‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 871 sur 1294 · SARO · texte numérisé non relu

SARO

SARP

SARISBERI ou SARISBERY (Jean de). Voy.

Jean. n° CXVII.

SARISBURIA. Voy. Salïsriry.

SARISBURY. Voy. SalisRVRY.

SARKI , siège épisc. du diocèse de Moscovie qui Ait plus tard érigé en archevêché, et uni a ceux de Polocski et de Krontitski. On en connaît trois évéques, dont le premier est honoré comme un saint par les Moscovites, qui célèbrent sa fôte le 15 décemBre. Voy. Lequien, Qrii-ns Christ, t. I, p. 131. Richard et Giraud.

SARLAT (Sariatum), ancienne ville épisc.

sous la métropole de Bordeaux. Sarlat doit son origine à une abbaye de bénédictins qui y fut fondée au viie siècle sous le nom de Saint -Sauveur , et ensuite de Saint-Sardoc . et qui embrassa la réforme de Clugny au commencement du Xe siècle. Le pane Jean XXII érigea cette abbaye en évêche l'an 1317. Le chapitre demeura régulier sons la règle de Saint-Benoit jusqu'à l'an 1559, qu'il fut sécularisé. Raimond de Roquecorne, moine de la Chaise-Dieu, puis abbé de Galliac, au diocèse d'Alby. fut fait premier évéque de Sarlat par Jean XXII. en 1318. Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801, et uni par Pie VII à celui de l'érigueux. Voy. la Galiia Christ., tom. IL Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 173 et suiv Gaet. Moroni, vol. LXI, n. 196.

SARNELLI (Pompeo), littérateur, né à Polignano, dans le royaume de Naples, en 1649, mort Tan 1724, reçut les ordres sacrés, acquit de la réputation comme prédicateur, fut grand vicaire de Manfredonia et de Benevento , et re-

£t en 1688 la riche abbaye du Saint-Esprit , ns la même ville. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Parafrnsi e/eyiaca de' Saïmi ijenitenziali; Naples, 1672, in-4°; — 2* Spcctho del r/em secolare, ovvero vite de' SS. ciertci secotari; ibid., 1678, 3 vol. in -4*; — 3° Cronofogia de' iteirori ed arcivesavi Lipontini; Manfredonia, 16S0, in-4°; — 4° Scuola dell' anima; Cesena, 1GK2, in-12: — 5° Ijettere ccclesiastiche ; Naples et Venise , 1686-1716, 9 vol. in-4». Voy. Ughelli, Itatia Sacra. Toppi, BMioth. Sapolitana. Nicéron, Mémoires, tom. XI II. Michaud , Biogr. univers. Gaet. Moroni, vol. LXI, p. 197. La Nouv. Biogr. oéne'r.

SARNO ( Sarnum ) , ville épisc. du royaume de Naples, dans la principauté citérieure , sous la métropole de Salerne. On ne sait pas au juste quand la foi a été introduite à Sarno; mais il est probable que ce fut dans les premiers siècles de l'Église. Lévéché fut établi en 1(166 par l'autorité du pape Alexandre IL Le premier évéque, Risus, fut sacré la même année par Al fan Ier, archevêque de Salerne. Pie VII, par sa bulle I)e uti/iort, du 28 juin 1818, à cause de la nouvelle circonscription du royaume des Deux-Siciles, unit l'évèché de Sarno i celui de Gava. Voy. Ughelli, Italia Sacra, t. VII, p. 500. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXI, p. 198-201.

SAROHEN. \'<>ij. Saarim.

1. SARON ou SARONA. Nous connaissons trois cantons de la Palestine nommés Savon, dit D. Calmel, que nous reproduisons dans cet article et les suivants. Ce nom était comme passé en proverbe, pour marquer un lieu d'une beauté et d'une fertilité extraordinaire. Nous ajouterons que tout ce qu'en disent les voyageurs modernes confirme le dire du savaut in-

terprète, i oy. Isaîe, xxxui , 9; xxxv, 2.

