‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 873 sur 1294 · SATI · texte numérisé non relu

SATI

SATANIENS ou SATAN I TES, hérétiques ainsi nommés à cause du culte qu'ils rendaient i Satan. Ils disaient qu'il était fort puissant, qu'il valait mieux le respecter et l'adorer que le maudire, et que c'était le moyen de se le rendre favorable. Us se vantaient d'être les seuls observateurs de l'Évangile, et, quand on les interrogeait sur leurs qualités, ils se disaient patriarches , prophètes , anges , le Christ. Ils ne vivaient que de leurs quêtes, car ils ne possédaient rien, et ne travaillaient pas de leurs mains. Ces hérétiques , qui parurent vers l'an 35)0, sortaient des messahens , avec lesquels ils furent condamnés. Voy. Épiphan., Hœres.,utxx. Compar. Messa LIENS.

SATISFACTION (Satisfactio). La satisfaction, dans le sens où nous la prenons ici. est une peine temporelle que les pécheurs pénitents subissent volontairement pour réparer l'injure qu'ils ont faite à Dieu par leurs péchés , et pour racheter la peine temporelle qui reste à payer en ce monde ou en l'autre , après la rémission de la coulpe et de la peine éternelle. Lorsque cette pénitence est imposée par le confesseur dans le sacrement de pénitence, elle s'appelle sacramentelle. La satisfaction est , selon les théologiens . ou in pana ou pm pana. Or la satisfaction est in pana quand on subit la peine portée par la loi \ comme lorsqu'un meurtrier est puni de mort : telle est aussi la satisfaction des âmes du purgatoire, parce que les peines qu'elles souffrent sont réglées par la justice de Dieu. Elle est pro pana , si la peine fixée par la loi est commuée en une autre : telle est la satisfaction de ceux qui s'exercent en ce monde aux œuvres de la pénitence. Dieu , par sa bonté infinie , veut bien changer en peines temporelles les peines éternelles dues au péché, et commuer même les peines que nous souffrirons dans le purgatoire en certaines œuvres satisfactoires que nous pratiquons ou de nous-mêmes , ou par l'ordre du prêtre. Le concile de Trente déclare (sess. XIV, can. 3) que la contrition, la confession et la satisfaction forment les parties du sacrement de pénitence. Tous les Pères, fondés sur plusieurs passages de l'Ecriture, enseignent la même chose. Mais cette satisfaction, qui fait partie du sacrement de pénitence , doit être imposée par le prêtre, parce qu'il est seul ministre de ce sacrement. Le désir sincère ou la résolution de satisfaire est aussi essentiel au sacrement de pénitence que la contrition et la confession. Mais la satisfaction actuelle n'est que partie intégrante , et sans elle le sacrement demeure imparfait et défectueux ; il est donc important de s'en acquitter le plus tôt possible. Le concile de Trente (sess. VI, can. 14) prononce anathf me contre ceux qui soutiendraient que toute la peine du péché est remise en même temps que la coulpe. 11 est néanmoins de foi que la coulpe et la peine éternelle sont remises par le sacrement de pénitence; donc, selon la doctrine du concile, il faut reconnaître une peine temporelle que le pécheur doit souffrir même après que le péché lui a été remis, et quant à la coulpe et quant à la damnation éternelle. C'est sur cette distinction des deux sortes de peines marquée dans l'Ecriture, et enseignée par les saints Pères, que le même concile fonde la nécessité de la satisfaction imposée dans le sacrement de pénitence. De la nécessité suit la possibilité de la satisfaction. L'homme peut donc satisfaire à Dieu pour la peine temporelle due à ses péchés. En effet, Dieu dit au peuple juif , par la bouche de Jérémie , que , s'il ne convertit et fait pénitence, il se repentira

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