‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 737 sur 1294 · II. RECEM, fils de Coré. Voy. I Paraup., il · texte numérisé non relu

II. RECEM, fils de Coré. Voy. I Paraup., il

III. RECEM, fils de Sarès, de la tribu de Cad, de la famille de Machir. Voy. 1 Paralip., vil, 16.

IV. RECEM, ville de la tribu de Benjamin. Voy. Josué , xviu , 27.

RECENSEMENT. Voy. Dénombrement.

RECEVEUR ( François- Joseph- Xavier), ch anoine honoraire de Paris, né à Longeville, dans le diocèse de Besançon, en 1800, mort au lieu de sa naissance l'an 1854. Après avoir fait d'excellentes études au grand séminaire de Besançon , il vint à Paris, où son talent , ses connaissances profondes eu philosophie et en théologie le firent bientôt distinguer parmi les ecclésiastiques les plus instruits de la capitale. C'est du moins ainsi que l'ont jugé les hommes les plus capables de l'époque, tels que M. Frayssinous, l'ancien ministre des affaires ecclésiastiques, et grand maître de l'université , les savants sulpiciens MM. Garni. m . Boyer, Carrières, enfin les illustres archevêques de Paris, MM*** de Quélen et Affre. Entièrement étranger à tout esprit d'intrigue et d'ambition , il n'a jamais rien dù à la faveur dans les différents postes qu'il a occupés. Ainsi c'est son mérite seul qui lui a valu, dès 1824, d'être nommé sous-cheî au ministère des affaires ecclésiastiques , et de devenir , en 1828, chef de bureau du secrétariat au même ministère. Nous savons pertinemment que c'est encore uniquement son savoir théologique qui, en 1831, l'a fait nommer chargé du cours de dogme à la faculté de théologie de Paris, «t en 1841, professeur titulaire de morale. C'est par erreur sans doute que l'auteur de l'article Receveur, dans la Nouv. Biogr. génér., dit que peu de temps avant sa mort, il se démit des fonc- (t'-t'iS dû^jcfi } %\ ôX-©rç^it de |^i.i3 j 1 ' ' . ^ ^ - \\

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vrai de dire qu'il en a eu an instant la pensée, en voyant les intrigues qui se formaient autour de lui pour le supplanter ; mais, dès qn'on lui eut mis sous les yeux les conséquences d'une pareille démarche, il changea tout à fait et promptement d'avis. Mais cette résolution ne put détruire , ni même diminuer en rien le chagrin profond qu'il avait éprouvé ; ses plaintes, qui devenaient chaque jour plus vives et plus amères, aggravaient encore son mal. L'abbé Receveur est le dernier ecclésiastique qui ait été reçu docteur par des membres de l'ancienne Sorbonne, et, après avoir subi pour le baccalauréat, la licence et le doctorat, les diverses épreuves longues et sévères de l'ancienne faculté de Paris, lesquelles comprenaient toute la théologie dogmatique et morale, l'histoire ecclésiastique et l'Écriture sainte. Il a laissé : 1° Recherches philosophiques sur le fondement de la cerliiude ; Paris, 1821, in-12; — 2» Accord de la foi avec la raison , ou Exposition des principes sur lesquels repose la foi catholique; ibid., 1830- 1833, in-12; — 3* Essai sur la nature de Fâme, sur t origine des idées, et le fondement de la certitude; ibid., 1834, in-8*; — 4» Tractatus théologiens de Justifia et contractions ; ibid., 1835, in-12; — 5» Introduction à la théologie; Besançon, 1839, in -8»; — 6° Histoire de f Église depuit son établissement jusqu'au pontificat de Grégoire XVI; Paris, 1840-1847, 8 vol. in -8\ M** Mioland, ancien archevêque de Toulouse, assurait que Fleury , qu'il avait lu douze fois , et Beraolt-Bercastel, qu'il avait lu onze, ne renfermaient pas dans leurs nombreux volumes autant de faits que l'abbé Receveur dans ses huit, et que Jes grandes et difficiles questions, comme le péJogianisme, etc., étaient présentées dans ce dernier historien d'une manière bien plus claire et bien plus nette. Quoique souscrivant sans peine au jugement du savant archevêque , nous devons dire pourtant que nous sommes loin de partager toutes les idées de notre ancien collègue à la Sorbonne, notamment sur les faits relatifs i l'héroïque Jeanne d'Arc et à Notre-Darae-de-Lorette. Comme éditeur, l'abbé Receveur a publié la Théologie dogmatique et morale de Bailly, 1830, et la Théologie morale de Liguori , à laquelle il a ajouté des notes, 1833. L'abbé Receveur a été de plus rédacteur en chef de Y Encyclopédie du xix* siècle, et collaborateur de la Nouvelle Biographie générale.

