SICH
SIDU
Volaterran, Comment., I. XXXII. Muratori, dans sa Prtface sur la Chronique de Sicard , au t. Vil des Ecrivains de f Histoire d'Italie; Milan , 1725, in-fol.
II. SICARD (Claude), célèbre missionnaire jésuite, né à Aubagne, j>rès de Marseille, en 1677, mort au Caire en 47*, fut envoyé en Syrie, puis en Egypte, afin de travailler au salut des âmes. On a de lui : une Dissertation sur le passage de Ut mer Hjjuge et le voyage des Israélites, qui se trouve dans le tom. IV des Nouveaux Mémoires des Missions de la compagnie de Jésus dans le Levant ; 1757. Voy. le Journ. des Savants, 1717, 1726 et 1727.
III. SICARD (Roch-Ambroise-Cucurron), connu sous le nom de l'abbé Sicunt, né en 17 42 au Fousseret, prés de Toulouse , mort Tan 1823, Tut directeur de l'institution des Sourds-muets de Paris. Il est auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous signalerons : i* Catéchisme, ou Instruction chrétienne à l'usage des sourdsmuets ; Bordeaux , 1796, in-8° ; — 2° Manuel de (enfance, contenant des éléments de lecture et des dialogues instructifs et moraur; 1796, in-12; — 3° De l'Homme et ae ses facultés physiques et intellectuelles, de ses devoirs et de ses espérances ; traduit de (anglais de Hardley, etc.; 1802, 2 vol. in-8° ; — 4° Journée chrétienne d'un sourd-muet ; 1805, in-12; — 5° des éditions du Diction, généalogique de F Ecriture sainte , des Sermons inédits de Bourdatoue, etc. Voy. la Biogr. univers. de Feller, édit. de M. Perennès, qui lui a consacré un long article.
SICARDO , écrivain du xvn* siècle , a laissé uu ouvrage intitulé : Christiandad de Japon: Madrid, 161)8. Ce livre, dit le Diction, de la théol. catkol., est une Histoire des Augustinsdu Japon. Voy. Mullbauer, Hist. des Missions des Indes orientales ; Fribourg , 1852, p. 118.
SICELEG, ville qu'Achis, roi de Geth, donna à David pendant le .temps de sa retraite dans les terres des Philistins, et qui demeura en propre aux rois de Juda. Les Amalécites la prirent f et la pillèrent en l'absence de David. Josué l'avait attribuée à la tribu de Siméon. Voy. Josué , xix , 5. I Rois , xxvu , 6.
SICERA. Ce mot latin , aussi bien que le grec sikéra, vient de l'hébreu schéchar, qui signifie liqueur enivrante, mais distincte du vin. La Vulgate conserve quelquefois skera, et d'autres fois elle le traduit par tout ce qui peut enivrer (Omncquod inebriare potest). Saint Chrvsostome, Théodoret et Théophile d'Antioche assurent qu'il signifie proprement le via de palmier. Pline reconnaît que le vin de palmier était fort connu dans l'Orient , et qu'il enivrait comme le vin de la vigne. Les Arabes donnent encore aujourd'hui le nom de seekar à une espèce de viu fait avec des dattes . et qu'ils estiment beaucoup. Voy. Lévit., x, 9. Nombr., vi. 3. Luc, 1, 15. Chrysost., in Isai., v, 1 1 . Théodoret. . ibidem. Theophil. Antioeh., in Luc, I, 15. Plin., Hist., 1. IV, c. xvi. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 236.
SICHAR, ville de Samarie. Voy. Sichkm, n« 11.
I. SICHEM, fils d'Hémor, prince des Sichimites, obtint en mariage Dina, qu'il avait déshonorée, à condition que lui et tous ceux de Sichem se feraient circoncire; mais le troisième jour, auquel la plaie de la cii concision est plus douloureuse, îsiméon et Lévi, frères utérins de Dina, entrèrent dan» la ville, et tuèrent tous les mâles qu ils rencontrèrent. Après cela, les autres fils de Jacob et leur» domes-
tiques y entrèrent aussi , et la pillèrent. Voy. Genèse, xxxiv, 1, 2, etc.
