‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 868 sur 1294 · III. SARA, fille du patriarche Aser. Voy. Nombr., xxvi · texte numérisé non relu

III. SARA, fille du patriarche Aser. Voy. Nombr., xxvi

IV. SARA, fille unique de Raguel et d'Anne, de la tribu de Ncphthali, et de la parenté de Tobie. Le livre de Tobie nous instruit amplement du malheur des sept premiers maris de Sara, et de la manière dont 1 ange Raphaël rassura Raguel et le jeune Tobie, pour lever les obstacles qui auraient pu empêcher celui-ci d'épouser San. Tobie après leur mariage la mena à Ninive, où demeurait Tobie l'ancien, son père. Elle devint mère d'une nombreuse postérité, et, après la mort de Tobie l'ancien, le jeune Tobie h» conduisit, avec toute sa famille, auprès de ses parents à Ecbatane, pour n'être pas enveloppés dans la ruine de Ninive, prédite par Tobie l'ancien. Voy. le Livre de Tobie. D. Calmet, Dissertât, qui est à la tête du Livre de Tobie.

V. SARA, ville épisc. située sur le Pont- Euxin , à peu de distance de Tana. On en connaît deux évèques, dont le premier, Étienne, fut nommé en 1321 par Jean XXII, et le second, Côme, transféré de l'éplise de Combaïu ou Pékin par Urbain V, en 1370. Wading , dans ses Annales, donne au premier le titre d episcopus Saraicensts Armenorum , et au second, celui d'episcopus Saraicemis Tartarorum. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1101, Wading , Annales Ordinis Minorum , tom III , p. 266, et tom. IV. p. 133.

I. SARAA, ville de la tribu de Juda, cédée à la tribu de Dan ( Josué , xix , 41 ) , patrie de Samson (Juges, xm, 2); nommée Sare'a dans le dénombrement des villes de la tribu de Juda. Voy. Josué , xv, 33.

II. SARAA, ville de la tribu de Juda qui fut bâtie ou fortifiée par Roboam. Voy. II Paralip., xi, 10.

SARABAlTES , mot qu'on dérive généralement de l'hébreu , et qui signifie réfractaires ,

SAiU

SAKb

révoltés, ce qui est parfaitement conforme au nom de Renutœ, que leur a donné Cussien en disant : Quia jugum regularis disciplina? rcnuunt. S. Jérôme les appelle 'Rhémobotes, qui, selon les uns, est un terme égyptien à peu prés équivalent à celui de sarabaites, et selon les autres, un mot grec signifiant errants çà et là, vagalxmds , gyrovtigues, comme les appelle saint Benoit. Quoi qu'il en soit, on a donné ces noms à de faux apostoliques qui parurent presque immédiatement après la mort des apôtres, parce que, sous prétexte de suivre la vie apostolique, et d'observer fidèlement la loi , ils méprisaient les supérieurs de l'Église. Ils soutenaient qu'Ananie et Saphire n'avaient point péché en cachant aux apôtres une partie de leurs biens, et prétendaient que la propriété des biens était permise avec la profession de pauvre et de pauvreté. Ils se livraient à tous les excès de Vintempérance , et affectaient cependant de porter des habits rustiques. Saint Jérôme et saint Benoit appellent Hhémoljotes et StiraMites les moines vagabonds de leurs temps. Voy. Hieronym. , Eptst. XXII» ad Enstochium. Benedict., Regul., c. I. Cassian., Collât., XVII I , c. vu. Richard et Giraud. Lutzemberg, Catal. livret., tit. Sarabaitee. Bergier, Diction, de thèol. Le Diction, de thëol., au mot Rhémobotes.

SARABATHA ou SABARATHA. (Test, selon saint Epiphane, la patrie du prophète Sophonie. Voy. Epiphan., De Vita et morte Prophetar. D. Calmet, Diction, de la Bible.

SARABIA , un des princes des prêtres qui revinrent de Babylone avec Esdras. Voy. I Esdras, vin . 18. 24.

SARAGOSSE (Ovnr Auauxta), autrefois Sfllouba , ville archiépisc. d'Espagne, et capitale de l'Aragon , située à cinquante lieues de Barcelone vers le couchant. L'an 1318, le pape Jean XXII érigea en archevêché l'évéché de Saragosse. Saint Jacques le Maieur fut le fondateur de cette église, selon la tradition de l'Espagne. De l'an 380 à 1058, quatre conciles ont été tenus à Saragosse. Voy. Labbe, t. II, V, VI. Hardouin, tom. I. Aguirre, tom. III. Richard et Giraud. Gaet. Maroni, vol. LXI, p. 9IM04.

SARAI, premier nom de Sara, femme d'Abraham. Voy. Sara , «• I.

SARAl, un des Juifs qui, après la captivité de Babylone, renvoyèrent les femmes étrangères qu'ils avaient épousées en violation de la loi. I7«/. I Esdr., x, 40.

I. SARAÏA nu SARAÏAS, secrétaire de David. Voy. Il Rois, vin , 17.

fi. SARAÏA . père d'un nommé Jacob, de la tribu de Juda. Voy. I Paralip., iv, 14.

