SP1N
SIMK
théologie à Bologne et à Padoue, maître du Sacré- Palais, et un des cinq que le pape Paul III choisit pour assister à la Congrégation destinée à examiner les questions que les Pères du concile de Trente proposaient au Saint-Siège. On a de lui divers ouvrages . tant philosophiques que théologiques, entre autres : i° Propugnaculum Aristotelts de immortalilate animœ contra Thomam Cajetanum; — 2» Qtueslio de ordine sacra;
— 3» Quœstiones fret de Deo contra Cajetanum;
— 4* Tractatus de Concej)tione B. Maria? Virginis, adversus Cajetanum ; — 5° Qun-stio de simoniaca redemptione vacatianis Ecclesice; — 6° Quœstio de forma Baptismi; — 7° De Nccessitate Baptismi parvuiorum ; — 8» De Forma consecrationis sanguinis Christi. Les Œuvres complètes de Spina ont paru à Venise, 1510, tom. I , et 1535, t. II et 111. Voy. le P. Échard , Scriptor. Ord. Praxlie., tom. Il , p. 126 et suiv. Richard et Gîraud , qui indiquent plusieurs autres écrits de Barthélémy Spina.
III. SPINA (Joannes de) ou SPINAJUS , dont les ouvrages sont à Y Index de Clément VIII, est le même que L'ESPINE (Jean de). Voy. ce dernier mot.
SPINALONGUA. Voy. Chersonkse, n° III.
SPINCKES (Nathaniel), théologien, né à Castor, dans le Northamptonshire , en 1653 nu 1654, mort l'an 1727, était au collège de la Trinité, à Cambridge, lorsque son père le laissa héritier d'une grande fortune et d'une bibliothèque considérable. On a de lui des ouvrages de controverse relatifs au catholicisme en Angleterre, et pour la défense du Saint-Siège. Le plus estimé est l'Homme malade visité; 1712. On a publié ses Œuvres complètes , dont la 0* édit. est de 1775. avec une Notice historique et le portrait de l'auteur. Voy. Michaud , Biogr. univers.
SPINELLI (François-Marie), prince de Scalea , né en 16H0 à Murano en Calabrc, mort à Naples l'an 1752 , s'appliqua surtout à la philosophie, et devint un sectateur ardent de Descartes, au'il défendit contre ceux qui l'accusaient d avoir attaqué Platon et préparé des armes pour Spinosa. 11 publia dans ce sens un livre qui fît éclorc une quantité d'écrits pour et contre ses opinions ; mais il ne prit aucune part à cette querelle, satisfait d'avoir atteint son but, qui était de voir les cartésiens rêver tranquillement à leurs tourbillons. 11 a laissé : 1» Reflestioni suite principali mater ie délia prima filosofia ; Naples, 1733, in-4° ; c'est une réponse au livre de Paul-Matthieu Doria , intitulé : Discorsi critici filttsofici intorno alla filosofin dey H antirhi e de' modérai; — 2° De Origine midi ; ibid., 1750, in-8°; — 3° De Origine boni; ibid., 1753, in-8»; les deux dernières Dissertations sont une réfutation de l'article de Bayle sur les Manichéens. Voy. la Vie de Spinelli, écrite par lui-même, et insérée dans lutHaccolta Calogerana , t. XL1X, p. 465, et son Éloge funèbre, par J.-B. Cirillo; Naples , 1774. La Souv. Biogr. gêner.