11. SARON , canton entre le mont Thabor et la mer de Tibériade. Voy. Euseb. et Hieronym., Onomast., ad voc. Saron.

m. SARON, canton entre la ville de Césarée de Palestine et de Joppé. Voy. Euseb. et Hieronym., hco citato, et Hieronym, in h. xxxtu et lxv.

IV. SARON , canton an delà du Jourdain , dans le pays de Basan , et dans le partage de la tribu de Gad (1 Paralip., v, 16). Adr. Heland, il est vrai , soutient qu il n'y avait point de Saron au delà du Jourdain, et que ceux de 1» tribn de Gad venaient paître leurs troupeaux jusque dans le canton qui est aux environs de Joppé, de Césarée et de Lydda ; mais D. Calmet répond que cela ne lui paraît pas croyable , à cause de la distance des lieux , et que d'ailleurs le pays de Basan était si beau et si fertile. Voy. Reland, p. 370 et <«8.

V. SARON. Les nouveaux voyageurs donnent aussi ce nom à la plaine qui est entre Ecdippe et Ptolémaïde.

VI. SARON , ville dont le roi fut pris et tué par Josué (Josué, xn, 18). Saint Luc, dans les Actes (ix, 35), semble marquer aussi une ville de Saron quand il dit : Qui hahitaient Lydde et Sarone; et dans les Paralipomènes (I Paralip.. xxvu, 19) on trouve un nommé Sétraî de Sarow(Setra! Saronites). D. Calmet ajoute que cependant ces passages peuvent fort bien marquer un pavs ou un canton , et non une ville de Saron. Cette dernière observation est d'autant plus juste, qu'on ne saurait ignorer que le nom d'une ville s'étend souvent a tout le pays qui en dépend.

SARPI (Pietro, en religion Fra Pno/o), de l'Ordre des Servites , né à Venise en 1552 , mort l'an 1623. Doué d'un esprit vif, d'une mémoire extraordinaire, il ne pouvait se borner ans études scolastiques de son couvent ; non-seulement le grec , l'hébreu , mais les mathématiques, les sciences naturelles, l'astronomie, la physique, la philosophie, l'histoire, le droit, ta théologie, en un mot, toutes les sciences divines et humaines furent l'objet de ses études ; et il s'y livra avec une ardeur peu commune. On a beaucoup parlé surtout de son profond savoir en anatomie ; mais c'est sans fondement. II n'a rien publié eu ce genre , et ses manuscrits prouvent seulement qu'il s'était beaucoup occupé de ces divers objets. Nous dirons de même de sa science en astronomie. H devint provincial, puis procureur général de son Ordre, et la république de Venise le choisit pour son conseiller et son théologien. Les différends de cette république avec le pape Paul V fournirent l'occasion au P. Sarpi de faire éclater ses sentiments. Le Pape lui ordonna en 1606 de venir à Rome, et sur son refus il l'excommunia. Tous ceux oui ont lu ses ouvrages sans prévention sont obligés de reconnaître que, si d'un côté ils donnent une idée avantageuse de ses connaissances , de l'autre ils laissent de fâcheuses impressions sur son esprit tortueux et faux . sur son cœur et sur son caractère plein d'aigreur et de méchanceté , et surtout d'une mauvaise foi , quand il s'agit de Rome ou du Pape, qui a indigné plus d une fois les calvinistes eux-mêmes. On rapporte qu'un jour (le 5 octobre 1607) il fut assailli à quelques pas de son couvent par cinq sicaires. qui le frappèrent de plusieurs coups de poignard. On ponrrait, ce semble, demander si ce crime n'était pas le fruit des leçons qu'il avait données lui-môme, quand il disait : « S'il se trouve dans les provinces quelques chefs de parti , il faut les exterminer sous un prétexte quelconque , mais en évitant de recourir à la justice ordinaire. Que le poison fasse I office du bourreau, cela est moins odieux, et

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