‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 976 sur 1294 · SOMM · texte numérisé non relu

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à la congrégation de Saint -Maur. Voy. la Gailia Christ., tom. II , col. 566. Richard et Giraud.

SOLITAIRES , moines qui vivent éloignés du commerce des hommes. Le nom do solitaires se donne plus particulièrement aux religieuses de l'institut de Saint -Pierre d'Alcantara , auxquelles le cardinal Uarberini fit bâtir un monastère dans le l»ourg de Farsa ou Kaiza , sous le nom de Notre- Dame-dc-la-Providence , et du Secourt des solitaires déchaussai de l'Ordre de Sainte-Claire, et de l'Institut de Saint-Pierred Alcantara. Il obtint pour cette fondation un bref do Clément X, l'an 1676. Ces solitaires gardent un silence perpétuel tant au dedans qu'ail dehors, et laissent le soin du temporel à des filles qui ont une supérieure particulière dans un appartement séparé du monastère , qui leur fournissent le nécessaire, et leur apportent à manger. Voy. le P. Hélyot , Histoire des Ortlres monastiques, etc., tom. Vil, ch. xxrx. Corner. Anachorète, Ermite, Moine, n° I. Reclus, n° I.

SOLITUDE. La Vulgate rend indifféremment le terme hébreu nudbâr par solitude (sftlitudo) et par désert ( deserlum ). D. Calmet remarque avec raison que les Hébreux donnaient ce nom à tous les lieux qui n'étaient pas cultivés, mais

2ui étaient principalement destinés à la pâture es animaux , et occupés par des arbres sauvages. C'était un terrain, près d'une ville ou d'un village , où l'on ne mettait point la char- Poy. D. Calmet, Diction, de ta Bible. Corn

par. DéseiiT SOLLEMNIS, SOLLEMNIUS. Voy. Souleink.

SOLLERIUS. Voy. Soulier.

SOLLIACO (Beata Maria de). Voy. Sorèze.

SOLLICITEURS, nom qu'on donnait autrefois aux correspondants des banquiers expéditionnaires de France auprès de la cour de Rome et de la vice - légation d'Avignon. Ils étaient chargés d'en solliciter et obtenir les expéditions. Voy. le Diction, eeclés. et canon, portatif.

SOLLIER (Jean -Baptiste du), en latin Solterius, jésuite, né à Herseau, près de Courtrai, en 1669, mort à Bruxelles l'an 1 7 Vu, fut un des continuateurs des Acta Sanctorum. On a de lui : 1* la Suite chronologique de* patriarches d" Alexandrie, depuis saint Marc jusqu'à nos jours, suivie d'une Dissertation sur les erreurs et la orna* duite des cophtes jaeoàites ; — 2° une Édition du Martyrologe d'Usuard; 171 i, in-fol. Voy. le Père Stilting, Eloge du P. du Solfier, en téte du tom. V des Acta Sanctorum du mois d'août, ilémoires de Trévoux, mois d'août 1743, art. 62. Moréri. Diction, hi*tor., édit. de 1759.

SOLMINIHAC (Alain), évéque de Cahors, né en 1593 d'une ancienne famille du Périgord, mort, l'an 16.7.4, pendant le cours d'une visite pastorale. 11 eut pour maîtres de théologie Gamaches et Duval , professeurs très-célèbres. Devenu abbé de Chancelade , il introduisit dans son abbaye une réforme sévère, tant pour le spirituel que pour le temporel ; ce qu'il fit aussi dan» plusieurs maisons qui se donnèrent à lui. Le roi Louis XIII, informé de son mérite, le nomma à l'évèché de Lavaur; mais le modeste Alain refusa. Cependant plus tard il fut contraint d'accepter l'évèché de Cahors. 11 établit bientôt un séminaire, qu'il confia aux Lazaristes , tint des synodes , lit donner de fréquentes missions, et publia des écrits contre quelques casuistes relâchés. 11 fonda è Cahors une maison de chanoines réguliers, un Hôtel-Dieu, une maison de la Providence pour les orphelines , une autre pour les orphelins, rebâtit plusieurs

ments 300,000 livres, somme énorme à Cette époque. Voy. sa Vie, écrite et publiée par le P. Chassenet; Paris, 1817, in-8». L'Ami de la Religion et du Roi, tom. XII, p. 129 et suiv. Feller, Biogr. univers.

