SOUL
I. SOUILLAC (Soliacum ou Subhcvm), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, sous le titre de Notre-Dame, au diocèse de Cahors. sur la Dorèse, près de la Dordogne. à trois lieues de Sarlat. Jean de Vidal , dans son ffutaire abrèyée des étéqttes de Cahors, attribue la fondation de Souillac à saint Éloi, évéque de Noyon, en 055, et son rétablissement à Louis le Débonnaire, en 806. Il est cependant plus probable de rapporter cette fondation à OérauM de Saint -Céré , abbé d'Aurillac en Auvergne vers l'an 902. Il est du moins certain que le monastère de Souillac fut donné à l'abbaye d'Aurillac, en ii30, par Frotard , vicomte de Turenne. Ce monastère était de la congrégation de Saint -Maur, et il avait dans sa dépendance
5 lus de quatre-vingts prieurés ou paroisses, ont la présentation appartenait à l'abbé. Vny. la Gal/ia Christ., tom. I, col. 179, nov. edit.
II. SOUILLAC (Jean-Georges de), évéque de Lodève et docteur en théologie , mort en 1750, était issu des sires de Souillac , de l'ancienne maison de Turenne. Il fut d'abord vicaire général de Périgueux. En 1732, le 14 juillet, le roi le nomma évéque de Lodève , et à la lin de U même année il assista en qualité d'évèque, «Je Lodeve aux états de Languedoc , quoiqu'il n'ait été sacré qu'au mois de janvier suivant. Il fut un des évêques qui condamnèrent le Imt du P. Pichon. Il n'a pas évité les imputations de jansénisme , quoiqu'il ne les méritât pas. Le Diction, des livres jansénistes l'accuse d'en tenir le langage , sans doute parce qu'il était attaché au système au^ustinien , que soutiennent plusieurs écoles fameuses, et qui diffère cependant beaucoup de la doctrine de l'évéque d'Ypres. Le Dictionnaire des anonyme*attribueà M<r Souillac les Conférences ecclésiastiques de Ladite \ Paris, 1749 , 4 vol. in-12; ouvrage rédigé d'âpre» les principes du système cité ci-dessus. Voy. la liioyr. uttivers. de Feller.
S0ULEINE(Saint),en latin SoUemnis,Sollemmut, So/etmis . évéque de Chartres, mort vers l'an 509, fut élu après la mort de Flave, qu'on reporte à l'an 497. N'ayant pu éviter l'épiscopat, il prit la fuite après son ordination, et se cacha si bien que son clergé choisit saint Aveutin pour le remplacer. Saint Souleine sortit alors de sa retraite, et, sitôt qu'on l'eut découvert, on l'obligea à reprendre le gouvernement de son Eglise; ce qu'il fit avec autant de zèle que de prudence. Le Martyrologe romain marque sa fele au 25 septembre , mais tous les autres modernes la mettent au 24 de ce mois.
'S0ULF0UR (Nicolas), oratorien, né en Savoie, mort à Paris en 102 V, a traduit de l'italien : 1° Histoire de la vie, vertus, mort et wwmcles de saint Charte* Horromée , par Jean- Pierre Guissano ; Paris, 1015, in-4»; — 2» Sermon» du devoir des prélats et pasteurs de t Église, par Tullio Carreto, évéque de Casai ; ibid., 1555. in-8°. Moréri . édit. de 1759. Richard et Giraud.
SOULIER (Pierre), curé dans le diocèse de Sarlat, était né à Viviers vers 1640. On a de lui : 1» Histoire des édits de pacification, et <kt moyens que les prétendus réformés ont employés pour les obtenir, contenant ce qui s'est passé de plus remarquable depuis la naissance du en/rinisme jusqu'à présent ; Paris, 1082, in -8»; — 2° Abrégé des édits, an-éts et déclaration* dt Louis XIV touchant ceux de la religion prèle»' due ré fortifie, avec des réflexions, etc.; ibid., 1081, in-12; — 3° Histoire du calvinisnie , attenant sa naissance, son progrès, etc.; ibid., 1686, in-4"; — 4» Explication de fédit de Santés, par P. Bernard, avec de nouvelles observation* et *l
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