‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 749 sur 1294 · H ELI · texte numérisé non relu

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qui ont prouvé la divinité de la religion chrétienne. Nous reproduisons cette liste avec d'autant plus do confiance, que la masse de témoins qu'elle contient nous semble constituer ellemême une nouvelle preuve de la divinité du christianisme. Voici donc ces illustres témoins : 1° Origène, dans son Traité contre Celse; 2° saint Justin, dans ses Apologies en faveur des chrétiens; 3» Tertullien, dans plusieurs de ses ouvrages, notamment dans son Apologétique ; 4" le cardinal Delhi min ; 5e le card. du Perron ; 6° le card. de Richelieu; 7° le P. Êlizalde, jésuite; 8° le P. Pitiot, jésuite; 9» le P. Maimbourg, jésuite; 10° le P. Segneri, jésuite; 11» le P. Da-

f ot , jésuite ; 12» le P. Dez, jésuite ; 13° Dossuet ; 4» lluet; 15» Fénelon; 16° Nicole; 17° d'Argentré ; 18° Duguet ; 19" Abbadie ; 20° Musson ; 21° Delin , évéque de Dellay , Preuves convaincantes du christianisme ; 22° le P. La mi, bénédictin, Vérité évidente de la religion chrétienne; 23° Vivez , Traité sur la vérité de la religion ; 24° le Vasseur, prêtre, Entretiens sur la religion t contre les athées, les déistes et tous les autres ■ennemis de la religion catholique; 25° Sommier, Histoire dogmatique de lu religion '^SfGtotius , Vérité de la religion ; 27» Duddé , Traité de la religion ; 28° Denyse, La Vérité de la religion chrétienne démontrée par ordre géométrique; 21)° l'abbé Houteville , Vérité de la religion chrétienne prouvée par les faits; Paris, 1741 ; 30e Méthode courte et facile pour discerner la véritoUe religion chrétienne d'avec les fausses ; Paris, 1743 ; 31» Ditton, La Religion chrétienne démontrée par la résurrection de Jésus-Christ ; 32° Traité de la véritable religion , contre les athées , les déistes, les payens, les juifs, les mahométans et toutes les fausses religions; Paris, 1737 , 5 vol. in -12; 33e Deauzée, Exposition abrégée des preuves historiques de la religion; 34° l'abbé de C. D. P., docteur de Sorbonne, Idée de ta vérité et de la grandeur de ta religion, démontrée par des preuves claires et à la portée de tout le monde; Paris, 1750, in-12; 35° Pluche, Spectacle de la nature; dans les deux derniers volumes sont exposées les preuves de la vérité de la religion chrétienne, tirées des événements qui ont précédé l'établissement de l'Évangile et celles que l'on emprunte aux circonstances qui ont accompagné ou suivi la prédication des apôtres ; 30" le P. le Dalleur, cordelier, La Religion révélée défendue contre les ennemis qui t'ont attaquée; Paris; 37° François (Laurent), lazariste, Les Preuves de la religion de Jésus • Christ contre les spinosistes et les déistes; Paris , 1751, 4 vol. in-12; Défense de la religion chrétienne contre les difficultés des incrédules: Paris, 1755, 2 vol. in-1'2; Examen des faits qui servent de fondement à la religion chrétienne , précédé d'un court traité contre les athées, les matérialistes et les fatalistes ; Paris, 1767, 3 vol. in-12; 38° Tractatus de reliuione juxta methodum scliolasticum adornatus; Paris, chez Desprez, 1758.

V. RELIGION FAUSSE. Rappelons avant tout que la religion est un culte par lequel l'homme témoigne a Dieu son amour, sou respect, sa reconnaissance et sa soumission, comme à l'Être souverain, son créateur, son bienfaiteur et son maître absolu. Or, de même que dans la famille, il n'appartient pas aux enfants de choisir et de déterminer à leur gré de quelle manière ils s'acquitteront des devoirs sacrés d'amour, de respect et de soumission envers leurs parents, auxquels ils doivent le jour, qui sont par conséquent leurs bienfaiteurs, leurs prolecteurs et leurs maitres, de rnéme aussi, dans la société humaine , ce n'est pas aux hommes a dé-

cider comment ils rendront ces mêmes devoirs à leur Créateur. Le bon sens le pins simple et le plus vulgaire suftit pour le comprendre. Reste seulement à savoir si Dieu a réellement prescrit un culte aux hommes et s'il a daigné les en instruire ; s'il en est ainsi, ils sont tous obligés do s'y conformer, et tout autre culte qu'ils veulent lui rendre est nécessairement et évidemment faux, superstitieux et abusif. Or dans le moment où Dieu créa le premier homme, il se manifesta à lui, et lui Ht connaître distinctement les rapports qu'il avait avec lui. Dans ce moment, l'homme comprit donc d'une manière nette et précise tout ce qu'il devait à Dieu, comme à l'Être suprême, comme à son créateur, comme à son maître absolu, comme à sa dernière fin, comme i celui de qui il dépendait entièrement et de qui il attendait tout son bonheur. Dieu grava encore en ce moment, dans l'esprit de l'homme, l'idée de l'ordre, et dan* celte idée il lui montra tous ses devoirs. Ce que nous disons ici est prouvé par soi-même. Car il est évident que Dieu, étant infiniment sage, il se devait à lui-même de donner a l'homme, en le créant, toutes les connaissance» qui pouvaient seules mettre en exercice les facultés dont il l'avait pourvu et les diriger vers leur véritable objet. D'ailleurs le monument historique le plus ancien et le plus véridique , la Genèse , ne confirme-t-elle pas nos assertions, quand elle nous représente Dieu non -seulement conversant avec Adam, avec Abel et Gain, avec Noé et sa famille, et les instruisant comme un père instruit ses enfants; mais accordant la même faveur au patriarche Abraham, à Isaac et à Jacob? Quelle raison solide pourrait-on avoir de nier ou de révoquer en doute ce fait important ? Ajoutons que la tradition s'en est conservée chez la plupart des peuples, qui ont été persuadés que des 1 enfance du monde les dieux avaient conversé avec les hommes. Ainsi il est incontestable : 1° que Dieu a prescrit aux hommes une religion; 2° qu'il n'en a prescrit qu'une seule; 3* que cette seule religion n'est et ne peut être que la religion chrétienne; 4" que toute autre religion que fa religion chrétienne n'est et ne peut être qu'une fausse religion. Nous entendons ici par religion chrétienne la religion catholique- apostoliqur- ' romaine. Voq. Dergier, Diction.de théol.

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