SOLO ME (Jean), bénéficier de l'église de Riez en Provence , a laissé : 1° Nova regentium episcoporum Nomenclatura; 1728, in-12 ; — 2» plusieurs Dissertations sur des points de l'Écriture sainte. H travailla à l'Histoire des évéques et du diocèse de Riez. Von. La France littéraire.

S0LS0NET ou CELS0NA, ville épisc. d'Espagne, sous la métropole de Tarragone, est située à deux lieues au nord de Cardone , et à douze au couchant de Vie ou Vich ( Vicus), dont elle dépendait avant son érection en évéché , l'an 1191t. Le pape Clément VIII, en la détachant alors de Vich, la fit suffragante de Tarragone ; ce qu'elle est encore aujourd'hui. Pie IX l'ayant unie de nouveau à l'évèché de Vich par le concordat conclu avec la reine Isabelle H, le 9 septembre 1851. IV»»/. de Commanville , l" Table alplmW., p. 65. Gaet. Moroni, volume, LXVII, p. 171-175.

S0LUNI0RUM ORBS. Voy. Séez.

S0LUS (Sauctus), saint ermite. Voy. Sol.

S0LYM A. Vny. JÉRUSALEM , II» I.

SOMASQUES, clercs réguliers de la congrégation de Saint-Mayeul , ainsi nommés du village de Somtnasque, situé entre Milan et Bergame, où ils établirent leur chef d'Ordre. Ces clercs furent mis au nombre des Ordres religieux, sous la règle de Saint- Augustin , par un bref de Pie V date du 6 décembre 1568. IN ont pour instituteur un Père Emiliaui, natif de Venise, qui commença cette congrégation vers l'an 1528. Le successeur d'Emtliani, nommé Angelo-Marc Gambarana, obtint de Paul III , en 1540, l'approbation de la congrégation, approbation qui fut renouvelée en 1563 par Pie I V, et ce fut Pie V, comme nous venons de le dire,

Sui les érigea en Ordre religieux. Voy. le Père élyot, Histoire des Ordres monastiques, etc., tom. IV, ch. xxxm, Gaet. Moroni, vol. LXVII, p. 1*1-195. Le Diction, de la théol. cathol. SOMER. Voy. Semer.

S0MERC0T ( Laurent ), chanoine de Chichester, né en Angleterre , vivait vers l'an 1240. Il devint sous-diacre du Pape. Il a laissé quelques ouvrages, entre autres : De Forma etectùmum. Voi/. Pitseus, De llhutr. Angl. Scriptor.

S0MMALIUS (Henri), jésuite , né à Dinan, mort a Valenciennes en 1619, fut admis dans la société des jésuites à Rome , l'an 1551, par saint Ignace. H professa le grec è Lorette, fut premier recteur du collège de Douai, et prêcha avec beaucoup de zèle dans différentes villes. On lui doit diverses éditions : 1* des Œuvrer de Thomas a Kempis; Anvers, llîOO, in -8°; plusieurs édit.; — 2° des Confessions de saint Augustin; Douai, 1608, in-12; — 3» des Méditations, des Soldoques et du Manuel du même docteur; ibid.; — 4* du livre d'Albert le Grand, De Paradiso anima1, seu de virtuiibus ; Anvers; — 5° de plusieurs ouvrages de saint Anselme , archevêque de Cantorbéry, savoir : De Excel» ientia U. Mariai Virginis ; Simditudinum liber; Epiitolœ; Tractntus de quatimrdecim dotibus beatorum; ibid., in-12 et in-16, et réunis dans l'édition des OEuvres de saint Anselme donnée par le P. Gerberon ; 1675, in-fol.; —6" des Commentaires de tahbé Trithème sur la régie de Saint -Benoit; Douai et Valenciennes, 1608. in-8». On a du même Sommalius un recueil tiré

une autre pour les orphelins, rebâtit plusieurs des ouvrages des Pères, sous ce titre : Fasctcuéglises, et fournit pour ces divers établisse- 1 tus divin* amoris atque devotioms ; Douai, 1608,

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