‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 791 sur 1294 · II. ROSAIRE (CONFRÉRIE DU SAINT-). La · texte numérisé non relu

II. ROSAIRE (CONFRÉRIE DU SAINT-). La

confrérie du Snint-Roiane est une de celles qui furent établies au sujet des nombreuses calamités qui affligèrent 1 Europe aux xiv« et xv« siècles, et qui avaient pour but de demander à Dieu par des prières communes et des exercices de dévotion publics d'être préservé ou délivré de ces maux. Les membres de cette confrérie s'obligeaient à dire le rosaire à des jours fixes. On voit par la bulle de Léon X (Pnstoris atterni) du 6 octobre 1520, que cette pieuse association existait déjà depuis longtemps. Elle était presque entièrement tombée en désuétude lorsque, à l'occasion de guerres sanglantes, elle fut rétablie à Cologne en 1475. Ce fut surtout le nonce apostolique évéque de Forli qui la répandit en Allemagne. Les papes Sixte IV, Innocent VIII et Clément VII lui accordèrent des indulgences, qui furent plus tard confirmées par Sixte V. Les membres de cette sainte confrérie se distinguèrent surtout par leur zèle dans les guerres de la chrétienté contre les Turcs; car, tandis que les soldats chrétiens marchaient au combat et luttaient pour la foi, ils imploraient la victoire par d'ardentes prières. C'est ainsi qu'au moment où don Juan d'Autriche remportait la victoire de Lépante, ils avaient institué de pieuses et solennelles processions en l'honneur de la Mère de Dieu; et c'est pourquoi la féte que le pape Pie V ordonna en mémoire de cette glorieuse bataille fut appelée la féte du Sttirit ■ Roiaire. Dans les temps plus récents, il s'est formé une confrérie du Rosaire vivant. C'est l'association de cinq personnes dont chacune dit tous les jours la partie du rosaire qui lui est échue en partage. Voy. Bouvier, Traité des indulgences, des confréries et du jubilé. Le Diction, de la théol. cithol. Compar. l'art, précéd.

I. ROSALIE (Sainte), né à Paierme, en Sicile, dans le Xe siècle, appartenait à des parents illustres, unis par les liens du sang à la famille royale. Élevée avec soin à la cour, rien ne fut oublié pour son éducation; mais elle éprouva un si généreux mépris pour tous les biens périssables, qu'elle résolut de renoncer au monde et qu elle s'éloigna de la cour et de ses parents pour aller passer sa vie dans une caverne affreuse. Elle se retira d'abord dans une montagne appelée Mont-Réal, qu'elle quitta pour aller se renfermer dans une autre retraite non moins affreuse située sur le mont Pèlerin, et beaucoup plus rapprochée de Paierme. Les précautions qu'elle prit pour s'y soustraire aux yeux des hommes nous ont dérobé la connaissance de la vie qu'elle y mena. Les reliques de la sainte furent retrouvées en 1625. La Sicile attribua à son intercession la cessation d une peste qui exerçait alors dans l'Ile ses cruels ravages. Voy. les Vies des Pères du désert, t. V, in- 12. Richard et Giraud.

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