ROND
de l'ancien inonde , et qui , après avoir été la capitale de l'empire romain, Test aujourd'hui de tout le christianisme et le centre de l'unité catholique. Judas Machabée rechercha l'alliance de Rome, et saint Paul y fut conduit prisonnier (Machab., vm, 17. Actes, xxvm, 14. Compar. Romains, n» I). Nous ne rappellerons pas ici toutes les attaques dont Rome fut l'objet de la
Crut des barbares; nous dirons seulement que uitprand. roi des Lombards, et Astaulphe, son xesseur, faisant des entreprises continuelles itre cette ville et le Saint - Siège , le pape enne Il[ implora le secours de Pépin, roi de France, qui. ayant passé en Italie en 754, obligea le roi des Lombards à restituer les domaines qu'il avait usurpés sur l'Empire et sur l'Eglise romaine , aux environs de Rome , dont il Ot alors une donation à cette Eglise. Charlemagne confirma et augmenta considérablement cette donation après qu'il eut mis lin, on 771. au royaume des Lombards. Les Papes commencèrent dès lors à exercer leur autorité temporelle sur Rome et sur les pays des environs. Nous ne donnons pas ici la liste des évèques de Rome; on sait que le premier, saint Pierre, prince des apôtres, remplit ce siège pendant l'espace de vingt-cinq ans. De l'an 146 a l'an 1725, cent quatre-vingts conciles ont été assemblés à Rome. Voy. D. Calmet , qui , dans son Diction, de la Bible, fait remarquer que saint Pierre, dans sa \n Epitre (v, 13;, a désigné Home sous le nom figuré de Babyfone; que saint Jean, dans l'Apocalypse, la désigne aussi plus d'une fois sous ce nom (xrv, 8; \vi, 19; xvil, 5; xvm, 2, 10, 2t); que les rabbins lui donnent ordinairement le nom d'Édom, et qu'ils croient que les prophéties contre Êdom auront leur accomplissement dans la ruine de cette grande ville, et que quelques protestants ont nié à tort, contre le consentement de toute l'antiquité . que l'apôtre saint Pierre ait jamais été à Rome. Richard et Giraud, qui, après un court aperçu de l'histoire de cette ville, de sa position géographique, citent les monuments, les communautés, les églises, les Papes qui I ont gouvernée, les conciles qui s'y sont tenus. Gaet. Moroni,qui, vol. LV11I. p. 103-319, et vol. LIX, p. 1-98, traite de la capitale du monde chrétien sous ses divers points de vue. Le Diction, de la thèot. cathol., qui donne aussi la topographie de Home, la description de ses monuments, etc. ROMEI (François), dominicain, né à Casti-
flione, près d'Arezzo, en Toscane, mort à Rome an 1552, devint général de son Ordre en 1516. Il assista au concile de Trente sous Paul III, et fut un des théologiens qui dressèrent les décisions sur le sacrement de l'Eucharistie. Il a laissé : 1* De Liber ta te operum et nécessitât e
Îratiœ adversus pseudophilosophos rhristianos ; yon, 1538, in-4»; — 2° Hrevis Ùeductio ad animai immortatitatem christiane et peripatetice ostendendam ; — 3° Episto/œ encyclica ad universum Ordinem. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Ptxedic., tom. II, p. 125.
HOMÉLIE , père de Phacée, roi d'Israël. Voy. IV Rois, xv, 25, 27.
ROMEMTHlEZER . un des chefs des vingtquatre familles sacerdotales ou lëvitiquo*. Voy. 1 Paralip., xxv, 4.
R0M1LL0N (Elisabeth), de Lisle. au Comtat- Venaissin, morte en 1619, perdit son mari et ses enfants dans un âge peu avancé. Il ne lui resta de son mariage qu'une fille nommée Françoise , née en 1573 , laquelle se joignit à sa mère pour établir des religieuses sous la règle du Tiers-Ordre de Saint-François. Elle
mourut sans avoir eu ln consolation de voir perfectionner cet établissement. Sa fille, Françoise de Barthelier. y mit la dernière main. Elle donna des constitutions à ses filles, et les nomma Religieuse» de Sainte-Élisabeth. Après avoir fondé plusieurs couvents de son Ordre , elle retourna à celui de Paris, où elle mourut en odeur de sainteté l'an 1645. Voy. Feller, liiogr. univers.
