III. SANCTUAIRE (POIDS OU). Voy. Poids, n» IL
SANCTUARIA. nom donné aux linges qu'on faisait toucher autrefois aux tombeaux des saints, et que l'on plaçait ensuite avec respect, comme des reliques, dans les églises que l'on dédiait. Autrefois ce n'était pas l'usage de distribuer les ossements des saints personnages ; on se contentait ou de faire toucher des linges à leurs tombeaux , ou , s'ils étaient martyrs, de donner un peu de terre ou de poussière teinte de leur sang. L'an 519, les légats du pape Hormisdas s'excusèrent sur cette pratique, pour ne pas déférer au désir de Justinien, neveu et successeur de Justin , qui demandait quelque portion de» corps de saint Pierre et de saint Paul. Voy. le Discours de saint Victrice, évéque de Rouen , à la louanye des saints et de leurs relinues, trad. en français et suivi du texte latin; Auxerre, 1764, in-8». Voy. D. Macri Hierolexicon, ad voc. BRANDETM. Richard et Giraud.
SANCTUS, partie de la messe qui suit la Préface et précède le canon. C'est le chœur qui chante maintenant le Sanctus dans les grand messes, et le prêtre le récite; mais autrefois ce n'était qu'une suite de la Préface, et le prêtre le chantait avec le peuple. Le Sauetus est un cantique de louanges et de gloire que le prophète Isaie dit que les esprits célestes ne cessent de chanter devant le trône de la majesté de Uieu. Dans son Tradé de la prière, Tertullien suppose que le chant du Sanctus était déjà usité de son temps dans l'Eglise, et il est contenu avec la Préface dans la v Catéchèse de saint Cyrille de Jérusalem , qui ajoute que si on récite le Sanctus que les séraphins chantent sans cesse devant Dieu , c'est pour entrer en communion avec la milice du ciel par cette
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divine psalmodie. Voy. Isaïe, VI. 3. De Vert, Cérémonies de t Église, tom. I, p. 120, 121 , 309. Richard et Giraud. D. Macri Hierolexicon. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction. d'Antiquités chrétienne x. Compar. Tkisagion.
S AND (Christophe Von den), en latin Sandius, célèbre socinien, né à Kœnigsberg en 1644, mort à Amsterdam l'an 1680. L'ufTectation qu'il mit à publier ses sentiments sociniens entraîna la ruine de son père, qui était conseiller de l'électeur de Brandebourg et secrétaire du conseil suprême. Craignant lui-même pour sa liberté, il s'enfuit en Hollande. On croit généralement que Sand persista dans le soemianisme ; cependant quelques auteurs assurent qu'il venait d'embrasser les erreurs des Arminiens uand il mourut. Il a laissé un certain nombre 'écrits ; nous citerons seulement : i« Sucteus historiés ecclesiasticat : cui prafixus est tracta tus de veterifms Scriptoribui ccclesiaiticis; Cosmopolis (Amsterdam), 1668, in- 12; et 1676, in-4», avec des corrections et des additions; cet ouvrage a pour but de prouver que les Pères des trois premiers* siècles, en admettant que l'existence du Verbe a précédé celle des créatures, n'ont pas reconnu la consubstantialité ; il a été réfuté par Jean-Adam Scherzer dans la préface du Couegium antisocinianum ; Leipzig, 1684, m- i". et par Etienne le Moyne, professeur à Leyde, dans les Varia sacra ; ajoutons que le Nucleus et YAppendix des corrections, additions, etc., ont été condamnées par un décret du Saint- Office. en date du 29 juillet 1767 ; — 2* lnterpretationes paradoxte quatuor t'vanyeliorum ; quibus affina est dùsertatio de Verbo divino; Amsterdam, 1670, in-8»; — 8* T meta tus de origine animer ; ibid., 1671 , in-8»; — 4» Scriptura sanrta- Trinitatis revelatrù ; Gouda (Amsterdam), 1678, in-12, sous le nom d'Herman Cinqullus ; il s'y propose le même but que dans le Nucleus, et avec aussi peu de succès ; — 5° Pr*i~ blema paradoxum de Spù-itu umeto: an non per illum SS. Anyelorum oenus inteltigi possit? Cologne (Rotterdam), 1678, in-8»; — # BiUioth. Antitrinitariorum sive Catalogus Scriptorum, etc.; F reistadt (Amsterdam), 1681, in-8°; la préface est signée des initiales B. W. ; c'est un catalogue chronologique des écrivains sociniens avec la liste assez exacte de leurs ouvrages ; on v trouve des détails curieux sur l'histoire du sotinianisme en Pologne et les établissements typographiques que les unitaires ont possédés dans ce royaume ainsi que dans la Lithuanie. Sand a laissé , en outre , vingt et un ouvrages manuscrits, dont on trouvera les titres dans Paquot, Mémoires pour servir à l'Hist. Httér. des Pays-Bas, tom. III. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud , au mot Sandius. Hichaud, Biogr. univers. La Souv. Bi'tgr. génér.