SPINOSA (Haruch, c'est-à-dire Benoit), célèbre athée et chef des panthéistes modernes, naquit à Amsterdam, dun juif portugais, en 1632, et mourut l'an 1677 à la Haye. Doué d'un esprit actif cl inquiet, Spinosa se livra de bonne heure à des spéculations qui ne servirent qu'à l'égarer. 11 soutient hardiment dans ses ouvrages qu'il n'y a dans l'univers qu'une seule substance, et que cette substance unique est douée d'une infinité d'attributs, et, entre autres, de la pensée et de l'étendue. 11 assure ensuite que tous ies corps qui se trouvent dans l'univers sont des modes et des modifications de
cette substance en tant qu'étendue, et que les âmes des hommes , par exemple , sont des modes de cette substance en tant que pensée. Il donne à cette substance le nom de Dieu; il attribue tout ce qui existe à une aveugle nécessité. Ce système n'est que l'assemblage de plusieurs absurdités des anciens. Mais s'il n'y a qu'une seule substance, et que celte substance soit Dieu, elle est à la fois pensante et matérielle, libre et contrainte, heureuse et souffrante; le sujet enfin des modalités les plus diverses et les plus contradictoires ; elle réunit en soi les perfections et les défauts, le bien et le mal, les vices et les vertus , toutes les incompatibihtés, toutes les répugnances les plus formelles; c'est le même être qui contient dans sa substance les oppositions, les contrariétés, les discordes. Aussi Spinosa, pour voiler, s'il est possible, I absurdité de son hypothèse , affecte d'employer, dans ses prétendues démonstrations, des termes dont le sens est indéterminé , obscur , et souvent inintelligible. On a cru justifier Spinosa en dii sant que son système n'est pas un athéisme formel ; que si son auteur a mal conçu la Divinité, il n'en a pas nié l'existence; qu'il n'en parlait même qu'avec respect. Mais dès que ce système entraîne absolument les mêmes conséquences que l'athéisme pur, qu'importe ce qu'a pensé d'ailleurs Spinosa'.' Ses contradictions ne remédient nullement aux fatales influences de sa doctrine; s'il ne les a pas vues, c'était un insensé stupide. Il a composé plusieurs ouvrages; mais les deux qui ont fait le plus de bruit sont : 1° Traclatus tfteotogico-politicut; Amsterdam , 1670. Ce traité a été traduit et publié en français sous les titres suivants : nVflexions curieuses d'un esprit désintéressé sur le* matières les plus importantes au salut, tant /»«blic que particulier ; Cologne, 1678, in-12. Traité de* cérémonies superstitieuses des Juifs, tant anciens que modernes; Amsterdam, 1673, in-12. Im Cief du sanctuaire ; — 2° Opéra posthuma ; 1677, in-4*. Ces Œuvres posthumes ont été condamnées par deux décrets de la S. Congrégation de V Index , dont l'un est daté du 13 mars 1679, et l'autre du 29 août 1630. Voy. Bergier. Diction, de théol.. au mot SpinosiSME. Bichard el Giraud, qui citent un certain nombre d'auteurs qui ont parfaitement réfuté Spinosa. La Souv. Biogr. genér. en cite également plusieurs dans l'excellent article qu'elle a consacré an théologien panthéiste. L'Encyclopédie catholique.
SPINOSISME. SPIN0SISTE. On appelle spinwisme le système de panthéisme athée imaginé par Spinosa, et spinosiste, le partisan du spioosisme. Compar. lart. précédent.
SPIRATION. C'est une des relations d'origine en Dieu. Les théologiens distinguent en Dieu la spiration active et la spiration passive. La première est la relation par laquelle le Père et le Fils sont rapportés au Saint-Esprit , qu'ils produisent par un acte d'amour mutuel. La seconde est la relation par laquelle le Saint - Espril est rapporté au Père et au Fils, comme procédant de l'un et de l'autre.
I. SPIRE ou EXUPÈRE (Saint), évèque de Baycux. L'Eglise de Baveux, en basse Normandie , se reconnaît redevable de la lumière de l'Évangile à saint Exupère, qu'en France on appelle vulgairement saint Spire. C'est à quoi se réduit presque tout ce que l'on connaît de ce saint , que plusieurs savants ne placent qu'à la fin du iv« siècle. Son corps fut apporté vers l'an 912 à Corbcil , petite ville du diocèse de Versailles, qui l'a eh.usi pour son patron. On fait sa fête
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principale k» 1er août, que Ion prend pour le jour de sa mort.
