I. SMITH (Nicolas). Voy. Knot
II. SMITH (Richard), docteur d'Oxford, né à Winchester, mort à Douai en 1503 , a laisse : 1° Diatriba de justificatione, contre Pierre Mar-
tyr; — 2° Du Jetîne ; — 3° Défense du sacremml de T autel ; — 4° Défense du sacrifice de la tnew; Londres, 1540; — 5* Des Vérités non écrites; — 6° Rétractation de ses erreurs; — 78 Traité du libre arbitre, contre Calvin; ibid., 1562; — 8» Briève Explication du sun ifice de la messe;
— 9° Réfutation des erreurs de Calvin, Mélanchihon et autres, touchant la messe; ibid., lôf>2 1550" — 10° Défense du sacerdoce extérieur tt visible de Jésus-Christ ; —11° Réfutation de Calvin touchant le baptême des enfants; ibid., 1502;
— 12° Des Œuvres de subrogation ; — 43» Du Mérite de la mort de Jésus-Christ; — 14» Défense des évéques , du céliltat des ecclésiastiques , des vœux monastiques , et une réfutation de Calvin touchant la descente de Jésus-Christ aux enfers; Paris, 1550.
III. SMITH (Richard), né en 1566 dans le Lincolnshire , mort à Paris l'an 1655, fut élevé à l'épiscopat par Urbain VIII, sous le titre d'évèque de Chalcédoine , et envoyé en Angleterre en qualité de vicaire apostolique. N'ayant pas assez ménagé les religieux de ce royaume, il souleva contre lui les catholiques; ce qui l'obligea de se retirer en France. Il a écrit contre les anglicans un certain nombre d'ouvrages, les uns en anglais, les autres en latin : 1° Réponse à Th. Dell , auteur de la Ruine du popisme; 16(6. in-8" ; — 2° Balance de ta religion selon les règle*
SMOL
SOAN
de In Providence; 160J; il y prouve que tous 1rs rois d'Angleterre et tous les archevêques «le Cantorbéry , depuis saint Augustin . avaient fait constamment profession de la religion catholique; — 3° CoUntio doctrinœ entholicœ et protestantium ; Paris, 1622, in-4°; trad. en anglais avec des augmentations; Douai , 1631 ; — 4° Réfutatio Apologiœ pseudocatholicœ Th. Mortoni ; Cologne , 1651 , in -12; — 5° Lettres historiques sur les bons procédés entre les papes et les rois d'Angleterre ; 1652 ; — 6° Aveu évident que l'Église romaine occupe le premier rang dans l'Église de Dieu, et que la foi qu'on y professe suflit au salut; 1645, in-8°; — 7° Examen de t ouvrage du docteur Bramhall intitulé : Justification de l'Église anglicane; 1654; — 8° Flores ecclesiasticœ historiœ gentis Anglorum; Paris, 1654; — 9» Traité du sacrement de Confirmation ; — 10° Traité de la distinction entre lès articles fondamentaux et non fondamentaux de la foi; 1645, in -8°; — 119 De A tic tore et essentiel protestantium ecclesiœ et religionis; Paris, 1619, in-8»; — 12° quelques autres ouvrages de controverse ; — 13° Qualités suffisantes dans tous ceux gui sont chargés de proposer la foi; Rome, 1601. Vou. Feller, Michaud, Hiogr. univers.
IV. SMITH (Thomas), anglican et docteur en théologie , né à Londres en 1638, mort l'an 1711 , était si profondément versé dans les langues orientales qu'il fut choisi, en 1668, pour accompagner l'ambassadeur Harvey à Constantinople. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* De Ecc/csiœ Grœcœ hodierno statu Epistota ; Oxford , 1676 , in-8» ; — 2° Collectanea de Cgrdlo Lucario, patriarcha Constant inopolitano, guorutn sytlabum aversa pagina exhihet; quibus accessere de veteribus Grœcœ Ecclesiœ hgmnis commentatione\ duœ , et théologien de cousis remediisque dissidiorum quat orbem christianum hodie affligunt, exercitatio; in -8° : c'est une réponse à Richard Simon , qui avait attaqué l'ouvrage précédent; — 3» une Dissertation pour défendre l'intégrité du célèbre passage touchant la sainte Trinité, lequel se litdansla 1™ Épitre de saint Jean (v, 7), et que
Suelques critiques regardent comme supposé ; répond principalement aux difficultés que R. Simon élève sur ce passage dans son Histoire critique du Nouveau Testament; — 4° Sancti Ignatii Epistolœ genuinœ , juxta exemplar mediceum denuo recensitœ, on a cum veteri latina versione, etc., in-4°; 5° De Chaldaicis Paraphrastis ; Oxford , 1662, in-8". Voy. le Journ. des Savants, 1679, 1700, 1709, 1710, 1711, 1716, 1722 et 1727. Wood, Atheiue Uxonietues, tom. II. Chalmers, General biogr. Dictvmary. Richard et Ciraud. La Nouv. Biogr. génér.
