomo comprehensi , quibus titulus : Hipparchus , de religioso negociatore Disceptatio ; et ATTOÏ M»A, Os Domihi locutum est ; qui separati permitluntur. (Decr. 23 martii 1672.) Voy. le Journal ries Savants, mars 1667. Sotwel, Biblioth.Scriptor. Societ. Jesu. Moréri, Diction, histor. Tiraboschi, Storia délia letteratura italiana, tom. VIII, p. 132. Nicéron, Mémoires, tom. XXVI', où on trouve la liste complète des écrits de Haynaud. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér., qui indique un certain nombre d'écrits de ce père.

I V. RAYNAUD DE SEMUR, moine de Cluny. qui vivait au xu* siècle , devint archevêque do Lyon et légat apostolique. On a de lui : 1° Vie de saint Hugues, son oncle; — 2° Synopsis vifee metrica-. Voy. le P. le Long, Biblioth. histor. de la France. Le P. Colonia, Hist. littér. de Lyon, tom. IL

RAZEEURGUM. Voy. Ratzjebouro.

RAZIAS , un des plus considérables docteurs qui fussent à Jérusalem du temps de la persécution d'Antiochus. Razias ayant été accusé auprès de Nicanor d'être fort attaché a Judas Machabée, et contraire à Alcime, qui avait usurpé la grande sacrifleature, fut poursuivi de telle sorte, que, se voyant sur le point d'être

S ris par les soldats de Nicanor, il se tua. uoique les Juifs et les nouveaux théologiens louent Razias de cette action, saint Augustin et saint Thomas ont soutenu que sou exemple n'étant point approuvé , mais seulement rapporté dans l'Écriture , on n'en peut rien conclure pour le justifier au point de vue de la morale. Ce qu'il y a de certain , c'est que , sans approuver positivement l'action en elle-même, on peut louer l'intention du courageux Israélite, |

3ui crut voir dans sa mort volontaire un moyen affermir la foi et la constance de ses compatriotes. En effet, envisagée sous un certain rapport, la résolution du vieillard a quelque chose de grand et de noble , puisqu'il préfère la mort à la lâcheté d'abandonner sa religion. Enfin, dans les circonstances où il se trouvait, Razias ne pouvait - il pas croire que le suicide lui était permis? Ne pouvait-il pas être dans la bonne foi sur ce point? Voy. II Machab., xiv, 37, 38. August., Epist. LXl, alias CCIV, et Contra Gaudent., 1. 1 , c. xxxi. Thom. 2. 2.,qu. 61, art. 5, ad 5. D. Calmet, Diction, de la Bible.

RAZON , fils d'Éliada , qui , s'étant enfui d'auprès d' Adrézer , roi de Sol», son maître , pendant que David lui faisait la guerre , commença avec une troupe de voleurs a faire des courses dans le pays de Damas. Il se rendit enfin maitre de cette ville, et y fut reconnu roi. Cependant il y a apparence qu'il demeura tributaire de David et de Salomon jusque vers la fin du règne

de ce dernier. Voy. III Rois, xi, 23. D. Calme t.

Diction, de la Bible.

I. RAZZI (Girolamo, en religion Silvano), dominicain , né a Florence , mort en 1611 , s'était distingué dans le monde par quelques ouvrages dramatiques. 11 a laissé en outre plusieurs écrits, parmi lesquels nous citerons : 1° Trattato dell opère di misericordia corporali e spirituali; Florence, 1576, in -8°; — 2° Vita délia Vergine Maria ; ibid., 1591, et Rome , 1609, in -8°; — 3» Vite de' Santi e beatidelf Ordine de' Camaldoli ; ibid., 1600, in-4» ; — 4» une version italienne de la Summa sacramentorum du P. François de Victoria ; Florence , 1575, in-12. Voy. Feller. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. RAZZI (Serafino), en latin Raetius ou Radius, dominicain , né à Florence en 1531 , était frère du précédent. Il professa la théologie , et se distingua comme orateur, poète, historien, mathématicien et théologien. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° Sermoni ; Florence, 1575-1590 , 3 vol. in-4»; — 2» Vite de' Santi e beati deir Ordine de' Predicatori ; ibid., 1577, 1588, in-4°; trad. en français ; Paris, 1516, in-4°; — 3° Cento casi di coscienza ; ibid., 1578 , in -4°; plusieurs éditions; — 48 htoria degli uomini lUustri , cosi nelle prelatwe ennie nelle dotirinedell' Ordine de' Predicatori; ibid., 1596, in-8» ; — 5° De Locis theoiogicis pradecttones ; Pérouse, 1603, in-4». Ko», le P. Echard.Sertptor. Ont. Prcedic, tom. il , p. 386. Richard et Giraud. Feller , Biogr. univers. Michaud , au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.