RECEVEUR GÉNÉRAL DU CLERGÉ, était autrefois un officier chargé par le clergé de France de faire le recouvrement des décimes et autres impositions reçues par les receveurs provinciaux. C'est dans les caisses de ceux-ci

3ue les receveurs diocésains, établis dans chaque tocése, versaient leurs deniers. Ces receveurs étaient réputés officiers du clergé , et en oette qualité ils pouvaient être compris dans les taxes imposées par les officiers royaux. Le receveur général rendait ses comptes aux syndics et aux députés généraux du clergé, lesquels en connaissaient en dernier ressort. Plusieurs arrêts, rapportés dans les Mém. du clergé, tom. VIII, ont décidé que c'était au clergé seul, et non aux cours séculières, de prendre connaissance de ce qui regardait les receveurs et autres officiers des décimes. Voy. la Déclaration du 8 avril 1606. Les Mémoires du clergé, imprimés en 1721, où l'on trouve tout ce qui concerne ces receveurs, leurs droits , leur création et leurs privilèges. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

RÉC H A , ville dont la position n'est pas connue; on sait seulement qu elle fut peuplée par

des descendants du patriarche Juda. Voy. I Paralip., rv, 12.

I. RECHAB, fils de Uemmon, assassina, avec le concours de Banna, Isboselh, (ils de Saiil. Voy. II Rois, iv, 2. Compar. Baana.

H. RÉCHAB , RECH ABITES. Réchab, fils de Jonadab, fut l'instituteur des Héchabites. On ne sait en quel temps il vivait, ni quelle est son origine. Quelques-uns le font sortir de la tribu de Juda; d'autres croient qu'il était prêtre, ou au moins lévite, parce qu'il est dit dans Jérémie nue l'on verra toujours des descendants dè Jonadab attachés au service du Seigneur. Quelues rabbins disent que les Réchabites ayant pousé des filles des prêtres, leurs enfants furent employés au service du temple , mais seulement en qualité de ministres des prêtres et des lévites , comme les Gabaonites et les Nathinéens. On lit dans les Paralipomènes qu'ils étaient Cinéens d'origine , et chantres dans la maison de Dieu. Quoi qu'il en soit , le règlement de vie que leur avait laissé Jonadab consistait à ne jamais boire de vin, à ne point bâtir de maisons, à ne semer aucun grain , à ne point planter de vignes , à ne posséder aucun fonds , et à demeurer sous des tentes toute leur vie. Us persévérèrent dans un toi attachement à cette règle, que Jérémie, durant le siège de Jérusalem, leur ayant présenté du vin par ordre du Seigneur, ils refusèrent constamment d'en boire; aussi ce prophète reproche- 1- il à son peuple d'être moins fidèle aux ordres de Dieu que ces hommes ne l'étaient aux volontés d'un autre homme. Les Réchabites furent emmenés captifs par les Clialdéens après la prise de Jérusalem, et, au retour de la captivité, ils s'établirent dans la ville de Jabès, au delà du Jourdain. 11 n'est plus parlé d'eux dans les livres écrits depuis la captivité. Voy. 1 Paralip., H, 55. Jérémie, xxxv, 1, 2, 3-6, 7, 14, 19. Hieronym., Ad Paulin. Epist. M. IX alias XIII. D. Calmet , Dissertation sur les Réchabites; cette Dissertation, qui se trouve en tête de son Commentaire sur Jérémie, a été reproduite dans la Bible de Vence, dite d'Avignon. Bergier, Diction, de thénl. J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. II , p. 338.

