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II. SIZA, ville épisc. Voy. Emzi

SKELTON (Philippe), théologien anglican, né en 1707 près de Lisburn, dans le comté dWntrim en Irlande, mort à Dublin l'an 1787. Pourvu de la paroisse de Peltigo , dans le comté de Donegal , fl se montra pasteur aussi vigilant que charitable. Une disette étant survenue, il aida ses paroissiens de son argent et de ses provisions. Il vendit même ses meubles et jus-

£'à sa bibliothèque , à laquelle il était fort at- :hé. Il prêchait d'une manière si persuasive, qu'il ramena à la communion anglicane un assez grand nombre de dissentunts ou opposant*

idissenters). Il fut successivement chargé de iriger la paroisse de Deocnish, dans le comté de Fermanagh, et celle de Fintona, du comté de Tyrone. Skelton a laissé : 1° Le Déisme révélé,% vol. in-8°; écrit qui eut un grand succès mérité ; — 2° des Pièces fuyitives ; — 3° divers Traités ; — 4° des Sermons, On a formé du tout des Œuvres complètes qui ont paru en 7 vol. in-8*. Voy. l'art. Skelton , qui a été inséré dans la Biogr. univers, de Feller.

SKIATHI. Voy. Sciathi.

SKYTTE (Laurent), Suédois, protestant converti, mort à Rome en 1006. Après avoir été résident de la cour de Suède à Lisbonne jusqu'en 1047, il donna sa démission, et se rendit à Rome, où il embrassa la religion catholique, et entra dans l'Ordre des Frères Mineurs de l'étroite observance. 11 se faisait appeler à Rome Fruter Laurentius a D>vo Paulo ; mais il ajoutait quelquefois à ce titre nobilis Suecus. On lui offrit, dit -on, un évêché, et on lui fit même espérer le chapeau de cardinal . mais il montra

g eu d'empressement pour ces dignités. Ou a de kytte, outre Orutio de accessu Gustuvt Magni Vpsalice habita : 1» Canfessio veritatis Ecclesiie Catkoticar: Cologne, 1052; — 2° Perearinatio sancti fratris Ijjurentii; Rome ,1653; — 3° Scala pietatis; ibid., 1668, etc. Voy. Michaud, Bioyr. univert.

SLAUGHTER (Édouard), jésuite anglais, mort i Liège, l'an 1720, dans un âge avancé, enseigna la théologie, la langue hébraïque . et, selon plusieurs biographes, les mathématiques au collège de sa nation à Liège. On lui doit, outre Arithmetica , Liège , 1725 : (iramtnatica hebraien; Amsterdam, 1609; Rome, 1725. Cette Grammaire, qui malgré sa brièveté était fort estimée dans le temps où elle parut , avait été publiée fort incorrectement par les élèves de Fauteur, qui l'avaient répandue dans différents pays. Voy. Feller, Michaud, bioyr. univer*.

SLAWINECHIJ , moine riusse à Kiew, mort en 1676, a traduit du grec un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1» La Vie et les Sermons de saint Jean Chi -ysostome , avec une Lettre de saint Basile, Moscou, 1644, in-4°; — 2» cinquante Sermons de •saint Grégoire de Sazianze. Onze Homélies de saint Basile. Quatre Sermons de saint Athanase contre les ariens. Le livre Nebesa, ou explication de la Foi orthodoxe, de Jean Domascène; ibid., 1664, in- fol. Voy. Michaud, Bioqr. univers.

SLEIDAN (Jean-Philipson), né en 1006 à Schleide . petite ville de l'électoral de Cologne , mort à Strasbourg l'an 1556. Après avoir fait ses premières études au gymnase de sa ville natale, il alla les continuer à Liège , puis à Cologne. Il vint à Paiis, où il se lia avec plusieurs savants. Le cardinal du Bellay l'emmena

avec lui à la diète de Haguenau , et l'employa dans des affaires importantes. Sleidan professait en secret les principes des réformateurs de l'Allemagne. Les édits de François I*r contre les partisans de Luther l'obligèrent de sortir de France en 1512. 11 se retira à Strasbourg. 11 fut député, en 1551, par les protestants de cette ville au concile de Trente. Il fût une colonne de son parti. Il avait embrassé la secte de Zwingle en arrivant à Strasbourg-; mais il la quitta dans la suite, et mourut luthérien. On a plusieurs ouvrages de Sleidan, nous citerons seulement : De Statu retigionis et reipubltcœ, Cumin Quinto Cfriarr, Commentant} ouvrage qui a eu beaucoup d'éditions, et qui a été traduit en allemand et en français. « Personne, dit Feller, n'a su mieux que Sleidan donner un ait de vraisemblance aux mensonges les plus révoltants... Cependant, à travers les mensonges de Sleidan, la vérité réclame de temps en temps ses droits, et l'on s'aperçoit que l'esprit de secte ne l'a pas entièrement étouffée. 11 y a des passages très-favoi ables aux catholiques, ce qui a beaucoup déplu aux protestants; et ces témoignages , d'autant plus précieux qu'ils sortaient d'une plume stipendiée par les hérétiques, ont disparu dans les éditions données après la mort de l'auteur. Pour s'en convaincre , il n'v a uua comparer l'édition de 1550 avec celle de 1653. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIX. Feller, Michaud, Biogr. univeis. La Souv. Bioyr. gétiér., qui indique plusieurs autres auteurs qui ont écrit sur Sleidan.

