II. LIBRE ARBITRE. Voy. Liberté, n» II
I. LIBRES, espèce d'anabaptistes du xvi* siècle qui ne reconnaissaient aucune puissance, ni ecclésiastique, ni séculière. Les femmes étaient communes parmi eux. Ils appelaient mariages spirituels des mariages incestueux, et prenaient
LÏCA
le nom d'hommes divinisés, parce qu'ils croyaient I que le baptême les rendait impeccables, et que la chair seule pèche. Voy. Pratéole, au mot Liberi. Jovet, Histoire des religions de tous les royaumes du monde, tom. I, p. 470. Gauthier, Chronique, sect. XVI, c. LXX. Bergier, Diction, de théol.
II. LIBRES PENSEURS. On a longtemps appelé ainsi les incrédules qui rejetaient toute révélation. Une secte nouvelle a paru sous ce titre en Angleterre l'an 1799. Ils prétendent assimiler en tout leur société à celle qui existait sous les apôtres. La plupart rejettent la divinité de Jésus-Christ, le péché originel, la doctrine d'élection et de réprobation , l'existence de bons et de mauvais anges, l'éternité des peines; mais ils reconnaissent en Jésus-Christ une mission céleste pour instruire les nations et unir en une même famille tous les hommes, quels que soient leur origine et leur pys. Le lien qui les unit ne consiste pas dans ('identité d'opinions et de croyances , mais dans la vertu pratique. Le Nouveau Testament est la seule règle de conduite, etc. Voy. le Diction, de théol. de Bergier, où se trouvent exposés les autres points de doctrine.
LIBYAS ou LIVIAS, ville épisc. de la première Palestine située au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Césarée. C'était l'ancienne Betharan, ville de la tribu de Gad, qu'Hérode le Grand appela Livias, du nom de sa seconde femme. Elle a eu trois évéques, dont le premier, Létoius, assista en 431 au concile d'Éphèse. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. III , p. 656. Roland, Palœstina illustrato, p. 215 , 41*2 , 496, 497 , 874. Richard et Giraud, et Compar. Betharan.
LIBYE, mot par lequel les Septante et la Vulgate ont rendu l'hébreu Pout ou Phout, qui, selon l'historien Joseph, est le nom propre de l'Afrique. Ce mot est presque toujours mis dans l'Écriture à côté d'Ethiopie. Dans les Actes des Apôtres, on donne la Libye comme une contrée voisine de Cyrène. Aujourd'hui elle n'embrasse pas l'Afrique entière, mais elle en constitue une grande partie, qui s'étend entre la Méditerranée, l'océan Atlantique , la mer d'Êthiopie et l'Ethiopie. On la divise en Libye extérieure et en Libye intérieure. La première est la partie qui s'étend le plus vers le septentrion , et la seconde est la partie située au midi. Au point de vue ecclésiastique, on distingue deux Libyes, la Marmarique, dont la métropole est Dardanide ou Darnis, et la Cyrénaîque ou Pentapole , dont la métropole est Cyréne. Ces deux Libyes sont aujourd'hui sous la dépendance du patriarche melchita d'Alexandrie. Voy. Judith, nui . Éiéch., xxx, 5. Daniel, xi, 43. Actes, il, 10. Joseph, Anhq., 1. I, c. vi. De Commanville, Tables géoqr. et chron. de tous les archevêchés et évéchés de runivers, p. 293 et 294. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. til7, 6P1. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXXVIII, p. 176.
LIBYEN , qui est de Libye, habitant de Libye. Voy. II Parai., xii , 3; xvi , 8. Jérém., xlvi , 9. Ezéch., xxvii, 10; xxxvni, 5. Nahum, m, 9, et Compar. l'art, précéd.