SMITS (Guillaume), récollet, né en 1704 à Kevelaer, dans la Gueldre prussienne, mort à Anvers l'an 1770, a traduit en hollandais la plus grande partie des Livres saints, d'après la Vulgate. Sa traduction est estimée à cause de sa clarté et de son élégance. Il y a ajouté des Pr*rlégomènes pleins de savoir, des Notes critiques et grammaticales, des cartes et des gravures non moins estimées. Un autre récollet, le P. Van Hovc, a continué cet excellent travail. Nous avons dit ailleurs quels sont les livres qu'ils ont traduits et qui ont été publiés à Anvers en 1741 et années suivantes. Voy. Feller, Biogr. univers. J.-B. Glaire, Introduction histor. et crit., tom. I, p. 203.
SM0LENSK0 ( Smolenskum) , ville épisc. et capitale du duché de ce nom située en Lithuanie, sur le Borysthène, vers les contins de la Moscovie. Cette ville, qui d'abord appartenait aux ducs de Russie, passa en 1103 sous la do-
mination du grand-duc de Lithuanie. Tour à tour au pouvoir des Moscovites et des Polonais, elle est restée définitivement aux premiers. Il y a eu des évèques du rit moscovite et des évèques latins; les premiers ont été unis de communion avec le Saint-Siège tant que Smolensko a appartenu à la Pologne. L'évêché latin v fut établi par Urbain VIII, à la demande de \Vladislas VI, roi de Pologne, fils de Sigismond III. Depuis . l'Éghse de Smolensko n'a fait qu'un siège archiépiscopal avec l'Église de Dorogobow ou Drogobusck. Lequien dit qu'il y a eu trois évèques du rit moscovite, dont le
f>remier, N..., siégeait en 1582, et trois évèques atins,dont le premier, Pierre Parazenski, fut nommé en 1636. Aujourd'hui Smolensko est soumise à l'archevêché du rit grec-rutène, dans la Russie Blanche, qui est formé des églises unies de l'olosko, Orsa, Micislavia et Vitepsco. Voy. Lequien, Orien* Christ., tom. t , p. 1313, et tom. III, p. 1139. De Commanville, I" Table alphabét., p. 219. Richanl et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXVII. p. 129-130.
SMYRNE Vou. Smirne.
SNECK ou SNECKIS (Corneille de), dominicain, né à Indick, près de Sneck, dans la Frise, mort à Leuwardcn en 1531, se lit recevoir docteur en théologie, et enseigna on cette qualité à l'université de Bostock, ou il défendit l'orthodoxie avec tant d'ardeur contre les luthériens, qu'il fut obligé de se réfugier auprès de l'électeur de Brandebourg. Il avait été vicaire général de la congrégation de Hollande. On a de lui : 1° Defensio ecclesiasticorum , contre Sébastien le Polonais, ministre luthérien ; — 2» Sermones synodales quinque; — 3° un grand nombre de Sermons , et entre autres vingt et un sur le liosaire. Voy. Valère - André , Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-'.", tom. 1, p. 249. Le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic., tom. II, p. 82. SNELLAERTS. Voy. Smellaerts.
SOAM, fils de Mérari. Voy. I l'aralip., xxiv,
SOANE ou SUANE (Soana. Suanum), petite ville épisc. du Siennois, en Toscane, située à seize lieues de Sienne et sous cette métropole. L'évèque réside à Pitigliauo, qui aujourd'hui ne fait qu'un évèché avec Soane. Le premier évèque de Soane, Taddinus, eut pour successeur Maurice, qui siégeait en 689. Voj/.Ughelli, Uni. sacr., tom. III, p. 733. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. i:<0-135.
