‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 84 sur 1294 · I. LIC1NIUS. Voy. Lkzin · texte numérisé non relu

I. LIC1NIUS. Voy. Lkzin

II. LICINIDS DE SAINTE-SCHOLASTIQUE, carme, né à Saumur, mort à Paris en 1674, se nommait dans le monde Pierre Virdou. Il fut successivement prieur de plusieurs maisons de

LICQ

son Ordre, et provincial de la province de Touraine, c'est lui qni introduisit la réforme dans la province de Narbonne. 11 a laissé : !• Justifia christiana singulis hominum generibus , jus sru officium exponens ex purissimis Seripturarum fontibus ad litteram, etc.; Lyon, 4665; in -4e;

— 2» Opusculum de scientiii religiose acguirendis tam divinis quant humnnis ; Paris, 1664; — 3° Theodulicum Theopisto Congressiones dtue, quorum prima de controversiis , quitus inprasentiarurn faculta» théologien Parisiensù occupatur ; altéra de purgatorio; Nantes, 1667, in -4»; — 4° Fascicuius myrrhet collectus ex pamosis Dommicœ incarnat ion is, vitœ et mortis circumstanciis ad jugent illarum prœsentiam inserendam per quotidianam meditationem ; — 5» Les Fleurs de la vie de Jésus-Christ, tirées du livre de la Vie de Jésus-Christ , par Ludolphe de Saxe ; — 6° Peinture des perfections divmes et humaines; — 7° Le C/trétien catholique et mystique, etc.; — 8° Jésus-Christ le grand livre de la sagesse, de la mort et de la vie chrétienne, etc.; Paris, 1636;

— 9» Le Livre de la mort heureuse du chrétien , etc.; ibid.,1643, in-12; — 10» Jésus-Christ, vrai miroir de perfection ; Nantes, 1667 ; — 11" Abrégé de la vie de sainte Marie - Magdeleine de Pazzi ; ibid , 1669; — 12° cinq Octaves de sermons; Nantes, 1699. Voy. la Biblioth. Carmélit., t. II. col. 253.

LICITE, en ternies de droit, vent dire ce qui n'est défendu par aucune loi, sans être expressément autorisé ; c'est par conséquent ce qui dépend entièrement de notre liberté; ce que nous pouvons faire ou omettre sans nous rendre coupable de faute. De là vient que ce qui est défendu par la loi , ce que nous ne pouvons faire ou omettre en conscience, s'appelle illicite. Il ne faut pas confondre licite, illicite, avec valide et invahde ; ces termes ont un sens bien différent, comme on peut le voir à Empêchements, noi I, II, IV. Voy. le Diction, de la tkéol. eathol.

LICORNE {unicornis); c'est par ce mot ou

Cr rhinocéros ave la Vulgate , d'après les Sepnte , a rendu 1 hébreu reém , rém, qui se trouve souvent dans l'Ancien Testament, et gui est représenté comme un animal sauvage, féroce, indomptable, et redoutable par ses cornes; car Moïse (Deutér., xxx, 17) et David (Ps. xxi, Hebr., xxn, 22), lui donnent plusieurs cornes. Quant à sa signification , ce terme désigne probablement le bœuf sauvage des anciens ( bos bubalus), quoique d'autres le comparent au riyim des Arabes, qu'ils prétendent signifier VOryXfCe qui n'est pas prouvé, comme le montre assez bien Gesenius dans son Thésaurus linguat hebr. Depuis Buffon , les naturalistes ont généralement regardé la licorne comme un animal fabuleux, mais des voyageurs anglais, de nos jours, affirment l'avoir retrouvée dans les déserts du Tibet. Voy. Schultens , Commentar. in Jobum, xxxrx, 15. Bochart, Hieroz., part. II, 1. III, c. xvi- xvii. Michaelis , Supplem. ad Lex. hebr., n« 2298. D. Calmet , Diction, de la Bible.

LICQUES, ancienne abbaye de l'Ordre de Prémontré, près de Calais, qui n'était d'abord qu'un simple prieuré fondé en 1124 par Robert, seigneur du lieu, pour les religieux de Watcn. Baudouin, son fils, ajouta en 1130 cinq prébendes à la première fondation, et l'évêque de Térouane , Milon , substitua en 1132 des religieux norbertins aux moines de Waten , et créa un monastère qui contribua à propager en Angleterre l'Ordre de Prémontré. L'église conventuelle a été reconstruite, et est devenue paroissiale depuis 1802. Voy. VEncyclop. catltottque.

Page 1