REGI
toni musica; artis cum differentiis; cette lettre a été publiée par Gerbert dans le tom. 1" des Scriptor.eccfesiastia de mustca.p. 290-247; mais l'opuscule dont elle est l'introduction est resté inédit; il en existe deux copies : l'une dans la bibliolh. de Leipzig, et l'autre i Uln>. Voy. la GalHa Christ., tom. XIII, col. 594. Du Boulay, Historia universitatis ; Paris, tom. I, p. 294. Tri» thème, lïe Script, eccies., c. ccxcv, et In Catal. Scriptor. Germaniœ. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIX, p. 510 et suiv. L'Histoire littér. de la France, tom. VI, p. 148. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Now. Biogr. aénér.
REGINUM. Voy. Ratisbonne.
REGI ON N A IRE, titre que, depuis le v* siècle, on a donné dans l'Eglise à ceux à qui on confiait le soin de quelque région ou l'administration de quelque affaire dans un certain district. Il y avait des évéques, des diacres, des sousdiacres, des notaires, des défenseurs régionnaires. Les évéques régionnairrs étaient des missionnaires qui avaient le caractère épiscopal , mais qui n étaient attachés à aucun siège particulier, afin qu'ils pussent aller exercer le saint ministère partout où l'Esprit de Dieu et le besoin des peuples les demanderaient. Les sept diacres régionnaires de Rome gouvernaient les hôpitaux ou bureaux que l'on nommait diaconies, et qui étaient affectés à la distribution des aumônes. Enfin on donnait encore autrefois le nom de régionnaire aux acolytes qui aidaient les diacres dans les fonctions qu'ils exerçaient dans les divers quartiers de la ville.
REGIPOLIS. Voy. Kingston, n» II.
I. RÉGIS (Saint Jean-François), jésuite, né a Font-Couverte, dans le diocèse de Narbonne, en 1507, mort à la Louvesc, dans l'Ardèche, le 31 décembre 1640, enseigna au Puy les lettres humaines, et son principal but était de former des saints plutôt que des savants. En 1630, il se dévoua au service des pestiférés, à Toulouse, et il se consacra tout entier aux missions : le bas Languedoc, le Vivarais, lo Velay, et surtout la ville du Puy. devinrent les objets de son zèle. Son ardente charité le fit surnommer le père des pauvres, et il serait difficile de rappeler toutes les merveilles que Dieu opéra par le ministère de cet homme vraiment apostolique. Clément XI le béatifia en 1716, et Clément XII le canonisa le 16 juin 1737, jour où l'Eglise honore sa mémoire. Voy. le P. Daubeuton, jésuite, Vie de saint Jean- François Hégis; Paris, 1716, in-4».
II. REGIS (Pierre-Sylvain), philosophe cartésien, né à la Salvetat de Blanquefort, dans l'Agenais, en 1632, mort l'an 1707, professa à Toulouse, à Montpellier, puis à Paris, et devint en 1609 membre de l'Académie des sciences. On a de lui : 4° Système de philosophie, contenant la logique, la métaphysique et la morale j 1600, 3 vol. in-4»; c'est une compilation judicieuse des différentes idées de Descartes, que l'auteur a développées et liées ; — 2° Usage de la raison et de la foi; Paris, 1704, in-4°; — 3" Traité de l'amour de Dieu, à la suite de son Discursits piiilosophicus, etc.; 1705, in-12; — 4° plusieurs autres écrits philosophiques, qui sont tombés avec la philosophie de Descartes. Voy. leJoum. des Savants, 1704. Nicéron, Mémoires , tom. VI. Fontenelle, hloge de Hégis, prononcé dans l'Académie des sciences. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nauv. Iiiogi: génér.
