SOIE
SCI1E
dans les rochers. Quant à l'opinion des rabbins que le schàphdn n'est autre que le lupin ordinaire, Bochart semble l'avoir entièrement réfutée. Tout co qu'on sait par l'Ecriture, c'est que le schâphdn est une béle impure, qu'elle demeure dans les rochers , et que son espèce est appelée peuple faible et impuissant. Yoy. Lévit., xi, 5. Deutér., xiv, 7. Psaum., av ( Vulgat.,uii), IX. Proverb., xxx, 26. Shaw, Voyage, tom. I, p. 322. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, u. 0«J-70.
SCHARBAU (Henri), ministre protestant de Lubeck, a laissé : 1° l)e Pura/lelismn eum lurreticis initituto; in-4°; — 2° Observât iones sacrée, qui bus varia sacri Codicis utriusaue Fœderis loca iltuitrantur et esponuutur, muitugue sanctions et elegantioris doctrinœ cnpita esplicnntur ; in-4". Voit, le Journ. des Savants, 1713 et 1731. .SCHARD (Simon), protestant, né en Saxe l'an 1535, mort .i Spii e en 1573. était très-habile dans le droit, l'histoire et les langues anciennes. Il fut successivement conseiller du duc de Uoux- Ponts, puis assesseur à la chambre impériale de Spire. Ou a de lui quelques ouvrages, entre autres . De Junsdictione , uuctoritute et prœeminentia impena/i ac potestate eech-siastira , variorum authorum scripta ; Bâle , 1560, in-fol.; Strasbourg, 1008, in-fol. Yoy. la Souv. Biogr. génèr.
SCHATTEN ( Nicolas), jésuite, célèbre historien de la l«sse Allemagne , né en 1tX)>, mort l'an 1696. a laissé en latin, outre une lltsf. de Westphalie et des Annales de Vaderborn : Caro- /u.v Magnus romano catholiais ; Neuhaus, 1671, in-4°: le P. Schatten y réfute victorieusement Nifamus, auteur luthérien, qui prétendait que Charlemagne avait établi dans l'Eglise des usages que Luther n'a fait qu'y rétablir par sa rélorme. Nifanius y répondit en 1679; mais le livre de Schatten ayant eu peu de débit , les libraires voulurent le reproduire sous ce titre : Dixcursus hùtoricit-po/ilii u-rniii alis de vita t 'aroli Aî'iijiit; Francfort , 1700, in-4". Yoy. Feller, Bioor. univers.
SCH AWENBDRG (Adolphe , comte de), mort en 1556, était d'une illustre famille de Cologne. 11 devint prevot de l'Eglise de Liège , chanoine de celle de Cologne, et coadjuteur de Herman de Wede, archevêque de Cologne, qui fut déposé en 1510 à cause de son attachement aux nouvelles erreurs. Sehawenbui a , élu à sa place, fut inauguré le 2i ianvier 1517. Son premier soin fut de rétablir l'antique religion dans tous ses droits, et de lui rendre son lustre primitif. U travailla avec beaucoup de zèle à la réforme de son clergé, assista avec éclat au concile de Trente en 1551. De retour dans son diocèse l'année suivante, il raffermit dans la foi trois de ses évéques suffragants qui paraissaient chanceler. On a les Actes de huit synodes qu'il tint pour remédier aux maux que l'hérésie avait causés dans son diocèse. Voy. Feller. Michaud, Biogr. univers.
SCHEBAT. Yoy. Sabath.
SCHEDE. Y,,»/. Schkdils.
SCHEDEL (ltartman), de Nuremberg, vivait au xv« siècle. H est auteur de l'ouvrage connu sous le nom de : la Chronique de Sureodierg 1483. Elle renferme la suite des papes, des empereurs, des rois, etc.. iusqu'en 1402. Yoy. Vossius. De Ihst. lut., 1. III, c. VI.