II. SPIRE, (Spira Semetum, Semetes ou Novwmagut), ville épisc. d'Allemagne, sous la métropole de Mayence, à dix lieues de Worms. Klle est célèbre par la diète que l'empereur Charles V y tint en 1529 , et dans laquelle les luthériens, après avoir protesté contre les édils précédents touchant la religion , prirent depuis le nom de protestants , qui leur est resté. En j vertu du concordat passé entre le Sniut-Siége ; et la Bavière le 5 juin 1817 , lévéché de Spire, j qui n'existait plus, fut rétabli et mis sous l'ai- 1 chevéché de Bamberg. I,e premier évèque de Spire, Jessé, assista en 340 au concile de Cologne , dans lequel fut déposé Euphrate , évéque | de cette ville , accusé d'arianisme. L'an 13!» il s'est tenu un concile à Spire. Voy. Richard et Giraud. De Commanville , /,e TaUe atphahèt., p. '221. Raynaldi, ad ann. 1338. Gaet. Moroni, vol. LXVII,p. 301-304. Le Diction, de la théol: cathol. L'abbé André, art. Bavière.
SPIRIDION (Saint), évéque de Trémithonte, en Chypre , acquit le glorieux titre de confesseur de Jésus-Christ dans les persécutions excitées en Orient, depuis l'an 303 jusqu'en 320, par les empereurs Dioclétien, Galère, Maximien et Licmius. La simplicité, la douceur, la charité et le désintéressement faisaient le caractère de saint Spiridion. Il assista au premier concile général de Nicée en 325, et vingt-deux ans après à celui de Sardiquc, où la foi de Nicée fut confirmée. Les Grecs font sa féte le 12 décembre, et les Latins le 14. Voy. Sociale, 1. I. c. vin. Soiomène, 1. 1, c. xvi.
SPIRITES, secte qui se forma en 1X48 dans la famille Fox, de Rochester, et devint trèsnombreuse dans l'Amérique du Nord. La maison de Fox, disait-on en 1818, était hantée par des esprits dont les jeunes lilles de Fox prétendaient entendre la voix formidable, semblable au tonnerre. Bientôt il ne fut question dans toute l'Amérique que des Hnppinys (frapiianti ou frappeurs) et du spiritual Knockmy (omit, taptiye ries esprits) de Rochester. Niellant a profit leur merveilleux commerce avec les esprits, les filles de Fox parcoururent tous les Etats de l'Amérique du Nord, donnant des conseils à cinq francs la séance . Taisant entendre à ceux qui le désiraient la voix des esprits, en se réservant toutefois la traduction de leurs paroles. Elles eurent bientôt de nombreux partisans, parmi lesquels on compte l'honorable Ilimmond, le révérend Scott, ministres de la parole et très-estimés parmi leurs coreligionnaires. Us entendirent des esprits et les liront 11 1er. Il s'établit un échange de lettres entre e monde invisible et le monde visible. Washington, Franklin et bien d'autres morts renommés correspondirent avec le monde que nous habitons comme on correspond d'outremer avec le vieux continent. 11 parut même un journal dont les principaux rédacteurs étaient des morts qui écrivaient ou dictaient leurs articles. Le révérend Scott s'en alla , suivi de douze apôtres, préchant la nouvelle doctrine des esprits, et s'établit d'abord sur une haute montagne. Là on fit des lectures régulières des lettres des morts, ou plutôt on donna des séances dans lesquelles, en présence d'un public curieux , les esprits exécutaient leurs manœuvres, au commandement des spirites qui les évoquaient. Déjà ou songeait à un congres universel des esprits, auquel on devait convoquer ceux de l'ancien monde, etc. On peut lire un récit détaillé à ce sujet dans la Gazette uni-
yerselle (Allye/n. Zeitung) du 26 septembre 1852, intitulé : Une Visite an.r estirits frappeurs ou delà de l'Océan. Voy. Y Ami tic ta Religion du 17 juin 1852. Gams. dans le Diction, de là théol. cathol., où nous avons pris notre article.