III. REGIS (Pietro), clerc régulier, né à Roburento, près de Mondovi, en 1747, mort à Turin «n MM , se fit recevoir docteur en théo-
logie dans cette ville, et professa successivement l'Ecriture sainte, la théologie, la philosophie, puis le droit naturel et celui des gens. Il a laissé : 1° Afo.te.ir legislator; Turin, 1779, in-4°; — 2° De Judcto Cive lib. III; ibid., 1793, 2 vol. in-8°; — 3° De Re theologica, ad Subalpinos; ibid., 1794, 3 vol. in-8°. Voy. la Now. Biogr. génér.
REGISTRATEORS. Ce sont certains officiers de la chancellerie romaine. Pour se faire une idée de leurs fonctions, il dut se rappeler le nombre et l'espèce de registres qu'on tient dans la dateric, et que ceux où les supplications apostoliques sont enregistrées dépendent de trois classes d'officiers qui en sont chargés, savoir : les clercs du registre, les registrateun et les maîtres du registre. Or les clercs du re-
Sistre sont en titre d'office au nombre de six : eux exercent chaque mois, et leur fonction consiste i distribuer également toutes les signatures qui doivent être registrées par chacun des reautrateurs de cette manière : ils ont un livret dans lequel les noms de tous les registrateurs sont écrits pour distribuer à chacun d'eux les signatures également. Au moment de cette distribution, ils marquent au dos de la signature le jour qu'elle est faite, par un simple chiffre qui sert de numéro, et qui tient lieu du viissa anciennement établi, lequel n'est plus en usage. Lorsque la signature est registrée, ces officiers mettent au dos de la signature le jour du rtgistrata et le nom du registratew. Tous les quinze jours, ou environ, ces mômes clercs du registre donnent à chaque registratew un cahier de huit feuilles de papier marqué chacun d'un numéro; et comme il y a vingt regtstrateurs, il
Îa aussi vingt cahiers qui composent un livre e l'office du registre. Ce premier livre est commencé dès le premier jour du pontificat, et se trouve à peu près rempli, dans la quinzaine, auquel temps recommence un second livre en la même manière que le premier, et on contU nue ainsi jusqu'à la fin de l'année, en sorte que tous les ans il y a vingt-quatre livres ou environ. Les registrateurs sont aussi en titre, et au nombre de vingt, comme on vient de le voir : or toute leur fonction consiste à transcrire de verbo ad verhum dans les cahiers qui leur sont donnés les suppliques distribuées, au dos desquelles ils mettent lib. tali, fol. tali. Quant aux maîtres du registre, ils sont quatre en titre d'office, et leur fonction est de collalionner, ou, comme ils appellent, osculter le registre avec les suppliques, et mettre au dos, dans un R majuscule qui tient toute la page, avec la première lettre de leur nom et le surnom entier; et à la marge de chaque matière collationnée ils mettent aussi le surnom ; c'est à ces officiera que l'on s'adresse pour l'expédition du suniptum, Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.
I. REGISTRE, livre public qui sert à garder des mémoires, ou des actes ou minutes pour la justification de plusieurs faits dont on a besoin dans l.i suite. L'Église et l'Etat, y étant intéressés, avaient également pourvu i ce qu'il se tint des registres lidèles des baptêmes, mariages, sépultures, ordres, professions, etc. Suivant le concile de Rouen de l'an 1584, et celui de Bordeaux de l'an 1563, les curés devaient tenir chex eux quatre registres : le premier pour les baptêmes, le deuxième pour ceux qui se confessaient et communiaient au temps prescrit par l'Eglise, le troisième pour les mariages, et le quatrième pour lea sépultures. Voy. Durand de Maillane, au mot Registre. Richard et Giraud, qui rapportent m extenso la déclaration de Louis XV, en date du 9 avril
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173G, laquelle a renouvelé l'ordonnance de 1667 et plusieurs autres postérieures concernant les registres. L'abbé André, Cours atpfuibét. de droit cunon.
IL REGISTRE ( CLERCS DU). Voy. Reois-
TRATEURS.