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SIDO

SIÈN

Il fut élevé à la dignité de comte en 461, puis i celle de chef du sénat de Rome, et de préfet de la ville en 467. Après la mort d'Éparque, évéque de Clermont en Auvergne, Sidoine fut élu malgré lui pour remplir ce étant encore laïque, vers l'an 47*2. Il renonça

aussitôt a toutes les dignités séculières, qu'il ! &éi>ar

consentement mutuel. Il s'appliqua dès lors à

à son iils, et se sépara de sa femme

un

l'élude des saintes Lettres. 11 visitait son diocèse avec le plus grand soin , et, afin de délivrer son église de la puissance des Visigoths, il établit dans son diocèse, vers l'an 474, les Rogations, que saint Mamert, évéque de Vienne, avait instituées depuis quelque temps dans le sien. Ces barbares s'étant rendus maitres de Clermont en 475, saint Sidoine fut fait prisonnier, et eut beaucoup à souffrir pendant sa captivité. Dans les dernières années de son épiscopat , deux de ses prêtres se soulevèrent contre lui, et lui ôtèrent l'administration des biens de son Église, ne lui en laissant que très-peu pour vivre. Il nous reste de saint Sidoine : 1* des Epttres ; — 2» des Poésies. Ses Œuvres ont été publiées à Milan, in-4»; à Lyon , 1552, 1508, iii-8°;

i Hanovre , 1017. in-8", etc.; la meilleure édition est celle du P. Labbe ; Paris, 165-2, in-4»; reproduite dans la Hiblioih. l'atrum de Galland et la Biblioth. Maxima Patrum, elles ont été traduites , avec le texte en regard , par J.-F. Gré-

Îoire et Collombet; Lyon, 1036, 3 vol. in -8°. 'oy. Gennad., De Vir. iitustr., c. lxxii. Tillemont , Mémoire» , tom. XVI. D. Rivet, Hist. Itttér. de la France, tom. IL D. Ceillier, Hist. des Aut. sner. et cédés., tom. XV, p. 8*2 et suiv. Richard et Giraud. Feller et la N»uv. Btogr. génér., à lart. Sidomus Apolunaius. Michaiid, Bu,gr. unhrrs.

I. SIDON, fils aîné de Clianaan, et fondateur de la très-ancienne ville de Sidon. Voy. Genèse, x, 15. D. Calmet, Diction, de ta Bible, et l'art, suiv.

II. SIDON, ville qui tire son nom de Sidon, fils de Chnnaan, son fondateur. Elle se trouve sur les limites de la tribu d'Aser. De ce que Josué la nomme par excellence Sidon la grande, quelques-uns ont cru à tort qu'il y avait do son J temps deux villes de ce nom. Josué assigna Sidon à la tribu d'Aser; mais cette tribu ne put jamais s'en mettre en possession (Juges, I I, 31 ; III . 5) ; Israël, au contraire, a été opprimé J par les Sidoniens. comme par les Amal.'cites et les Chananéens (Juges, x, 1*2). H est tressouvent fait mention de cette ville dans l'Écriture. Sidon , appelée aussi depuis Soitte, Sente, Sayde et Seyde, est devenue dans la suite une ville épisc.; la religion y fut établie du temps même des apôtres; saint Paul en consacra le premier évéque , dont les successeurs sont restés inconnus jusqu'à Zenobius, qui souffrit le

1 martyre sous Dioctétien. Dans le XIIe siècle, Sidon fut élevée à la dignité d'archevêché honoraire sous la métropole de Tyr. Outre les évéques grecs, Sidon a aussi des évéques maronites et latins; le premier des maronites fut Joseph Alipius, mort en 1647, et le premier des latins, Bernard, mort vers l'an 1154. En 511 ou 51*2, il y eut à Sidon un conciliabule de quatre-vingts évéques eutychiens, assemblés

Cr ordre de l'empereur Anaslase I", qui vout obliger à souscrire l'Hénotique (voy. ce mot ) de son prédécesseur Zénon. Ajoutons que Sayde est devenue un évëché in partibus sous l'archevêché de Tyr, et qu'il y a, de plus, sous le nom de Sidon ou Sayde, trois évêchés a résidence, un en S*, rie , un second, du rit ar-

ménien, en Phénicie, et un troisième du rit

grec-melchite. Voy. Lequien, th-tens Christ., tom. Il, p. 811; tom. 111 . p. 87, 1320. De Comman ville . In Table alphabet., p. 216. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. La VI, p. 3-5. Le Diction, de ta théol. eathol.

III. SIDON, ville de Thessalie, avec titre d'évéché latin, sous la métropole de Larisse, dans le patriarcat de Constantinople. Cet évëché fut érigé pendant les croisades, à la fin du xu* siècle. Il y a eu sept évéques, dont le premier, N..., siégeait en 1210, 1212 et 1213. Voy. Lequien, Orient C/triit., tom. III, p. 983. Wading. Annales Ordmis Minorum, tom. V, p. 493. Ughelli, llalia sacra, tom. I , col. 211, vet. edit. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXVI,

' siDÛNIENS (MAÀRA DES). Voy. Maara n* IL

SID0NIUS (Saint), abbé. Voy. Saens.

SIDONIUS (Michel), évéque. Voy. Heloiwgb.

SIDRAC, surnom donné à Ananias, compagnon de Daniel. Voy. Daniel ,1,7. Compar. Abdënaoo, Ananias.

