‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 792 sur 1294 · ROSE · texte numérisé non relu

ROSE

II. ROSALIE ( SAINTE-), congrégation de religieuses nobles fondée à Païenne sous l'invocation de sainte Rosalie et la règle de Saint- Dorninique, par Marguerite del Carretto d'Ara -

e>na, de la famille des comtes de Gagliano. .lis, après la mort de Marguerite et a la demande d'Alderuno, frère de la défunte, le pape Urbain VIII substitua la règle de Saint-Benoit à celle de Saint -Dominique. Voy. Gaet. Moroni, vol. LIX, p. 150.

III. ROSALIE, siège épisc. de Pisidie. dans l'Asie Mineure. Aujourd'hui Rosalie est un évèché m partibus sous le patriarcat également in partibus de Constantinople. Voy. Gaet. Moroni, vol. LIX, p. 150.

ROSARLE. Voy. Rosiêkes.

ROSATou ROSATE, ROXIATI (Albéric de), né à Bergame, était im des plus savants jurisconsultes du xvi» siècle. On a de lui : 1° Diction, de droit; — 2° un traité De Statutis; — 3° des Commentaires sur le code de Justinien et sur tes Pandectes;— 4° un Commentaire sur te VI» livre des Décrétâtes. Voy. l'abbé André, Cours alphabet de droit canon, tom. VI, p. 488.

ROSATI (Antoine), a laissé un abrégé de tout ce qui se pratique ou s'est pratiqué chez les différentes nations par rapport à la sépulture ; cet ouvrage est intitulé Ant. Rosati, J. C. Pistoriensis,de seputcris et seindcrorum juribus Liber singularis, etc.; 1662, in-8°. Voy. les Annales ti/i^graphiques. mois d'octobre 1763, p. 306 et

ROSC ELI N ou ROCELIN, RUCELIN, RUZE- LIN, théologien, né à Compiègne ou aux environs, mort après l'an 1121 , obtint un canonicat a Besançon et professa la philosophie. Il fut condamné dans un concile tenu à Soissons en 1092 ou 10U3. pour avoir avancé que les trois personnes divines étaient trois choses, comme trois anges, et qu'on pourrait les appeler trois dieus si l'usage n'était pas contraire à cette manière de s'exprimer. Saint Anselme le réfuta dans un traité intitulé De la Foi, de la Trinité et de l'Incarnation. Il nous reste de Roscelin un écrit violent contre Abélard,qui a été

Eublié par Schmeller et reproduit par Victor ousin dans son édition des Œuvres d'Abélard, toin. II, Appendix, p. 702. Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér. Le Diction, de la theol. catholique.

ROSCHA. Voy. Roche (La), n° I.

ROSCHILD ou ROTHSCHILD (Roschildia), ville épisc. de Danemark, sous la métropole de Copenhague, dont elle n'est éloignée que de quatre milles. Elle a été érigée en évéché sous la métropole de Lunden l'an 950. Sa cathédrale a un chapitre luthérien. On voit dans cette église, qui a appartenu aux Augustins, le mausolée où reposent les corps des rois de Danemark. Voy. de Commanville, /" Table alphaUt., p. 201. Gaet. Moroni, vol. LIX, p.158-159.

ROSCHMANN (Antoine;, historien allemand, né dans le Tyrol vers l'an 1710, mort vers 1765, devint historiographe des États du Tyrol , puis bibliothécaire de l'université d'Inspruck et garde des archives du Tyrol. Outre quelques ouvrages purement littéraires, on a de lui : Vie de saint Vnlentin , apt'ttre des deux Rhéties , en allemand ; Ulm,1746, in-l». Voy. \d Souv. Biogr. génér.

ROSCIANUM. Voy. ROSSANO.

ROSCOMAN ou ROSCÛM MON , lieu situé en Irlande, où se tint un concile en 1 158. On v lit de bons règlements de discipline. Voy. lîardouin, tora. VI. Henri Spelman, Concilia Magna? Britannù* et Hihemia-, tom. 1.

