‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 801 sur 1294 · HUBE · texte numérisé non relu

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c. xlvtii), ils laissaient souvent les portes de leur palais ouvertes pour donner audience aux plus humbles citoyens. La majesté royale avait quelque chose de sacré, et la religion la proté-

Îeait avec une sollicitude toute particulière, out crime de lèse-majesté était puni de mort. Ce n'est guère que dans le royaume d'Israël que nous voyons des régicides, parce que la

Krversité y était beaucoup plus grande que ns le royaume de Juda. — Les noms dont les Hébreux se servaient ordinairement pour désigner les rois sont : Adàn , c'est-à-dire seigneur, maître; Mélech ou rot'; Meschiah Yeltâvd, littéralement l'orof de l'Éternel. Dans la langue des poètes sacrés, les rois sont appelés les pasteurs, les époux de leur cité. Dieu étant le roi des Hébreux , les mêmes titres lui sont attribués : ainsi c'est l'époux de la cité , et la cité est son épouse; quand elle lui est infidèle et se tourne vers les idoles , elle devient une adultère , une prostituée, etc. — Dans l'origine . les premiers rois étaient chargés en même temps de commander les armées, de rendre la justice et de diriger le culte dû à la Divinité. — La royauté avait aussi des ministres, et les premiers ministres étaient assez souvent les fils mêmes des rois (IV Rois, x, 13-14. I Paralip.. xviii, 17. II Paralip., xxn, 8). Comme tous les monarques de l'Orient, les rois hébreux avaient une cour très- nombreuse. Or la première dignité du palais était celle dUntendtmt ou maitre de la maison du rot (11 Paralip., XIX, 11). L'office de ninzkir ou chancelier était un des premiers emplois de la cour. Bien qu'on ne sache pas au juste en quoi consistaient ses fonctions, il semble que l'une des principales était de rédiger et de conserver les mémoires d'état et l'histoire de tout ce qui arrivait chaque jour aux rois de la nation. Leur nom, en effet, signifie mémorialiste. Les secrétaires du roi sont ordinairement joints aux chanceliers, dans l'Écriture. 11 y avait encore plusieurs autres sortes d'officiers au service de la royauté; on peut les voir énumérésdans notre Introduction histnr. et crit., etc., tom. H, et dans le Diction, de la théol. cathol., art. Royauté chez les HÉnnEUX. — Quant aux revenus de la royauté , il a dù y avoir chez les Hébreux une loi de finance particulière, des règlements qui déterminaient ce qui était dù au roi; mais cette loi n'ayant pas été conservée, on ignore entièrement le chiffre de ses revenus. Seulement on peut dire avec quelque fondement que le trésor royal était alimenté : 1° par les dons volontaires; 2° par les troupeaux du domaine royal; 3° par les produits des champs, des vergers et des olivettes du même domaine, produits qu'augmentaient sans cesse le défrichement des terres incultes et la confiscation pour crime d'État; 4» par un tribut en espèces ou en nature, et principalement la dime; 5° par les dépouilles les plus précieuses des peuples vaincus et le tribut en nature ou en espèces qui leur était imposé: 6° par les droits perçus sur les marchands indigènes et étrangers.

I. ROTE (François de), jurisc, né à Angers, mort en 1686, professa le droit dans sa ville natale. Il fut un des fondateurs de l'académie établie a Angers en 1685. On a de lui : 1° De Vita, haresi et pœnitentin Berengarii archid. Andegavensis ; Angers, 1056, in-4*; — 2° Apologeticus pro omnibus Galliarum antecessoribus contra Parisiensis canonici juris professores ; ibid., 1665, in-4»; — 3° De Jure patronatus et de jurtbus honorificis in Bcclesia; ibid., 1667, in-4°; Nantes, 1743, in-4»; — 4» De Missis d»minicù,

eorum oMcio et potestate; Angers,|16721. in-4»; Venise, 1772, in-4°; — 5* Canonici juris Institutiones ; Paris, 1681, in-12. Voy. le Long, Biblioth. hùt. de la France, p. 74, 687 , 865. Frain du Tremblav, Éloge de Roye. Le Joum. des Savants. 1681 , 1705 et 1743. Michaud, Biogr. univers., ou on explique ce qu'étaient les mis si dominid.