SAND£US (Maximilien), jésuite, né à Amsterdam en 1578, mort à Cologne Tan 1656, entra dans la compagnie de Jésus, à Rome, l'an 1597, enseigna la philosophie et la théologie dans plusieurs universités d'Allemagne, et passa les dernières années de sa vie a Cologne. Il a laissé une grande quantité d'ouvrages ascétiques et polémiques, tous écrits en latin, avec ordre, aisance et netteté; on y désirerait cependant quelquefois plus d'exactitude et de solidité. On estime surtout ce qu'il a écrit contre les calvinistes. On a publié le catalogue de ses ouvrages ; Cologne, 1653, in-4". Voy. Feller, Biogr. univers.
I. SANDALES, chaussure qui était apparemment magnifique et propre aux dames oe condition. On remarque qu'entre les ornements dont se para Judith pour surprendre Holopherne
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elle mit des sandales à ses pieds. Jésus-Christ permet à ses disciples d'user de sandales , mais celles-ci devaient être une chaussure fort simple et nullement précieuse, l'armi les ornements dont se servent les prélats dans les cérémonies, on trouve aussi des sandales , qui sont des souliers plus précieux que d'ordinaire, et dont ils se servent seulement en ces occasions. Voy. Judith, z, 3. Marc , vi , 9. D. Calmet, Diction. de la Bible. D. Macri llierolexicon. Gaet. Moroni , vol. LXI, p. 24-29, où l'on trouve indiqué un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur les sandales. Cotiiuar. l'art, suiv.
11. SANDALES, sorte de chaussure qui commença d'abord par un patin de bois ou de cuir, qui tenait aux pieds par îles courroies entrelacées par-dessus. Ce Fut depuis une espèce de soulier dont l'empeigne était découpée à jour. Les MMfafc* étaient communes autrefois à tous les ministres de l'autel, et il était enjoint notamment d'avoir des sandales pour célébrer la messe : Presbyteri missas cum sandalis célébrant (Capitol., 1. V, ccclxxi). L'usage s'en est entin perdu, et il n'y a plus que les évéqueset quelques abbés qui se servent de souliers plus propres pour l'autel quand ils ofticient pontilicalement. Voy. liocquillot, Liturg. sacr., p. 105. D. Macri Hierulciiion. Cornpar. l'art, precéd.
SANDEI ou SAN0E0 ( Kelino-Maria ), canoniale, né à KeUna, au diocèse de Reggio, en 1427, mort à Lucques l'an 1503, enseigna le droit canon à Kerrare, et devint successivement chanoine de cette ville, auditeur de rote, évoque d'Atri et de Penua, puis coadjuteur de l'évèque de Lucques. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Ad giùnque libros Decreta/mm Commentant! cum annotationilms, etc.; Lyon, 1519; Baie, 1567; Venise, 4 vol. in-fol.; —■t> Concilia seu responsa; Lyon, 1553 et 15K7, in-fol.; Venise. 1574, in-4»; 15S-2, in-fol. ; — 3° De Indulgent m plenarin tractatus, etc. Voy. Panciroli, De Claris leyum Interpretibus , 1. III, c. XL1I. Nicéron, Mémoires, tom. XLI. Tiraboschi, Storia delta Letteratura ltuliuna, tom. VI, i" part. Richard et Giraud. La Souv. Hioar. genêt:
I. SANDEN (Bernard de), théologien luthérien, né à Insterbourg, en Prusse, l'an 163G , devint premier professeur de théologie, premier ministre de la cour et suprême surintendant en Prusse. Outre plusieurs Dissertations en latin et divers ouvrages en allemand, on a de lui : 1° Theologia homelittea; — '2° Theoloyia symbolica ; — 3° Theologia positiva ; — 4* Formula catechisatuli. V"U. relier, Biogr. univers.