LICAR ou LEZER, LICER, LIZIER, LÉGER (Saint), en latin Glyeerius et Licerius Consuaranensis, évéque de Conscrans, né en Espagne, mort vers 1 an 540, se plaça sous la discipline du bienheureux Fauste, évéque de Tarbes. Après la mort de ce prélat, il se rendit à Rhodez.ville de la première Aquitaine, auprès de saint Quintien, qui en était évéque; celui-ci réleva à la prêtrise ; et, après la mort de saint Valère, fon-
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dateur de l'évèché de Conserans, Licar rôt appelé à lui succéder. 11 assista au concile d'Agde tenu en 506, et gouverna son diocèse avec zèle et charité durant quarante -quatre ans. On honore sa mémoire le 7 août, que l'on regarde comme le jour de sa mort. Voy. le P. Le Cointe, Anna/es écries. Francorum. Richard et Giraud.
LIÇARRAGDE (Jean de), théologien protestant, né à Briscons, dans le Béarn, vivait au xvi» siècle. Il exen-a les fonctions de pasteur, et entra au service de Jeanne d'Albret, qui le chargea de traduire le Nouveau Testament en langue basque; cet ouvrage a paru à La Rochelle en 1571, in-8». Voy. Ta Nouv. Biour^qénér.
LICENCE, LICENCIÉ EN THEOLOGIE. Voy.
Degrés, n» IV.
LICER. Voy. Licar.
LICHFIELD (Lichfeldia). ville épisc. d'Angleterre dont le siège épisc. fut, selon de Commanville, érigé en G69 sous la métropole de Cantorbéry; cependant nous le vovons occupé dès le commencement de l'an 656 par Duima ou Diuma. Écossais qui mourut en 658, et qui était aussi évéque de Lindisfarne. L'an 681 , l'évèché de Liehfield fut divisé en trois, et, l'an 1183, transféré à Coventry. Le dernier évéque, Raoul Bone, mourut en 1559, après avoir été dépouillé de son évèché pour n'avoir pas voulu prêter serment de fidélité à la reine Elisabeth. L'an 785, il y eut un concile à Liehfield. Voy. VAnglia Sacra, tom. I. David Willkins, Concilia Magnœ Britannim et Hiberniœ, tom. I. De Commanville, ln Table alphubét.^ p. 138, 139. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 193,
LICHET ou LUCHET (François), franciscain, né à Brescia , fut élu , en 1518, général de son Ordre à Lyon. Il a laissé : \* Cornmmtaria in primum, secundum et tertium Scriptum Oxoniense Joannis Senti : Brescia, 1517, io-fol.; Paris, 1530, ot Venise, 1589; — 2» Theoremata disputâtes contra Augustinum Suesanum ;— 3» ln Metaphysicam subt. dort.; — 4° In quartum Librum Sententiarum ad mentem ipsius. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Bibliotn. univ. Francise., tom. I, p. 397.
LICHT (Pierre de), en latin Lucius, carme, né à Bruxelles, mort en 1603, se lit connaître comme prédicateur, et professa la théologie à Florence. Parmi ses ouvrages, nous citerons : i°Carmefitana Bibliotheca ; Florence, 1593, in-4»; — 2* Compendium historicum Ordinis Carmelitani ;trad. en italien ; Florence, 1598, in-12: — 3° Secrolngium fratrum Carmehtarum: Bruxelles, 1603, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. gerufr.
LICT0R. Voy. Lidoire.
LICIAC (Êtienne de), quatrième prieur de Grandmont, mort en 1164 , contribua par son exemple et son autorité à raffermir la règle dans les maisons de son Ordre. On lui doit : Dicta et facta Stephani de Mureto, imprimé par D. Martenne dans YAmpliss. Collectio, tom. VI, col. 1046. On lui attribue : Liber Sententiarum scu rationum sancti patris nostri Stephani, institutoris Ordinis Grandimontensis,ja\ib\ié en latin et en français par Baillet, en 4702, in-12. Voy. la France littéraire, tom. XV. La Nouv. Biogr. génér.
LICINIEN , évéque de Carthage en Espagne, vivait au vi* siècle. Il a laissé plusieurs Lettres, entre autres une sur le baptême.