‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 739 sur 1294 · REGI · texte numérisé non relu

REGI

en France pour la clôture de la régaie. La ré-

C\e se divisait en spirituelle et en temporelle, spirituelle, qu'on nommait aussi honoraire, consistait dans le droit du roi de conférer les bénéfices pendant la vacance des évéchés. La temporelle, qu'on appelait encore utile, était le droit qu'avait le roi de jouir des revenus de l'évéché vacant. Depuis plusieurs siècles, les rois de France n'avaient pas voulu profiter de ces revenus; ils les avaient d'abord laissés à la Sainte -Chapelle de Paris pour certain nombre d'années, pois pour la vie de chaque roi, et enfin à perpétuité. Mais Louis XIII, par un ! édit de 1641 , ayant fait unir l'abbaye de Saint- | Nicaise de Reims i la Sainte -Chapelle, en re- 1 tira le droit de régale, et en fit don et remise aux successeurs archevêques et évêques.qui les percevaient par les mains de l'économe, qui leur en rendait compte après qu'ils avaient prêté serment de fidélité, Voy. Richard et Giraud , qui traitent : i* Du nom , de la définition et de l'origine de la régale ;2° Des espèces et des qualités de la régale; — 3° Des privilèges, usaget et effets du droit de régale; 4° Des églises et des bénéfices qui étaient sujets à la régale; 5° De l'ouverture de la régale; 6° Des juges de la régale. Les Mémoires du clergé, t. II, col. 386; t. XI, col. 66. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. REGALIS( SANCTA MARIA). To?/. Reau(La).

RÉGÉNÉRATION, terme qui se prend A" pour la naissance spirituelle que nous recevons au baptême ; 2° pour la vie nouvelle que nous attendons à la résurrection générale. La première régénération nous rend enfants de Dieu, d'enfants de colère que nous étions en entrant dans le monde ; mais la seconde régénération, la résurrection, nous fait entrer en possession de l'héritage qui nous.est préparé par l'adoption divine. Voy. J ean , III, 4,5. M att h . , XIX, 28. D. Calmet, Diction, delà Bible. Bergier, Dict. de théol.

1. RÉGENT, professeur public des arts ou des sciences qui tient une classe dans un collège. Les régents, qui autrefois avaient rempli ces fonctions pendant sept ans continuels dans un collège de Paris, étaient préférés aux gradués pour la réquisition des bénéfices.

IL RÉGENT DE LA CHANCELLERIE APOS- TOLIQUE. C'est un prélat qui, après le cardinal vice - chancelier, préside la chancellerie apostolique. C'est lui qui commet toutes les causes des appellations aux référendaires et aux auditeurs de rote ; ce qu'il fait en les leur distribuant par ordre , afin que chacun ait à son tour de I occupation. Il est établi par une patente du vice-chancelier. Voy. Aimon, Tableau de la cour de Rome. Gaet. Moroni, vol. LV1I, p. 22-25.

III. RÉGENT DE LA PENITENCERIE. C'est comme le vicaire général du grand - pénitencier, et un des prélats les plus distingués de la cour de Rome, et le plus souvent auditeur de rote. C'est lui qui préside le tribunal après le grand-pénitencier, il expédie plusieurs affaires par lui-même, et réfère celles pour lesquelles il n'a pas de pouvoir au grand pénitencier, i la signature ou congres de la Pénitencerie. Voy. Gaet. Moroni, vol. LVII, p. 25-26.

REGEON APATHDS. Voy. Apathos.

I. REGGIO (Regium Julium), ville archiépisc. du royaume de Naples, et capitale de la Ca labre ultérieure , est située sur le bord de la mer et du détroit de Messine, à l'extrémité du mont Apennin. Le premier évêque de Reggio, saint Etienne , né i Nicée , en Bithynie , fut ordonné du temps des apôtres, et souffrit le martyre en

74. Voy. Ughelli. Uni. Sacra, tom. IX, col. 315. Richard et Giraud . Gaet. Moroni, v. LVII, p. 26-33.

II. REGGIO ( Regium Lepidi), ville épisc. de la haute Italie et capitale du duché de Reggio, sous lu métropole de Bologne, et située a six lieues de Modene. Le premier évêque de cette ville, Protais, siégeait vers l'an 60. Voy. Ughelli, Ital. Sacra, tom. II, p. 238. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LII , p. 33-47.

