‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 790 sur 1294 · ROSA · texte numérisé non relu

ROSA

le paliwm au pape Urbain II, que le roi n'avait

Es encore reconnu. Voy. la Regia, tom. XXVI. bbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Henri Spelman , Concilia Magna: Bntanmas et Hibernia, tom. I.

RORANUM, siège épisc. du diocèse de la grande Arménie, sous le catholique de Sis. Un de ses évèques, Hairabiet, assista au concile de Sis. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1444.

ROS (selon les Septante et la Vulgate, et Rosch, selon l'hébreu), fils de Benjamin. Voy. Genèse, xlvi, M. Ce même mot Hos se lit encore dans la version grecque d ÉzéchieHxxxvin, 2, 3), de même que Rosch dans le texte hébreu ; ce qui a fait croire à la plupart des interprètes que ce mot désignait dans Ézéchiel un nom de peuple, bien qu'ils ne s'accordent ni sur le pays que ce peuple habite, ni sur le nom qu'il porte aujourdhui. Saint Jérôme l'a rendu dans la Vulgate par le nom appellatif cnput , c'est-àdire ou chef, ce qu'a fait également Aquila. 1). Calmet ne doute pus qu'il ne signifie la Rusfie. Voy. D. Calmet, Diction. (!>• ta Bible. Bochart, Phaleg., I. III, c. m. Michaelis, Supplem. ad Lextca hèbraica, p. 2224. Rosenmûller, Handbuch der biblischen Alterthumskunde, vol. I, p. L p. 215.

ROSA (Thomas), canon is te du xvn* siècle, a laissé : 1" De Executoribus litterarum apostolirnriim, cum notis sanctee Rotte Rmnana; Rome, 1676, in-fol.; Cologne,1683. in-fol.;— 3» De Rnefictnmm Dùtributione; Naples, 1682, in-fol.; — 3° />* Reditibus ecclesitisticis • Naples. 16H2, in-fol. Voy. l'abbé André, Cours aJphabét. de droit canon , tom. VI, p. 488, 3* édit.

I. ROSAIRE (Rnsarium), grand chapelet composé de 150 petits grains et de 15 autres un peu plus gros qui séparent chaque dixaine des petits. On récite un Pater sur les gros grains, et un Ave Maria sur les petits, ce qui fait en tout 15 Pater et 150 Ave Maria, qu'on peut appeler le Psautier de Marie. En récitant ces prières vocales, on doit méditer les quinze mystères, qu'on divise en mystères joyeu.r. douloureux et glorieux. Les cinq mystères /oyeux sont : l'Annonciation, la Visitation, la Naissance de Jésus-Christ, sa Présentation et son Recouvrement au Temple. I-es cinq mystères dou/ournu sont : l'Agonie de Notre-Seigneur dans le jardin des Oliviers, sa Flagellation . son Couronnement d'épines, son Accablement sous la croix qu'il portait au Calvaire, et son Crucifiement. Les cinq mystères glorieux sont : la Résurrection du Sauveur, son Ascension , la Descente du Saint-Esprit, l'Assomption de la Vierge et son Couronnement dans le ciel. On appelle aussi rosaire ce composé de 15 Pater et de 150 Ai e qui doit être accompagné de la méditation des mystères. Le rosaire et la confrérie du même nom doivent leur naissance à saint Dominique. Ce saint fondateur établit l'un et l'autre pendant qu'il prêchait contre les Albigeois, ou même dans ses missions d'Espagne, qui précédèrent celles qu'il entreprit contre les hérétiques du Languedoc. La principale solennité du Rosaire se célèbre le l,r dimanche du mois d'octobre ; cette fête est due à la piété de Pie V, qui ordonna qu'on la célébrerait le 7 octobre, en action de grâces de la fameuse victoire que les chrétiens remportèrent sur les Turcs à Lépante le 7 octobre 1571 , et qui fut attribuée à la dévotion du Rosai re , que les fidèles récitaient avec ferveur pendant la bataille. Grégoire XIII fixa cette solennité au 1" dimanche d o' tobre. Divers autres souverains Pontifes

ont confirmé la confrérie du Rosaire et l'ont favorisée d'un grand nombre d'indulgences. Voy. Charles Bellet, Adoration chrétienne dans la dévotion du Rosaire. Richard et Giraud réfutent avec succès l'abbé Thiers et les auteurs de V Histoire des cérémonies religieuses, qui se récrient fort contre le titre de très-sacré qu'on attribue au Rosaire et contre les tableaux qui représentent la sainte Vierge donnant des chapelets à saint Dominique. Gaet. Moroni, qui, dans son vol. LIX, p. 150-158, cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur le Rosaire. Le Diction, de la théol. cathol., où l'on trouve des détails très -intéressants. Compar. l'article suivant.

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