SPIRITI (Salvator). biographe, né à Cosenza en 1712, mort l'an 177b, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lequels nous citerons : 1° Dialogo de' morti o sin Trimerone ecclesiastùx>-poli~ tico, in dimostrazione de' diritti del principato /• del sactrdozio; Naples, 1770, in-8° j c'est une réponse à l'ouvrage du P. Mamachi intitulé : Del Diritto Utero délia Chtcsa d'atjuisture e di possedere beni tempora/i; — 2° Mamachiana, per cfiiruot diverti.t.si ( anonyme); Gelopoli (Naples), 1770, in -8°; c'est un mélange de prose et de vers latins et italiens contre le même P. Mamachi. Voy. Tipaldo. Uiogr. dey H Uni. Ulustri, tom. VIIL Michaud, Ui«yr. univers. La Nouv. Bioar. ffénèr.
SPIRITUALISME et SPIRITUALITE *c
prennent souvent dans le sens opposé à celui de matérialisme , matérialiste ; mais souvent aussi ils s'emploient pour exprimer une doctrine mystique exagérée , un excès, un abus de la spiritualité; ou, comme le dit Mayer, le spiritualisme est une théorie philosophique qui accorde trop à l'esprit, et pas assez a la matière. C'est ainsi que les montanistes, les gnostiques et les manichéens étaient de vrais spiritualistes dans cette dernière acception du mot, quand ils proclamaient que la matière est le mal, et qu'ils concluaient de là le rejet du mariage, la défense du vin , l'abstinence absolue de la chair. Tel était encore le spiritualisme des bogomiles, qui, entre autres erreurs de celle nature, rejetaient jusqu'aux sacrements, parce que ce sont des actes sensibles, et considéraient le suicide comme le moyen le plus prompt de se perfectionner; car il affranchit en une fois et entièrement l'àmc de son esclavage en la délivrant du corps, qui est sa prison. Voy. Maver. dans le faction, de la théol. cathol.
SPIRITUALITÉ , terme de métaphysique opposé à matérialité, c'est-à-dire à la qualité de ce qui est matériel. 11 se dit aussi de la théologie mystique , de relie qui regarde la nature de laine, la vie intérieure.
SPIRITUEL ( LE), en termes de bénéfice, signifie les fonctions saintes qu'un bénéficier est obligé de remplir, comme prier, célébrer l'office divin, administrer les sacrements, etc., non-seulement parce que l'esprit doit avoir plus de part à ces (onctions que le corps , mais encore parce qu'elles ont pour objet l'avantage des ames et leur salut éternel. Voij. Bergier, Diction, de Ihèul.
SPIRITUELS, nom qui a été commun à plusieurs hérétiques, soit qu'ils l'aient pris euxmêmes, soit qu'il leur ait été donné par les autres; 1" les valentinieus se nommaient spirituels, et appelaient les catholiques psyehiywv t comme qui dirait animau-r : 2' les disciples d Amaury.qui parurent eu Fi ance vers l'an 121 4, prirent aussi le nom de spirituel*; 3" le même nom fut donné, dans le xiv siècle, à ceux des Frères Mineurs qui, par zele d'abord pour l'observance, exacte de la règle de Saint-François, et ensuite par opiniâtreté mêlée d'hérésie, firent schisme dans cet Ordre , et soutinrent que le pape n'avait pas plus le pouvoir d'expliquer ou de modifier la règle de Saint- François quo l'Évangile même. Jean XXII les condamna avec les fratricelles , les bi/.oques et les béguins, par une bulle qu'il donna en 1317 ; 4° il y a aussi une secte de protestants qu'on nomme spui-
SPOE
SPOL
Voy. Pratéole , Hist. des hérésies, art. Noies SPltUTUALEg, Paris, 1097. Wading, Annal. Ord. Minor., ad ann. 1254, 1250, 1297. Le Diction, de ta théol. cafhol.
