‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 759 sur 1294 · REPR · texte numérisé non relu

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dans le sens de douleur, de regret d'avoir offensé Dieu; dans ce cas, il devient synonyme de contrition. Voy. ce dernier mot.

H. REPENTIR EN DIEU. Les écrivains sacrés représentent quelquefois Dieu comme étant touché de repentir; par exemple, d'avoir créé l'homme, d'avoir établi Saùl roi de son

Euple, etc.; mais ce n'est point à dire que eu ait regret d'une faute qu'il ait commis*', ou qu'il change de sentiment comme reconnaissant son erreur; seulement il change de conduite envers ceux qui lui sont infidèles, en les châtiant dans sa rigueur, comme il se laisse fléchir par la pénitence de ceux qui l'ont offensé. Voy. Genèse, vi, 6, 7. 1 Rois, xv, 11. Psaume cv, 43. Comjiar. Anthropologie.

REPINGAL (Jean), carme anglais et docteur de l'université de Cambridge, mort à Statlbrd en 1350, avait acquis une grande réputation comme prédicateur. On a de lui : 1° Sermones fie dominicis ; — 2* Octogintn très Sermone» synodales; — 3° De Visitationibus episcopi, lib. I. Voy. Pitseus, De Ulustrib. Angiice Scriptor.

RÉPLÉTION se disait autrefois, en terme de jurisprudence canonique, du revenu des bénéfices suffisants pour remplir le droit d'un gradué ou d'un indultaire.On ne pouvait plus rien demander en vertu de ses degrés ou de son induit, quand il y avait réplétion. Voy. le £>ietion. ecctés. et canon, portatif. Compar. Gradué, Indhltaire.

RÉPONDANT DE MESSE. Voy. Servant de messe.

REPONDRE, terme qui, outre sa signification ordinaire, se prend encore pour chanter à deux chœurs ou chanter avec refrain. Ce terme signifie aussi accuser ou défendre quelqu'un en jugement. On dit que Dieu répond a nos prières quand il daigne les exaucer. 11 se prend en mauvaise part de quelqu'un qui réplique à son supérieur avec insolence. Enfin saint Paul appelle réponse de mort l'assurance que nous avons de notre future dissolution. Voy. Genèse, xxx, 3.J. Job, xiv, 15. Rom.. IX, 20. II Cor., I, 9.

RÉPONS, en terme de bréviaire, se dit d'une sorte de motet qui se chante ou qui se récite après chaque leçon de matines. Ce sont des espèces d'antiennes redoublées, dont les paroles sont ordinairement tirées de l'Écriture sainte et appliquées à la féte qu'on célèbre. Il y a aussi de petits ou brefs répons qui se disent après le chapitre des petites heures. On les a appelés ainsi parce qu après qu'un choriste les a récités ou chantés, tout le chœur lui répond. C'est pour cela que saint Atnbroise nomme respons<fria psatnwtrum les versets des psaumes auxquels le peuple répondait et qu'il répétait. Voy. Ambros., Hexameron, 1. III, c. v, n. 23. De Vert, Cérémonies fie l'Eglise, tom. IV, p. 79. Bergier, Diction, de théot., art. Heures canoniales. Le Diction, de la thëol. cnthol.

REPOS ( Beguies) était ordonné aux Juifs pour glorifier Dieu, le jour du sabbat, de ce qu'il s'était reposé après les six jours de la création. Repos marque aussi une demeure fixe et tranuille. Dans le sens moral , requies signifie l'état es bienheureux. Saint Paul , faisant l'application de l'établissement des Israélites dans la Terre Promise au repos des saints dans le ciel , nous enseigne â craindre de n'entrer point dans cet heureux séjour, si nous imitons la dureté d'un peuple que ses murmures privèrent de l'entrée dans la terre que Dieu lui avait promise. Voy. Deutér., m, 20. Hébreux, iv, 1, 2, 3. Compar. Dimanche.

J. REPRESENTATION. La loi de Dieu défend

toute représentation d'hommes ou autres choses corporelles ; mais les meilleurs interprètes limitent cette défense par les paroles du Lévitique, où le même précepte est répété, ut ado» refis ea , vous ne ferex pas ces choses pour les adorer. En effet, Dieu lui-même prescrivit à Moïse plusieurs représentations qui devaient être mises dans le tabernacle , mais seulement pour l'ornement de ce saint lieu. Voy. Exode, xx, 3. 4. Adoration, n° I. Images, n° I.

IL REPRESENTATION, en matière bénéficiale, se disait autrefois de l'acte usité dans les diocèses où les patrons , ne présentant pas immédiatement à l'évéque , se servaient du ministère de l'archidiacre. Celui-ci représentait à l'évéque . et le requérait de recevoir la présentation et la représentation , et d'accorder à l'impétrant les lettres de collation et de provisions nécessaires pour se mettre en possession du bénéfice auquel il avait été présenté. Voy. le Diction, ecrtés. et canon, portatif.