RÉGICIDE. Voy. Tyrannicidb.

REGIENSIDM CIVITAS. Voy. Riez.

REGINA CASTRA. Vou. Ratisbonne.

REGINJ3 GRADECIUM. Voy. Konisgratz.

I. REGINALD (Antonin), dominicain, né À Albi, mort à Toulouse en 1676 , professa avec distinction la théologie dans cette dernière ville, et fut choisi en 1671 , par l'université de Toulouse, pour l'un de ses professeurs royaux. Il se montra toujours un zélé défenseur du thomisme et de la grâce efficace par elle-même. Il la défendit en particulier à Rome , où il fut appelé par le père Jean -Baptiste de Marinis, général de son Ordre, lorsqu'on y examinait les cinq fameuses propositions de Jansenius, sous le pape Innocent X ; et ce même pape lui ordonna de vive voix de continuer à la soutenir, lorsqu'il fut sur le point de revenir en France. On a de Reginald : 1° Opusculum de vero sen.m composito et diviso; Paris, 1638, in-4-; — Quastio theologica, historica et juris pontifieiit quœ fuerit mens concihi Trident, circa gratiam efficacem et scientiam mediam; 1644; — 3* Thèses apologeticœ adversus solutionem quastionis theologica, historica», quœ fuerit mens concilii Trident.t etc.; Paris, in-4»; — 4* Vindiciœ thesium apologeticarum ; — 5» Dissertatio de Catechismi romani autoritate; 1648, in-8»; — 6* Doctrinat D. Thomat Aquin. tria Principia cum suis consequentiis; — 7° De Mente concilii Trident, circa gratiam se ipsa efficacem; 1706, in-fol.:— 8» Tracta tuli II in defensionem doctrinat tkomistica* , seu potins Ecclesix catholicœ, de gratta Christ i; ils se trouvent dans le Journal de Saint-Amour, part. II, p. 59-79; — 9» Attestatio authentica coram D. Du four Arch. Tolos. vicario generali, anno 1674, juramento firmuta de disputatione ab ipso habita in capit. gêner, valent, ann. 1617, — 10° Traité sur la confrérie du saint Nom de Jésus; Toulouse, 1644. Voy. le P. Jacques Percin, Hi*t. du couv. de Toulouse, p. 160 et suiv. Le P. Êchard, Scriptor. Ord. Prœdic, part. H, p. 661. Le Journal des Savants, 1702, 1708 et 1736. Richard et Giraud.

IL REGINALD (Valère), en latin Reginaldus. Voy. Regnauld.

REGIN0BURGUM. Voy. RATISBONNE.

REGIN0N, abbé de Prum , de l'Ordre de Saint-Benoit, mort à Trêves en 915, fut élu abbé l'an 892, et céda par force à la faction de quelques moines mécontents, vers 899. 11 devint abbé de Saint-Hubert, en Ardennes,et de Saint- Martin de Trêves. Il a laissé : 1» une Chronique qui commence à la naissance de J.-C. et qui finit à l'an 905; elle a été continuée jusqu'en 967; la 1" édit. est de Strasbourg, 151»; — 2» Libvi duo de disciplina ecclesiastica veterum, pratsertim Germanorum ; Helmstaedt, 1650, in-4«; Baluze en a donné une édition sous ce titre : De Disdplinis ecclesiasticis et religione christiana; 1671, m-8\ et y a ajouté des notes pleines d'érudition. C'est une collection de canons des

conciles et des décrets des Pères, rangée suivant l'ordre des matières; — 3° Lettre à l'archevêque Ratbod sur la nécessité de réformer le chant dans son église, et qui servait de préface à un opuscule intitulé Tonarius, sive octo

Page 1