II. ROYE (Gui de), prélat, né à Muret, près de Soissons, vers l'an 1345, mort à Voltri, entre Savone et Gènes, en 1400, fut chanoine de Noyon. doyen de Saint -Quentin, auditeur de rote à la cour pontificale d'Avignon, évêque de Verdun, administrateur de l'evéché de Dol, évéque de Castres, archevêque de Tours, de Sens et de Reims. Gui embrassa le parti de Benoit Mil, assista au concile assemble à Paris en 1404 pour la conservation des privilèges pendant le schisme, et présida, en 1408, le concile provincial de Reims. Il se rendit recommandable par ses vertus épisco pales. Il a composé un Doctrinale sapientiœ , qui a été publié en français sous ce titre : Doctrinal de la sapience; Genève, 1478; Promentour, 1482; Lyon, 1485; Paris, 1488; Genève, 1493, in-fol.; trad. en anglais: Westminster, 1489. in-fol. Voy. la Galtia Christ., tom. IX. Marlot, Métropolis Remensis. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nmtv. Biogr. génér.

I. ROTER (Abraham), jésuite missionnaire du Tonquin, mort en 1720, a laissé : Le Sage chrét ien ; in-16; cet ouvrage, qui a été édité par le P. du Halde, contient des règles pleines de sagesse et de religion , et très-utiles aux gens du monde. Koy. le Journ. des Savants, 1724.

II. ROYER (Jeanne LE). Vov. Nativité, n<> IV. ROZ (François), évéque d'Angamale, sur la

côte du Malabar, né à Girone, en Catalogne, mort vers l'an 1717, entra chez les Jésuites, et devint, en 1697, gouverneur et vicaire apostolique de l'évèchéd'Angamala. 11 était très-versé dans les langues orientales, et il eut la principale part aux décrets du synode de Diamper, qui le chargea de traduire en syriaque le Missel romain, de réformer la version syriaque de l'Ancien et du Nouveau Testament sur la Vulgate, et de traduire en syriaque le symbole de saint Athanase. 11 contribua beaucoup à soumettre les chrétiens de Saint-Thomas à l'Église romaine

ROZETTE, ville d'Égypte. Voy. Ptolém aïs . n»I.

RUAR (Martin), controversiste luthérien, né à Krempe, dans le Holstein. en 1588, mort près de Dantzig l'an 1657, étudia l'hébreu, l'arabe et les langues vulgaires. Dans la suite , il embrassa le socianisme, et, après avoir été recteur du collège de Cracovie, il devint ministre du bourg de Straszin, dans les environs de Dantzig. On a de lui : 1° Sntes sur le Catéchisme des églises sociniennes de Pologne, édit. de 1665 et de 1680; — 2° un recueil de Lettres, en latin; Amsterdam, 1677-1681,2 vol. in-12; réimprimé à la suite de YHist. crypto-socinianismi de Zeltner. Vou. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gtnér.

RUBEIS (De). Voy. Rossi, n" I et V.

RUBEN , fils de Jacob et de Lia , perdit son droit d'ainesse par le crime qu'il commit avec Bala, femme du second rang de son père. Lorsque ses frères voulurent se défaire de Joseph, touché de compassion, il les en détourna, leur persuadant de le jeter plutôt dans une citerne; il avait le dessein de le retirer secrètement; mais pendant son absence des marchands madianites venant à passer auprès de la citerne , le retirèrent et le vendirent à des Ismaélites, qui l'emmenèrent avec eux en Egypte. Jacob, au lit de la mort, reprocha vive-

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ment à Ruben la fante qu'il avait commise avec Bala , et lui prédit que sa postérité ne serait pas nombreuse. Moïse fit la même prédiction à son sujet , ce que l'événement confirma pleinement. Sa tribu eut son partage au delà du Jourdain, dans la partie la plus méridionale de ce canton , entre les torrents d'Arnon et de Jazer, les monts Galaad et le Jourdain. Voy. Genèse, xxix, 32, 35; xxxvti,20; xlix,3, 4. Deut.,xxxni, 6. Josué, xin, 15-23. D. Calmet, Diction, fie fa Bible.