RECHAT (Jcan-GilTre de), en religion Jean de Sainte-Marie, dominicain, né à Quillebeuf. dans la haute Normandie, en 1604, mort à Saint-Symphorien, dans le Forez, l'an 1660, professa le grec et l'hébreu à Paris, puis à Bordeaux. Il passa comme missionnaire en Orient, d'où il revint à Paris vers la fin de 1631. En 1637 il fut nommé prieur d'un couvent de dominicains de Rouen , et envoyé de nouveau i Bordeaux. On a de lui : 1* Les Vrais Exercices et solides pratiques de la vie spirituelle et religieuse; Rouen, 1638, 1640 , 4 vol. in-12; — 2" Vie de saint Hyacinttie ; Paris, 1643, in-12; «— 3° Vies de trois bienheureux de Bretagne, Yves Mayeux, évéque de Rennes, Alain de la Roche, Pierre Quintin; 1645, in-12; — 4° Vie de saint Dominique , avec la fondation de tous les couvents des Frères Prêcheurs de l'un et de F autre sexe , en France et dans les Pays - Bas ; Paris ; 1647, in-4«; — 5» Les Vies et actions mémorables des saintes et bienheureuses de l'Ordre des Frères Prêcheurs; ibid., 1635, 2 vol. in -•4°; — 6° un grand nombre d'autres ouvrages imprimés ou manuscrits. Voy. Êchard et Quétif, Scriptor. Ordin. Prndic. La Souv. Btogr. génér.

RECHEMBERT (Adam^), protestant, né à Meissen, dans la haute Sixe , en 1642, mort l'an 1702. se fit recevoir docteur à Leipzig, et acquit une grande réputation par ses leçons publiques. II enseigna successivement les langues,

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l'histoire et la théologie. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° Fundamenta vene religionis prudenlum ad versus atheos, deistas et profanas hommes asserta et vindicata; in-12; — 2» Hierolexicon renie, hoc est , biblio-theologicum et historko-ecclesiasticum ; 2 vol. in-48; — 3° Schediasma de prudentia et décore ecciesiasten in suggeslu décente; in-8°. Voy. le Journ. des Savants, 161)3, 1709 et 1717.

RECINETDM. Voy. Recakati.

RECLAM (Pierre -Christian -Frédéric), pasteur protestant, né à Magdebourg en 1741, mort à Berlin Tan 1789, remplit gratuitement la chaire de théologie au séminaire français de Berlin. Outre quelques travaux historiques, il a laissé : 1» Sentions; Berlin, 1782 et 1790, in -8°; — 2° Pensées philosophiques sur la religion ; ibid., 17#5, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

RÉCLAMATION, action par laquelle on revient contre quelque acte. On peut réclamer contre les ordres sacrés et contre les vœux solennels. Les sujets qu'on peut avoir pour réclamer contre les ordres sacrés sont surtout la crainte et la force. Quelques auteurs croient que, lorsqu'on réclame contre les ordres sacrés parce qu'on prétend qu'on les a reçus par force, il suffit de se pourvoir devant l'ordinaire; mais, suivant Ducasse, le parti que l'on prend généralement est de s'adresser au Pupe pour en obtenir un rescrit qui est adressé à I oflicial. La réclamation des vœux solennels se tire de tous les différents cas» ou la profession religieuse se trouve nulle. Or elle est telle : 1° quand on a été obligé de la faire ; c'est la disposition du droit canonique, et particulièrement du concile de Trente; 2° quand elle est faite avant l'âge de seize ans accomplis; 3° quand elle est faite avant que l'année du noviciat soit linie , à moins que l'on n'ait obtenu dispense du Pape pour abréger ce temps, qui doit être continu et non interrompu; 4° quand la personne est incapable de faire profession ou de la faire dans tel monastère; 5° quand la profession a été faite entre les mains d'un supérieur qui n'est point légitime, ou qui n'a pas un litre coloré pour exercer la charge de supérieur. On reconnaissait en France toutes ces espèces de nullités. La suppression des monastères, pour quelque cause que ce soit , ne décharge pas les religieux de leurs vœux. Voy. Conc. de Trente, sess. XXV, ch. xvni du décret de Information touchant les réguliers et les religieuses. Les Mémoires du clergé, tom. IV. Richard et Giraud. L'abbé André , Cours alphabét. de di-oit canon.

