‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 888 sur 1294 · SOIE · texte numérisé non relu

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protestants. PfafT, chancelier de l'université de Tubingue, et Armand de la Chapelle , pasteur à la Haye , essayèrent d'y répondre ; mais leurs efforts furent sans succès, comme le seront toutes les tentatives semblables; jamais la vérité ne s'exprima avec plus de force , de clarté et de bon sens. Voy. le Journ. des Savant», 1631, p. 392. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univ.

SCHEGK (Jacques), en latin Schegkhts, né en 1511 a Sehorndorf, dans le duché de Wurtemberg, mort en 15*7, professa la médecine pendant treize ans à Tubingue, après y avoir enseigné pendant quelque temps la philosophie. Il a laissé un certain nombre d'écrits de philosophie, de médecine et de théologie, parmi lesquels nous citerons : 1« De Animât Princi- MfM , an cordi, an rerehro tribuentUi; Tubingue, 1512, in-8° ; — 2° De Una Persona et duabus naturis in Christo , ad versus antitrinitarios , — 3» Hefutatio errorum Simonii; ibid., 1575, in-fol. On lit dans Y Index libror. prôhibitorutn , au sujet de Schegk : « Schegkius Jaeobus. (I Cl. Ind. Trid.) — De Una Persona, et duabus naturis Christi. (App. Ind. Trid.). Voy. Feller, Biogr.

SCHEIBEL, luthérien, prédicateur et professeur de théologie à Breslau , né dans cette ville en 1783, mort à Nuremberg l'an 1843, étudia la théologie à Halle, mais sut se préserver du rationalisme, dont cette ville était le siège principal. Revenu en 1804 dans sa ville natale, il se livra à la prédication, et devint en 1815 pasteur de la paroisse de Sainte-Élisabeth. On sait que le km de Prusse, Frédéric-Guillaume III, mit en œuvre toute espèce de moyens, même ceux de la violence et de la persécution , pour unir les diverses fractions de l'Église protestante, surtout les deux principales, c'est-à-dire les luthériens et les réformés. Il s'éleva entre les deux sectes une lutte ardente qui ne fit que s'acemitre de plus en plus. Scheibel demeura toujours fidèle au vieux luthéranisme , sans que ni les promesses, ni les menaces, ni la perte de ses places aient jamais pu l'ébranler. On a de lui deux opuscules dont voici les titres : 1° Histoire authentique des tentatives modernes d'une union entre les Églises réformée et luthérienne, au moyen d'un rituel commun en Ailemagne, et surtout dar$s les Etats prussiens; Leipxig , 1834, 2 vol.; le second renferme cent trentedeux actes ou documents £ — 2° Derntéres destinées des paroisses luthériennes de la Silène ; Nuremberg. 1834. Voy. le Diction, de la théol. cathol.

8CHEKINA , terme rabbi nique dérivé de l'hébreu schûkan ou schàkén, c'est-à-dire demeurer, habiter, résider; il signifie donc proprement habitation , demeure, résidence; mais, en termes de théologie judaïque , il désigne la ma/esté de Dieu, la présence de Dieu, l 'Esprit-Saint, la Divinité. Il se prend ordinairement pour la marque la plus sensible parmi les Hébreux de la présence de Dieu , qui résidait sur le propitiatoire de l'arche, et entre les chérubins d or adhérant au propitiatoire. La Schekind y résidait sous la forme d'une nuée. C'est de là que Dieu prononçait ses oracles d'une voix articulée, lorsqu'il était consulté par le grand prêtre en faveur de son peuple. De là vient qu'il est dit si souvent dans l'Ecriture, que Dieu est assis sur les chérubins ou entre les chérubins; c'est-à-dire qu'il donne des marques sensibles de sa présence en répondant de ce lieu aux Israélites qui le consultaient (Nombr., vil, 89). Les rabbins enseignent que la Scheklnâ résida d'abord dans le tabernacle dressé par Moïse dans le désert, et q « elle y descendit au jour de sa consécration