RÉ (Radus), ile de l'Océan, située à trois lieues de la Rochelle, dont elle dépend , tant pour le spirituel que pour le temporel. Eudes, duc d'Aquitaine, y fonda au vin» siècle un monastère en l'honneur de la sainte Vierge: il y fut inhumé, et son fils, Hunold, y prit l'habit monastique. Ce monastère fut ruine par les Normands dans le siècle suivant. Au xu* siècle, les religieux de Citeaux fondèrent un autre monastère qui , ayant été détruit pendant les guerres de religion , fut uni en 1625 aux PP. de l'Oratoire de Saint- Honoré de Paris. Voy. D. Vaissette , Géogr. histor., tom. VI, p. 506.

I. READ1NG ou REDING, ville d'Angleterre . située sur la Tamise. Un concile y fut assemblé l'an 1270 par l'archevêque de Cantorbéry, légat du pape, et ses suffragants. On y renouvela les constitutions du concile de Latran de l'an 1215, et de celui de Londres de l'an 1268, contre la pluralité des bénéfices à charge d'âmes. On y fit encore un règlement pour les religieuses. Voy. Labbe , tom. II, p. 1062. Richard et Giraud. Gaèt. Moroni , vol. LVI , p. 264.

II. READING (John), théologien, né dans le comté de liuckingham en 1588, mort à Chatham, dans le Kent, l'an 1668, fut ministre desservant à Douvres , puis chapelain de Charles 1er. Il déploya tant de zèle pour la cause de ce prince , qu'il fut jeté en prison l'an 1642. L'archevêque Laud lui ayant conféré la cure de Chatham et une prébende à Canterbury, il ne put entrer en possession de ces bénéfices, et il eut à subir un nouvel emprisonnement. Parmi ses ouvrages on cite : 1* A Guide to the holy city: Oxford, 1651, in-4»; — 2° An Antidote to unabaptism ; 1654 , in - 4° ; — 3° Commentar. in quatuor Evangelistas ; — 4" des Sermons. Voy. Wood, Athentr Oxonienses, p. 375.

RÉ AGGRAVE ou RAGGRAVE , RÉAGGRAVA- TION ( Heaggravatio ) , dernière des tnonitions que l'on fait en fulminant l'excommunication ; c'était autrefois un nouveau degré d e

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mention. L'excommunication, prise en ellemême, ne privait que du sacrifice, des sacrements , et des suffrages de l'Eglise. Si l'excommunié persévérait dans son endurcissement, on y ajoutait Yaggrave, qui le privait du commerce civil des fidèles, et enfin le reaggrave, qui défendait , sous peine d'excommunication , aux autres fidèles tout commerce avec l'excommunié. Aujourd'hui l'excommunication majeure produit tous ces effets ensemble , et par conséquent ïaggrave et la réaggrave deviennent sans effet. Voy. Collet, Moral., tom. IV. Compar. Excommunication, n» I , et Aggrave.

I. REAL (César VICHARD DE SAINT ), fils d'un conseiller au sénat de Chambéry, né en 1639. mort à Chambéry l'an 1692, vint à Paris fort jeune, et y prit la tonsure chez les jésuites. Depuis il ne fut connu que sous le nom d'abbé de Saint-Réal. De retour dans sa patrie en 1675, il fut chargé par Charles-Emmanuel II d'écrire { l'histoire d'Emmanuel I", son aïeul. Cependant il n'est pas certain qu'il reçût réellement cette mission. Quoi qu'il en soit, il passa en Angleterre, et de là a Paris, où il demeura jusqu'à l'année de sa mort. Outre quelques ouvrages purement littéraires , on a de lui : 1° Vie de Jésus-Christ; Paris, 1689; il y a à la fin des remarques qui sont estimées; — 2» Relation de l'Apostasie de Genève; ouvrage curieux et intéressant , mais qui n'est qu'une nouvelle édition du livre intitulé : Levain du calvinisme , composé par Jeanne de Jussie , religieuse de Sainte-Claire a Genève. L'abbé de Saint-Réal en retoucha le style, et le publia sous un autre titre. Voy. Feller, Bingr. univers.

