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plus de science qu'il n'eu a ; 3° qu'il ait beaucoup de piété ; 4° qu il y ait disette de sujets. Voy. conc. Trid., sess. XXIII. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Scientia in beneficiaiuis. L'abbé André, qui cite les textes du droit canon sur lesquels sont fondées les différentes assertions émises dans cet article.
VI. SCIENCE SECRÈTE ou DOCTRINE SE- CRÈTE. Certains critiques protestants, prévenus contre les Pères de l'Église , ont accusé Clément d'Alexandrie en particulier d'avoir voulu introduire parmi les chrétiens la méthode d'enseigner des philosophes païens, qui ne révélaient pas à tous leurs disciples le fond de leur doctrine, mais seulement à ceux dont ils connaissaient l'intelligence et la discrétion, cl qui n'instruisaient les autres que par îles emblèmes, par des figures énigmatiques, par des sentences obscures; méthode opposée à celle de .lésus- Christ, des apôtres et des docteurs chrétiens les plus sages, puisque le divin Sauveur ordonne à ses apôtres de publier au grand jour les choses qu'il leur a enseignées dans le secret, et de prêcher sur les toits ce qu'il leur a dit à l'oreille (Matth., x, 27); puisque saint Paul fait profession de n'avoir rien dissimulé dans ses instructions, d'avoir enseigné la même chose en public et en particulier (Actes, XX, 20, 27), et que saint Justin et les autres apologistes du christianisme protestent qu'ils ne Cachent rien de ce qui est enseigné chez les chrétiens. Malheureusement pour les incrédules, il n'y a rien de fondé ni dans l'accusation dirigée contre Clément d'Alexandrie , ni dans les témoignages invoqués pour la défendre. Et d'abord il suffit de lire le V* livre des Simmntes de Clément d'Alexandrie, c. iv, ix et x. pour voir que ce Père entend seulement qu'il y a dans la doctrine chrétienne des choses qui sont au-dessus de la portée des commençants; que l'on ne doit pas enseigner, par conséquent, indifféremment à tous, mais seulement à ceux qui sont en état de les comprendre, et qui ont déjà fait des progrès dans la connaissance des mystères de la foi : or il faut se faire illusion d une manière bien étrange pour ne pas reconnaître que telle a été la méthode de Jésus- Christ, des apôtres et des docteurs chrétiens. Et d'abord ne lisons-nous p. s dans l'Evangile de saint Jean (xvi, 12) que Jésus- Christ disait formellement à ses disciples : « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne les pouvez pas porter à présent. » Saint Paul ne disait-il pas aussi aux Corinthiens ( I Corinth., III, 1-3): « Je n'ai pu moi-même vous parler comme à des hommes spirituels, mais connue à des hommes charnels. Comme à de petits enfants en Jésus-Christ, je vous ai abreuvés de lait, mais je ne vous ai point donné à manger, parce que vous ne le pouviez pas encore; et a présent même vous ne le pouvez point, parce que vous êtes encore charnels. » Il est constant que l'on n'aurait pas permis à un païen d'être témoin de la célébration de nos saints mystères ; on ne le permettait pas même aux catéchumènes avant leur baptême ; on ne les instruisait d'abord qu'avec beaucoup de réserve; et il n'y a rien en cela qui soit digne de blâme. D'ailleurs en quoi consistait, selon Clément d'Alexandrie, la dmtrtiic prétendue secrète des chrétiens? C'était l'explication mystique et allégorique des faits , des lois , des cérémonies de I Ancien Testament et des endroits obscurs des prophètes. Nous le demandons à nos adversaires , cette connaissance était- elle bien nécessaire au commun des fi-