I. ROSE (Sainte), née i Vilerbc, où elle est morte l'an 1260 ou 1261 , fut célèbre par ses vertus et par les grâces et les faveurs dont le Ciel la combla. Elle entra dans le Tiers-Ordre de Saint- François, et y passa sa vie dans la prière et les austérités de la pénitence. Elle avait un talent tout particulier pour la conversion des pécheurs. Là ville de Viterbe conserve un grand respect pour sa mémoire. On voit sa statue sur une des portes de la ville. On célèbre sa féte le 8 mars.

IL ROSE (Sainte), du Tiers-Ordre de Saint- Dominique, née à Lima, capitale du Pérou, en 1586, morte le 24 août 1617, reçut au baptême le nom d'Isabelle; mais sa mère lui donna celui de Rose, à cause du coloris de son visage. Elle prit l'habit religieux en 1606, et depuis cette époque ses vertus augmentèrent chaque jour à un tel point, qu'on ne pouvait se lasser d'admirer sa patience . son humilité, sa résignation et ses austérités. Clément X la canonisa et fixa sa féte au 30 août. Voy. le P. Feuillet, Vie de sainte Rose. Le P. Oliva, Panégyrique de sainte Rose.

III. ROSE (François), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Bretruil, en Normandie, l'an 1648, mort à Laon en 1703, a laissé, outre quelques tragédies chrétiennes : 1° une brochure ou il prétend démontrer que les convers de la congrégation de Saint-Maur ne sont pas religieux; 1702, in-12; — 2° Souveau Système par pensées sur tordit de la nature; 1696, in-8°. Voy. D. le Cerf, Biblioth. hist. et cit. des An!, de ta congrég. de Saint-Maur.

IV. ROSE (Guillaume), né en 1542 à Chaumont en Bassigny, mort l'an 1602. fut prédicateur de Henri III, évéque de Senlis, et le plus fameux ligueur de France. Il contribua à maintenir la population de Paris dans la révolte contre Henri IV, et il fut du nombre de ceux que ce prince lit sortir de la capitale. Ses nouvelles menées en faveur de la Ligue provoquèrent contre lui une enquête juridique, a la suite de laquelle il fut condamné, le 25 septembre 1598, à faire amende honorable à la grand - chambre , avec ses habits épiscopaux, qu'il ne voulut pas quitter. On lui attribue: De Justa reipubiicœ christiana in reyes impios Auctoritate; Paris; 1590. in-8». Voy. Feller, Biogr. univers.

V. ROSE (Jean-Baptiste), docteur en théologie , né à Quiugev, dans la Franche-Comté, en 1714, mort en 1805, fut pourvu d'une chapelle dans sa ville natale , et se livra à l'étude des antiquités et des mathématiques. 11 fut nommé, en 1778, membre de l'académie de Besançon. On prétend qu'il était attaché aux sentiments de Port-Royal; il est certain, au moins, qu'il prêta le serment à la constitution civile du clergé. Ses principaux écrits sont : 1° Traité élémentaire ae morale; Besançon, 1767, 2 vol. in-12; ouvrage couronné par l'académie de Dijon; — 2° La Morale évangélique comparée à celle des différentes sectes de religion et de philosophie; ibid., 1772, 2 vol. in-12; - 3» L'Esprit des Pères comparé aux plus célèbres écrivains ; ibid., 1790 , 3 vol. in-12; 1823; — 4° Discours philosophiques et théologiques sur les perfections divines et sur les lois générales de la Providence ; 4 vol. in-12. Voy. Feller. Biogr. univers.

I. ROSEAU, que l'on mit entre les mains de Notre-Seigneur pour l'insulter dans sa Passion. On croit que c'était un simple roseau ou canne

aui pouvait servir de bâton , et qu'on donna par érision au Sauveur comme pour lui servir de sceptre. Voy. Matth.. XXVI t, 29. Cette plante,

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