SENO
lieu est
Stna dans
xxxiv, 4. Ce Josué , xv, 3.
SENNAAB , roi de la ville d'Adama, une des quatre qui furent brûlées par le feu du ciel à cause des crimes de leurs -habitants. Sennaab fut vaincu, avec les autres rois de la Pentapole , par Amraphel et ses alliés. Voy. Genèse , xiv. 2.
SENNAAR, contrée de la Babylonie où les hommes entreprirent de construire la tour de Babel. Calanné était bâtie dans le même pays. Amraphel, roi de Sennaar, était puissant dès le temps d'Abraham. Le prophète Daniel dit que Nabuchodonosor transporta les vases sacrés du temple de Jérusalem, et les rail dans le temple de son dieu, dans la terre de Sennaar. Voi/. Genèse, XI, 2. Daniel, i, 2.
SENNABRIS ou GEN ABRIS . ENABRIS.lieu situé entre Sélythopolis et Tibériade, à trente stades de cette dernière. Vojf. Joseph, De liello Jud., 1. III, c. xvi. D. Calmet, Diction, de la bible.
SENNACHERIB, roi d'Assyrie, fameux dans l'Écriture par la guerre qu'il déclara à Ézécbias, le tribut considérable qu'il exigea de ce prince, sa défaite par l'auge exterminateur, et par la mort que lui procurèrent ses propres fils. Tobienous apprend que Sennachérib, de retour a Ninive, commença à persécuter les Israélites captifs, qu'il regardait comme la cause de sa disgrâce; mais cette persécution ne dura que quarante-cinq jours selon le texte latin , et cinquante-cinq selon le grec, ce prince ayant été mis à mort par ses fils , portés à ce parricide , selon les rabbins, pour prévenir le dessein qu'avait formé leur père de les immoler à son idole. Voy. IV Rois, xix. D. Calmet, Diction, de ta Bible. Compar. notre art. Sahgon.
SENNÉA ou SEHNÉA , ville épisc. de la première l'amphylie , sous la métropole de Side , au diocèse d'Asie. Elle a eu cinq évéques, dont le premier, Nectarius, souscrivit au premier concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. K)05.
SENNEN (Saint), martyr. Voy. Abdon , n° VI.
SENNERT (André), protestant orientaliste, né à Wittemberg en 1000, mort l'an 1689, fut appelé en 1038 à la chaire d'hébreu dans sa patrie, et il la conserva jusqu'à sa mort. Il a laissé de nombreux ouvrages, entre autres : t<> Exer~ vital iones in VII psalmos pœnitentiales : Wittemberg, lbot. in-l°; — 2» De dnino mnw>e Elohim Diatriba philoloyiva : ibid., 1(>45 et 1051 , in-4°; — 3° Exerritatio (te morte Muais et ejus sepultura ; ibid., 1054, 1058, 1085, 111-4*; — 4° Cuiiticuoi Ctmtfcorum Salomonis notés illustra' tum; ibid., 1071 , in-4°; — 5° Exercitatio de IV Chatdaorum ; ibid., 1000, in-4°; — 0° Dissertationes dut? de Vrim et Tliummim ; ibid., 1077, in-i° ; — 7° Schediasma de linyuis orientalibus : Adama-a , Souchica , Phœnicea , Cananœa, Hebruico- Samaritana , etc. Accedit confessio hdei c/iristianœ Claudii, Ethiopiœ imperatot is ;\Vittemberg, 1081 ; c'est le plus intéressant des ouvrages de Sennert ; Nicéron ne l'a pas connu. Il a réuni ses thèses théologiques sous ce titra : Christianus sic dntus; 1088, in-4°. loy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIII, p. 2i5 et suiv. Richard et Giraud. Michaud, liiogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. On trouve dans ces divers auteurs les titres de plusieurs autres écrits de Sennert ; Richard et Giraud surtout en ont donné un grand nombre.
SENNESER, fils de Jéchonias, roi de Juda. Voy. I Paralip., m, 18.