REPROBATION, jugement par lequel Dieu exclut du bonheur éternel un pécheur, et le condamne au feu de l'enfer; c'est le contraire de la prédestination. On distingue ordinairement deux espèces de réprobation , l'une négative, et |l'autre positive ; la première est la nonélection d'une créature à la gloire éternelle ; la seconde est la destination ou condamnation formelle de cette même créature au feu de l'enfer. Il est évident que cette différence est purement métaphysique, puisque la réprobation positive est une suite infaillible et nécessaire de la réprobation négative; c'est, au fond , le même décret de Dieu envisagé sous deux aspects différents. I) suffira de dire ici sur cette matière impénétrable de la réprobation ce qui est de foi, ce qui est hérétique, et ce qui est laissé à la libre discussion des théologiens. Ainsi 1° il est de foi que, comme il y a en Dieu une éternelle prédestination des bons à la gloire, il y a aussi une éternelle rèprolmtion des méchants, puisque Dieu ne fait rien dans le temps qu'il n'ait résolu de toute éternité; sans quoi il ne serait pas immuable. Or cette réprobation se trouve clairement prouvée par le tableau que Jésus- Christ fait du jugement dernier. De même que Dieu dit aux prédestinés : « Venez, les bénis de mon Père; possédez le rovaume préparé pour vous depuis la fondation du monde , • de même aussi il dit aux réprouvés : « Allez loin de moi , maudits , au feu éternel , qui a été préparé au diable et à ses anges (Matth. xxv, 31, 41). » — 2° Le nombre des réprouvés, aussi bien que celui des prédestinés, est fixe et immuable ; il ne peut augmenter ni diminuer. Cette vérité est une conséquence de la certitude de la prescience de Dieu (August.. Lib. de Corrept. et Grat , c. XIII). — 3" 11 est aussi de foi que Dieu ne réprouve personne, ni ange, ni nomme, d'une manière positive, et qu'il ne les condamne à la peine éternelle que par suite et à cause de leurs démérites prévus; et c'est une hérésie de soutenir avec les luthériens et les calvinistes que Dieu, par sa pure volonté, sans égard au mal, sans supposer la chute des anges rebelles , ni le péché originel dans les hommes, a destiné un certain nombre d'angeset d'hommes aux supplices éternels, et aux péchés qui conduisent à ce terme fatal, par un décret positif, immuable, nécessitant ; car c'est Dieu lui-même qui dit dans l'Ecriture : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive (Ézéch., xxxm, 11). » (Test l'Esprit- Saint qui nous assure que c Dieu n'a pas fait la mort, et qu'il ne se réjouit pas de la perte des

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vivants...: main ce sont les impies qui l'ont appelle par leurs œuvres el par leurs paroles ( Sagesse, !, 13, 19). » — 4° Le décret île réprobation n'impose à ceux qui en sont l'objet aucune nécessité de pécher, puisqu'il n'empêche pas i|ue Dieu ne nonne à tous des grâces qui suffiraient pour les conduire au salut, s'il» n'y résistaient pas; personne n'est donc réprouve que par sa faute libre et volontaire (//« concile fTOmufje, can. xxv). — 5» 11 est donc faux que le décret de Dieu exclue les réprouvés de toute grâce actuelle intérieure, même du don de la foi et de la justification , puisqu'il y a parmi les chrétiens des réprouvés gui ont reçu tous ces dons ( Conc. Trirl., sess. Vf, can. xvn). l'or/. Richard et Giraud, et lîergier, qui exposent les différentes opinions des théologiens relativement à la réprobation. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

REPTILE, terme qui désigne les animaux qui n'ont point de pieds, ou qui les ont si courts qu'ils paraissent ramper sur la terre. Les Hébreux mettent les poissons au nombre des reptiles. Ce nom s'étend même quelquefois à tous les animaux terrestres. Voy. Genèse, i, 20. Lévit., xi, 46. Ps.. Lxviii , 35, etc. D. Calmet, Dietton. de la Bible.

RÉPUDIATION, divorce. La loi de Moïse tolérait la polygamie et le divorce parmi les Hébreux ; mais celui qui avait corrompu une fille était obligé de l'épouser sans pouvoir jamais la répudier. Cependant il était permis aux autres hommes de répudier leurs femmes sous prétexte de quelque difformité. Moïse ne semble permettre qu'aux hommes de répudier leurs femmes, ce qui fait que l'historien Joseph regarde comme contraire à la loi la conduite de quelques femmes qui se sont séparées de leurs maris. Voy. Deut., xxit.28, 29; xxiv, 1. D. Calmet, Diction, fie la Bible. Conipar. Divorce.

R ÉPDTER ( Hrjmtare ) , terme qui est en quelque sorte consacré dans notre langue pour signifier ce que dit saint Paul, que la foi d'Abraham lui fut réfiutée, ou imputée à justice. Héputer s'emploie aussi pour l'idée sous laquelle on regarde quelqu'un ou quelque chose, agissant à leur égard en conséquence de cette façon de penser. Béputer se met encore pour dire ou penser en soi-même. Jésus-Christ , dans sa Passion , fut réputé parmi les méchants, c'est-à-dire i egardé comme l'un d'entre eux, et traité comme <*ux. Voy. Rom., iv, 3. Genèse , xlviii , 5. Lévit., XI, 4. I Rois, xviii, 17. Marc, xv, 28.

