SARI
était la première métropole de l'Asie. Les chré- i tiens y sont maintenant en petit nombre, et n'ont ni prêtre ni église. Elle souffre ainsi l'effet des menaces que Notre -Seigneur lui fit dans l'Apocalypse (m, 1-3). Sardes a eu vingt-quatre évéques grecs, dont le premier, Clément, est mentionné au '22 avril dans l'ancien ménologe des Grecs. Cette ville a eu aussi des évéques latins : on n'en connaît que deux , dont le premier, Jacques, eut pour successeur François de Domoossole, dominicain, qui siégeait en 1396. Sardes est aujourd'hui un archevêché in partions avec plusieurs évéchés, également in pnrttbm, pour suffragants. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 860, et tom. DI , p. 1067. Wading , Annal. Ordin. Minor.. tom. IV, p. 310. De Commanville , I<* Table alphabét., p. 207, au mot Sardis. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume LX1, p. 186-188.
SAROI ( Alessandro ) , érudit, né à Ferrare vers l'an 1520, mort en 1588, fut conservateuradjoint des archives de Ferrare. Nous citerons de lui : De Chvisti Humanitnte ; Bologne, 1586, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
SARDIQDE (Sardica), ville de l'ancienne Illyrie, et maintenant de la Bulgarie. Elle est métropole de la Dèce Méditerranée , et célèbre par le concile qu'on y tint sous les empereurs Constantius et Constant, en 347, au sujet de saint Athanase. Il parait, par l'inscription des anciennes monnaies, qu'elle avait été rebâtie sous l'empereur Trajan. Depuis l'incursion des Bul-
fares , on lui a donné le nqm de Triaditza. On appelle aujourd'hui Sofia ou Sophie (Soptua). Devenue évéché dès les premiers siècles de l'Eglise, elle fut érigée en métropole. Son premier évèque fut Protogène, qui occupait le siège vers l'an 316, et dont on trouve le nom parmi ceux des Pères du concile de Nicée. Elle devint plus tard archevêché in partibus. Aujourd'hui Sardique ou Sofia est un vicariat apostolique de la Turquie d'Europe auquel est uni «relui de Philippopoli. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. 11, p. 302. La ïlegia, tom. 111. Lahbe, tom. II. Ilardouin, tom. I. De Commanville , In Table alphabet., p. 207. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXJ, p. 188-195.
SARDOINE (Sardhts lapis), mot qui signifie rougeur, d'où vient que quelques-uns le traduisent par rubis ou par pyrope. La sardoine est d'un rouge tirant sur le blanc , comme l'ongle de l'homme. C'était une des pierres précieuses
Sii ornaient le rational du grand prêtre chez les ébreux. Voy. Exod., xxvm, 17. Ezech., xxvm, 13. Apocal., xxi, 20. D. Calmet, Diction, de la Bible.
SARDONYX, qu'on lit dans la Vulgate (Apocal., xxi, 20), signifie à la lettre la sardoine jointe à l'onyx. Ou entend en effet, en histoire naturelle, par sardonyx une agate formée de sardoine et d'agate-oiiix. Dans Job (xxvm . 16), au lieu de sardonyx, la même Vulgate porte lapis sardonychus, ce qui est la même chose. 11 faut remarquer cependant qu'il y a des interprètes qui traduisent l'hébreu schôham non par sardonyx, mais par émeraude ; ce que nous ne saurions admettre.
SARDOS Voy. Sadroc. n» II.
I. SARDOTou SERDOT, SACERDO, SADROC (Saint), en latin Sacerdos, évêque de Lyon, né vers l'an 486, mort le 12 septembre 551, assista en 549 au concile d'Orléans. Le Martyrologe romain a placé sa fête au 12 septembre.