II. REAL DE CURBAN (Gaspard de), grand sénéchal de Forcalquier, né à Sisteron en 1682, mort à Paris l'an 1752, reçut le titre de conseiller du roi. On a de lui : La Science du gouvernement; Paris, 1751-1761, 8 vol. in-4°; dans cet ouvrage , l'auteur traite <Je la société civile en général , des gouvernements anciens et modernes, du droit public et ecclésiastique, etc. Voy. le Jnurn. des Savants, 1761 , p. 218.

RÉALE (LA) ou NOTRE-DAME - DE- LA- RE A LE (B. Maria Regalis), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint - Augustin , située dans la ville de Perpignan. Ce ne fut d'abord qu'une communauté de chanoines réguliers qui vivaient sous un prieur, en 1136. Érigée en abbaye vers la fin du xiv* siècle, elle fut changée enfin en collégiale.

RÉALISTES , philosophes qui mettaient des distinctions partout, tandis que les nominaux n'en voulaient reconnaitre que dans les termes. Les premiers se piquaient de juger les choses par ce qu'elles sont en elles-mêmes , et les seconds, par les noms qu'elles portent. On voit par ce seul exposé la source d'où dérivait cette étroite dispute , toute métaphysique et aristotélique. Les rois même s'occupèrent de ces questions ; car Louis XI intervint dans une dispute

Si dégénérait presque en guerre civile. Voy. rgier, Diction, de thénl.

REAU (LA) ou LA RÉALE ( S. Maria Regalis), abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin et de la congrégation de France, située dans le Poitou , au diocèse et à dix lieues de Poitiers.

REBAIS (Restxtcum), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, située dans une petite ville du même nom, au diocèse et à sept lieues de Meaux. Elle fut fondée vers l'an 634 par saint Ouen, référendaire du roi Dagobert, puis archevêque de Rouen. Deux ans après, saint Aile, moine de Luxeuil, en fut nommé le premier abbé. Cette abbaye porta d'abord le nom de

Jérusalem, que lui avait donné saint Ouen; mais elle devint plus célèbre sous celui du ruisseau ou du torrent sur lequel elle fut construite. L'an 1661 on y établit les religieux de la .congrégation de Saint-Maur. Voy.VHist. de t Église de Slenux. La Gallia Christ., tom. VIII.

REBAPTISANTS. On appelle ainsi tous ceux qui ont prétendu ou qui prétendent encore que 1 on doit rebaptiser les personnes qui ont reçu le baptême des hérétiques , sous prétexte que les hérétiques ne peuvent conférer validement ce sacrement. Cette erreur a été d'abord soutenue par Agrippin , ensuite par saint Cyprien , évéque de Carthage au commencement du III* siècle , et elle a été adoptée au iv« par les donatistes. Le pape saint Etienne a constamment résisté à saint Cyprien et à ceux de son parti. Saint Augustin a réfuté cette erreur dans son livre du Baptême. Voy. Bergier, Diction, de theol.

REBBIUS ("Nicolas), docteur en théologie, né à Ath, dans le Hainaut, en 1565, devint protonotaire du Saint-Siège et chanoine théologal de Saint-Pierre à Lille. Il a laissé : 1* Discours latins sur l'Annonciation et la Conception immaculée de la sainte Vierge: Bruxelles , 1598, in-4° ;

— 2° De Homieidio; ibid., in-4°; — 3° Tractatus de utilitate lectura theobmœ et regularibus , ecclesiis metropolitanis , cathedralibus , collegiatis et regularifnts , et de prœbendœ tlieologalis primeeva fundatione et origine; Douai, 1611, in-4°;

— 4° De Dignitatibus et nfpciis ecctesiasticis ; ibid., 1612, in-4". Voy. André- Valère , Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4», tom. I, p. 918.

