‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 786 sur 1294 · ROI · texte numérisé non relu

ROI

i>, nu- et lu Sagesse, eu latin, avec une Paraphrase en français; Paris, 1665.1667. 1675, 1681,1691, in-12; — 2° Les sept Psaumes de la Pénitence , en forme de paraphrase; Paris, 1697, in-16. Ces deux ouvrages, plusieurs fois réimprimés ensemble, respirent une haute sagesse et annoncent une profonde connaissance des saintes Écritures. Voy. le Jouin. des Savants, 1691. L'abbé Anselme, Oraison funèbre de Marie-klèonore de Rolm Huet, Origines de Caen, c. XXIV. Feller. Mi chaud, au Suppléai, Lu Nouv. Biogr. ge'nér.

I. ROHOB. ville de la tribu d'Aser donnée aux Lévites de la famille de Gersom. Cette ville était située dans la Syrie , sur le chemin d'Emath. Va;/. Josué, xtx. 28; xxi, 31 et passim.

IL ROHOB, ville capitale d'une des provinces de Syrie, qui était nommée Syrie de Rohob (II Rois, x , 6), mais D. Calinet pense que cette ville était la même que la précédente.

III. ROHOB, Israélite qui revint de la captivité de Dabylone. Voy. Il Esdras, x, 11.

ROHOBIÀ . premier fils d'Éliézer et petit- fils de Moïse. Vou. I Paralip.. xxiu, 17.

ROHOBOTH, lleuve de lldumée. Saûl, descendant d'Ésaù, qui régna dans ce pays, était des environs du lleuve Rohoboth. Voy. Genèse, xxxvi, 37. 1 Paralip., i, 18.

ROHR (Jules-Bernard de), protestant, né au château d'Elstenwerde. en Saxe, appartenant à sa famille, mort en 171*2, jouissait depuis 1732 d'une prébende dans le chapitre de Mersebourg; il avait été aussi pendant quelques années conseiller dans l'administration de celte ville. Parmi une cinquantaine de compilations sur divers sujets, nous citerons seulement : 1° Instruction dans tai t de scruter le ceur des hommes; Leipzig, 1732, 4e édit.;— 2° Droit ecclésiastique complet de la haute Saxe; ibid.,1723; — 3° Pnytothèologie, ou Essai sur la toute - puis sance , la sagesse, etc., de Dieu, manifestées dans le règne rcgétal; Francfort et Leipzig, 1718, 2* édition. Tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. Michaud. Itiour. univers.

ROHRBACHER (René- François), théologien et historien , né à Lingatte , dans le département de la Meurlhe, en 17811, mort à Paris en 1850, exerça d'abord h-s fonctions de vicaire dans plusieurs paroisses, fut missionnaire diocésain, et professa plus tard au séminaire de Nancy le dogme et la monde , puis l'Écriture sainte et l'histoire ecclésiastique. Nommé chanoine honoraire de la cathédrale, il vint se fixer à Paris en 1810. Ses principaux ouvrages sont : 1° Histoire universelle de l'Église cntholigur ; Nancy, 1812-1819; Paris. 1819-1X53. 29 vol. in-8«; — 2° Catéchisme du sens commun: Paris, 1825, in-12, et 1856, in-18; — 3" Ut Religion méditée; ibid., 1836, 1852. 2 vol. in-18; — 4°De.« Rapports natwe/s entre les deux puissances; Besançon, 1838, 2 vol. in-8°; — 5» De la Grdce et de la nature; ibid., 1838, in-8»; — 6° Motifs gui ont ramené à l'Eglise catholique un grand nombre de protestants et autres religionnaires ; Paris, 1811,2 vol. in-18; souvent réimprimé. Tous ces ouvrages se recommandent par les bons prin-