ROMPRE LE PAIN. Voy. Pain, n* I.
ROMU ALD (Saint), fondateur et premier abbé de l'Ordre des Camaldules. né à Ravenne vers Tau "" 6 . mort le 19 juin 10*27, embrassa la vie monastique dans le couvent de Saint- Apollinaire de Classe, près de Ravenne , et se relira ensuite dans les Etats de Venise, près d'un ermite de sainte vie nommé Marin, qui exerça sa patience et son humilité. L'an 978, il passa dans l'abbaye de Saint -Michel de Cusan, en Catalogne, dont une partie appartenait à la France; et de là il se rendit dans un désert voisin , «ii il pratiqua les plus grandes austérités. L'an 991 u retourna en Italie, se retira dans le marais de Classe, d'où il passa à Saint-Martin-aux-Bois . où il bâtit des cellules pour lui et pour quelques disciples. Nommé en 996 abbé de son ancien monastère de Classe, il en fit bâtir plusieurs autres dans diverses provinces; mais le plus célèbre est celui qu'il fonda en 1012 à Camaldoli, en Toscane, dans les vallées de l'Apennin, à douze lieues environ de Florence, du côté de Rimini. C'est de lui que tout l'Ordre a pris le nom de Camaldules. 11 envoya plusieurs de ses religieux prêcher l'Évangile aux fidèles de Pologne et des autres pays du Nord, et partit lui-même pour la mission de Hongrie. Sa santé ne lui ayant pas permis de continuer son voyage , il demeura assez longtemps dans un monastère qu'il avait bâti sur la montagne de Silvie, où il supporta avec patience tous les chagrins que ses ennemis lui causèrent. Le pape Clément VIII, par une constitution datée du 9 juillet 1595, ordonna que la féte de saint Romuald serait transférée du 19 juin au 7 février, jour de sa principale translation. Voy. Bolland., Acta Sanctorum, au 7 février, où l'on trouve deux Vies du saint en latin : l'une par le B. Pierre Damien, et l'autre
Eirle B. Jérôme de Prague. Richard et Giraud. élyot. Histoire des Ordres religieux, tom. V. N.-J. Mitlarelli, A nnnles Camaldulenses.
R0M0LE (Sainte), vierge et compagne de sainte Rédempte. Voy. RédemptE.
RONCAGLIA (Costantino), de la congrégation de la Mère -de -Dieu, né à Lucques en 1677, mort en 1737, occupa avec distinction une chaire de théologie, et parvint à la charge de vicaire général, Ta plus éminente de son Ordre. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages pleins d'érudition, parmi lesquels nous citerons : 1» La Famiglm cristiana istruita nelle sue «A/igazioni: Lucques, 1711, in-8°; — 2» Istoria délie variaiioni délie chiese protestanti; ibid., 1712, in-8°; — 3° Effeti délia pretesa riforma di Lutero, di Calvmo e del gumsenismo; ihid.,1714, in-8°; — 4° Universa moralis Theologia; ibid., 1730, 2 vol. in -fol.; — 5» Naialis Alexandri Hisioi ia ecclesiastica V. et S. Testament» , notis et animadversionilms n tic ta et illustrata; ibid., 1734, 9 vol. in-fol.; augmenté par le P. Mansi; Paris, 1740, 18 vol. in-1". Voy. Sarteschi, De Scriptoribus congregationis clericorunt régularium, p. 278. Feller. Michaud. U Souv. Bwgr. génér .
RONDE (Michel LA), prémontré réformé,
ROND - 1982 — ROQ
mort à l'abbaye de Saint- Paol de Verdun en
4718, a donné : !• Pratique de l'oraison de foi, ou de lu Contemplation divine par une simple vue intellectuelle; Paris, 4084; — 2» Méditations pour les fêtes de saint Augustin et de saint Norbert pour leurs octaves et pour la translation de ces deux saints; — 3« une édition des Œuvres du P. r.piphane-Louis, abbé d 'Étirai; — 4° un Hccueii det Lettres spirituelles du même; Paris, WtSA. V ou. D. Calmet , Aio/iorA. Lorraine.