SCHEDIUS ou SCHEDE (£lie), né en Bohême l'an 1615, mort a Varsovie en 1641, tigure au nombre des enfants célèbres. A l'âge de douze ans il faisait des vers, et des discours grecs et latins. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : \* L'Idée d'un
bon prince contenue dans la vie de Damd . 1647 et 1728; — 2° De Dus Oermanis, sive de veteri (iermanorum , Gallorum, Britannorum, Vandalorum religionis Syngrammata IV; Amsterdam, 1618, in*; Halle, 1728, in-8», avec des notes de Jean Jarkius; cet ouvrage, dans lequel on trouve beaucoup d'érudition, des conjectures hardies et une critique assez peu sévère , a été mis à V Index. (Decr. 10 junii 1654.) Voy. Klescher, Bibiioih. eruditor. prœcocium. etc., p. 337 et suiv. Le Journ. des Savants, 1710 et 1729. Feller. Michaud, Biogr. univers.
SCHEDORFF, jésuite allemand, a donné un ouvrage intitulé : Lettres sur divers points de controverse, contenant les principaux motifs qui ont déterminé S. A . R. Monseigneur le prince Frédéric, comte palatin du RJun, duc de Bavière, comte de VaJdentz, etc., à se réunir à la sainte Église catholique, apostolique et romaine; Manheim et Paris, 2 vol. in-12, 2» édit., corrigée et augmentée par l'auteur.
SCHEELSTRATE ou SCHELSTRATE (Emmanuel de i. théologien et antiquaire, né à Anvers en 1640, mort à Rome l'an 1602, fut successivement chanoine et chantre de la cathédrale d'Anvers, garde de la bibliothèque du Vatican, chanoine de Saint- Jean -de- Latran à Rome. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1° Antiquitus dlustrata circa concilia generalia et provinaalta, décréta et yesta ponttficum et prtBcipua totius historiée evclesiastuar capita ; Anvers, 1678, in-4»; plus tard il donna une nouvelle forme à cet ouvrage, sous le titre d'Antiquitas Kc'lesia;dissertati<itiious,monumentis ac notis illustrata; Rome, 1692, 1697, 2 vol. in-foL; — 2° Ecclesia ufricana suo primate Carthaqiniensi ; Anvers, 1679, in -4»; — 3° Sacrum Antiochenum ConcHium pro Arianorum conciliabuk»; ibid. , 1681 , in-4"; — 4° Acta Constantiensis concdii ud situmem decretorum ejus sessionum IV et V facieittiu nunc primum ex codicibus manuscriptiê in lucem eruta et dissertatione Utustrata, Rome, 1683, in-4*; — De Sensu et auctoritate decretarum concilii Constantiensis circa i>otestatem ecclesiasticam ; Anvers, 1686, in-4»; — 6° Acta Ecclesiœ orientais contra Caivini et Lutheri errores ; Rome, 4 vol. in-fol. ; — 7° De Lugendis Actis cleri Gailicani Pansus, de mandata régis congregati anno 1682, 19 martii et seq., autore eximio Domino Srheelstrate ; 1740, in-4», et à la suite du livre de Weith, DePrimatu romanorum Ponfificum: Malines, 1884, in-12. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
SCHEFFMACHER (Jean-Jacques), jésuite, né Kientzheim, dans la haute Alsace, en 1668, mort à Strasbourg l'an 1733, fut nommé en 1715 à la chaire de controverse fondée dans la cathédrale de Strasbourg par Louis XIV. Ses talents et le zèle qu'il déploya obtinrent la conversion d'un grand nombre d'hérétiques. Parmi les différents écrits sortis de sa plume, on distingue surtout : Lettres d'un docteur allemand de l'université catholique de Strasbourg à. un gentilhomme protestant , sur les six obstacles au salut qui se rencontrent dans la religion luthérienne ; Strasbourg, 1730, in-4*; elles ont été réimprimées plusieurs fois, et en divers formats. Ces Lettres étaient d'abord au nombre de douze , mais l'éditeur de Rouen de 1769 en a ajouté une treizième sur la présence réelle contre les calvinistes. Nous ne connaissons rien de plus fort et de plus concluant sur la matière que ces Lettres. Aussi ne sommes-nous point étonné que la simple lecture de ce livre ait ramené dans le giron de l'Église catholique une multitude do