RU BENITE, qui est de la famille ou de la tribu de Ruben, descendant de Ru bon. Voy. Josué, i, 12; XII, 6, etc. I Paralip., il, 42; xxvi, 32, etc.

I. RUBENS (Paul -Romain), qui vivait au xvni* siècle, a publié : Decixiones rerentiores Mette Rota Bornante; Venise, 1716, in-fbl. Voy. l'abbé André , Cours alphabét. de droit canon , tom. VI, p. 489.

II. RUBENS (Philippe), philologue, né à Cologne en 1574 , mort à Anvers en 1611 , était le frère aîné du célèbre peintre de ce nom. Il se lit recevoir docteur en droit en Italie, se rendit à Rome, où il remplit pendant trois ou quatre ans les fonctions de bibliothécaire du cardinal Ascanio Colonna ; mais, en 1609, le sénat le rappela à Anvers, où il fut nommé secrétaire d'Etat. Parmi ses ouvrages nous citerons : S. Atterii, episcopi Amasiee, Homilia* or. et Int. nune primum édita, etc.; Anvers, 1615, in-4». Voy. la Nom. Biogr. génér.

RUBETUM Voy. Rovo.

III. RUBENS (Théodore), vivait au xvra* siècle. On a de lui : Discursus circn litteras apostoticas in forma brevit; Rome, 1739. in-4». Voy. l'abbé André, Cour* alphabét. de droit canon, tom. VI, p. 489.

RUBEUS (Jean-Baptiste) , carme, né à Ravenne, mort a Rome Van 1578, se signala tellement par sa science, que Paul III le nomma professeur en théologie au collège de la Sapience à Rome. Pie IV le chargea de diverses commissions importantes. Il fut fait vicaire général l'an 1562, et prieur général Tan 156t. Il vit sainte Thérèse a Avila, approuva la réforme qu'elle avait commencé à introduire dans son monastère, et entretint ensuite un commerce de lettres avec elle. Pie V et Grégoire XIII ne lui donnèrent pas moins de marques d'estime

£e leurs prédécesseurs. On a de lui : 1» des rmons; — 2° des Commentaires sur les Œuvra de Thomas Waldensis; Venise, 1571 , 3 vol. infbl. Voy. Feller, Biogr. univers.

II. RUBEDS (Jérôme), historien et médecin, né i Ravenne. mort en 1607. fut médecin du pape Clément VIII. 11 a laiss • : 1° une Histoire de Ravenne; Venise, 1572, 15^1 1603, 1607. Dans l'édition de 1589, on trouve les anciens conciles

Erovinciaux de Ravenne , qui ne sont pas dans l première ; — 2° un Discours sur l'élection de Grégoire Xlll au souverain pontificat , en latin : Cesena. 1572, in-4». Voy. Jacques Gaddi, tom. il de set Ecrivains. Ant. Possev'm., Biblioth. selecta ratione studiorum, 1. XVI. Richard et Giraud. RUBI. Voy. Ruvo.

RUBRICAIRE. C'est celui qui connait bien les rubriques. Koy. RUBRIQUES.

RUBRICISTES On nomme ainsi les auteurs qui écrivent sur la liturgie. Les rubricistes les plus remarquables sont Ganvanti ou Gavantus, Merati, Quarti, Lohner, Cavalieri, Bauldry, Romsée. Pour l'étymologie du mot Bubriciste, voy. l'art, suiv.

RUBRIQUES (Rubricœ), règles qui marquent l'ordre et la manière de dire la messe et l'oflice

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