‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 945 sur 1294 · II. SIENNE ( ANTOINE DE). Voy. Antoine, n» xx · texte numérisé non relu

II. SIENNE ( ANTOINE DE). Voy. Antoine, n» xx

S1FANT0 ou SIPHANTO (Siphanus, Siphnus), île de la mer Egée , l'une des Cyclades connue par les anciens, sous le nom de Siphnos ou Sipltuuos; elle est située entre Mélos et Paros. Il parait , par les actes des conciles, que Siphnos était le siège d'un évéque suffragant de Rhodes, dès le vi« biècle. Aujourd'hui , Sitanto fait partie du uouveau royaume de Grèce, et est la résidence d'un archevêque qui a sous sa dépendance les iles de Namphio, de Nolicandro, de Niu , de Scriphe, de Sicino, de Stampalia et d'Amorgos. On ne connait de l'aucieu évéché que deux évôques , dont le premier, Théodore , assista et souscrivit au concile de Constantiuuple, tenu sous Mennas, à l'occasion d'Anthime , de Sévère d'Anlioche, et des autres hérétiques; le second, Athanase, qui, en 1671, souscrivit le témoignage de foi de l'Église d'Orient, contre les erreurs des calvinistes. Voy. Lequien, (iriens Christ., tom. I, p. 919. La Peroit. de ta Foi, tom. III, p. 572. De Commanville, /" Table alpluilxt,, p. 217. Gaet. Moroni . vol. LXV1, p. 63-64.

SIFFLER (StbUare). Ce mot s'emploie dans l'Ecriture : 1° pour appeler, faire venu- avec autorité. C est en ce sens que les prophètes disent que Dieu siffle à quelqu un ; c'est-à-dire qu'il le bit venir, pour s'en servir. C'est ainsi qu'on lit dans Isaie (vu, IX): c la* Seigneur sil liera à la mouche qui est à l'extrémité des fleuves de

l'Egypte, et à l'abeille qui est dans la terre d' Assur. » Ces deux mouches que Dieu fait venir en sifflant, sont le roi d'Épyple et le roi d Assyrie, qui vinrent, en etfet , avec de puissantes armées, ravager les terres de Juda, pour exécuter les arrêts que la justice de Dieu avait prononcés contre ton peuple. 2° Siffler s'emploie encore dans l'Ecriture comme une mai que dp mépris et une insulte. Quand Job (xxvu, 23) dit de l'impie déchu de son bonheur, que celui qui le verra siffle» a sur lui, cela veut dire qu'i/ te méprisera, qu'i/ lui insultera- C'est dans le même sens qu'il faut entendre la menace que le Sei-

Sneur ( Jérém., xix, 8) fait à Jérusalem de ta vrer à ta stupeur et au sifflement ; en sorte qur quiconque y passera sera épouvanté et sifflera sur toutes ses plaie*. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bitde.

SIFFRID ou SIFRIDB, S1FR0I (Sifridus), moine , né à Misne , en Saxe, vivait au xiv* siècle. On a de lui une Chronique, qui s'étend du commencement du monde a l'an i:&>7. Il ne faut pas le confondre avec un autre auteur du même nom. qui était dominicain, qui devint évéque titulaire de CJuars, en Mésopotamie , suffragant de Thierri , archevêque de Mayenee , et qui occupa ce sié«e de l'an 143ti à l'an 1450. On a de ce dernier Siffrid quelques Questions morales. Voy. le P. Echard, Script. Ord. Pradic., tom. L Michaud, Htoqr. univers.

SIGA. Voit. SlGÉA.

SI-GAN, SI -G AN -FOU Vov. Si-Ghan Fou.

S1GAUD-LAF0ND ou DE LAFGND (Joseph* Aignan), moraliste et physicien, né en 1 ,.*>. à Bourges, où il est mort l'an 1810. exerça d'abord la médecine et professa, dans sa ville natale, la physique et la chimie. Outre un grand nombre d'ouvrage» sur ces sciences, on a de lui : lu Li Heltqton défendue contre l'incrédulité du siècle: Paris, 1785 , 6 vol. in-12; - 2» L'économie de tu Providence dam l'établissement de la reliyion ; ibid., 1787, 2 vol. in-12. Voy. Quérard, u France littéraire. Feller. Michaud, bioyr. univers. V& Souv. Biogr. génér.

SIGEA nu SIGA , selon de Commanville , évéché de la seconde Cilicie, dans le patriarcat d'Anlioche, sous la métropole d'Asreraj ( Anazrn Lus), éri fié au mi siècle, mais d'antres en font un évéché d'Afrique, et le placent dans la Mauritanie, sous la métropole de Césarée. Aujourd'hui, Biffe est un simple évéché in partibus. Vau, de Commanville , I" Table alphabet., p. 216. Gaet. Moroni, vol. LXVl, p. 61.

