SIMMAA, fils de David. Voy. SAMOA
* SIMON étant un nom commun à un grand nombre de personnages divers, nous avons placé d'abord ceux qui sont mentionnés dans l'Ancien et le Nouveau Testament, puis les saints moins anciens, ensuite les rabbins, enfin le reste des homonymes, en suivant dans chacune de «es catégories l'ordre alphabétique des prénoms, et Tordre chronologique pour les personnages qui n'ont pas de prénoms. Et , comme plusieurs biographes et autres écrivains emploient indifféremment Hmmn pour Siméon , et réciproquement , on devra chercher à StMfton les personnages qu'on ne trouvera par a l'art. Simon.
I. SIMON , de la race de Juda , et père d'Amnon et de Rinna. Voy. 1 Parallp., îv, 20.
II. SIMON I«r /*• Juste, grand prêtre des Juifs, était lils et successeur d\)nias I". Il laissa un (Ils, nommé Onias II , lequel n'étant qu'un enfant à la mort de son père, n'exerça la grande sacrifleature qu'après Éléazar, son oncle, et Manassé , son grand oncle. Plusieurs rapportent à Simon le Juste l'éloge (lue fait Jésus, lils de Sirach, de Simon, lils d'Onias; mais il semble mieux convenir h Simon IL Voy. Ecclésiastique, l, 1 et suiv. I nlachab., lit, 7. Il Machab., ni, 4.
III. SIMON II, grand prêtre des Juifs, lils d'Onias II. C'est de son temps que Ptolénu'-e Philopator entreprit de pénétrer dans l'intérieur du temple; mais Simon lui résista, et Dieu, en frappant ce roi d'Égtpte, l'empêcha d'exécuter son entreprise. On croit que c est de ce Simon que l'auteur de l'Ecclésiastique fait l'éloge, xi. 1, 2, 3.
IV. SIMON, de la tribu de Benjamin, qui avait l'intendance du temple, s'elTorçant, malgré le grand prêtre Onias III, de foire quelque entreprise injuste, et ne pouvant y réussir, donna lieu à l'entreprise de Seleucus sur les trésors du temple ( voy. Hêliobobb, n» I), et
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accusa ensuite Onias de cette trahison. Ceci obligea Onias d aller à Antioclie pour se purger des calomnies qu'on lui imputait; mais Seleuçus étant mort sur ces entrefaites, et Antiochus Kpipbane lui avant succédé, Juson. frère d'Onias III , puis Ménélaùs , frère de Simon, achetèrent successivement la grande sacrificature. Ce dernier trait fait douter que Simon fût de la tribu de Benjamin , qui n'avait nulle part au sacerdoce; ou si Ménélaùs ne prétendit pas, quoique faussement, être de quelque famille sacerdotale ; ou enfin , si le texte qui lit Benjamin n'est pas corrompu. L'Écriture ne nous dit pas ce que devint Simon. Voy. 11 Machab., iv, 1, etc. 7, etc. 23, etc.
V. SIMON MACHABÊE, surnommé Thati, fils de Mathathias, et frère de Judas et de Jonathas, fut chef, prim-e et pontife <!es Juifs, et eut pour successeur Jean Hircan , son fils. Il signala sa valeur en plusieurs occasions, et fut établi gouverneur de toute la cote de la Méditerranée, depuis Tyr jusqu'aux frontières d'Egypte. Il prit ensuite Bethsura et Joppé, et Mtit Adiada pendant que son frère Jonathas était chef et grand prêtre des Juifs. Peu de temps après il s opposa à Tryphon , commandant de 1 armée ennemie , et reconnut pour roi de Syrie Demetrius, son compétiteur, dont il obtint plus qu'il ne demandait. Après cela il prit Gaza, reçut à composition les Syriens qui étaient dans la citadelle de Jérusalem, et établit une féte annuelle en mémoire de la réduction de cette forteresse. Simon nomma Jean Hircan, son (ils, général de ses troupes, et s'appliqua à faire goûter aux Juifs les fruits de la paix qu'il leur avait procurée. Il renouvela l'alliance avec les Romains et les Lacédémoniens, et en reçut des réponses très-favorables. Le peuple , en reconnaissance des obligations qu'il avait à Simon et à toute sa famille . l'établit pour toujours prince pontife de la nation. Quelque temps après, Antiochus Sidétés , roi de Syrie , après avoir fait à Simon les propositions les pl is gracieuses, menaça de le traiter en ennemi; mais Simon, sans s'effrayer, lui offrit cent talents pour les villes dont il s était rendu maitre j ce qui avant été mal reçu d' Antiochus , celui-ci envoya Cendebée avec des troupes pour ravager la Judée; mais ce général fut battu par Jean Hircan et Judas, fia de Simon. Enfin Ptolémée, fils d'Abohus, le fit massacrer dans le château de Doch ou Dagon , où il l'était venu voir en faisant la visite des villes de Judée. Il lit aussi tuer Mathathias et Judas, ses fils, espérant se rendre maitre de la Judée ; mais Jean Hircan le prévint , et fut reconnu prince et souverain pontife des Juifs à la place de son père. Voy. I Machab., il, 65; v, 17, 18; x, 74, 75; xi. o9; xn, 33,38,48 et suiv.; xm, 1, 2, 3 et 31, etc.; xiv, 4 et suiv.; xv, 1,2. 3 et 15, et suiv., 38 et suiv.; xvi. 1, 2, 3 et soit., 11, 12, et suiv.
VI. SIMON (Saint ), cousin germain de Jésus- Christ, évéque de Jérusalem, était fils de Cléophas et de Marie , sœur de la sainte Vierge. Le texte évangélique porte le mot frère au lieu de cousin ; mais on sait que chez les anciens , et surtout chez les Hébreux , le mot frire se prenait dans le sens de cousin et de proche en général. Nous croyons l'avoir démontré dans notre Traduction française du Xoiavau Testament, p. 30, 2* édit. Selon saint Épiphane, Simon reprocha aux Juifs leur cruauté envers saint Jacques le Mineur; et. selon Eusèbe, il fut évéque de Jérusalem à la place de cet apôtre. 11 souffrit le martyre par le supplice de la croix, environ l'an 107 de 1ère vulgaire. Les Latins célèbrent
sa féte le 18 février, et les Grecs, le 17 avril. Voy. Mat th., xill, 55. Marc, vi. 3. Tillemont, tom. Il . p. 202 et suiv.
VII. SIMON, père de Judas Iscariote, n'est connu que par le malheur qu'il eut d'être le père d'un tel fils. Voy. Jean, vi, 72.