IL SANDEN (Dernard de), fils du précédent, né à Lobnitz, en Prusse, l'an 1066, mort en 1721 , fut nommé professeur extraordinaire de théologie à Kœnigsberg, se fit recevoir docteur en lG'.Hi, devint troisième professeur de théologie et pasteur de Lobnitz; en 1709, premier prédicateur de la cour de Prusse et premier professeur de théologie. Ses ouvrages en latin sont : 1° Theoloyia- cmtroversiœ Spwdegium; Kœnigsberg. 17(10, in-4»; — 2° bistrurtio ministiurum verbi t/lustrata et aucta; 1707, in-4»; c'est un ouvrage de son père qu'il a augmenté ; 3° Disputalionum antipapisticarum Fasciculus; in- 4e; — 4° Prima Fundamenta theologia> positiva; 1713, in-4°; — 5° Quœstionum btblicarum e Gènes» iilustrium Fasctculi ; 1746; — 6° Prœjudicia contra bullam démentis XI Unigenitus dictam; 1710; — 7° Theologia positiva uuctior et plemor ; 1720, in-4*; c'est un ouvrage de son ère qu'il a augmenté. Voy. Richard et Giraud. eller, Bioyr. univers.
SANDE0. Coy. Sakdei.
I. SANDERS ( Antoine L en lalin Sanderut, érudit, né à Anvers en l58f>, mort à l'ablaye d'Afflighem, près d'AIost, l'an 1664, se fit recevoir docteur a Douai , fut curé dans le diocèse de Gand, et eut ensuite un canonicat à Ypres, puis la théologale de Térouane. 11 avait une vaste connaissance de l'antiquité religieuse et profane. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1» D'vœ m iconorlastas , avec un traité des saintes images; Gand, 1618. in-4°; — 2° Oratia de Sarra Scripiun* reverentui; Bruxelles, 1619, in-V»; — 3» Hagioloymm Flandria, etc.; Anvers, 1625, in-4°; — 4» Ëtogia cardinaltum sanclitnte, doctrtna et armts i&H strium; Louvain, 1625, in-4°; — 5° Auetuariolum ad Nie. Serraruim et Jacob. Gretsarrum , de ri tu catholicorum processionum ; Ypres, 1640, in-ë°;
— 6» Brabantia sacra et jtrofunu; Anvers. 1644, in-fol.; — 7« Chorographia sacra Brabantia*; Bruxelles, 1659, in-fol.; — 8» Elenchus catholicorum S. Scriptura' interpretum ; Louvain, 1650, in-4°. Vou. Swertius , Athen. Beigic. André-Valère, Bibfioth. Bely. Paquot, Mémoires pour servir à tllist. des Pays-Bas, tom. XVI. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
II. SANDERS ou SAUNDERS (Nicolas), en l.i' m Sanderus, controversiste, né àCharlewood, dans le diocèse de Winchester, vers l'an 1527, mort en Irlande vers 1583, était aussi habile dans la théologie que dans le droit canon. Il quitta l'Angleterre sous Elisabeth, en 1560, et alla à Rome, où il fut fait prêtre et docteur en théologie. Il accompagna le cardinal Hosius dans ses voyagea, passa à Louvain, où il devint professeur royal en théologie, fut envoyé en qualité de nonce en Espagne, puis eu Irlande, où il mourut de faim dans les forêts, par h crainte des Anglais. Ses principaux écrits sont : 1° The Rock of thr Chureh, concerning the primocy ol S. Peter; Louvain, 1566, in-8°, trad. en latin ; Venise, 1603, in-4°; — 2° Treatise of the images of Christ and lus saints; Louvain, 1567, in-8»;
— 3» De Vtsibdi Mmarchiii Ecclesia- lib. VIII; ibid., 1571, in-fol. ; Rome, 1586, in-fol.; — 4» De Origine aevrogressu schisutatis anglicam hb. III; Cologne, 1585, 1590. in-8u; trad. en an - 1 lis , en italien et en français, 1587, 1588 et 1678: — 5° De Clave David, seu regno Christt lib. VI; Rome, 1588, in-8», Voy. Pitseus, De lllustr. Anytiœ Scriptor. Wood, Athenat Oxonienses. Valère- André, Fastes de t université de Louvain. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Hutyr. génér.
SANDERS0N (Robert), prélat anglican, né à Rotherham, dans le Yorksnire, en 1587, mort  Lincoln en 1662 ou 1663, acquit uue grande réputation comme casuiste. Il devint successivement chapelain de Charles I", professeur de théologie à Oxford, puis éréquede Lincoln. Ses principaux ouvrages sont : 1° De Qbhyatume amsaentue ; Londres, 1660, 1682, in-8°, trad. en auglais; — 2* Episcopacy, as estabhshed by law m Fnyland,not prejudicial to the régal power; ibid., 1661, 1683, in-8»; — 3» Sermons; ibid.. 1060, 1681, in-fol.; — 4° Discourse on thevtsibility of the true Chureh; ibid., 1668, in-4»; — 5" Sine cotes of conscience resohed; ibid., 1678, 1685, in-8*. Voy. VValton, Life of bishop Sanderson.Athena Oxonienses. ChaufTepié, Souv. Diction, hisfor. Richard et Giraud. La .Vomi». Biogr. génér.
