‹ Dictionnaire universel des synonymes de la langue franseChapitre 137 sur 494 · MENU · texte numérisé non relu

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foi : ehl qui croiroit dans les grandes choses celui qu'il \ye croit pas dans les petites ?

y^S. MENU, nZLlt , MINCE.

Le menu n'a quelquefois vappori qu'à la grosseur dont il manque , et d'autre's fois il en a à la grandeur en tous sens. Le délié n'est opposé qu'à la grosseur, supposant toujours une sorte de longueur. Le mince n'attaque que l'épaisseur, pouvant beaucoup avoir des autres dimensions. Ainsi l'on dit une jambe et une écriture menues ; un fil délié j, une planche et une étofFe minces, (G.)

jyg. MERCI, MISÉRICORDE.

Nous disons demander, crier merci ^ miséricorde, c'esi-àdire , grâce et pardon.

On demande merci comme on demande pardon , même pour les fautes les plus légères , comme on demande quartier ou grâce de reproches , de railleries. On demande miséricorde comme on implore la clémence dans des cas graves, pour des fautes graves , comme on implore la pitié , des secours dans de grands dangers , dans de vives alarmes. Si quelqu'un vous excède de quelque manière, vous criez merci: dans une grande calamité , le peuple crie miséricorde.

Merci ne se dit plus que dans certaines phrases particulières : dès-lors il a perdu son ancienne noblesse; et il ne convient plus que- dans des occasions communes. Les grandes idées morales appartiennent à miséricorde.

L'on demande merci à celui à la discrétion de qui l'on est , et qui fait trop sentir sa supériorité : l'on implore la miséricorde de celui qui peut punir et pardonner, perdre et sauver. Le foible demande merci; le criminel implore la m/ie'rt'corc/e. On implore la miséricorde de Dieu , celle du prince : on demande merci au plus fort.

On est , on se remet , on s'abandonne à la merci, à la mîséri' corde de quelqu'un , c'est-à-dire à sa discrétion.,

Merci exprime également la grâce que l'on fait et celle que l'on rend : qrand merci, signifie je vous remercie^ je vous rends glace ^ Miséricorde ne désigne que la vertu qui fait grâce , et les actes de cette vertu : on a de la miséricorde , on fait miié^

•la» MÉRITER.

rîcordeou des actes de miséricorde ^ mais on ne rend pas mi5<:'-

ricorde comme on rend gvâce.

Merci vient du latin mer ces , prix , récompense ; et , par eitension , faveur , gi-àce.

Quant à miséricorde , ce mot exprime littéralement la sensi- Jjïlité du cœur (cor, cord)^ l'attendrissement de l'àme sur la misère, sur les maux d'autrui. C'est une sorte de pitié envers celui qui spuflfre. (R.)

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