SPITHOLD (Egbert), chanoine de Cologne, né à Zutphen, mort en 10*27, a laissé : 1° Exercices de piété; Anvers, 1004; —2» Méditations sw la Passion et Ut Résurrection de Sotre-Seigneur • ibid., 1012.
SPITTLER fLouis-Timothée, baron de), ministre du roi de Wurtemberg, né à Stuttgart en 1752, mort l'an 1810. Destiné à l'état ecclésiastique, il parcourut toutes les classes du gymnase de cette ville. Après cela il étudia à Tubingue , fréquenta encore pendant deux ans
Sielques cours à Gœttingue, et fut nommé en 77 répétiteur au séminaire protestant de Tubingue. En 1779 il fut nommé professeur ordinaire de philosophie à Gœttingue. On a de lui quelques écrits, entre autres : 1° Examen critique du soixantième canon du concile de haodicee; Bremen, 1777, in-8°; — 2° Histoire du droit canon jusqu'au temps du faux Isidore; Halle. 1778, in-8»; - 3<> Abrégé de l'Histoire de fEutiw chrétienne ; Gœttingue, 1782, in-S° , 4« édit.; ibid., 1800, in-8». Tous ces ouvrages de Spittler sont en allemand. Voi/. Michauu, Rioor. années.
SPITZEL (Gottlieb ou Théophile), en latin Spizelius, protestant, né à Augsbourg en 1lïf9, mort l'an 1601, se distingua de bonne heure par son érudition , et remplit jusqu'à sa mort les fonctions pastorales. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* Elevât io relationis Montesmiunrr de repertis in America trihuhwt Israeliticis 1 Baie, 1001, in-8°; c'est une réfutation du traité Spes Israelis. dont l'auteur, Manass»'s-ben-Israel, affirmait que des tribus juives étaient établies en Amérique de temps immémorial ; 2° Scrsrfinium alheismihistonco-tttiologicum ; Augsbourg, 1003, in-8°; ouvrage qui a beaucoup de rapport avec le traité De Athnxmo de G. Voet ; — 'à'J \ ctus Academia Jesu Christi ; ibid., 1071, in-4°; recueil de vingt-deux notices de pieux personnages; — 4° telix Litteratus ex infeltnum pencutis et casibus, sive de ritiis litteratorum Commentât iones ; cet ouvrage et les suivants ont été mis à l'Index; — 5" Infelix Litteratus, sive de vita et monlms litteratorum ; — 6" Litteratus felicissimus sacra metanoea- itroselgtus, rive de COrtversione litterotorum Commentarius ; — 7° Piui litterati hominis Secessus , sive a profanée doctrine* vanitate ad sinceram pietatem munuductio;
— 8» Selccta Doc t arum ve'erum . Scriptormnque ecclesiasticorum de VCra sinceraque ad Deumc.nversione Monument a. (\)eer. 29 maii 1696; ce décret s'applique aux cinq derniers ouvrages précédents.)
SPOELBERG (Guillaume), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Bruxelles on 1509, mort à Malines l'an 1033, devint déliniteur de la province de Flandre . et gardien dans diverses maisons de son Oriire. 11 jouissait d'une certaineréputation comme prédicateur. On a de lui : 1* Le Miioir de la conscience ; — 2* Exercices sur les mystères et tes- cérémonie* du sacrifiée de ta messe; — 3» Méditations sur la bmté de Dieu ;
— 4° Méditations sur quarante actions de la sainte Vierge; — 5° Instruction catholique opposée au Catéchisme de Philippe de Mornay ; — 0* Grand Catalogue des saints et des suintes des trois Ordres fondés par samt François; — 7° Ijc Triomphe des satnts du Tiers- thdre de Saint- François; ces ouvrages sont écrits en flamand; les suivants sont en latin ; — 8* Le Miroir de la vie de saint François et de \cs compagnon s ; Anvers, 1020, in-8»; — 9» Manuel des Frères Mi-
neure; — 10» Sermons pour les di manchet , les fêtes et les fériés de 1 année 1020 et 1032, in-4». Vog. Valère- André .fliô/iof A. Belg., édit. dei739, in-4°, tom. 1, p. 422. Le P. Jean de Saint-Antoine, Rib/iofh. univ. Francise, tom. 11, p. 47. Richard et Giraud.