REBÊ, un des princes des Madianites qui furent tués dans la guerre que Moïse , par l'ordre du Seigneur, leur fit faire par Phinées, fils du grand prêtre Éléazar , en punition du crime où ils avaient engagé les Israélites , lorsqu'ils envoyèrent leurs femmes darft le camp d'Israël pour les inviter aux fêtes de Phégor. Voy. "

bres, xxxi, 8. Josué, xill,21.

REBECCA , fille de Bathuel et femme d'Isaac. Éliézer, intendant de la maison d'Abraham, alla la chercher à Haram, ville de Mésopotamie , et l'amena à Isaac , qui demeurait alors à Bersabée, dans la terre de Chanaan. Après vingt ans de stérilité , le Seigneur accorda aux prières d'Isaac qu'elle devint enceinte. Elle enfanta ensuite les deux jumeaux dont il lui avait été révélé que l'ainé serait assujetti au plus jeune. Rébecca ayant conçu plus d'affection pour Jacob que pour Esaù, trouva le moyen de lui faire obtenir la bénédiction d'Isaac à l'exclusion de son frère. Une famine ayant obligé Isaac de passer dans les terres d'Abimélech, roi des Philistins, il arriva au sujet de Rébecca un événement assez semblable à celui qui s'était passé autrefois à l'occasion de Sara , femme d'Abraham , que celui-ci avait fait passer pour sa sœur. La dernière occasion où l'Écriture parle de Rébecca est lorsque, dans la crainte que Jacob n'éprouvât l'effet de la colère d'Ésaii, elle fit consentir Isaac à envoyer Jacob en Mésopotamie, afin qu'il n'épousât pas , comme son frère, une fille du pays de Hcth. On ignore l'époque de sa mort; mais il est sùr qu'elle mourut avant Isaac , puisqu'il est dit qu' Isaac fut mis dans le tombeau avec Rébecca, sa femme. Voy. Genèse, XXlv-xxvm. D. Calmet, Diction, de la Bible. REBECQUE. Voy. Constant , n« 111.

RÉBELLION. Les bénéficiers qui autrefois étaient déclarés coupables de rébellion par un des juges compétents, étaient privés ipso facto de leurs bénéfices et des droits qui en dépendent, tels que ceux de présentation, de colla-

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tion, etc. Ces droits appartenaient pour lors ou aux rois ou aux évéques et aux autres colla tours particuliers. La jurisprudence n'était pas uniforme sur ce point} mais le bon ordre des diocèses paraissait demander qu'en cas de rébel/ion de la part de quelques abbés , on laissât au moins la pleine disposition des cures qui dépendaient de leurs abbayes aux évèques des diocèses où elles étaient situées. La rébellion d'un évéque faisait vaquer son évèché ipso facto, et cette vacance donnait lieu à la régale aussitôt

Sie la rébellion était notoire , ou du moins déarée par le jugement d'un tribunal compétent. Voy. les Mém. du clergé, tom. X, p. 1798, 1700; tom. II , p. 682, 683, 684 et suiv. REBIANUM. Voy. Febianum.

RÉBLA ou RÉBLATHA , ville située sur les frontières orientales de la Terre Promise, près de la fontaine de Daphné ; ce qui a porté saint Jérôme à croire que ce pouvait être Antioche de Syrie, près de laquelle était le fameux bois de Daphné. Voy. Nombr., xxxiv, 11. IV Rois, xxv, 6, 20. Hieron., in Isaiam, xill, 1 ; in Amos; in Locis Hebr., ad voc.Reblata ; M Ezech., xlvii. D. Calmet , Diction, de la Bible.

REB-MAG, un des officiers généraux de l'armée de Nabuchodonosor, qui assista, avec Nabuzardan , à la prise de Jérusalem. Voy. Jérém., xxxix. 3.

