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beaucoup plus profitable ( Ix Prince de Frn Paolo, ou Conseils politiques). » Il serait beaucoup plus iuste et beaucoup plus naturel , en effet , d attrinuer cet assassinat à ses disciples, que d'en faire la cour de Home responsable. Quand , d'après les témoignages les plus nombreux et les plus convaincants, Bossuet a dit que sous un froc Sarpi cachait un cœur de calviniste; qu'il travaillait sourdement à décréditer la messe, qu il disait tous les jours...; et qu'il ne travaillait qu'à porter la république À une séparation entière non-seulement de la cour, mais encore de l'Église, ses apologistes ont crié à la calomnie, se sont inscrits en faux contre de pareilles assortions; ont nié l'authenticité des lettres imprimées et de quelques ouvrages publiés sous le nom de Sarpi. Parmi ces apologistes nous citerons E. G., qui, dans la plouv. Bioyr. gènér., dit avec une ingénuité et une bonhomie que nous serions terité d'admirer : t Quoique partageant les sentiments des calvinistes sur la prédestination, il était loin d'avoir embrassé toutes leurs doctrines. Les faits rapportés par Burnet, le P. Daniel et autres, sur la foi desquels Bayle , Bossuet et Voltaire n'ont pas hésité à le présenter comme attaché à la religion réformée , sont ou controuvés ou remplis d'exa-
gération. Ses sympathies pour les protestants înaient en grande partie à des causes politiques; il aurait voulu que Venise conclût avec eux une alliance intime contre l'Espagne. Si d'un côté Sarpi ne désirait pas l'abolition dos cérémonies catholiques , d'un autre il caressa l'idée de devenir en Italie le réformateur de la religion; et il faut reconnaître qu'il prétendait substituer au catholicisme orthodoxe des doctrines à peu près analogues à ce que fut plus tard le jansénisme. » Les Œuvres complètes de Sarpi ont été publiées à Helmstœdt (Vérone), 1750,2 vol. in-foL: ibid., 1701-1768, 8 vol. in-4°; Naplef , 1789-1790. 24 vol. in-8», etc. Quant à ses ouvrages mis à l'Index, en voici la liste : Apologia per l'opposizioni falle dal cardinale Bellarinino alli Trattati, e risoluzioni di fîio Gersone supra la validité délie Scommuniche.
— Considerazioni sopra le Censure délia Santità papa Paolo V contra la Republica di Venczia. ( Decr. 20 sept. 1008.) — Historia particolare délie Cose passate trait Pontefice Paolo V, e la Repnblica di Venezia. (Decr. 15 fevr. 1025.) — Historia sopra li Beneflci Eccl. (Decr. 22 junii 1570.)— Lettere Italiane. (Decr. 18 maii 1677.)
— A ces ouvrages il faut ajouter les suivants : Soave {Pietro) Polano {Paolo Sarjri). Historia del Ooncilio Tridentino.(Decr. 22 nov. 1019.) — Goura ver ( Pierre-François le). Histoire du Concile dè Trente, écrite en italien par Fra Paolo Sarpi , et traduite de nouveau en français avec des notes critiques, historiques et théologiques. (Brevi Clément. Xll , 20 ian. 1740. ) — Défense de la nouvel le traduction de l'Histoire du Concile de Trente. (Decr. 7 oct. 1746.) — Trattato dell' Interdetto délia Santità di pana Paolo V, composto do Pictr' Antonio Arcidiacono e Vicario
feneral di Venetia, F. Paolo dell' Ord. de' Servi eol. délia Scr. Rcp. di Venetia, F. Bernardo Giordano Minore Osservante, F. Michel' Agnolo Minore Observante, F. Marc' Antonio Capello Minore Conventuali, F. Camillo Agostiniano, F. Ftilgentio dell' Ordtne de' Servi. (Decr. 21) sept. 1006.) V„y. Nicéron, Mémoire, t. XXXV. Bossuet, HiH. rf« Variations, 1. VII , fi 109. Fel- Icr, dans la Bioqr. univers., et Pillet, dans la Biogr. univers, de Michaud, ont parfaitement jugé Sarpi , et donné une juste appréciation de ses écrits. Compar. CouraYER.
