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Ëlaires hébreux, arecs ou latins, il y a quatre vres, dont les deux premiers portent, dans l'hébreu, le nom de Samuel, et les deux autres celui des Rois. Les Grecs les citent sous le nom de Livres des Règnes, et les Latins sous celui de Livres des Rois. Quand on lit ces livres avec attention, il est impossible de ne pas reconnailre que le but que les historiens sacrés qui en sont les auteurs ont eu en vue en les com-
F osant, était avant tout de continuer à y tracer histoire du peuple de Dieu , en tant qu'elle intéressait la religion et cet empire particulier que le Monarque de l'univers avait Lien voulu prendre sur les Israélites. Quant à la chronologie, les opinions sont Tort partagées ; la suivante nous a paru sujette à moins de dilOcultés. Ainsi, selon nous, le 1" livre des Rois contient l'histoire de 101 ans : savoir depuis la première année du gouvernement du grand prêtre HéU, que nous plaçons à l'an du inonde 28W, jusquà la mort de Saùl, arrivée l'an 2919. Le II" livre contient l'histoire d'environ 40 ans, qui sont compris entre la mort de Saùl ot la iin du règne de David, que nous supposons correspondre à l'an 21)89. Le 111* livre traite des événements qui se sont passés dans un intervalle de 120 uns; savoir depuis la lin du règne de David jusqu à la mort de Josaphat, roi de Juda, en 3109. Le IV* livre comprend l'histoire d'environ 335 ans, qui se sont écoulés depuis la mort de Josaphat jusqu'au commencement du règne d'Evilmerodach, qui tira Jéchonias de
[inson en 3442. On n'est pas plus d'accord sur auteur ou les auteurs des quatre Livres des Rois. Tour nous, oui admettons que ces quatre livres présentent la même méthode, la même disposition et la même suite dans la manière de raconter, surtout quand il est question de guerre, et que la variété de langue et de style qu'on y remarque n'étant pas assez considérable pour venir de plusieurs plumes dillérentes, prouve seulement la variété des documents que l'écrivain a employés dans son travail, nous pensons qu'ils sont l'ouvrnge d'Ksdras. A la vérité, on a opposé des difficultés a ce sentiment, mais nous croyons les avoir suffisamment réfutées dans notre Introduction aux Livres suints. Quant a la divinité de ces livres, elle ne saurait raisonnablement être contestée, puisque la synagogue et l'Église chrétienne les reçoivent unanimement comme écriture inspirée, et que Jésus-Christ les cite dans l'Évangile comme étant d'une autorité divine. Voif. 1). Calmet, Diction, de la llible. Richard et Giraud. Beigier, Diction, de thcoi. J.-B. Glaire, Introd. Iiùtur. et crit., etc.. tom. III, p. 129 et suiv.
III. ROIS DES HÉBREUX. Les Hébreux n'ont commencé à avoir des rois de leur nation que depuis Saùl. Avant lui, ils furent gouvernés par des anciens, comme dans l'Égypte ; puis par des chefs suscités de Dieu, comme Moïse et Josué; ensuite par des juges, comme Othoniel, i Aod, Samgar, etc.; enfin par des rois, comme Saùl, David, Salomon, etc. Après la mort de ce dernier, deux tribus seulement restèrent attachées à Roboara et à ses successeurs, ce qui forma ce au on a appelé le royaume de Juda. Les dix tribus suivirent Jéroboam, qui prit, ainsi que ses successeurs, le titre de roi d'Israël. Les choses demeurèrent dans cet état jusqu'à la captivité, arrivée en 3410. Après le retour de la captivité, en 3408, les Juifs vécurent tous la domination des Perses pendant 204 ans, jusqu'à l'arrivée d'Alexandre le Grand à' Jérusalem, en 3672. Après sa mort, la Judée ■ obéit d'abord aux rois d'Egypte, puis à ceux de I
Syrie, jusqu'à ce qu'Antiochus Épipliane ayant forcé les Juifs à prendre les armes pour la défense de leur religion, les Machabées recouvrèrent peu à peu leur ancienne liberté, et vécurent dans l'indépendance depuis le gouvernement de Jean Hircan, en l'an du monde 3874, jusqu'à ce que la Judée fût réduite en province par les Romains, qui y mirent tantôt des rois, tantôt des gouverneurs. Plus tard, les Juif» fuient entièrement dispersés par Titus et Vespasien. Voy. D. Calmet, Diction, de fa Bible, où on trouve la liste chronologique des rois des Hébreux, celle des rois de Juda et des rois d'Israël; enfin la liste des Machabées ou des princes Asmonéens, qui ont gouverné la république des Juifo en qualité de princes et de grands prêtres jusqu'au règne d'Hérode le Grand. On peut voir ce qui concerne chacun de ces rois a leurs articles particuliers et sous leurs noms. Com/wr. Royauté cher les Hébreux.