sous la forme d'une nuée. Elle passa de là dans le sanctuaire du temple de Salomon, au jour que ce prinre fit la dédicace du temple ; elle y subsista jusqu'à la ruine de Jérusalem et du temple par les Chaldéens, et n'y fut jamais rétablie depuis. Rien n'est plus commun dans les écrits des Juifs que la Schekinâ , qu'ils prennent pour la présence du Saint-Esprit. Ils placent le Saint-Esprit parlant, et se communiquant aux hommes par ta révélation : 1° dans les prophètes ; 2» dans l'Urira et le Thummim , qui sont dans le rational du grand prêtre; 3° dans la fille de la voix, en hébreu bat h kôi. La Schektnd ne leur fut donnée que depuis la ruine du premier temple , et lorsque la prophétie et l'Unm leur eurent été ôtés. La fille de la voix est la tradition. Les rabbins disent encore que la Scftektnd ou présence du Saint-Esprit résidait dans le temple de Jérusalem, en écartait les princes de l'air, et y communiquait une sainteté particulière. Voy. Buxtorf, U>.ncon chaidaicum, talmudicumet rabbinicum, col. 2i94 et seqq. Dom Calmet, Diction, de la Bible. Le Diction, de Ut théd. cathol., au mot Schechiïsa. Compar. notre art. Rath-Kol.

SCHELHORN (Jean-Georges), protestant, né à Memmingcn en 1094, mort l'an 1773, exerça les fonctions de pasteur, et devint surintendant ecclésiastique. Il a composé plusieurs écrits, entre autres : 1° Histoire de la réforme à Memmingen, en allemand ; Memmingen , 1730, in-8°;

— 2° De Religi"/n - evangelicœ in provincia Salisburgensi Ortu et fatis ; Leipzig, 1732, in-4*; trad. en allemand; — 3° Amœnitutes historiœ ecclesiasticat et Htterarios ; Francfort et Leipzig , 1737-1740, 4 vol. in-8°; trad. en allemand ; Ulm, 1762-1764, 4 vol. in-8»; — 4« Acta htstoricoecclesiastica scecul. XV et XVI; Ulm , 1738, in-8- ;

— 5° De Mino Celso inquisitionùt de hœreticis coercendis aulore; Ulm , 1748» in-4»; — 6° De Antiquissima latinorum Bibliorum Editione; ibid., 1760, in-4». Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. genér.

SCHELLING ( Frédéric -Guillaume - Joseph de), protestant philosophe, né en 1775 à Leonberg, dans le duché de Wurtemberg, mort l'an 1854 à Ragatz en Suisse, étudia d'abord la philosophie et la théologie à TuLingue, où il eut Hegel pour condisciple , puis les sciences physiques et naturelles, et les mathématiques à Leipzig. Il publia de bonne heure des écrits qui le recommandèrent à l'attention des savants; il fut nommé à l'âge de vingt-trois ans professeur extraordinaire à Iena, où son enseignement eut un grand succès. Il poursuivait en même temps ses études scientifiques ; il prit le grade de docteur en médecine a Landsnut. Il

ErofessadepuisàErlangenctàMunich;ilfutcomlé d'honneurs dans cette dernière ville. Schelling est regardé comme un des quatre grands penseurs de l'Allemagne au xix» siècle. Formé sous l'influence de l'école de Kant , auditeur et disciple de Fichte, il s'est inspiré des néoplatoniciens, de Jordan i Bruno, de Spinosa surtout. Son système est un panthéisme idéaliste, il porte le nom de Y absolu ou de Yidéahtè. Sa conception première est une réduction des deux termes établis par Kant et Fichte , le moi et le non moi , le subjectif et l'objectif, en un principe unique et supérieur; l'absolu qui identifie les contraires, et supprime toute contradiction. Ainsi ce principe se développe en une série d'oppositions où les deux termes de la pensée et de l'être, le fini et l'infini, le réel et l'idéal , le subjectif et l'objectif, en se conciliant , passent à une plus haute puissance. Cette doctrine

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