SONN
in-16. Voy. Valère-André , Biblioth. Bely., édit. de 1739, in-4°, tom. I, p. 464 et 465.
SOMME (Summa). En termes de théologie scolastique, une Somme n'est pas un ouvrage nui traite seulement en abrégé , ou par forme de Compendium, de toutes les parties de la science théologique : c'est une exposition commode et utile aux commençants du dogme et de la morale chrétienne, dans leur ensemble, leur ordre et leur méthode. Ainsi, à l'époque de la théologie scolastique, le maître devait résumer dans une Somme , suivant l'ordre des matières , ce qui avait été enseigné en des temps divers et par des docteurs différents, ce qui était par conséquent disséminé dans beaucoup de livres; il devait présenter d'une manière systématique , dans leur ensemble et leur unité, toutes les questions de dogme et de morale résolues ou insuffisamment traitées dans les saints Pères et d'autres auteurs ayant traité les mêmes sujets ex professo. On voit par là que la brièveté n'était qu'une qualité secondaire, et que l'important consistait à exposer la matière clairement , complètement, d'après une méthode facile , dans un ordre systématique , en ne négligeant aucune distinction , aucun détail. C'est ce qui se voit encore mieux par le titre même de la Somme de saint Thomas , lequel porte à la lettre : S. Thomee Aquinatis Summa totius Théologies, in qua quicquid in universis Bibliis continetvr obscuri, quicquid in veterum Patrum ( ab ipso nascentis Ecctesiœ initia) monumentis est doctrines notabilis, quicquid denique vel olim uocatum est, vel hodie vocatur ab hesreticis in controversiam, id totum, vel certe maxima ex parte, ut erudite et pie, ita fideliter atque dilucide , per Qu^.stiones et Responsiones cxplicatur. Enfin c'est ce que le prologue de la même Somme reproduit de la manière la plus claire et la plus complète. Voy. Augustin Hunnée, éditeur de la Somme de saint Thomas , qui , dans son Épitre dédicatoire au pape Pie V, expose nettement le but d'une Somme théologique. Le Diction, de la tlieol. cathol., où le savant Dûx, que nous n'avons fait qu'abréger ici , rapporte non-seulement les paroles du prologue de la Somme de saint Thomas, auxquelles nous avons fuit allusion , mais encore celtes d'Hunnée , relativement au but que doit se proposer un théologien en composant une Somme.
SOMMELIER (Cellarius). Dans les maisons canoniales et les monastères, le sommelier exerçait la même charge que le cellérier. Voy. ce dernier mot.
SOMMERSET DE MALMESBDRT (Guillaume), religieux anglais de l'Ordre de Saint- Benoit, vivait vers l'an 1140 dans le monastère de Malmesbury. Il a laisse, entre autres ouvrages : 1» des Prélats anglais; — 2° De Rébus gentis regum Analorum: — 3° De Historia no~ ve/la. Henri Sa vil a publié ses ouvrages à Londres, 1ôQ6. Voy. Pitscus. Bellarmin.
SOMMIER (Jean-Claude), archevêque de Césarée , né à Vauvillers , dans le comte de Bourgogne, en 1661 , mort à Saint-Dié l'an 1737, se lit recevoir docteur en théologie et en droit, et desservit successivement les cures de Cirancourt et des Champs. Léopold I", duc de Lorraine, le choisit pour son prédicateur, lui confia plusieurs négociations importantes, et le fit conseiller d'État. Benoit XI II le nomma, en 17*25, archevêque de Césarée et protonotaire apostolique; et il reçut peu après la grande prévôté de Saint-Dié et l'abbaye commendataire de Sainte -Croix de Bouzonville, au diocèse de Metz. Parmi ses nombreux ouvrages
nous citerons : I8 Histoire dogmatique de la religion, etc.; Paris, 1708-1711, 6 vol. in-4»; — 2° Histoire dogmatique du Saint-Siège; Nancy et Saint-Dié, 1716-1730, 7 vol. in-8»; — 3" Histoire de t Eglise de Saint-Dié; Saint-Dié, 17*26, in-12; — 4° Statuts synodaux; 1731. in-12. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. XLI. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Richard et Giraud, qui indiquent les autres écrits de Sommier.
SOMMISTE , nom qu'on donne, dans la chancellerie romaine, à un officier dont les fonctions sont de faire faire les minutes , et de les faire plomber. Le snmmiste admet dans les bulles des clauses qu'il n'est pas permis aux abréviateurs de recevoir par les règles de la chancellerie. Autrefois le sommiste était un des clercs de la chambre ; mais le pape saint Pie V en détacha cette fonction, et Périgea en office séparé , que possède le cardinal chancelier.
SOMNAMBULISME. Voy. Magnétisme.
SONCINI. Voy. Bardo.
S0NCIN0 ( La bienheureuse de). Voy. Étien- NETTE.
SONGE ou RÊVE. On appelle ordinairement songes ou rêves certains avertissements que Dieu donne dans le sommeil , et ces vaines images qui se forment dans l'imagination lorsqu'on est endormi (Job, xx, 8. Psaume lxxii, 20. Isaie, xxix, 7. Ecclésiastique, v. 2, 6.) On voit l'antiquité de l'usage où étaient les Orientaux de faire attention aux songes et d'en chercher l'explication dans ce qui est dit du paneticr et de l'échanson de Pharaon, de Pharaon luimême et de Nahuchodonosor. {Genèse, xx, 3; xli, 15, 16 et suiv. Daniel, 1,1 etsuiv.) Dieu avait expressément défendu aux Israélites de chercher l'explication de leurs songes ailleui-s que de la bouche des prêtres ou des prophètes. On sait combien Sauf est blâmé d'avoir consulté une pythonisse. (Lévit., xix, 26. Deutér., xm, 1 et suiv.; xviii, 10. 1 Rois, xxvm, 6, 15.) Jéi éinie s'élève avec force contre les faux prophètes qui se vantaient de leurs songes; et Joël promet, de la part du Seigneur, que dans la nouvelle alliance l'effusion du Saint-Esprit
Sar les songes et les visions sera plus abonante qu'autrefois. (Jérém., xxiii, 27. Joël. il, 28.) — 2° Quant aux songes ou ces vaine» images qui se forment dans l'imagination pendant le sommeil , on en distingue quatre sortes différentes. Les uns viennent de Dieu par le ministère des anges, selon saint Thomas (2. 3., qu. 95. art. 6, in corp.). Les autres sont purement naturels et causés par le tempérament. Il y en a qui ont pour cause les inclinations, les pensées, les désirs qu'on a eus pendant le jour, et les autres sont causés par la ruse et la malice du démon. (August., Epist. IX alias CXX V, n° 3.) Les causes des songes étant donc si différentes, si incertaines et si équivoques, il ne faut pas y ajouter foi , ni prétendre qu'on puisse savoir par ce moyen ce qui doit arriver dans la suite, sous prétexte que certains événements se sont trouvés conformes aux songes qu'on en avait eus auparavant. Aussi VOneirocrilie ou Onirocratie , qui est Part d'interpréter et d'expliquer les songes, est-elle par là même une sorte de divination vaine et criminelle, condamnée par l'Écriture . les saints Pères et les conciles. Voy. les Confér. de Luçon, tom. 1, c. v, q. 2. Les Confér. de Périgueux , tom. IV, confér. m. q. 1. Bergicr, Diction, de théol. Richard et Giraud, aux mots Songe et Onibo-
(]U ATIE.
SONNETTE ou CLOCHETTE. Nous avons fait remarquer au mot Clochette que l'usage de