SARRASINS (TRIBU DES). Du temps de l'empereur Valens, plusieurs Sarrasins s étant convertis à la foi de Jésus-Christ, on leur donna un pasteur qui fut qualifié évéque des Sarrasins ou de la tribu des Sarrasins, sous le métropolitain de Damas. On en connait deux évoques, dont le premier, Moïse, siégeait du temps de l'empereur Valens. Les Sarrasins s'étant divisés en différentes tribus, eurent d'autres évéques qui étaient soumis aux métropolitains les plus proches , ou à ceux par qui ils avaient été ordonnés. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 851. Richard et Giraud. Compar. Paremboi e.
SAR-SACHIM . un des grands de la cour du roi de Bahylone. Voy. Jérém., XXXIX, 3.
SARSINE (Sarsina), ville épisc. de la Romagne , sous la métropole de Ravenne , située au pied de l'Apennin. Son premier évéque fut -mit Vicinius , dont on célèbre la féte à harsine le 24 août. Voy. Ughelli , Italia Sacra, tom. H , p. 651. De Commanville, /" Table alphabét., p. 208. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume LX1, p. 201-217.
SARTESCHI (Frédéric), clerc régulier de la congrégation de la Mère-de-Dieu, né à Lucques, vivait au xviil" siècle. On a de lui : De Scriptoribus conprcqntiottis clericorum régularium Matris Deï ; Rome , 1754, in -4°. Voy. le Jnurn. des Savants, 1756, p. 500. Richard et Giraud.
SARTHAN. Voy. Sarêda.
SARTI (Mauro), de l'Ordro des Camalduh s, né à Bologne en 1709, mort à Rome l'an 1700, était profondément versé dans la théologie , le droit canon , les langues classiques et les antiquités. U professa la philosophie dans plusieurs monastères de son Ordre, obtint en 1749 la chaire de théologie à Bavenne, et fut appelé à Rome en 1755; il y devint abbé du couvent de Saint -Grégoire. Parmi ses ouvrages nous citerons ; 1° Vita di S. Giovanni de Lodi ; Jesi , 1748, in-4°: trad. d'après un ancien manuscrit ; — 2° De Épùcopis Euyu/unisj Pesaro, 1755, in-4°. Voy. Fantuzzi, Scrittori Bot ■unesi. h- W velle letterarie di Firenze , tom. XXVII. Feller, Bioyr. univers. Michaud. La A'cur. Btogr. génér.
I. SARDG, fils de Reû, fut père de Nachor, duquel naquit Tharé. dont Abraham était lils. Voy. Genèse, XI, 19-21.
II. SARUG , pays de Mésopotamie où il y a une petite ville qu'on nomme Batna ou Sarug . et Batna de Sarug , à une journée de chemin d Êdesse et d'Haran. C'était le siège d'un évéque jacobite. On en connait quatre, dont le premier, Athanasc, siégeait en 688. L'an 755, les iacobites tinrent à Sarug un concile dans lequel le schisme fût éteint. Voy^ Lequien, Ortens Christ., tom. II, p. 1517. Le P. Mansi, Supplém., tom. 1 .col. 605. Richard et Giraud.
SARUM. Voy. Salisbury.
SARVIA, scèur de David et mère de Joab, d'Ahisai et d'Hazaèl. Voy. Il Rois, u, 18. 1 Parali|>.. u, 10.
SARZANE, ville épisc. d'Italie. Voy. notre art. Lina et Gaet. Moroni , vol. LXI, p. 217-2-27.