SEN0CH (Saint), abbé en Touraine, »é à Tif-
fauges , dans le Poitou, mort en 579, se bâtit un monastère dans le diocèse de Tours , où il assembla trois solitaires, avec lesquels il menait une vie fort pénitente. Sa chanté l'obligeait, quoiqu'il vécût dans la plus grande retraite, à se communiquer aux pauvres et aux malades; et saint Grégoire de Tours assure qu'il a été témoin de plusieurs miracles qui ont été opérés par l'intercession de saint Senoch. On célèbre sa féte le 24 octobre. Voy. Gregor. Turon. Vita Pat mm , c. xv.
SEN0GALLIA. Voy. Sinigallm.
SEN0NES, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit dans la Lorraine, au diocèse de Toul, dans la principauté de Salms. Elle était située dans un bourg du même nom qui en dépendait, et qui s'était formé, depuis la fondation du monastère, entre l'abbaye de Moyen-Moutier et la petite ville de Raon- l'Étape. Cette abbaye devait sa fondation à saint Guudebert ou G onde Ibert, archevêque de Sens, qui s'était démis de sa charge atin de mener une vie plus parfaite. Ce monastère jouissait des droits quasi-épisco paux, et était exempt de la juridiction de l'oidinaire. Il reçut la réforme de Saint-Vanne eu 1018. Richer, religieux de Senones, a écrit l'histoire de cette abbaye au XIIIe siècle. Voy. VUut. de Lorraine, tom. 111, col. 193.
I. SENS( Senones, anciennement Ayendicum), ville archiépisc, autrefois métropolitaine de la
rtrième Lyonnaise , maintenant des diocèses Troyes, de Nevers et de Moulins. Les archevêques de Sens se qualitiaient de primats éti Gaules et de la Germanie ; mais c'était un titre auquel n'était attachée aucune autorité. Sens comptait plusieurs abbayes, savoir : celles de Sainte-Colombe et de Saint-Pierre-le-Vif, de bénédictins de la congrégation de Saint-Maur; celle de Saint-Jean, de chanoines réguliers; celle de Saint-Paul, située hors de la ville, et qui appartenait aux Prémontrés j celle de Notre- Dame-dela-Pommeraye, de religieuses bénédictines. On prétend que la foi chrétienne fut préchée par saint Savinien ou Sabien (Compar. Sauinien, n° I); disciple de Jésus- Christ, envoyé par l'apotre saint Pierre, ou, selon d'autres, par saint Paul, avec saint Potentien. D'autres, au contraire , mettent l'érection de l'évèché de Sens au Hl" siècle , prétendant que le pape saint Fabien envoya en France saint Savinien l'an 245. De Coinmanville dit que Sens eut des prélats dès le IIIe siècle; que Charles le Chauve les voulut établir primats des Gaules et de Germanie dans le concile de Pontyon, l'an 870, ce qui leur en lait prendre le titre; mais que cela eut si peu de succès, qu'ils ont été obligés de reconnaître la primatie de Lyon; qu'enfin on a démembré leur province en faveur de Lyon. Avant ce temps, selon Aubert Lemire, l'archevêque de Sens avait pour suffragants les évéques de Chartres, d'Auxerre, de Troyes, d'Orléans, de Paris, de Mcaux et de Nevers. Depuis l'érection de Paris en archevêché, ou donna a la métropole de Sens comme suffragants les diocèses de Troyes , d'Auxerre , de Nevers et de Bethléem ; ce dernier résidant à Clamecy. Par le concordat de 1801 Pie Ml supprima le siège de Sens; mais il le rétablit en 1817, lui attribuant comme se» sulTragants Troyes, Nevers et Moulins. Il y a eu à Sens vingt -cinq conciles, dont le premier fut tenu l'an 001, et le vingtcinquième en 1485. Voy. Chenu, Historia Archieuiscopomm Gatliœ. De Commanville, ln Table alphaltél., p. 213-211. Aubert Le mire. Notifia* Episcopatuum . p. 194. La Regia, tom. XXV, XXVI, XXVIII. Labbe, tom. VI, VIII, IX. X,