H. SICHEM, ville de Chanaan, célèbre dans les voyages des patriarches (Genèse, xn. 6, etc.). Elle fut choisie pour ville de refuge (Josué, xx, 7 ). et donnée aux Lévites (Josué. xxi, 21. I Paralip., 6. 67 ); elle est nommée Sic/nota dans le livre des Juges (ix,3l). On voyait près de cette même ville le puits de Jacob, aeprès duquel Jésus-Christ eut un entretien avec une Samaritaine. Saint Jean, qui rapporte l'entretien dans son Évangile ( iv, 5 et suiv. ), appelle cette ville Sicliar. Aujourd'hui Sichem se nomme Na- POLt ou NàPLOUSE (Nenpolù). Voy. le Diction, de la théol. eut /toi., qui contieni un bon article sur Sichem. Compar. Napou, n° V
SICH1MA. Voy. l'art, précédent.
SICH IMITE ( Sichimila ), qui est de Sichem , habitant de Sichem. Voy. Juges, ix, 57.
SICILE. Pour ce qui regarde le concordat du rovaume des Deux-Siciles , voy. Naples.
SIGILIBBA ou SICILIBRA, ancien évéché d'Afrique dans la province proconsulaire, sous la métropole de Carthage. Il a eu cinq évèques, dont le premier, Satins, assista au concile de Carthage, tenu Tan 225. Voy. Morcelli , Africa Christ., tom. I. De Commanville, Table alphabet., p. 216. Gaet. Moroni, vol. LXV, p. 335.
SICLE (Siclus), mot qui vient de l'hébreu sr/teqel, ou poids, dérivé lui-même de schùqat, c'est-à-dire peaer. Le sicle contient vingt quéras ou oboles, comme a traduit la Vulgate (Exod., xxx, 13); c'était une monnaie, et il y en avait d'or et d'argent. On croit qu'ils étaient d'un poids d'une demi -once, et que celui d'or valait 23 livres 4 sous 4 deniers, et celui d'argent, 32 sous 5 deniers et 3 huitièmes de denier de notre ancienne monnaie. Voy. D. Calmet, Diction, de ta Bible J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, p. 191, 197.
SICYONE, ville du Péloponèsc ou d'Achaïe, à laquelle les Romains écrivirent en laveur des Juifs. Voy. I Machab., x\\ 23.
SIDÉ ou SIDEN , ville de Pamphylie aux habitants de laquelle , comme à ceux de Sicyone . le sénat romain écrivit en faveur des Juifs, afin qu'ils les regardassent comme un peuple ami et allié (I Machab., xv, *21i). Depuis, Sidé a été érigé en évéché sous la métropole de Pergc , au diocèse d'Asie. Elle devint elle - même métropole de la ln Pamphylie, après que l'empereur Théodose le Jeune eut div isé la Pamphylie en deux provinces. ln et IK Celte ville a eu dix-sept evéques, dont le premier, Nestor, fut martyrisé sous l'empereur Dèce. L'an 383 ou 390 uu concile , présidé par saint Amphiloquc , évêque d'iconium, a été tenu a Sidé contre les Messaliens. Aujourd'hui Siden est un archevêché in partibus, ayant pour sulfragants quatre évêchés également in partibus. Voy. Lequieu, Oriens Christ., tom. 1, p. 996. Raluze. In Collect. Terzi , Siria sacra , p. 32. De Commanville , /'* Table alp/taUt., p. 216. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LV, p. 335-:t36.
SIDOINE APOLLINAIRE (Saint), en latin Caius Soltius Apol/mariu* , évêque de Clerinont en Auvergne , né à Lyon vers 1 an 430, mort le 21 août 482, était issu d'une des plus illustres familles des Gaules. 11 épousa Papianille, fille d'Avitus, qui reçut le titre d'Auguste en i55, et il en eut quatre enfants. I.orsqu'Avitus eut été proclamé Auguste a Toulouse, et depuis a Arles , il le suivit à Rome , où il prononça sou panégyrique en 456; et Majorieu , suecevs»-ui d'Avitus, étant venu à Lyon vets la fin de I an 458, Sidoine y prononça son panégyrique en