SAS (Corneille), né à Turnhout, dans K«s Pays-Bas , en 1593 , mort l'an 1756 , fut successivement professeur de philosophie à I. ou vain , chanoine de Matines, et professeur de théologie au séminaire de cette ville, et enfin chanoine officiai et vicaire général d'Ypres. H se distingua autant par sa piété que par ses connaissances dans les matières ecclésiastiques. On a de lui : Œcumenicum de singularilate clericorum dlorumoue cum féminin extranei* vettto rontw io Judiawn ; Bruxelles, 1053, in-4* ; dans ce
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traité très-instructif, l'auteur prétend que les ecclésiastiques ne peuvent ni ne doivent prendre de femmes dans leur maison pour les servir, fussent-elles vieilles ; — 2° Epitome praxeos virtutum theolooicarum, etc.; Rome. 103*2, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
SASBÔUTH (Adam), cordelier, né à Delft en 1516, mort à Louvain en odeur de sainteté, l'an 1553, s'était rendu fort habile dans les langues grecque et hébraïque , ainsi que dans la théologie. On a de lui : 1° un Commentait'/1 sur lsaîe et sur plusieurs Épttres de saint Paul; c'est le plus considérable de ses ouvrages; — 2° un Traité sur le sens des Écritures ; — 3° De Vera Christi Ecclesia ; — 4° des Sentions et des Homélies. Ses ouvrages ont paru à Cologne, 1568 et 1575, in -fol. Voy. Valère- André, BiUioth. Belg., édit. de 1739, in -4°, tom. I, p. 5 et 6. Michel Vosmerns, neveu de l'auteur, qui a écrit sa Vie, et a publié une Apoloyu' contre ceux qui ont prétendu que les Commentaires publiés par Sasbouth ne sont que les leçons dictées par Jean liasse li us, son professeur.
SAS I ME, siège épisc. de la seconde Cappadoce, sous la métropole de Tyane, au diocèse du Pont. On en c onnaît quatre évéques, dont le premier fut saint Grégoire de Nazianze. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 405.
SASNUM. siège épisc. arménien sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évéque, Vertan , qui assista au concile de Sis. De Commanville parle d'un évéché arménien , nommé Sasan, et qu'il dit être suffragant d'Actamar, sous Ecsmiazin. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1441. De Commanville, I" Table aJpha/tét., p. 208.
SASSABASAR, prince de Juda auquel Cyrus lit remettre par compte les vaisseaux sacrés du temple, qu'il faisait rendre aux Juifs. La plupart des interprètes croient que Sassabasar est le même que Zorobabel , et qu'il portait ce nom chez les Babyloniens, comme Daniel y était connu sous celui de Bulthasar. L'Écriture dit que Zorobabel a fondé le temple , et elle en dit autant de Sassabasar. D'autres veulent que Sassabasar soit un officier perse qui avait été envoyé pour gouverner les Juifs, parce qu'il n'est pas bien certain que Zorobabel ait eu ce gouvernement. Voy. I fcsdr.. i, 8; v, 10. III Esdras, II, 12. D. Calm et. Diction, de la Bible, et son Commentaire littéral sur I Esdras ,1,8, ainsi que celui des autres interprètes sur ce même passage.
SASSARI .ville archiépisc. de Sardaigne. Voy. notre art. Torrk , et Gaet. Moroni, vol. LXI, p. 227-233.
. SASSI (Joseph-Antoine), en latin Sn.n'us, de la congrégation des Oblats, né en 1675 à Milan , où il est mort l'an 1751, professa les belleslettres, fut reçu en 1703 docteur du collège Ambroisien, et devint directeur, puis conservateur de la bibliothèque qui en dépend. Outre qu'il a concouru à la publication du Berum Itaficarum Srriptorum de Muratori, et outre de remarquables travaux historiques, il a laissé : 1* De Adventu Mediolanum S. Barnabœ apostoli Vindiàay; Milan, 1748, in-48; — 2° Archiepiscoporum Mediolnnensium Séries historico-clwonologica; ibid., 1755, in -4°; — 3° Epistola ad amicum pro vindicanda formula in Ambrosiano t anonc admissœ sacrum prascripta : Corpus tuum frangitur, Christe; in-8»; — 4» une édition des sermons et des homélies de saint Charles Borromée, sous ce titre : S. Caroli Borroma*i, S. B. E. Cardinalis , Archiepiscopi Medio/ntiensis, Homiliff. etc.; ibid., 1747, 5 vol. in-fol.; — 5» Nmtes
Vaticance, seu sennones habiti in Aeademia a S. Carolo Borromao, Borna, in palatio Vaticano instituta, etc.; ibid., 5 vol. in-4*. Voy. le Journ. des Savants, 1709. Supplém., 1731 , 1732, 1736, 1745, 1747 et 1751, p. 506. Tiraboschi, Storm délia Lelteratura Jtaliana. Argelati, Biblioth. Mediolanensis. Feller, au mot Saxi. Richard et Giraud, aux art. Sassi et Saxjus. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. ginér.