S LO OTAN US (Jean), dominicain, né à Geffen, près de fiois-le-Duc, mort en 1500, était très-versé dans les langues latine et grecque, ainsi que dans l'Écriture sainte et la controverse. Il fut successivement prieur du couvent des dominicains de Cologne . censeur et inquisiteur général de la foi dans le diocèse de Cologne et ailleurs. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° De Baptismo parvulorum I raitatu*,&\ec neuf homélies ou discours sur le psaume : Qui habitat; Cologne, 1500 , in-8°; — 2» Disputationum adeersus hœreticos Liber unus inquo... omnes ferme hujus steculi controversiœ discutiuntur, etc.; ibia., 1558, in-8»; — 3° De Rctmenda Ftde orthodoxa et catholica advei sus harreses et sectas et pravipue lutheranam. et De Verhi Dei Virtute et Eccfesiay insuperabifi iwtetdia libri V; ibid., 1555, in-l°; — 4° De Pnrctpiiis Incarnationis dninœ .nostraque redemptionis, Mysteriis homiliarum libri très : ibid., 1557, in-fol. Voy. Valère-André, Ribh'oth. Bêla., édit. de 1739, in-4*; tom. Il, p. 732. Le P. "Échard, Script. Ord, Pnedic, tom. II, p. 175 et 176. Richard et Giraud , qui donnent la liste des autres écrits de Slootanus.

S LU SE (René- François Gualter ou Walteri, baron de), né à Visé, petite ville du pays de Liège, mort en 1685, devint abbé d'Amas, chanoine-conseiller et chancelier de Liège. 11 était profondément versé dans les langues anciennes et orientales, ainsi que dans la théologie, le droit t les mathématiques et la médecine. On a de lui de savantes Lettres, et on lui attribue : 1° De Tempore et causa martyrii B. Lamlterti, Tungrensis episcopi; Liège, 1679; — 2° De S. Servœtto, episcopo Tungrensi; ibid., 1684. Voy. Richard et Giraud.

SMALZ (Valentin),en latin Smalciu*, fameux socinien, né à Gotha en 1572, mort à Racov, en Pologne, l'an 1622, fut chargé en Pologne de tenir classe dans une école de ieunes nobles, et ce fut là qu'U connut les socimens et leur chef, Mariano Soziini. Ils établirent à Racov une es-

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pèce d'université , et, après y avoir été ministre, il exerça les mêmes ronchons à Lublin. Il a laissé , entre autres écrits : 1» De Divmitate Jesu Christi; Racov, 1008, in -4°; trad. en polonais, en allemand et en flamand ; cet ouvrage , le plus connu de Smalz , est contre la divinité de Jésus- Christ'; — 2° Defensio anonymi cujusdam (F. Socini) de Ecclesia et missione mimstrorum: ibid., 1012, in-8°; — 3* Paratnesis ad Isaacum Casal/omu ii ; ibid., 1014, in-i° ; — 4° Homiliar X super initium Evanqelii Joannis ; ibid., 1015, in-4°; — 5° Versio S. t. egrœco in polonicum; ibid., 1020, in-12. Il a pris part à la rédaction du fameux Catéchisme de Racov; ibid., 1005, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. gènér.

I. SMARAGDE (Saint), martyr, compagnon des saints Cyriaque, Florent, etc. Voy. Florent, n° I.

II. SMARAGDE, abbé du monastère de Saint- Miliiel,en Lorraine, dans le ix* siècle, fut député à Rome, l'an 809, par l'empereur Charlemagne pour demander une décision sur la question agitée depuis quelque temps par les Grecs, savoir si le Saint-Esprit procède du Fils comme du Père. En 817 il assista au concile d'Aix- la -Chapelle, où l'on travailla à la réformation de l'Ordre monastique. En 819 il transféra son monastère,