RONDEAU (Sieur de). Voy. Fournie*.
RONDET (Laurent-Êlienne), littérateur, né en 1717, à Paris, où il est mort l'an 1785, manifesta de bonne heure de grandes dispositions pour l'étude ; on raconte qu'a l'Age de sept ans il lut en état d'aider à la composition typographique d'une Grammaire hébraïque, et qu'il apprit l'hébreu en travaillant. 11 conserva jusqu'à sa mort l'habitude du travail. Son érudition est un peu lourde; il entasse les recherches et les discussions; niais en général il montre plus de connaissances que de critique. Il fut toujours fort attaché au parti janséniste. Parmi ses propres Ouvrages nous citerons : 1° Justification de l'Hist. ecclés. de l'abbé Butine; Paris, 1700, in-12; en réponse à une Lettre de Denesle ; — 2» ;.v«ie vengé: Paris, 1702, in-12; critique de la Traduction d haie de Deschamps; — 3° Figures de la Bible en 500 tableaux, avec des explications ; Paris, 1707, in-4°; — 4° Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament; ibid., 1771, in-8°, lig.;
— 5° Diction, historique et critique de la Bible ; ibid., 1770-1784, 3 vol. in-4°; cet ouvrage, qui devait servir de supplément à la Dible de Vence, s'arrête à la lettre E; — 0° Dissertation sur l'Apocalypse; ibid., 1770, in -4°, et in-12; — 7° L'Art de bien vivre et de bien mourir; ibid., 1777, in-12; livre ascétique, très souvent réimprimé ; — 8° Dissertation sur le rappel des Juifs, avec un Supplément; Paris, 1778-1780, 2 vol. in-4° ou 1 tom. in-12; l'auteur, qui met le rappel des Juifs sous le règne de l'antechrist , va jusqu'à fixer la durée de ce règne à sept ans, et 1 avènement a 1800; — 9° Pièces niatuhnœ ae vespertinœ; ibid., 1778-1780, 2 vol. in-12; — 10° Dissertation sur la version des Septante; 1783, in-4°, et in-12; — 11° Verba CAris/i ; grec et latin; ibid., 1784, in-4°; recueil estimé. Outre ses propres écrits, on doit a linndet un certain nombre de réimpressions publiées par ses soins, et avec des additions et commentaires, entre autres : 1" Ihst. ecclés. de Flcurv, 17i0. tom. I, XX, in-12; — 2» la Bible dite de Table: de Vence; 1718-1750, 14 vol. in-4», et 1707-1773, 17 vol. in-4»; — 3° Opuscules de Bossue! ; 1751, 5 vol. in-12; — 4° la Bible de Ijegrot, avec un Discours sur les Prophètes et des Notes; 1750, B vol. in-12; — 5» la Bible de San/; 1759, in-fol.;
— 0° Abrégé de mis t. ecclés. de fabbé Bacine; 1702-1700, 13 vol. in-4»; — 7° la Biblinth. des Pères de l'Eglise, de Tricalet ; 1787, 8 vol. in-4°;
— 8° les Tables de THist. ecclés. de Fleuri/ ; 1758, in-4°; — 9° du Diction, apostolique; 1705, in-8°;
— 10° de la Biblioth. du P. le Long; 1778; -I 11» de VHist. des Auteurs sacrés , etc., de D. Ceillicr, 1783, 2 vol. in-4°, etc. On a reproché a linndet de faire des changements et d'insérer beaucoup de choses dans les livres dont il donnait de nouvelles éditions, sans en prévenir; on s'en est plaint surtout par rapport à la Bible de Legros et à l'édition in-4» de YHist. ecclés. de Tulbé Hncine. Enfin Rondet a fourni des Dissertations et des Analyses au Journal ecclésiastique, aux Mémoires de Trévoux et au Journal des Savants, etc. Voy. Desessarts, Siècles linéaires. Le Journal ecclés. de 1786. Quérard, la |
Fi ance littér. Feller. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
R0NDIN1NI (Philippe), né à Faenia, dans la Romagne, vivait au vin* siècle. On a de lui : 1* un Traité sur la basilique de Saint ■ Clément ; — 2° De snnetis martyribus Joanne et Pautn , vetera Monimenta... collecta et conemnaia; Rome, 1707. in-4°. \'oy. le Joum. des Savants, 1709 p. 1r>2, 1" édit.. et p. 131, 2« édit.