III. SARAÏA ou SARAIAS , grand prêtre des Juifs , successeur d'Azarias et père de Josédech. Il fut le dernier grand prêtre d'avant la captivité de Babylone, et mis à mort, par Tordre «le Nabuchodonosor, à Rèblatha. avec soixantedix des principaux de Jérusalem. Voy. Jérém., ui.24-27. IV Rois, xv 18, 21.

IV. SARAlA ou SARAIAS , un des principaux d'entre les Juifs qui revinrent de la captivité de Babvlonc avec Esdras. Voy. I Esdr., u, 2; il Esdras, x, 2; XII, 1.

V. SARAlA, fils de Thanéhumeth le Nethophathite. Voy. IV Rois, xxv, 23.

VI. SARAlA ou SARAIAS, fils de Nérie et frère de Baruch , compagnon et secrétaire de Jérémie. 11 Ait envové à Nabuchodonosor l'an IV* du règne de Sédécias, et était le chef de la prophétie ou de l'ambassade chargé de porter la parole. Saraias, aussi envové par Sédé-

cias, fut chargé par Jérémie d'une lettre qu'il devait, après l'avoir lue aux captifs, attacher à une pierre . et la jeter au fond de l'Euphrate en disant : * C'est ainsi que Babylone sera submergée. » Cotte lettre contenait la prophétie de la ruine de Babylone. Voy. Baruch, l, i. Jérém., xxxu. 12; li, 59, 61, 63, 64.

SARAllI, ville de la tribu de Juda, au midi. Voy. Josué , xv, 36. I Rois , xvn , 52.

SARAlTE désigne très-probablement un habitant de Saraa , ville de la tribu de Juda. Voy..

I Paralip., n, 53. Compar. Saraa , n° I. SARAMON y Cri h, Medulfi), abbaye de l'Ordre

de Saint-Benoit , située dans le bas Armagnac , sur la Gimone, au diocèse et à quatre lieues d'Auch. Elle fut fondée en «J04 dans une ville du même nom.

SARAR, père d'Ahiam (Il Rois, xxm,33); le même qui est appelé Sachar (1 Paralip., Xi,3lj.

I. S ARASA (Alphonse- Antoine de), jésuite, né à Nieuport. en Flandre, l'an 1618, mort à Anvers en 1667, professa les humanités au collège de Gand , se livra à l'étude des mathématiques, et se ût connaître comme prédicateur.

II a laissé : Ars semper goudendi, drnumstrata ex sola considératione divina? Providentiœ et per adventuales conciones exposita; Anvers, 1664- 1667, 2 vol. in-4»; Cologne, 1676; Vienne, 1683; Francfort, 1741, 1 vol. in-4°; abrégé en allemand ; 1687, m- 12 . trad. en français sous ce titre : L'Art de se tranquilliser dans les événements de la vie - Strasbourg, 1752, 1782 , 2 vol. in -8». Voy. Feller, Biogr. univers. Paquot, Mémoires prjitr servir à r Histoire des Pays-Bas, tom. lv. La Nouv. Biogr. génér.

II. SARASA. C'est ainsi que l'historien Joseph appelle la ville de Saraa, où Samson fut enterre. Voy. Juges, xvi, 31. Joseph. Antiq., 1. V, c. x. D. Calmet, Diction, de la Bible.

I. SARASAR, second 61s de Sennachérib . roi des Assyriens. Il assassina son père pendant qu'il priait dans le temple de son Dieu Nesroch. Voif. IV Rois, xix, 37. Tobie, i, 24.

IL SARASAR, juif. Voy. Rogommêlech.

SARATHASAR, ville de la tribu de Ruben, au delà du Jourdain. Vai/. Josué, xui, 19.

SARATHI ou SARATH1TES, mentionnés dans I Paralip., iv, 2, sont les mêmes que Saraita', nommés dans I Paralip., n, 53. Voy. D. Calmet. Diction, de la Bible.

SARAVIA (Adrien de), théologien , né à IIe>din, dans l'Artois, en 1531, mort à Canterbury l'an 1613, était issu d'une famille espagnole d'origine qui avait embrassé le protestantisme. Après avoir exercé le ministère évangélique à Londres et à Bruxelles, il reçut vocation de l'église d'Anvers, et travailla l'un des premiers à la confession de foi des nouvelles églises belgiques. L'an 1582 il professa la théologie à Leyde, tint école à Jersey et à Southampton , et finit par obtenir un canonicat à Canterbury et un autre à Westminster. Ses ouvrages ont été rassemblés sous ce titre : Diversi Tractatus theologici ; Londres, 1611, in -fol. Voy. Feller, Biorjr. univers. Paquot , Mémoires pour servir à i Histoire des Pays-Bas, tom. XL La Souv. Biogr. génér.

SARAZIN (Pierre), docteur en théologie, chanoine et théologal de Chartres, mort en 1f>!>2, a publié des Sermons pour l'Avent ; Paris, 1678 , 2 vol. in-8°. Voy. le Diction, des Prédicateurs.

SARDES (Sardùs ou Sardes), ancienne ville épis, de Lydie, située au nord du mont Tmolus,sur le lleuve Pactole. On voit par une médaille qu elle

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