SANDIDE (Saitdtda), siège épisc. de fa seconde Pamphylie, sous la métropole de Perge, au diocèse d'Asie. On en connaît deux évêques, dont le premier, Léon, assista au septième concile général , et le second est nomme Théodore.
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C'est ce que disent Richard et Giraad. Le septième concile général est le serond de Nicée, qui se tint l'an 787, à l'occasion des iconoclastes, sous le pape Adrien lm. Mais de Commanville met l'érection de l'évèché de Sandide au tx* siècle, lo»/. Lequien, Oriens Christ., totn. I, p. 1029. De Commanville, Tabie atphabit., p. 206.
SANDINI (Antoine), garde de la bibliothèque du séminaire de Pavie , a laissé : Vitee Pontifinon rvmnrwrum ex anfiquis monumentis collecta1; Padoue, 1739. Voy. le Journ. des Savants, 1740, p. 65».
8ANDIUS. Voy. Sand.
SANDOUX ou SENDOU (Saint), en latin Sindulphus, prêtre du diocèse de Reims, né dans l'Aquitaine, mort le 20 octobre, avant le milieu du vit* siècle, choisit une retraite près do village d'Aussonce. à quatre lieues de Reims, où il mena la vie d'un austère anachorète. On célèbre sa fête le 20 octobre.
SANDOVA L (Prudentio de), prélat, né à VallaHolid, vers l'an 1500, mort a Pampelune en 1021 . entra dans l'Ordre de Saint-Benoit. Son mérite le fit remarquer de Philippe III , qui le nomma évêque de Tuv, puis de Pampelune. Il avait acquis une grande réputation comme historien. Parmi ses travaux les plus importants nous citerons : 1° Las Ftmdacinnes de los monasterios de S. Benito; Madrid , 1601 , in- fol. ; — 2» Catalogn de los obitpos de Pamplona ; Pampelune, 1614, in-fol.: — 3» une édition du Henri f des Chronique* d Idaee et de quatre évéques espagnols du tu* siècle; ibid., 1614-1634, in-lol.; — 4* une traduction du latin de saint Léandre : De lo Vida y observancia de las montas; Valladolid, 1604, in-8». Voy. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp. nova. Dom Jean François, qui, dans sa Biblioth. de l'Ordre de Saint- Benoit , donne le titre des ouvrages manuscrits que Sandoval a laissés. Mtchaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
I. SANDYS (Edwin), prélat anglican, né dans le Lancashire en 1519, mort à Southwell l'an 1588, devint successivement évêque de Worcester.de Londres, puis archevêque d'York en 1576. Outre des lettres et des morceaux insérés dans les recueils ecclésiastiques, il a laissé des Sermons; Londres, 1589, 1613, in-4°, et 1812, in-8». Il a eu part à la version anglaise de la Bible, commencée en 1565. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
IL SANDYS (Sir Edwin), fils du précédent, né à Worcester en 1561, mort à Northborne, dans la province de Kent, l'an 1629, fut pourvu d'une prébende dans l'église d'York; plus tard il voyagea sur le continent, et acquit une grande réputation par son savoir, sa prudence et sa probité. On a de lui : Europce Spn-ulum, or a view or survey of the state of religion M the western parts of the wortd; la Haye, 1629, in-4»; 1637 et 1673; cet ouvrage a été traduit en français; les deux èûi\. antérieures à 162.» sont défectueuses, et l'auteur les a désavouées. Voy. Moréri, édit. de 1759.
III. SANDYS (Georges), autre fils du prélat Edwin Sandys, né en lo77à Bishopsthorpe.dans le Yorkshire , mort l'an 1613 à Boxley, dans la province de Kent, visita plusieurs contrées de l'Europe, puis Con*tantinople, la Grèce, l'Egypte, la Terre-Sainte, et retourna à Londres après une absence de plus de quatre années. U est auteur de plusieurs ouvrages, parmi les-
Siels nous citerons : 1° Relation of a Jouniey gun in 1610, in IV books, containing a description of the Turkush empire, of Egypt, of the Holy