SOANEN (Jean), évèque de Senez, né à Riom en 1617, mort à la Chaise-Dieu l'an 1740, entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1661 , et, après avoir professé les humanités et la rhétorique dans plusieurs villes de province, il se consacra au ministère de la chaire, pour laquelle il avait un véritable talent. Député du roi à l'assemblée de sa congrégation en 1690 , il fut promu a l'épiscopat en 1695. Comme son petit diocèse n'absorbait pas tout son temps , après avoir chaque année tenu un synode et présidé des conférences ecclésiastiques, Soancn allait prêcher à Aix, à Marseille, à Toulouse et à Montpellier. Ayant appelé de la bulle Vnigenitus au futur concile , il publia une Instruction pastorale qui occasionna le concile d'Embrun tenu en 1727. 11 y fut privé de toute juridiction épiscopale et de toute fonction sacerdotale. Ou l'exila ensuite à l'abbaye de la Chaise-Dieu, en Auvergne. On a de lui : 1° Sermons sur différents sujets, préchés det>ant le roi; Paris, 1761, 2 vol. in-12; — 2» des Lettres imprimées avec sa Vie; ibid., 1750, 2 vol. in-4» ou 8 vol. in-12; — 3» Testament spirituel, en date du 28 mars 1735;
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ouvrage mît i Y Index le 15 février 1742; — 4° Lettre au sujet d'un écrit intitulé: Vains Effort* des mélangisïes; mise aussi à Ylndex par nn décret en date du 7 octobre 1746. Voy. l'abbé Gaultier, Vie de Soanen. Les Actes du concile d'Embrun. Picot, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
SOARDI (Victor-Amédée), né d'une famille distinguée de Turin, mort à Avignon Tan 1753, entra dans la congrégation de Saint-Lazare , à Paris, en 1735. Il professa la théologie au séminaire de Saint -Firmin, travaillant en même temps i un ouvrage profond et très-important à la hiérarchie de l'Eglise. Cet ouvrage est intitulé : De Suprema romani Pontificis Aurtoritate, liodierna Ecclesiœ Gallican* doctrina ; Avignon, 1747, in-4°; Heidelberg, 17U3, avec une Préface intéressante et une Épitre dédicatoire au pape Pie VI, par de Buininck, conseiller de l'électeur palatin. Dans ce livre , plein d'érudition et d'une sage critique, Soardi montre que la doctrine actuelle du clergé de France n'est point du tout opposée à l'autorité du Pape, mais qu'au contraire elle lui est très- favorable, et que, dans la pratique surtout t ce clergé semble regarder la fameuse déclaration de 108*2 comme non avenue. Koy. Feller, Biogr. univers.
I. SOÀREZ (Jean), religieux augustin et évéque de Goïmbre, né dans le Portugal , mort en 1580, parut avec honneur au concile de Trente, et composa de grands Commentaires sur t Évangile de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc. Voy. Nicolas -Antonio, BMioth. Hispan. D. Calmet, Bihlioih. sacrée, V» part., art. rx.
IL SOAREZ DE FONSECA. Voy. Chaoas.
SOAVE (François), né à Lugano en 1743, mort à Pavie l'an 1810, entra ches les Pères Somasques, et lit son noviciat à Milan et à Rome. 11 se rendit ensuite à Parme, où il fut instituteur des pages. La chaire de poésie et d'éloquence qu il occupait à l'université de Parme ayant été supprimée, il devint professeur de philosophie, et il substitua i la philosophie de Gassendi et de Malebranche celle de Locke, dont il traduisit V Essai sur l'entendement hum/iin.Lors de la formation de l'Institut national d'Italie, Soave en devint un dès trente premiers membres. Il réorganisa, en 1802, le lycée de Modene, et il occupait à Pavie la chaire d'idéologie lorsque la mort le surprit. Parmi ses divers ouvrages nous citerons : 1° Hovetle morali. qui ont eu plusieurs éditions, et qui ont été traduites en français par Simon, 17U0. in-12, et par M* Colet, 1844, in -18; — 2° htituxioni di logica , meta/isica , edetica .Pavie , 1804, 4 vol. in-12; — 3» Descriiione d'un maraviglioso sonnatnbolo, dans les Opuscoli scelti de Milan. Les (JEuvres complètes de Soave ont paru à Milan, 1815-1817. Voy. J.-B. Savioli, E/ogio di Soave; Milan, 1800, in-8°. Catenazxi, Elogio di Soave; Côme, 1812, in-4». La Vita di Fr. Soave; Milan, 1815, in-12. Tipaldo, Biogr. degli italiani , t. I. Feller. Michaud, Biogr. univers.]^ Souv. Biogr. génér.
SOBA . province de Syrie qui avait un roi au temps de Saûl et de David ( I Rois , xiv, 47. Il Rois, vin. ,'!). C'était dans cette province que se trouvait Emath.nommèe aussi Hémath (I Paralip., xviu, 3). (jette province est aussi nommée Suba (I Paralip., vm, 3). Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Conipar. notre art. Ématii, nu I.
S0BAB, fila de David et de Bethsabée. Voy. H Rois, v, 14.