R01SSARD, prédicateur du roi, a publié un bon ouvrage intitulé La Consolation du chrétien, ou Motifs de confiance en Dieu dans les circonstances de ta vie: 1775, 2 vol. in-12; cet ouvrage a été souvent réimprimé en 1 et en 2 vol. in-12. Voy. Feller, Riogr. univers.
ROJAS. Poy.RoïAS.
ROLAND (Aubert), cordelier, né à Liiïon. dans le Bassigny. en 1092, professa la philosophie et la théologie, fut gardien dans diverses maisons de son Ordre , devint définileur de sa province, puis écrivain de son Ordre, institué par patentes de son général, qui furent confirmées par un brer de Clément X.1I, et directeur de l'hôpital de Saint - Mihiel. Ses principaux ouvrages sont : 1° Moyen facile de concilier les esprits sur les difficulté* qui regardent lu bulle Vuigenitus; Luxembourg, 1732, 1734 et 1735, 5 vol. in-4°; — 2» Vie de ta B. Philippe de Gueldres, duchesse de Lorraine; Toul, 1736. Vuy. Richard et Giraud.
R0LEV1NCK. Voy. RonviNCK.
ROLL ou ROLLE (Reinard-llenri), protestant, né a Unna, en Prusse, l'an 10*3. mort à Giessen en 1708. fut successivement recteur de l'école de sa ville natale, pi m -recteur du gymnase de Dortmund.où il devint en 1722 directeur du gymnase supérieur, et, en 1730, il fut appelé a enseigner la théologie à l'université de Giessen. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Htbliotheca nobdium theologorum; Rostock, 1709; Francfort, 1714, in-8«; c'est un recueil qui contient la vie des théologiens les plus célèbres, de quelque communion qu'ils aient été. Voy. le Journ. des Savants, 17I0. n. 429,1" édit., et p. 389,2* êdit.
ROLLER (Joseph), jésuite, né à Hohenstadt, en Moravie, l'an 1704, mort à Waporia en 1767, se distingua dans l'étude des belles-lettres. L'éloquence de la chaire l'occupa surtout; il l'enseigna pendant neuf ans avec un succès extraordinaire. A la sollicitation de ses auditeurs, il publia son traité Eloquentia sacm et profana m geminos tractatus distributa ; Olmutz, 1752, in -8°. C'est une excellente rhétorique, contenant les meilleurs principes et un bon choix d'exemples. Voy. teller, Riogr. univers.
ROLLET (Humberl), bénédictin de la congrégation de Saint- Vannes, né à Courcelle, village du duché de Bar, mort à Saint-Mihiel en 1066, remplit avec honneur les emplois les plus importants de la congrégation de Saint- Vannes, et eut la charge de grand -prieur de l'Ordre de Cluny. Son principal ouvrage est intitulé Vie du R. P. D. Didier de la Cour, réfor-
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moteur de la congrégation de Saint-Vannes ; elle se trouve dans les Chronique* générales de f Ordre de Saint- Benoit , imprimées à Toul, infol., tom. IV, p. 172 et 174. Voy. D. Calmet, Bibhoth. Isuraine.