REQUIEM ( MESSE DE). Voy. Messe, no V.

REQUISITION, acte que faisait autrefois un expectant auprès d'un patron ou eollateur, à

3ui , en vertu de son expectative, il demandait es provisions d'un bénéfice qui venait de vaquer. La réquisition devait être faite par le gradué en personne ou par un procureur, clerc ou laïque, fondé de procuration spéciale. Les acles de réquisition ou de procuration pour résigner devaient être insinués, et se faisaient par le ministère des notaires apostoliques, qui devaient écrire et rapporter fidèlement les réponses ou les refus des collateurs pour agir en conséquence. Voy. Richard et Giraud.

RESA, fils de Zorobabel, père de Joanna, un des aïeux de Jésus-Christ. Voy. Luc, 111,27. RÉSAINA. Voy. Km sina.

RESAN. Voy. Re/an.

RESBAUM. Voy. Rebais.

RESCHIPHA, siège épisc. iacobite, situé au 1 diocèse d'Antioche , près de l'Euphrate. On n'en I connait qu'un évèque, Jacques, qui sacra en iob le patriarche Isaac, par ordre <I Abugiafar- j

Almanxor, roi des Arabes. Voy. Lequien, Qriens Christ., tom. Il, p. 1516.

RESCIUS (Stanislas), abbé d'Andreow en Pologne, mort à Naples en 1598, fut secrétaire du cardinal Hosius, qui lui donna un canouicat dans l'église de YVarmie, etl'envoya en France vers le duc d'Anjou , élu roi de Pologne. On a de lui, outre quelques ouvrages purement littéraires : !• Dissulium evungeticorum magutrorum ac ministrorum ; Cologne , 1592, in - 8« ; — 2° De Atheismis et phalnnsmis evangeHeorwn ; Naples, 1596, in-8". Voy. Sterovolsius , Etngia iliustr. l'olnnor. Feller, Biogr. univers.

RESCRITS DE ROME, réponses du Pape écrites sur papier. On les distingue , par rapport à leur nature, en rescrits de justice, en rescrits de grâce, et en rescrit* commun* ou mixtes, qui

Earticipcnt de la nature des deux précédents, e rescrit de justice, qui tend à l'administration de la justice , a lieu régulièrement pour la décision de quelques procès , ou d'une chose dont la contestation doit être portée an Saint-Siège. Dans ce cas le Pape nomme des juges délégués, et leur commet la décision ou le jugement de l'affaire en question par un acte qu'on appelle avec raison rescrit de justice, puisqu'il s'agit de faire rendre la justice* à ceux qui la demandent. Le rescrit de grâce est celui que l'on donne lorsque le Pape accorde quelque chose par sa pure libéralité. On l'appelle, selon la nature et l'objet de ses dispositions, privilège, indulgence, dispense, exemption, grâce ou bénéfice. Le rescrit mixte est celui qui n'est proprement ni de justice, ni de gracc, mais qui participe à la nature de ces deux rescrits. Tels sont les rescrits pour les dispenses de mariage , pour les réclamations de vœux, pour les sécularisations. Celui que le Pape commet pour l'exécution des rescrits se nomme, en termes de chancellerie, exécuteur. Or on distingue â Rome deux sortes d'exécuteurs : le simple ( me ru*) et le mixte (mixtus) : le premier est celui à qui le Pape commet une commission qui doit être exécutée de piano, sans information, sans contradiction; le second est celui que le tape commet quand il y a des informations à prendre, des contradicteurs à combattre ou à appeler: sa dénomination de mixte est d'autant plus juste et plus exacte , que sa commission participe do gracieux et du contentieux. Autrefois, en France, les rescrits de Kome ne pouvaient être enregistrés ès parlements sans lettres-patentes , et les parlements déclaraient abusive l'exécution des rescrits délégatoires par lesquels Sa Sainteté commettait des juges hors le ressort du parlement duquel les parties étaient justiciables. Cette jurisprudence elle-même était un véritable abus, qu'a voulu faire revivre Fart. 1" de la loi du 18 germinal an X, mais contre lequel Rome n'a ce>sc de réclamer. Voy. les Mémoire* du clergé, t. VI , p. 347-348, et t. VII , p. 222 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, pftrtatif. L'abbé André, qui traite des rescrit* en général , de leur autorité et de leur exécution.

RÉSEN , ville d'Assyrie bâtie par Assur entre Ninive et Chalé. Voif. Genèse, x, 12. D. Calmet, et les autres commentateurs sur ce passage.

RESEN DE ( André de), en latin Bexmdus, dominicain, né à Evora en 1198, mort l'an 1573, se rendit très-habile dans les» langues , la philosophie, la théologie et la connaissance des antiquités. 11 fut précepteur des infants de Portugal, frères de Jean III, qui obtint du pape pour ïlesende la permission de quitter l'habit religieux et de prendre celui d'ecclésiastique.

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