SASSO-VIVO, nom d'une congrégation de religieux qui fut établie, vers l'an 1060, par le bienheureux Mainard , de l'ancienne congrégation de Saint-Benoit. Le premier monastère fut établi au pied d une montagne appelée la Montagne-du-Vieilfard , et située dans l'évèché de Foligny; mais, l'an 1085, Mainard transféra ses religieux près d'une montagne appelée Sasso- Vivo, et c'est de là que cette congrégation a
[tris le nom qu'elle portait. L'observance réguière y fleurit jusqu'au xvi* siècle ; mais le relâchement s'y étant introduit, Thomas de Foligny, qui en était le vingt -troisième abbé, remit son abbaye entre les mains du pape Paul II, en 1467. Elle fut donnée en commende à l'évéque de Bologne , puis au cardinal Marc Barbo, qui, ayant obtenu du pape Innocent VIII la suppression de sa congrégation, introduisit dans son abbaye des religieux de l'Ordre du Mont-Olivet. Voy. le P. Hélyot, tom. V, c. xxx. Richard et Giraud.
I. SATALA, ancienne ville épisc. de la première Arménie, au diocèse du Pont, sous la métropole de Sébaste, et située près de 10srhoène. On en connaît sept évéques, dont le premier, Evethius, assista au concile de Nicée en 325. Satala n'est plus aujourd'hui qu'un évéché in partibus sous l'archevêché de Sébaste, également m partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 432. Gaet. Moroni, vol. LXI, p. 288.
IL SATALA ou SATALI0N, ancienne ville épisc. de la province de Lydie, au diocèse de Sardes. On en connaît quatre évéques, dont le premier, André, fut représenté au concile de Chalcédoinc par Cosinius de Hiérocésarée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 896. Richard
SATAN, terme hébreu, et oui signifie adversaire, ennemi. Saint Jérôme l'a conservé dans ce sens; mais ailleurs, dans Job , par exemple , il se met pour le démon. Dans le Nouveau-Testament il se prend dans l'un et dans l'autre sens. En rassemblant les passages où il est parlé de satan ou du démon , on remarque qu il a été précipité du ciel en punition de son orgueil ; que sa jalousie a introduit la mort dans le monde; que, par la permission de Dieu, il exerce une espèce d'empire sur les autres anges apostats comme lui ; que Dieu s'en sert pour éprouver les bons et châtier les méchants ; qu'il est un esprit de mensonge dans la bouche des prophètes et des hérétiques ; que lui ou les siens tourmentent, obsèdent, possèdent les hommes et leur inspirent de mauvais desseins; qu'il se transforme en ange de lumière; qu'il cause plusieurs maladies; qu'il nous attaque principalement à la mort, et conduit les âmes des méchants enenfer;que son pouvoir et sa malice, subordonnés à la volonté de Dieu, auront plus d'étendue au temps de l'Antéchrist qu'à présent; qu'il est comme lié dans l'enfer, dont le feu est préparé pour lui et pour les siens; enfin qu'il doit être jugé au dernier jour. Voy. II Rois, xix, 22; III Rois, v, 4. Job, i, 6. Zachar.. m, 1, 2, etc. Matth., XII , 26; xvi . 23. D. Calmet. Diction, de la Bible.