SIDYMA, ville épisc. de Lycie, sous la métropole de Myre, au diocèse "d'Asie, située sur une montagne au couchant de l'atare, près de la mer, suivant Pline. On en connaît trois évéques, dont le premier, Hypalius , souscrivit la lettre du concile de Myre à l'empereur. Sidyma est actuellement un évéché in partibus, sous l'archevêché de Myre, qui est également un siège in partibus. Voy. Lequien, Orient Christ., t.ï, p. 973. De Commanville, r* Table alphabét., p. 216. Gaet. Moroni, vol.

SIÈCLE ($<rculum), se prend d'ordinaire pour une durée de 100 ans. Mais il ne parait pas qu'il se trouve en ce sens dans l'Écriture, où il se

prend d'ailleurs : 1° pour un très -long temps (Genèse, vi, 4); — 2» pour le temps qut s écouté d'un jubilé à Vautre (Exode, xxi.6); — 3" pour toujours ou pour l'éternité (II Parai., vu, 3. Judith, mi, 21); — 4° pour le monde, la nie (Matth., SOT, 22. Luc, xvi.8.)

SIEGE, se dit de la chaire sur laquelle sont assis les pasteurs de l'Église pour enseigner les peuples; et, par extension, et au figuré, il se prend pour toute sorte de juridiction ecclésiastique. Le Stint-Siéye signifie la dignité, la juridiction et l'autorité du Pape: le siège patriarcal, celles du patriarche; le siège archiépiscopal, celles de l'archevêque, et le siège episcopal , celles de l'évèque. On dit que le Saint-Siège est vacant, lorsque le Pape est mort, et ainsi des patriarches, des archevêques et des évéques. Les canonistes traitent plusieurs questions relatives au siège, pris dans le sens propre et dans le sens figuré, l'a-/, pour le premier sens L. Ferraris, Prompt a Bibtioth. ad voc. Sedis SCAMXA : et pour le second , l'abbé André , Cours alphabét. de droit en non.

SIÈNE ou SYÈNE, ville située vers les frontières d'Ethiopie , entre Thèbes et les grandes cataractes du Nil. Èzéchiel la met à l'extrémité de l'Egypte, opposée à l'Ethiopie, ou, selon l'hébreu, au pays de Chus : A turre Syenes, usque ad terminas' (ï.itx\\.% xxix,10). Or le pays de Chus est dans l'Arabie Pétrée, vers le fond de la mer Rouge. Mais on peut très-bien traduire l'hébreu , comme l'ont fait les Septante : Dei>uL* Mtgdol (Sept. MagdAlon) jusqu'à Syène, et jusqu aux frontières de Chus. Le pays de Chus était aussi I Ethiopie proprement dite, oui est audessus et au midi de Siène . qui est la dernière ville d'Egypte. Migdot en hébreu signifie une

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tour; or. on troave dans le texte hébreu de l'Exode (xiv, 9 ) , une ville de ce nom , que les Sentante ont encore rendu par MogdiUun , et la Vulgate, par Mngilulutn. La même expression de U V ulgate. a turreSyenet, se trouve de nouveau dans Exéchiel (xxx,6); mais le texte hébreu peut s'expliquer comme dans le premier passage ; aussi les Septante l'ont-ils traduit comme la première fois. Or, d'après cette interprétation, le vrai nom de Syène en hébreu est Setén, qui a la plus grande analogie , non-seulement avec le mot arabe Asv4r, qui sert à la désigner aujourd'hui, mais encore aveo Sono», qui est son nom en égyptien. Voy. d'Herbelot, Bibliolh, Oneui., p. 141. 0. Calroet, qui, dans son Diction, ta Hiole,ei son Comment. *iw Biicltiel, xxix, 0, cite les témoignage» des anciens tels. qu'Hérodote , Strabon , Etienne, l'Une , etc., sur Syène. Baudrand, Diction, géuyr, univenet, au mot Syênk. Jablonski , Opuicul., p, 1,332. Michaclis, Suo/i/emen/a ad Lexica Aeéraica, p. 1726. Husenmu lier, Scholia m Kiechiel., xxix, 10.— Depuis l'établissement du christianisme, Siène est devenue une ville épisc. de la II* Thé* haïde, dans le patriarcat d'Alexandrie. On en counait deux évêques, dont le premier, Ammonius, souffrit le martyre dans la ville d'Antinoë; et le second , Be^m , jarobite , qui assista à l'assemblée des évôques tenue à Misra, par ordre du viiir, pour la réforme de la maison du patriarche Cyrille, en 1088. Voy. Lequien, Onens Christ., t. H, p,614.

I. SIENNE (Seua et Sam) , ville archiépisc. d'Italie , située sur la pente d une colline, à 15 ou 16 lieues de Florence. La cathédrale de la Vierge a été érigée en métropole, l'an I i'.'.i. Le premier évéque de Sienne , Lucifer, siégeait vers Lan 30(1. Deux conciles ont été tenus à Sienne; l'un, en 1443, et l'autre, en 1580. Voy. Vqhetb Uni. Saa., t. III, p. 5-23. Labbe, t. XII. Mulavolti, Hut. de Smia. De Commanville, I' Tabtralphét,, p. 213. Richard etUiraud. Gaet. Moroui, vol. LXvl, p. 7-03, où sont indiqués plusieurs autours qui ont écrit sur Sienne.

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