SP0ERKEN. Vou. Spork.
SP0HN ( Théophile- Leberecht), protestant, orientaliste, né à Eisleben en 1750, mort à XViltemherg l'an 1794, fut successivement prédicateurs l'église Saint-Pierre à Leipzig, nrorecteur du gymnase de Dortmund, et professeur de théologie à Wittemberg. On a de lui : 1» De Hatione textus bibUçi m Ephraimi Syri eommentariis ohvii ejusque usu critico; Leipzig, 1786, in-4°: — 2* Comment l'âme agit apt'ès la nv>rt ; en allemand; Dortmund, 1791, in-4»; — 3» Jeremias vates; Leipzig, 1794, in-8\ Il a revu et augmenté le Lericon gwo-latinum in Norvm Tettamentum de Schcettgen; Leipzig, 17'.*), in-8°. Vatf. la Souv. Riogr. gènèr.
SP0LETTE (Spoletum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Rome, située à vingt lieues de Rome, vers le nord-est. Son premier évéque, saint Brice, fut ordonné par saint Pierre. L'an 1234. un concile fut assemblé dans cette ville pour le recouvrement de la Terre-Sainte. \'o>f. l'ghelli. Ital. sacr., tom. I, p. 1250. La Regia, t. XXV1TL hahbe. t. XI. Hardouin.t. VII. De Commtnville, Tnhl" alnhaM., p. 221-222. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXIX. p. 19-120. Spolette est maintenant un archevêché .
SPOLIATION. « L'Église de France, dit avec raison l'abbé André, possédait à l'époque de la tion de 17N9 d'immenses richesses, qu'elle
révolu
avait acquises de la manière la plus légitime. (Voy AcQl'lsiTiONS, Bikns d'Église.) Mai», par la plus inique de toutes les sjtoltntion* , l'Etat, de sa propre autorité et par le seul droit de la force, s'appropria tous les biens de l'Église, dont la valeur s'élevait à plus de trois milliards, et les revenus à plus de cent cinquante millions. Elle consomma cette spoliation sacrilège par le décret du 2 novembre 1789... De ce que l'État avait la force matérielle en main, il ne s'ensuit pas qu'il ait agi selon la justice ; car, s'il en était ainsi, il n'y aurait aucune différence entre la force et le droit, et alor* il faudrait effacr le mot de morale du code des nations. « Quand un peuple est soulevé par la révolte et désorganisé par l'anarchie , dit M*1' Parisis, évéque de Langres {Des Empiétements, partie II. c. tv"). il se livre à des actes violents, qu'il faut hirn subir en fait, comme on subit nn orage, mai-;
3u"il serait souverainement imprudent et faux e reconnaître ensuite en droit comme des actes réguliers. » La confiscation des biens ecclésiastiques eut absolument le même principe que le pillage des églises, l'anarchie; or qui oserait dire que de nos jours la dévastation de Saint-Germain-l'Auxerrois et la démolftion de l'archevêché de Paris aient été des opérations régulières et légitimes? Un gouvernement qui consacrerait un pareil principe inviterait le peuple à venir, au premier accès de colère, dévaster et démolir le château des Tuileries. Dire que cette confiscation est un acte malheureusement consommé et d'une réparation difficile, cela peut se soutenir; mais Aire que l'on a fait une action légitime en mettant la main sur le bien d autrui, et en disant tout seul ce bien est à moi , c'est abjurer toute justice et toute raison. » Nous ajouterons, nous, que c'est la justification et la réalisation pure et simple de la fameuse maxime ta propriété c'est le vol; car acquérir la propriété de cette manière et
SPOR
SPRO
a ce litre, c'est évidemment voler. Jamais Proudhon n'a donné d'antre sons à son mot, devenu si célèbre ; personne ne le sait mieux que nous. Voy. l'abbé André, dont nous voudrions pouvoir reproduire en entier l'excellent article.