r" était situé sur une montagne, à une lieue là sur le bord de la Meuse. On a de lui : 1° la Lettre dont il fut chargé avec les autres députés lorsqu'il fut envoyé à Rome , et dans laquelle il avait recueilli les passages de l'Écriture et des Pères qui prouvent que le Saint- Esprit procède du Fils comme du Père ; — 2° les Actes de la conférence qu'on tint à Rome à ce sujet; — 3° La Voie royale; — 4» Le Diadème des moinfi' — 5° des Sermons, tirés des Pères, sur les Épitres et les Évangiles de toute l'année; cet ouvrage porte quelquefois le nom de Collection, et plus souvent celui de Postil/es; — 0° un Commentaire sur la règle de Saint -Benoit. Voy. Honoré d'Autun . De Lumin. tccies., 1. IV, c. vi. Trithème , De Scriptor. eccles. Possevin , In Appar. I). Ceillier, Htst. îles Aid. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. 423 et suiv. D. Rivet , Sût. littér. de ta France, tom. IV, p. 439 et suiv. D. Calmet, Bildioth. Lorraine. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

SMELLAERTS ou SNELLAERTS (Dominique), né en 1050 à Anvers, où il est mort l'an 1720, fit ses études avec un succès distingué à Louvain , et y enseigna la philosophie et les langues. Il devint chanoine de Gand , et ensuite d Anvers. Son principal ouvrage est Annotationes in sanctum Jesu Christi Evangelium ; Anvers, 1724, in-4°, on y trouve de fort bonnes choses. Smellaerts a laissé beaucoup de manuscrits , nommément un Traité en faveur de la validité des ordinations anglaises, matière qu'il n'avait pas bien approfondie , et dont en mourant il avait défendu l'impression. Voy. Feller, Biogr. univers.

SMERDIS. Voy. Artaxerxês, n° I.

SMETIDS (Jean), protestant, né à Nimègue vers 1030, mort à Amsterdam l'an 1710, après avoir été pasteur àAlkmaer,reçut une vocation pour Amsterdam. On a de lui : 1° une Explication de r Ecclésiaste en hollandais; — 2° plusieurs ouvrages théologiques dans la même langue. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à f Histoire littéraire des Pays-Bas, tom. III, p. 53, édit. in -fol., où sont indiqués les ouvrages de Smetius. Michaud , Biogr. univers.

SMIDELIN. Voy. Févre, n« XIV.

SMIGLEGIUS (Martin), jésuite, né à Leopol en Pologne, mort l'an 1618, enseigna la philo-

sophie à Wilna, et s'éleva avec force contre les calvinistes et les unitaires. Ses principaux ouvrages sont : 1° Traité du témoignage de Zarhiirie pour la divinité de Jésus-Christ, contre Faustc Socin ; Wilna, 1596; — 2° Des Erreurs det muveaux ariens; Cracovie, 1615; — 3° De Jém- Christ, Fils naturel de Dieu; ibid.; — 4° Du Baptême: ibid.; — 5° De l'Ordination des prêtres de l'Eglise romaine. Voy. Alegambe , Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres écrits du P. Smiglegius.

SMIRNE ou SMTRNE, que les Turcs nomment Ismir, une des plus riches et des plus importantes villes de 1 Asie -Mineure. Cest une des sept villes auxquelles saint Jean écrivit par ordre de Jésus-Christ. Près de la citadelle, sur le port, au sud, sous la montagne est le tombeau de saint Polycarpe , évêque de cette ville. Smirne ne fut d'abord qu'un simple évéchésuffragant d'Éphèse ; mais elle fut érigée ensuite en archevêché, puis en métropole. L'Éghse de Smirne écrivit une excellente lettre aux Églises du Pont sur le martyre de saint Polycarpe. Le premier évéque de Smirne, Ariston I*', eut pour successeur Strataeas , chez qui saint Paul logea en venant de Galatie à Smirne, suivant les Actes de saint Polycarpe. Cette ville a eu en outre des évèques latins, dont le premier, N..., siégeait en 1346. Voy. Apocalypse, i, H; U, 8. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 740, tom. 111, p. 1075. Fontana, Sacrum Theiitrum Dominicnnum, p. 74 et 75. De Coramanville, /'* Table alphabet., p. 219. Richard et Giraud.

SMISING ou SMISSING (Théodore), de l'Ordre des Frères Mineurs, né en Westphalie, mort l'an 1020, fut docteur de Louvain, et se distingua par sa science et par la douceur de ses mœurs. On a de lui : 1° Dispulationtan theologicarum de Deo un»; Anvers, 1624, in-fol.; — 2° De Deo trino ibid.. 1626, in-fol. Voy. le Père Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univers. Francis. , tom. III, p. 113 et 114.

SMIT. Voy. Vulcanius.

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