Xs de leur auteur, dont 1 attachement et le luement à l'Eglise, et au Saint-Siège en particulier, ne sauraient être surpassés. Mais notre amour pour la vérité nous fait un devoir d'ajouter qu'ils sont bien défectueux sous plus d'un rapport. B'abord ils sont généralement fort mal écrits, et il est difficile d en lire quelques lignes de suite sans en être parfaitement convaincu. Aussi est-ce sans étonnement que nous avons vu le supérieur d'un grand séminaire.

homme aussi bon littérateur que théologien* faire cesser la lecture de VHùtoire de l'Eglise, par le motif qu'elle ne pouvait que gâter le goût des jeunes gens. Mais le manque de style et de bon goût n est pas le seul défaut qui dépare cet ouvrage; on y chercherait en vain l'esprit de critique et une sage mesure dans les jugements et les appréciations. Les inutilités et les choses étrangères à son sujet forment environ le tiers de 1 ouvrage, parce qu'il a accepté sans choix et sans discernement tout ce qui s'est offert sous sa plume. M. l'abbé Caillau , écrivain distingué , juge compétent de la matière, a rendu dans la Bibliographie catholique un compte exact et fidèle de son livre. Or les injures grossières par lesquelles l'auteur a cru devoir y répondre n'ont rendu que plus saillante la justesse des reproches faits a ce même livre. Pour nous, nous ne pouvons qu'adhérer à ce qu'a écrit après M. Caillau un autre ecclésiastique savant, pieux, et Irès-uitramontain, savoir, qu'un des signes de la décadence de la science ecclésiastique dans notre pays est le , succès qu'a obtenu l'Histoire universelle de l'Église catholique. Voy. la Bibliographie catholique, t. V, p. 356; tom. VI, p. 72, 274, 121, 518; tom. VII, p. 262, 410; tom. Vlll, p. 121, 171, 286, 458, 496; tom. IX. p. 212.

I. ROI. Ce titre, dans l'Écriture sainte, signifie en général le chef d'une nation, quel que soit le degré de son autorité; il est donné à Moïse (Deutéron., xxxill, 5). Lorsque les Israélites étaient sans chef, sans un premier magistrat, il est dit qu'il n'y avait pas de roi en Israël (Juges, i, 31). 11 désigne quelquefois un guide, un conducteur, soit parmi les hommes, soit parmi les animaux: conséquemment on nomme ainsi les grands d une nation. David dit(Ps. cxvin, 16) : « Je parlais de votre loi en présence des rois. » Le roi d'un festin est celui qui y préside, nui y tient la première place ( loi/. Roi, n»lll). Dans Job (XLI, 25) te roi des enfants de forgucil est celui qui l'emporte sur

tous les autres par son orgueil. Les fidèles sont appelés rois, mais dans un sens spirituel, de même qu'ils sont nommés prêtres; leur royauté consiste à régner sur eux-mêmes et sur leurs passions, à se soumettre les cœurs de leurs semblables par l'ascendant de leurs vertus, 4 prétendre dans l'autre vie à un royaume éternel. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar.

RoYAt'TÊ CHEZ LES HÉBREUX.

II. ROI (Pierre-Charles), chevalier de Saint- Michel, a laissé plusieurs ouvrages en vers et en prose, dont plusieurs ont été couronnés par l'Académie française et par celle des Jeux Uoraux. Parmi ses discours nous remarquerons celui qui a pour sujet : Dieu est la protection de ceux qui mettent leur confiance en lui; il a été couronné par l'Académie française eu 1711. Voi). le Journal des Savants, 1711 et 1727.

III. ROI DU REPAS. Chez les Hébreux comme chez les autres peuples de l'antiquité, il y avait un iW dans les repas ou festins. Ce roi était élu par le sort ou choisi par celui qui donnait le repas. Il commandait, et on était obligé de lui obéir. C'est lui qui devait régler l'ordre du festin, assigner les places aux convives, présenter Les mets, veiller au maintien de la réserve et à l'observation de la tempérance, et fixer le temps où on devait se séparer des convives. Voy. Esther, 1 , 8. Ecclésiastique, xxxii, 1 et suiv.; et les commentateurs sur ces deux passages de l'Ecriture. Philo, De Vita contemplât. Plato, Symposiac, I. I, qu. xiv, et De Musica. Aristot., Politic, 1. II. Atiism., Deipw.-

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sophist., I. X, c. vi. Tull., m Verrem.; Orat. V, et De Senect., et Tuscul., qu.I. Quintil., 1. I.Horat., (kl* Divitum mensis. Varro, De Ung. lat.,]. IV.