ROLWINCI ou ROLEWINCK (Wemerus de Laër), chartreux, né à Laèr, en Westphalie , l'an 1425, mort à Cologne en 1502, a compose plusieurs ouvrages, entre autres : 1° Traité du sacrement de i Eucharistie et du fruit des messes; Cologne, 1535; - 2» Vita S. Servolii : ibid.,1472, in-*»; — 3° Fasciculus temporum; ibid., 1474, 1479, in-fol.; Séville, 14K0; Augsbourg, 1481, in-fol.; Paris, 1512, 1519,1529, m-l°; trad. en flamand, Utrecht, 1480, in-fol.; en allemand, Bàle, 1524; en français, Lyon, 1*83,1495; Paris, 15<C>, 1513, in-fol.; — te'Pafndisus ronscientia* ; Cologne. 1 475, in-fol. Voy. Voss-ius, De HistoriH» latinu; f. III , p. 509 et 570. Trithem., De Scriptor. ecrlesinst., et Scriptnrc* tiermnnia>. Possevin., Apjmruius sacer., tom II, p. 519. Aubert le Mire, p. 89. Jacob. Rergomas, 1. XVI. Richard et Giraud.Feller, fin >gr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
ROMA, femme du second rang de Nachor, frère d'Abraham. Roma fut mère de Tabée, de Gaham , de Tahas et de Maacha. Voy. Genèse . xxn, 24.
I. ROMAIN, pape ou antipape, né à Gallèse, prés de Civita-Vecchia, mort à Rome en *»H, exerçait les fonctions d'archidiacre lorsqu'il succéda à Etienne VI, en H07. On ne sait s'il fut élu canoniquement ou non , et cette incertitude fait que quelques auteurs le mettent au rang des pontifes légitimes, tandis que d'autres le placent parmi les antipapes. Romain eut
Eour successeur Théodore. Voy. Onuphre et énébrard, in Chrrmic. Baronius, in Annal. Gael. Moroni, vol. LIX,p. 102.
IL ROMAIN (Saint), martyr à Antioche, mort le 17 novembre 303, exerçait l'office de diacre avec celui d'exorciste dans l'église de Césarée, en Palestine, lorsque éclata h persécution de Dioctétien et de Maximien. Arrêté par l'ordre du préfet d'Orient, Romain souffrit la torture avec courage, et fut enfin étranglé. Les Grecs célèbrent sa féte le 18 novembre. Voy. Eusèbe, Traité de la Résurrection, 1. II, et Libre drs martyrs de la Palestine, c. II. S. Chrysostome, Panégyrique de saint Romain. Tillemont , Mém. ecclés , tom. V.
III. ROMAIN (Saint), martyr à Rome, virait au m* siècle. Il était soldat et persécuteur de saint Laurent ; mais il fut si touché de son courage, qu'il le pria de l'instruire, reçut le baptême de ses mains, et cueillit la palme du martyre la veille du jour où saint Laurent mourut pour la foi. Dans plusieurs martyrologes, la féte de saint Romain est inarquée au 9 août.
IV. ROMAIN ( Saint), fondateur des monastères du Mont-Jou, né dans la Franche-Comté en 390, mort le 28 février 460, passa d'abord quelque temps dans le monastère d'un saint abbé de Lyon nommé Stibm , puis il se retira dans les forêts du Mont-Jou, qui sépare la Franche-Comté du pays des Suisses, et se renferma dans un vallon appelé Condat, où il vécut seulement avec son frère, nommé Lupicin. De nombreux disciples étant accourus pour se mettre sous leur conduite , ils bâtirent un monastère régulier, qui devint plus tard la célèbre abbaye de Saint -Claude; ils en élevèrent un second dans un lieu voisin nommé Lauconne, et plusieurs autres au delà du Mont-Jou. Dieu honora saint Romain du don des miracles avant et après sa mort. On célèbre sa fête le 28 fé-
vrier. Voy. Bolland.. Acta Sanctor., an 28 février. Bulteau, Hist. bénédict.