I. RECLUS, solitaires qui demeuraient enfermés ou dans des cellules contigués aux monastères , ou dans des lieux déserts et éloignés des villes. Celui qui désirait mener la vie de reclus ne pouvait le faire sans le consentement de l'évéque ou de l'abbé et des moines du monastère dans lequel il avait été élevé. La permission obtenue, il passait un an entier sans sortir du monastère, s'il était moine, et deux s'il était laïque. Après ce temps de probation il promettait, en présence de l'évéque et de tout le clergé , dans l'oratoire , la stabilité et la conversion de ses mœurs- puis, lorsqu'il était entré dans la cellule qui lui était destinée , l'évéque en scellait la porte de son sceau. Si le reclus était prêtre, il avait au dedans un oratoire consacré par l'évéque, d'où, par une fenêtre qui donnait dans l'église du monastère, il pouvait offrir ses oblations par les mains des prêtres, entendre le chant et la lecture , psalmodier avec les frères, et répondre à ceux qui avaient

à lui parler. Il y avait dans le voisinage de la cellule un jardin où il pouvait prendre l'air, cultiver des légumes et des racines, et en faire usage. Les infirmes usaient de viande ; on était même le scellé de leurs portes , aûn qu'ils pussent recevoir la visite de leurs frères. Les reclus

Kouvaient avoir deux ou trois disciples; leurs eures étaient réglées pour la prière, la lecture et le travail des mains. Ils poussaient l'étude jusqu'à se rendre capables de réfuter les ennemis de la foi , hérétiques ou juifs , et il arrivait quelquefois que les séculiers venaient les consulter sur des cas de conscience. Ils pouvaient communier ou célébrer la messe tous les jours. Voy. la règle des reclus ou solitaires, publiée par D. Luc d'Achéry; Paris, 1653, 1 vol. in-16. Le Code des règles anciennes; Rome , 1061 ; Paris , 1663. Ducauge , Glossarium médiat et infimat latinitatis, ad voc. Inclusi. Richard et Giraud.

II. RECLUS {Reclusium), abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Citeaux , située en Champagne, au diocèse de Troyes. Elle fut fondée en 1164 par Henri 1", comte de Champagne.

RECLUSION DANS UN COUVENT ( Detrusio in monasterium ). Ce genre de réclusion a été autrefois en usage, et surtout au moyen âge , et elle l'a été : 1° comme peine légale décrétée contre des ecclésiastiques ou laïques coupables, soit de violence à l'égard de jeunes lilles ou de veuves recommandables, soit de commerce charnel avec des religieuses ou des personnes consacrées à Dieu ; 2° comme peine accessoire ajoutée à d'autres châtiments graves , édictés contre des ecclésiastiques qui ne pouvaient se justifier de l'accusation de quelque faute capitale, telle que l'hérésie, l'adultère, un faux serment, etc. Voy. le Dicfion. de la t/téol. catltol., qui indique les différents textes du droit canon sur lesquels il appuie ses assertions.

RÉCOLLETS . ou FRERES MINEURS DE L'ÉTROITE OBSERVANCE, congrégation de religieux réformés de l'Ordre de Saint-François. Cette congrégation, qui prit naissance en Es-

ragtie, fut introduite en Italie en 1525, et en rance , l'an 1584 ou 1592. On les appelle fiecollets parce qu'ils font profession de mener une vie plus austère et plus recueillie que les religieux de la commune observance. Ils vont déchaussés, et portent le soc ou hautes sandales. Voy. Sponde , ann. 1532. Ch. Rapine , Htst. génér. de l'origine et des progrès des Frères Mineurs recollets réformés ou aéchat*ssés.

I. RECONCILIATION se dit du raccommodement de personnes qui étaient mal ensemble. La réconciliai ion fait cesser l'action d'injure, et l'éteint entièrement. Le mari, après la cohabitation cl la réconciliation avec sa femme , ne peut pas l'accuser d'adultère , pas plus qu'il ne peut accuser celui qui a commis le crime avec elle. Voy. Boniface , tom. II , part. III , tit. VII , ch. iv. Richard et Giraud.

II. RÉCONCILIATION D'UNE ÉGLISE, cérémonie ecclésiastique qui a lieu quand une église est polluée, pour la remettre dans l'éta) où elle était avant la pollution , c'est-à-dire telle que l'on puisse y faire l'office divin. Une église est polluée ou souillée : 1° par une effusion notable du sang faite injurieusement ; 2" par un meurtre

ui s'y commet, quoiqu'il n'y ait pas d'effusion e sang, et quoiqu il ne soit fait qu en exécution d'une sentence juridique. L'assassinat ou le martyre d'un fidèle serait même capable de produire cette pollution, si on le faisait dans l'église même; 3° quand un hérétique ou un infidèle quelconque est inhumé dans l'église ; 4° lorsque 1 église a été consacrée par un évéque excom-

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