ROIAS ou RÛJAS (François), de l'Ordre des Frères- Mineurs , né a Tolède, vivait vers l'an 1656, et avait la réputation d'un habile théologien et d'un grand prédicateur. 11 a laissé, outre une Oraison funèbre de Philippe ///, roi d'Espagne : 1° Commentant! in concordiam Evangelistarum juxta translations littérales, anayogi cos, morales et allegoricos sensus, secundum ordinem Evangeliorum totius anni, en latin et en espagnol; Madrid, 1621, in- fol.; — 2° Tlieatrum funerale Virgmum et Martyrum; 1634, in-fol.; — 3» Etucidarium Deiparat semper virginis; 1643, in-fol.; — 4» Fragmenta SS. PP., a dominica Septuagetima* usque ad dominicain in A Ibis; 1647, ï vol. in-4°; — 5" Annales des Frères Mineurs, depuis la fondation de leur Ordre jusqu'à l'an 102, en espagnol; Valence, 1652, 3 vol. infol.; — 6° Commentaire sur le Pentateuque ; — 7° Sur les Opprobres de Jésus-Christ et sur les dernières paroles qu'il prononça en mourant attaché à la croix; Madrid. 1634; — 8° des Sermons pour le carême; 1603, in-fol.; — 9° L'Apoiogie des stigmates de saint François; ces cinq derniers ouvrages sont en espagnol ; — 10» Catena aureu SS. Etclesiat doctorum per maris abyssum eeangtlieaf historia navigantium, in qua translationes antiquiores, et neothericœ adducuntur, quœ ad lit feraient et morajem sensum utilius conducunt; Lyon, 1651,3 vol. in-fol. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, t. I , p. 432.

I. ROIS, princes souverains ou monarques qui ont droit de commander à leurs sujets avec un pouvoir suprême , qui est borné par la loi divine, les lois naturelles et les lois fondamentales de l'État. Les rois, images visibles de la Divinité, comme sont tous les chefs d'un État, quel que soit leur titre, sont tout à la Ibis les maîtres, les législateurs, les défenseurs, les

Sisteurs , les pères et les tuteurs des peuples, ais si Dieu les a établis pour tenir sa place au-dessus des- hommes , il a voulu qu'ils le fissent régner par l'empire de la justice qu'il met entre leurs mains. Cest pour faire fleurir la religion, procurer l'abondance et la tranquillité, maintenir la paix et le bon ordre dans le monde, qu'il leur communique tant de puissance, d'autorité et de gloire. La royauté, dit saint Chrysostome, est un assemblage de soins et d'inquiétudes pour le repos et Te bonheur des peuples... Les rois sont proprement les hommes des peuples, auxquels ils se doivent tout entiers , les vicaires et les lieutenants du Très -Haut à leur égard, les ministres de sa providence et de sa bouté envers eux. Richard et Giraud traitent : 1° Des titres et de la prééminence des rois; 2° De leur indépendance; 3° Des devoirs des sujets envers eux ; 4° Du régicide et du tyrannicide. Dans son Diction, de théol. , Bergier combat le pouvoir, soit direct, soit indirect du Pape et même du corps de l'Église sur le temporel des rois. Il prétend que , pour élayer son opinion ( en faveur du pouvoir indirect), Bellanmn a rassemblé des faits dont les uns ne prouvent pas sa prétention, et les autres sont évidemment des entreprises illégitimes des Papes sur la puissance temporelle. Pour toute preuve de ces assertions, Bergier se borne à dire : « Dossuet a solidement répondu à tous ces faits dans sa Défense de ta Déclaration du clergé de France, faite en 1682; ouvrage qui a été imprimé en 1728. » C'est une erreur, Bossuet n'a nullement répondu à ces