I. SIGEBERT (Saint) , roi des Anglais orientaux ou d'EasIangles, mort le 7 août 611, naquit avant que saint Grégoire le Grand eût envoyé des missionnaires en Angleterre. U perdit son père assez jeune, et sa mère ayant donné la couronne à un second mari qu'elle épousa, et

Îui prit Sigebert en aversion , celui-ci passa en rance sous le roi Clotaire IL Là , il embrassa le christianisme, et étant monté, trais ans après, sur le trône de son père , il rendit tout son royaume chrétien en très-peu de temps; mais, entièrement dégoûté du monde, il abdiquaen faveur de son cousin Ecgric, et se renferma dans un monastère qu'il avait fait bùtir. U vivait dans la retraite depuis cinq ans, lor>que Penda ou l'eade, roi de Mercie, ayant déclaré une guerre injuste à Ecgric, en b41, les sujets de ce dernier obligèrent le saint de se mettre à leur téte, et il fut tué dans le combat. Le Martyrologe de France et celui des Bénédictins ont mis sa féto au 7 août.

IL SIGEBERT III (Saint), roi d Australie, né en 630, mort l'an 654, avait quatre ans, lors-

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qu'il partagea avec son frère Clovis le royaume de Dagoliei t I", son père. Il bannit le luxe et le libertinage de sa cour, fit d'abondantes aumônes, et bâtit douze monastères, parmi lesquels on cite les abbayes de Stavelo et de Malmédy. On célèbre sa fête le 1" février.

III. SIGEBERT, moine de l'abbaye de Gemblours , né dans la Belgique wallonne , vers l'an 1(130, mort à Gemblours, en 1112, professa pendant plusieurs années dans le monastère de baint-Vincent de Metz. Il oublia l'esprit de son état, au point de défendre le parti du simoniaque et scbismatique empereur Henri IV, contre les souverains Pontifes Grégoire VII, Urbain II et Pascal IV. On a de lui : i°Chronicon ab ann. 381 ad ann. 1112; Paris, 1513, in-4»; Anvers, 1608, in-4°; la meilleure édition do cette chronique se trouve dans Pertz, Monumenta , tom. VI ; — 2° Vita Theotlorici episcopi Metensis, dans Leibniz, Scriptores Rrunswicenses et dans Pertz, tom. VI ;— 3° Vita Wioberti cœnobii Gemblacensis fundntoris, dans Acta Sanctorum, 23 mai . et dans Pertz . tom .VIII; — 4° Vitm S. Maclovii Prologus, dans le tom. VIII de Pertz; — hJ Gestu abbatum Getnblacensium , dans d'Achéry, Siricileghtm , et dans Pertz. t. VIII; — 6» Vita S. Theodardi, epiieopi Leodiensis, dans les Acta Sanctorum, au 10 septembre ; — 7° De Viris illustribus , sive Scriptorilius eci:fesinsticis , dans la Bibl. ecclesiast. de le Mire, et dans celle de Fabricius, etc. Il y a deux ouvrages de Sigebert à l'index du concile de Trente : Responsum ad Hildebrandi Papce Epistolam , qvuim scripsit

in potestatis regiœ calumniam , et Epislola nomine Ecclesiat Leod. contra Epistolam Patchalis Papas. Voy. Bellarmin , De Scriptrjr. ceci. Sixte de Sienne. Possevin. Le Mire. D. Rivet, Hi.it. littèr. de la France, t. IX. Le Journ. des Savants,

SIGEDIN. Toi/. SlNOCDON.

SIGEHARD DE TRÊVES , moine du couvent de Saint-Maximin, à Trêves, vivait au x* siècle. Saint Loup, peut-être rèvèque deChàlons, avait écrit la Vie de saint Maximin. évêque de Trêves, qui accueillit saint Athanase dans son exil. Wickerus , abbé du couvent de Saint-Maximin , engagea Sigehard, moine de ce couvent, â ajouter un second livre à celui de saint Loup, sur Maximin; ce que fit en ell t celui-ci, l'an 962 ou 963. Son ouvrage a XXXV chapitres qui ont été insérés dans les Acta Sanctorum des Bollandistes . au 29 mai , comme nous l'avons déjà remarqué plus haut. Voy. le Diction, de la théol. catholique. Compar. notre art. Maximin . n» IL

SIGEHARDUS ou SIGEARD , moine du couvent de Saint-Alban, à Mayence, qui finrissait vers 1298, a écrit la Vie de saint Aureus, évèque de Mayence, et celle de la sœur de ce saint évéque, laquelle fut martyrisée avec lui vers Pan 454. Ces deux Vies se trouvent également dans les Acta Sanctomm des Bollandistes , au 16 juin. A peu près vers l'an 1137, Goswin, religieux du même couvent, avait écrit, à la demande du P. Werner, son abbé, la Vie de saint Aureus , sous le titre de : hwentio et miracuia SS. Aurei et Juslinœ ; écrit qui figure aussi dans le recueil de Bollandus, au 16 juin. Voy. le Diction, de la théol. ratho/iqtw.

SI-GHAN-FOU ou SI -GAN - FOU . SIGH AN- FOU , SI-NGAN-FOU. grande et belle ville de la Chine , capitale de la province de Xensi. Elle a été le siège des évéques métropolitains de toute la Chine, dont les Nestoriens font la XIIIe province ecclésiastique du diocèse de Chai- On en connaît onze eveques, dont le pre-

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