R0NNAT (Constance), récollet et prédicateur du xvii' siècle, a laissé : 1° des S/;rmons fxw l'octave des morts; Lyon, 1078, in 8°; — 2» Sermons j>our l'octave dé t Assomption die la sainte Vierge: ibid., 1082. Voy. le Du tion. des Prédicat.
R0NTH0 (Matthieu), savant religieux, de l'Ordre des Olivetains, né en Grèce, mort à Sienne en I4i3, était issu de parents vénitiens. Outre une version latine de la Divine Comédie, et plusieurs autres écrits purement littéraires, il a donné : une Vie du pape Alexandre V, qui a été insérée dans le9 Miscellunea di Lucca, tom. IV. Voy. Agostini, Scrittori veneziani, 1. 11. Tiraboschi , Storia delta Letteratura Itnliann. Negri , Scrittori finrentini. Lancelloto, Historia Olivetana. La Noue liiogr. génér.
ROQUE (Jean de la), membre de l'académie de Marseille, né en cette ville l'an 1001 , mort à Paris en 1745, a laissé, outre des articles dans le Mercure : 1» Voyage de l'Arabie Heureuse, in-12; — 2° Voyage de ta Palestine, in-12; — 3" Voyage de la Syrie et du mont Liban. Voy. Feller. Bmor. univers.
ROQUES (Pierre), théologien protestant, né à la Caunc. dans le déprtement du Tarn, en 1085, mort a Baie l'an 1748, fut nommé en 1710 pasteur de l'église française de Bàle. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* Le Pasteur évangélique, ou Hssai sur l'excellence et la nature du saint minùtère; Bâle, 1723, in-4»; trad. en allemand; Halle, 1741-1744, 3 vol. ùvfl»; 1768, 2« édit.; — 2» Éléments des vérités historiques, dogmatiques et morales des écrits sacrés: Bâle, 1726, 1728, in-8°; — 3° Lettres à un protestant de France au sujet des mariages des réfbrmés et du baptême de leurs enfants dans l'Église romaine ; Lausanne, 1730, in-8«; 1735, 2» édit.; — 4» Sermons sur divers sujets de morale; Bàle, 1730, in-8°; trad. en allemand, Halle. 1745, in-8»; — 5° Ije Vrai Piétisme; Bàle, 1731, in-4*. Voy. Feller. Michaud. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
R00UETTE (Gabriel de), évéque d A ut un, né à Toulouse en 1023, mort à Autun en 1707, fut d'abord abbé de Grandselve, pneurde Cherlieu et de Saint-Denis de Vaux, et vicaire général d'Armand, prince de Conti, abbé de Cluny. Promu à 1 episcopat en 1006, il établit dans son diocèse un grand séminaire, et il fonda en 1009 l'hôpital de Saint -Gabriel. On a de lui, outre une Oraison funèbre : Ordonnances pour te rétablissement de la discipline ecclésiastique; Autun, 1009, 1078, in-8*. Voy. la Gnliia C fins t., tom. V. La Noue. Biogr. génér.
ROQUETTE (Henri-Emmanuel de), membre de l'Académie française, mort à Paris en 1725, était neveu du précédent. Il reçut les ordres sacrés, fut docteur de Sorbonne et abbé île Saiut-Gildas de Ruis. On a de lui, outre VOraison funèbre de Jacques II, roi de la Grande-Bretagne, le Procès- Verbal de l'assemblée du clergé de Tan 1705; Paris, 1706, in-fol. Voy. le Joum. des Savants, 1713.
R0QUINHAM, lieu d'Angleterre où, l'an 1094, on tint un concile dans lequel on décida i qu'Anselme, archevêque de Cantorbéry, ne pouvait, sans le consentement du roi, demander
ROSÀ