I. SPONDE (Henri de), en latin Spondanus, évêque de Pamiers, né à Mauléon de Soulé, bourg de Gascogne, en 1568, mort à Toulouse l'an 1613, eut pour parrain Henri de Bourbon, depuis Henri IV. Il se rendit très-habile dans les langues latine et grecque, ainsi que dans le droit canon et civil, et devînt maître des re-
Suêtes. La lecture des livres de controverse de u Perron et de Bellarmin lui avant ouvert les yeux, il abjura le calvinisme en 1505. Il accompagna à Rome le cardinal de Soin dis, en ÎOUO, reçut les ordres sacrés, et fut nommé par Louis XIII à l'évéché de Pamiers, en 1020; niais il refusa cette dignité , et ne l'accepta que sur l'ordre du pape Urbain VIII. Il n'oublia rien
B)ur convertir les hérétiques de son diocèse, n a de lui : 1° Les Cimetières sacrés; Bordeaux, 1590; Paris, 1000, in-12; trad. en latin par l'auteur; ibid., 1038, in-l«; ouvrage dans lequel il vent prouver que les protestants n'ont aucun droit de se plaindre du refus de l'Église d'admettre leurs morts dans les cimetières catholiques; — 2° Annales ecr/esiastici Baronii in epimwn reducti; ibid., 1612, in-fol.; — 3° Annales *acri, a mundi créât if me usfjur art ejusdem redmptkmm} ibid., 1037, 1031», 1000, in-fol.; Cologne, 1010, in-fol.; — t° Annalium Baronii Continuatio; 1197-1010; ibid., 1031», 2 vol. in-fol.; la meilleure édition est celle de Paris, 1039, 0 vol. in-fol., — 5° Ordonnances sunodalet : Toulouse, 1030, in -8». Voy. le P. Frizon, Vie de H. de Si>onde, à la tête de la Continuation des Annales d, liaronius. Perrault, Hommes illustr. Nicéron, Mi moires, tom. XI et XX. Moréri, Diction. hi*tor. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Ilhgr, aénèr.
IL SPONDE (Jean de), en latin Spnndnnus , frère du précédent, né à Mauléon en 1557, mort à Bordeaux en 1595, abjura le calvinisme avant son frère, et obtint le litre de maître des requêtes. On a de lui, entre autres ouvrages : 4» Déclaration des principaux motifs nui induisent Jean de Sponde à s unir à t Eglise catholique, apostolique et romaine; Mclun,1594, in-8°; — 2° Réponse au Trotté de Th. dr Brzc : Des Marques essentielles de l'Eglise; Bordeaux, 1595, in-H"; ouvrage posthume.
SPORK ou SPOERKEN (François- Antoine, comte de), un des hommes les plus distingués de la Bohême et l'ornement de la noblesse de ce pays, né en 1062. au château de llermann- Mestiz , morl l'an 1738 dans sa terre de Kouskous, se montra digne élève des Jésuites, ses maîtres, par son zèle pour la religion. Que d'établissements utiles lui ont dû leur existence ! Nous ne citerons que les trois bibliothèques publiques qu'il fonda à Prague, a Lissa et a Kouskous, pour répandre l'instruction parmi ses compatriotes; if fit traduire par ses filles, du français principalement, beaucoup d'ouvrages moraux, qu'il imprima à ses frais, et dont il distribua gratuitement des milliers d'exemplaires; nous citerons, entre autres : 1* L'Ecole des vertus des chrétiens, par le P. Yves de Paris, capucin , avec les Psaumes de David et ies expltcattons de Sary; — 2° fleures du cardinal de Noailles; — 3" Consolation d'une âme pieuse contre la terreur de In mort, traduit de l'ouvrage français de Ch. Dreiincourt ; — 4* La Morale chrétienne, 1712,2 tom. in-4». L'auteur de cette Morale, Benedict Pictet , avait été professeur à
Genève. Les passages peu nombreux qui diffèrent de la doctrine catholique ont été supprimés par le traducteur. Voy. Stillerau, Lfbcngeschichte der Gtafen Spork, 17:25. F. C. G. Herching, llistorisch-Utterarisches Hand bncfi , etc. Michaud, Biogr, univers. I-a Souv. Biogr. nénér.