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faits, et la fameuse Déclaration elle-même a été condamnée par le Saint-Siège. Cependant Bergier ajoute : « Ainsi l'Eglise gallicane, qui, dans tous les siècles , ne s est pas moins distinguée par sa vénération et son attachement pour le Saint-Siège que par sa fidélité envers ses souverains, s'est constamment opposée à la doctrine de Bellarmin et des ultramontains. » Mais , comme on le remarque fort justement dans une édition de son Dictionnaire même que nous avons sous les yeux : « Cette affirmation de Bergier est inconciliable avec la harangue du cardinal du Perron sur l'article du serment, prononcée devant le tiers état aux étals géné* raux de 1614 : « Toutes les autres parties de l'Eglise catholique, disait ce cardinal, voire mesme toute l'Eglise gallicane, depuis que les échotes de théologie y ont été instituées jusqu'à la venue de Calvin, tiennent l'affirmative, à seavoir que quand un prince vient à violer le serment qu'il a fait à Dieu et à ses subjets, de vivre et mourir en religion catholique, et nonseulement se rend arien ou mahométan . mais passe jusqu'à déclarer la guerre à Jésus-Christ, c'est-à-dire jusqu'à forcer ses subjets en leurs consciences, et les contraindre d'embrasser l'arianisme ou le mahométisme, ou autres semblables infidélités, ce prince-là peut estre déclaré décheu de ses droicts, comme coupable de félonnie envers Celui à qui il a faict le serment de son royaume, c'est-a-dire envers Jésus- Christ, et ses subjets estre absous en conscience et au tribunal spirituel et ecclésiastique du serment de fidélité qu'ils lui ont pre »té. Et que ce cas là arrivant, c'est à l'autorité «le l'Eglise résidante, ou en son chef, qui est le Pape, ou en son corps qui est le concile, de faire ceste déclaration. Et non -seulement toutes les autres parties de l'Église catholique, mais mesme tous les docteurs qui ont esté en France depuis que les écholes de théologie y ont esté instituées, ont tenu l'affirmative, à sçavoir qu'en cas de princes hérétiques ou intidelles et persécutant le christianisme ou la religion catholique, les subjets pouvaient être absous du serment de fidélité. Au moyen de quoi, quand la doctrine contraire serait la plus vraye du monde, ce que toutes les autres parties de l'Eglise vous disputent, vous ne la pourriez tenir au plus que pour problématique en ma* tière de foy. J'appelle matière problématique en matière de foy, toute doctrine qui n'est point nécessaire de nécessité de foy et de laquelle la contradictoire n'oblige point ceux qui la croyent à anathème et à perte de communion. Autrement il faudrait que vous recognussiez que la communion que vous exercez avec les autres parties de l'Église imbuës de la doctrine opposite, voire que celle que vous conservez avec la mémoire de vos propres prédécesseurs, fust illicite et pollué d'hérésie et d'anathème. Et de faict, ceux qui ont entrepris de défendre la doctrine du serment d'Angleterre , qui est le patron de la vostre, ne la défendent que comme problématique. Sostre intention, disent-ils, n'est pas d'asseurer que l'autre doctrine soit répugnante à la foy ou au salut, puisqu'elle a esté

Rropugnée par tant et de si grands théologiens, îsquels jà à Dieu ne plaise que nous prétendions condamner d'un si prand crime. »

U. ROIS (LIVRES DES). Nous avons dans nos Bibles quatre livres qui portent le nom de Livres des Mois. Autrefois, dans les Bibles hébraïques, ils n'en faisaient que deux, dont l'an portait le nom de Samuel, et l'autre celui des Hoxs ou des Règnes. Maintenant dans les exem-

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