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l de ces hommes si profondément versés ï' auteurs dans la science théologique , ne prenaient aiéa* pas la peine d'étudier la question du çiiliamsme ; ils la supposaient démontrée, indbkuble. Le fait suivant nous en fournit la piw*. Un respectable sulpicien, M. Deluol, prulrenr de théologie , obligé de cesser son OV? pour cause de mauvaise santé , obtint de se: supérieur la permission de consacrer les éeo années de repos qu'il lui avait accoréesa étudier deux questions théologiques, dont Jane était le Gallicanisme. Après ces deux anates. le professeur, que les recherches les plus ifondies et les plus consciencieuses avaient convaincu de la fausseté des docs, demanda à son confrère le sa
Montagne, docteur de Sorbonne, alors de la Solitude : « Monsieur le supéj, peut-on être gallican de bonne foi? — Il but distinguer : ou l'on n'a étudié la question ;>.. 1.^,.,-ement et superficiellement , ou on en a bit une étude sérieuse et approfondie. Dans le premier cas on peut l'être de la meilleure foi du monde , dans le second c'est tout le contraire. — Comment ! Monsieur le supérieur, c'est «•us, docteur de Sorbonne, qui tenez un pareil langage? Vous faites le procès de tous vos collègue*. — Sachez, mon cher Monsieur Deluol , «ne chose que l'on semble généralement ignorer, c'est qu'en Sorbonne le gallicanisme ne fait janm> 1 objet d'un doute ou d'un examen. On le truore établi ; il ne vient même pas à l'esprit de chercher sur quel fondement il repose. Ainsi nos docteurs peuvent être gallicans de trèsbonne foi. » Pour nous, qui avons été préparé théologiques par quelques-uns de I docteurs, et qui avons eu l'honneur leur collègue, nous ne pouvons que les paroles du savant sulpicien. Quand nous avons cherché à connaître les preuves sur lesquelles ils appuyaient leur opinion, nous n atons pu recueillir de leur bouche que la formule même qui sert à l'exprimer dans la dé- Mi de 1682 , et les noms de Bossuet et de qui . selon eux , offraient une garantie suuWnte. Cependant ces grands noms et ces autorité*, imposantes ne sauraient faire oublier qué U déclaration de 4682 n'a eu lieu qu'à lin-
des parlements, et par conséquent du parti janséniste, qui dominait. Quelques années auparavant, en 1063, les parlements pressèrent la Sorbonne de faire une déclaration solennelle pour être présentée au roi. Cette déclaration fax une première concession obtenue pour ai rner à celle de 1682, qui n'a fait que la reprodure en d'autres termes. Ainsi les noms de BtAwiet et de Fleury ne peuvent empêcher que 1* déclaration de 1682 ne présente , par rapport a aaa origine, qu'un acte purement politique, et <ra«. considérée en elle-même, elle ne soit Botoutinent nulle et sans aucune valeur canonique, («isque l'assemblée qui pouvait seule lui dower quelque force , était absolument incompétente . il ne lui appartenait nullement de Prononcer sur des questions de la nature et de la çnrité de celles dont il s'agissait ; les évéques qui la composaient ne représentaient pas même, comme ils le prétendaient, l'Église gallicane; ce fl étatt point au nom de Jésus- Christ qu'ils «'étaient réunis, maison nom du roi; ils avaient été ««toqués par le roi ; ils ont été présidés , «o quelque sorte, par le roi, et renvoyés par le rW. Jlsutde ces fa**** «P" *°nt t0IM incontesbbles. que la déclaration de 1682 est une révolte contre 1 autorité de PK^^^**^»?
k pouvoir civil
rieurs , et qu'elle doit être pour la conscience des catholiques comme si elle n'existait pas. Voy. P. de Marca , Manuscrit conservé à la Biblioth. royale, tom. II, n. 31, cité par l'abbé André dans son Cours alphabét. de droit canon, où l'on trouve de plus : 1° Déclaration du clergé de France du 19 mars 1682 sur la puissance ecclésiastique; — 2° Lettre de l'assemblée du clergé de France tenue en 1662, à tous les prélats de fÈglite gallicane; — 3* Édit du roi sur la déclaration faite par le clergé de France de ses sentiments touchant f autorité ecclésiastique ; — 4° Décret du 25 février 1810, qui déclare loi générale de l'empire l'édit du mots de mars 1682 sur la déclaration faite par le clergé de France sur les libertés de l'Eglise gallicane; — 5° Déclaration des évéaues de France du 3 awiï 1826 ; — 6° Lettre de Monseigneur (H. de Quélen) f archevêque de Paris du 6 avril 1826 , portant adhésion à la déclaration du 3 du même mois; — 7* Réponse adressée par le pape Innocent XI à répiscopat français, au sujet de rassemblée de 1682: — 8* Bulle In ter MI'I.tiplices d'Alexandre VIII, rendue le 4 août 1690, oui condamne tant la concession de la régale que la déclaration de 1682; — 9» Lettre de Sa Sainteté Pie IX à Mgr Clause! de Montais, évéque de Chartres.
LIBERTINI. Voy. AFFRANCHI.
LIBERTINS, hérétiques qui, vers l'an 1525, s'élevèrent dans le Brabant et la Hollande , et qui eurent pour chefs Quentin et Coppin ou Choppin. Ils prétendaient , entre autres choses, que, pour rappeler le premier état d'innocence et faire de ce séjour de misères un vrai paradis
pure invention, et enseignaient que tout le bien comme tout le mal que les hommes paraissaient faire était l'œuvre de Dieu. Voy. Jovet, Histoire des religions de tous les royaumes du monde, tom. I, p. 91 . Hermant, Hist. des hérésies, tom. II, p. 218. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.
LIBESSE ou LOUBACE (Saint) , en latin Lcobatius ou Leubatius, abbé en Touraine. était disciple de saint Ours , qui le chargea de diriger le monastère qu'il avait fondé à Sénapaire, aujourd'hui Sénevières.Libesse s'acquitta de cette tâche avec le plus grand zèle , et termina ses jours dans ce monastère. Quelques martyrologes ont placé sa fête au 18 juillet, et d'autres au 28 du même mois; mais le martyrologe romain n'en fait pas mention. Voy. saint Grégoire, Aecueil de la Vie des Pères.
LIBIÈRE. Voy. LlBAIRE.
LIBOIRE (Saint), en latin Liborius, évéque du Mans, vivait au rv* siècle , et était issu d'une famille distinguée des Gaules. Doué des plus hautes vertus, il s'appliqua à l'étude des saintes Écritures, et la sainteté de sa vie était un tel sujet d'édification, que le peuple du Mans le choisit pour évéque après la mort de saint Pavace. Il se livra spécialement à la prédication, travailla à rétablir la pureté des mœurs et celle de la foi, fit bâtir dix-sept églises et une grande quantité d'oratoires et de chapelles. On célèbre sa fête le 23 juillet. Voy. Surius. Mabillon, Analect., tom. 111. Richard et Giraud.