1. SP0TSW00D ou SPOTTISWOOD (John), un des réformateurs de l'Ècosse, né en 1509, mort l'an 1585, fit ses études à Glasgow. Lorsque la réforme se propagea en Écosse, les idées nouvelles firent une grande impression sur son esprit; cependant, sentant le danger d'en faire profession dans cette contrée , il se retira en Angleterre, où levêque Cranmer le confirma dans ses sentiments. De retour en Écosse vers 1513, il travailla de concert avec d'autres réformés à répandre sa doctrine, et il fut un des principaux collaborateurs du Livre de discipline et de la profession de foi, dont le but était d'en assurer le triomphe. Lorsque la religion presbytérienne fut établie, on lui confia les fonctions de surintendant, place qui répondait à celle d'évèqtie, mais sans titre ni émoluments. Voy. Michaud, Biogr. univers.
tl. SPOTS WOOD ou SPOTTISWOOD (John), prélat écossais, fils du nrécéaVnt. né h Mid- Caldcr. dans le comté d'Édimhonrg, en 1565, mort à Londres l'an 1639, remplaça d'abord son père dans la paroisse de Calder, fut désigné en 1003 pour accompagner Jacques I" à Londres, et reçut peu après de ce prince l'archevêché de Glasgow el l'entrée au conseil privé d'Écosse. Transféré en 1015 à Saint-André, et décoré du titre de primat, il fut déposé de son siège lors des troubles religieux qui éclatèrent en Écosse, et il dut se réfugier à Newcastle, puis à Londres. On a de lui : Hittortf of the churchofScotland; Londres, 1055, in-fol. Voy. J. Scott, Vive» of the protestant refonners in Srotland; 1810, in-8°; Chalmers. Gêner, biogr. Dictionary La Nouv. Biogr. génér.
SPOTTUS ou SPROTTDS (Thomas), bénédictin, né à Cantorbéry, vivait au xm« siècle. Il a écrit : \"Cantuaricnsis Historin; — 2° A hlm tum sut etrnnbii Vitœ et res gestœ, etc. Voy. Pitseus, De Illustr. Anal. Scriplor.
SPRINGER (Jacques). Voy. JACQUES, no XXXVI.
SPROT (Scem-Tov-Ben-Isaac-Ben), rabbin, né à Tudela vers l'an 137 i . fut aussi médecin et philosophe. Il s'est distingué par une grande haine contre les chrétiens. Il a composé contre eux un ouvrage très-violent intitule : Pierrette touche, dans lequel il introduit deux interlocuteurs, dont un juif, sous le nom A'Undnirc, et l'autre chrétien, sons le nom de Trinitaire, qui finissent par céder la victoire à Moïse. La Pierre de touche est divisée en seize sections, partagées chacune en plusieurs chapitres, qui traitent successivement de la loi judaïque, de la loi de Moïse, des prophéties dïsaïe, de Jérémie, d'Ézcchiel, des Proverbes, de Daniel, de Joh, des Histoires talmudiques, de la Foi chrétienne, de l'Évangile, de la Héfutation de maitre Alfonse,de la Résurrectiin des morts, enfin des Actions et des signes du Messie. Cet ouvrage ayant la plus grande analogie avec le Dialogue entre Moïse et Pierre, de Pierre Alfonse ou Alphonse, juif converti, on a pensé que Sprot avait voulu spécialement réfuter son ancien coreligionnaire; mais de Rossi croit que Sprot a dirigé ses traits contre Alfonse de Valladolid. La Pierre de touche n'a jamais été imprimée , mais il en existe un grand nombre de copies dans la plupart des bibliothèques de l'Europe ; elles diflèrent entre elles seulement sur le clas-
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