REBOULET (Simon), historien, né à Avignon en 1687, mort l'an 1752, entra chez les jésuites, qu'il quitta au bout de quatre ans pour se faire avocat. Il se maria , et devint primicier de l'université d'Avignon , puis auditeur de rote. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1* Histoire de la congrégation des Filles de l'Enfance de Jésus- Christ; Avignon, 1734, 2 vol. in-12; Toulouse, 1735, in-12; — 2° Histoire de Clément XI, pave; Avignon, 1752, 2 vol. in-4°. Voy. d'Artigny, Mémoires de littérature. Achard , Diction, de Provence. Barjavel , Biogr. de Vaucluse. Feller. Michaud , Biogr. univers. La Now. Btogr. génér.

REBREVIETTES (Guillaume de), sieur de Genly, mort à Bruxelles en 1633, a laissé : 1° Vie de sainte Gertrude; Bruxelles, 1612; — 2° Le Miroir des pasteurs ; ibid., 1612; — 3° divers autres ouvrages de piété.

REBUFFE ou REBUFFI (Pierre), jurisc, né à Ba illargues, près de Montpellier, en 1487 ou 1500, mort à Paris l'an 155* , professa le droit avec beaucoup de réputation a Montpellier, à Toulouse, à Cahors, à Bourges et à Paris. Il embrassa l'état ecclésiastique en 1547, et s'appliqua à l'étude de l'hébreu, alin de mieux entendre l'Écriture sainte. Ses principaux ouvrages sont : 1° Praxis beneficinrum ; Paris, 1664, infol.; — 2« Bulla Cœna Domini, Pauti III, cum elucidationibus : ibid., 1537, in -8°; — 3* Traité sur le concordat entre Léon X et François /•»; — Notes sur les règles de la chancellerie. Ses ouvrages, tous écrits en latin, ont été recueillis et publiés à Lyon, 1586, 5 vol. in-fol. Voy. Ai* grefeuille, Hist. ecclés. de Montpellier, 1. XII, p. 368. Taisant, Vies des plus célèbres jurisc., 2» édit., p. 482. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

REÇANATI (Becinetum), ville épisc de l'État de l'Eglise, en Italie, située dans la Marche d'Ancône , à cinq milles au couchant de Lorette. Cet évèché, qui ne relève que du Saint-Siège, fut érigé en 1240, et uni en 1591 à celui de Lorette. Voy. Uchelli , liai. Sacr., tom. I, p. 1217. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LVI, p. 265-298 , où l'on trouve mentionnés plusieurs auteurs qui ont écrit sur Recanati, entre autres Morici, qui, dans son ouvrage intitulé : Série

dei vescovi di Becanati , etc., donne, depuis la p. 238, une liste de livres qui traitent de Recanati.

RECCATH, ville de la tribu de Nephthali. Voy. Josué , xix , 35.

RECCO (Giuseppe), publiciste, né à Ripatransone, dans les États de l'Église, en 1743, mort à Castel-Madama , près de Tivoli , en 1801, reçut les ordres sacrés, et passa la plus grande partie de sa vie à Rome. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Ml' esistenza d'una Giurisdizione nelfa Chiesa cattolica stabilita nclC autorità del Pontefice ; Rome, 1791, in-8°; — 2° Délie due Podestà, spirituale e temporale; ibid., 1793, in-8». Voy. Tipaldo, Biogr. degli Italiani illustri , tom. VIL La Nouv. Biogr. génér.

RECËLEMENT des corps des bénéficier»

morts après avoir résigné leurs bénéfices, causa mortis. Ces sortes de recèlements se faisaient pour donner le temps au courrier d'arriver à Rome et de prendre date, afin gue le bénéficier ne parût pas mort avant l'expiration des vingt jours entiers qui devaient s'écouler depuis la résignation faite. Les ordonnances royales défendaient le recèlement des corps des bénéficiers morts, sous peine d'inhabileté â posséder leurs bénéfices pour ceux qui contribuaient au recèlement. Voy. Rebuffe, Gloss., q. n.15, De Regiis Constitué Lamet et Fromageau, Diction., art. Rec£- I.EMENT DES CORPS DES BÉNÉFICIERS. Richard et

Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif, au mot Recélé.

I. RECEM , un des princes de Madian . mis à mort par Phinées après l'abomination de Béelphégor. Voy. Nombres, xxxi.

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