V. ROMAIN f Saint), archevêque de Rouen, mort le 23 octobre 639, était issu de la noblesse française qui s'était établie dans les Gaules du temps de Çlovis I". Promu à l'épiscopat en 626, il donna l'exemple de si grandes vertus et il établit dans son diocèse une si admirable discipline, nue les idolâtres qui y demeuraient encore souffrirent sans murmurer qu'il abattit les temples de Jupiter, de Mercure, d'Apollon, etc. Dieu l'honora du don des miracles, et l'Église célèbre sa féte le 23 octobre. Voy. Rigaut, Vie de saint Romain. Le P. Pommeraye, Hist. des archevêques de Rouen. Le P. le Cointe, Annal, eccles. de France, ann. 626. tïfi et 638.
VI. ROMAIN DE BLATE (SAINT-), en latin Sanctus Romanns de Blavin , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située dans la ville de Blaye, au diocèse de Bordeaux. On ignore l'époque de sa fondation. Le roi Chei ebert ou Chariberf, q^ui mourut à Blaye en r»70, fut enterré dans 1 église de cette abbaye. Ce monastère fut ruiné en 1568 par les calvinistes.
VIL ROMAIN DE BONNE - ESPÉRANCE, a publié : 1» Erreurs du P. Burnube' Saladin , esgardien des Récollets dans la province de Saint- André, etc., dénoncées à l'archevêque de Cnmb> ai et uux évêques de Tournai et d'Arras, avec des Réflexions sur les livres de ce récollet intitule-. : 1° Ut Confesseur charitable de l'âme timide; — 2» Le Médecin spirituel de l'âme craintive et scrupuleuse- — 3° Directorium confessarii monialitmt; Liège, 1702, in-12. Voy. le yowrn. des Savants, 1702, p. 409.
L ROMAINE (Sainte), vierge et martyre, fut la compagne de sainte Benoite. Voy. Benoîte.
II. ROMAINE (William), théologien, né i Hartlepool, dans le comté de Durham.en 1714, mort a Londres en 1795, était fils d'un réfugié français, fut ordonné prêtre en 1738, desservit plusieurs paroisses et acquit de la réputation comme prédicateur. Ses sentiments philosophiques, formés surtout d'après les doctrines île Calvin , l'avaient exposé a des contrariétés. Parmi ses principaux écrits on cite : i'Jephtho's Vow futfittrd and his daughter not sacrificed; 1712, in -8"; - 2° Tlte Lortl our righteousness ; 1757, in-8»; — 3» XII Discourses upon law and gospel; 1760, 1793, in-8», — 4' The Walk of faith; 1771, 2 vol. in -8°; —5» On Psalmudy; 1775, in-8°. Ses écrits ont été recueillis et publiés par Brownley Cadogan; Londres, 1796, 8 vol. in-8*. Voy. la Souv. Biogr. génér.
L ROMAINS. On ne voit pas qu'il en soit parlé dans les livres de l'Ancien Testament écrits en hébreu , mais seulement dans les Machahées et dans le Nouveau Testament. Judas et Machabée ayant appris les victoires que les Romains avaient remportées sur divers peuples, lit alliance avec eui, et Jonathas, son frère, renouvela l'alliance avec le désert. Plus tard Simon Machabée envoya à Rome pour le même sujet un ambassadeur, qui fut très-bien reçu. Avant tout cela, des légats romains envoyés vers Antiochus Eupator s'étaient intéressés trèsparticulièrement a la tranquillité des Juifs. On sait que les Romains ont pris dans la suite Jérusalem jusqu'à trois fois : 1* par les armes de Pompée, l'an du monde -'fil ;'2» par Sosius, en 3967; 3» sous Tite, l'an 4070; à cette époque, la ville et le temple furent entièrement détruits. Voy. 1 Machab., vin, 1 , 2, 3, etc.; xn, 1, 2,3, 4, etc.; xiv, 21, etc. II Machab., xi,34, 35,36. D. Calmet, Diction, de la Biôte.
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